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dimanche 26 octobre 2014

Au service du "Noooooope"


Titre : Archer
Genre : animation pas pour les p'tits/comédie/espionnage
Saisons : 5 de terminées, une 6e et une 7e sont prévues

Ca devait être très tard dans la nuit, il y a plusieurs mois déjà, alors que j'avais branché la box TV (chose qui doit arriver une fois dans l'année), histoire de tenter de vaincre l'insomnie en tombant sur un truc bien assommant. Je zappe ma race quand je tombe sur France 4 et sur une série d'animation qui tout de suite attire l’œil : graphisme épuré mais très propre (un peu comme du cel-shadding mais réaliste), animation qui se cantonne au strict minimum et des dialogues barrés qui tranchent radicalement avec cet aspect ultra propre et lisse. Je bloque littéralement. Ca parle d'espionnage, d'argent, de drogue, de sexe, tout ça sans se prendre la tête à un rythme effréné. Ca fait son effet sur ma petite personne. Manque de pot, c'est pile poil à ce moment que je commence à somnoler et m'endort donc, en oubliant totalement le nom de ce que je viens de voir.

Il y a un mois maintenant je (re)découvre cette série qui s'appelle Archer. Merde, c'est encore meilleur que dans mes souvenirs.

(de l'action)

Archer est un agent spécial de l'agence de services secrets ISIS. Il est fort, beau, mais incroyablement macho et con, si bien que la plupart des missions auxquelles il est affecté se terminent dans un bain de sang général tout en ayant pécho la belle de service. Mais il n'est heureusement pas seul à ISIS, le reste de l'équipe est composé d'individus ayant chacun leur personnalité et névrose. Il y a Cyril le comptable ayant un trouble à la DSK, Lana qui est la meilleure agent de ISIS, avec ses mains énormes et qui est, malgré elle, au centre d'une tension sexuelle dingue avec Archer, Malory la mère de Archer mais également directrice de ISIS, perdant tous ses moyens quand on touche à son fils, encore plus si l'on touche à son argent... il y a aussi Cheryl qui est une secrétaire nympho et portée sur le SM, Pam la responsable des ressources humaines incapable de garder un secret et championne de pas mal d'activités illégales incorporant de la bagarre, le docteur Krieger qui représente parfaitement le cliché que l'on se fait du génie fou à lier capable des pires inventions... bref, chaque personnage possède son propre univers, histoire, chacun évoluant au fil des épisodes et saisons. Autant vous dire tout de suite qu'il s'agit là du plus gros point fort de la série, avec cette bande de tarés que l'on s'amuse à suivre et interagir entre eux, en s'amusant à toujours plus les découvrir et devenir horribles les uns contre les autres.

(de la passion)

Mais Archer c'est aussi et surtout un humour, souvent noir, souvent potache, mais qui marche. Et même si une vanne foire, une autre arrive tellement à grande vitesse qu'on a déjà oublié le faux pas. Si ça marche aussi bien, c'est surtout grâce au jeu des comédiens prêtant leur voix, enchaînant les répliques cultes avec une aisance plutôt insolente (en V.O. bien entendu, je n'ai pas écouté la VF donc je ne peux point vous donner un avis dessus). D'ailleurs je pense sincèrement que la "simplicité" du graphisme ne sert qu'à mettre en avant ces dialogues. Le rythme est d'ailleurs très soutenu, vu qu'un épisode ne dure qu'environ 20 minutes, juste assez pour proposer une intrigue souvent bien ridicule mais permettant une avalanche de conneries à la minute assez affolante. Et le fait que les épisodes se suivent apporte pas mal de renouvellement à l'ensemble, l'empêchant dans le délire qui l'aurait trop vite enfermé du "1 épisode = 1 one shot". Voir la "transformation" de certains personnages est jubilatoire, même si le pauvre en chie à mort (Ray on pense fort à toi bro). Et puis il y a surtout les scènes d'action, parodique au possible, utilisant efficacement le graphisme numérique.

(de la simplicité)

Pour faire bref, Archer, c'est très con et très réussi. Même si ce n'est clairement pas parfait (les vannes se recyclent pas mal au bout d'un moment et l'effet de surprise passé, il faut admettre qu'on tourne un peu en rond, même si la saison 5 se permet de chambouler la série) c'est typiquement le style de série que j'aime, irrévérencieuse et débile. Si vous avez déjà du mal avec South Park et les séries de ce style, vous n'accrocherez absolument pas. Par contre si vous avez du goût, foncez. C'est probablement l'un de mes coups de cœur de l'année.


mercredi 15 octobre 2014

Il s'appelait Bojack Horseman, c'était un cheval célèbre...

Donc ouais, j'ai craqué : je me suis abonné à Netflix. Non pas que j'attendais ça avec une impatience dingue, oulo non. Je me demande même si le service, ou plutôt le monstre qui a radicalement changé la façon de consommer de l'entertainment aux USA et un peu partout dans le monde, pourra réellement s'imposer en France. Ca, on verra avec le temps, et à vrai dire je m'en fous un peu beaucoup. D'ailleurs, si vous voulez un avis rapide sur le service, c'est très simple : ça marche très bien, c'est très rapide et même s'il manque un vrai système de playlist, on se fait très vite aspirer par une faille temporelle qui te fait enchaîner une saison d'une série en une nuit sans s'en rendre compte. Par contre si vous aimez regarder les derniers épisodes des dernières séries ou les derniers films, nope, pas pour vous, le catalogue étant fourni uniquement de films et séries datant d'il y a plusieurs années. Mais il y a un bon point auquel je n'avais pas du tout pensé : les séries originales de Netflix. Car grâce à quelques conseils bien avisés je me suis jeté sur la série originale du service qu'est Bojack Horseman. Et putain que ce fut bon.

Bojack Horseman est une ancienne vedette d'une série télé des années 90 aussi niaise qu'adorée du public, Horsin' Around, où un cheval célibataire accueille des jeunes enfants ayant perdus leurs parents. Depuis la fin de la série Bojack n'a jamais retrouvé la célébrité, c'est pourquoi il est décidé qu'il écrive ses mémoires pour relancer sa carrière. Sauf que c'est un fainéant qui ne passe ses journées qu'à se gaver de pilules, d'alcool et à faire du sayxe avec tout plein de gens. Son éditeur décide donc d'engager un nègre pour écrire son livre... oui, je vous vois bloquer depuis le début : il s'agit bien d'un cheval. Pas de panique, dans le monde de la série il est tout à fait normal de croiser autant des humains que des animaux anthropomorphique. C'est d'ailleurs une des très bonnes idées de la série mais j'y reviendrai, car l'important pour le moment est de vous dire pourquoi ça surdéfonce.

Bojack Horseman est une sitcom d'animation du style de la comédie. Mais du genre bien ironique, avec une critique assez violente de la société des médias et de notre petit monde en général. Ca parle crument de sexe, de drogue et les vannes fusent à 100 à l'heure, avec un rythme assez inhabituel que l'on prend assez vite en route. Ce côté irrévérencieux est son gros point fort, l'écriture étant vraiment excellente. Même si je me doute que cela ne plaira pas à tout le monde, voir la série balancer des piques presque en permanence et jouer avec les codes des sitcoms m'a bien souvent fait hurler de rire. Il y a aussi tout ces petits détails, comme le fait que les animaux anthropomorphiques n'en sont pas moins des animaux et réagissent tel quel (les passants pigeons s'envolent si un bruit trop fort arrive, l'agent chat a son petit arbre à chat pour faire sa manucure...) ou les fameux "petit truc en plus" qui font tout le charme. Si bien que la série se permet même de changer de ton au fil de la saison, avec un final s'éloignant finalement beaucoup de la comédie. C'est juste génial. Signalons aussi. l'excellent jeu des acteurs, avec un Will Arnett donnant presque vie à Bojack et un Aaron Paul au timbre de voix si particulier jouant un personnage parfaitement taillé à sa voix. Voir même l'intégralité du cast, 'faut pas déconner.
Il n'y a pour l'instant qu'une seule saison mais la deuxième est en route et chaque épisode ne durant qu'une vingtaine de minutes, on s'enchaîne tout assez rapidement. Mais c'est pas grave, on prend un pied monstrueux à suivre les aventures de Bojack et découvrir un univers délirant, presque burlesque, où tout est placé avec soin pour dénoncer ou se moquer de telle ou telle chose. Le style graphique assez "basique" d'ailleurs est là pour permettre le maximum de délires de la part des artistes mais aussi garder en tête que le principal est le texte, non mais oh. A réserver à un public averti, adulte, mais promis ce sera très bien. 


mercredi 9 mai 2012

Korean Run Run


J'ai beaucoup de chance quand même d'avoir une grande sœur qui sait utiliser à 300% la puissance de l'intraouaib 2.0 et dévoiler des qualités d'amatrices de choses bizarres que je ne lui connaissais point. Si c'est grâce à elle que j'ai eu une bonne éducation à base de films cultes (les Hot Shots, Wayne's World, les Goonies, Histoires de Fantômes Chinois...), de mangas (TOUT Dragon Ball, TOUT Dr Slump ça vous forge un gamin) et autres choses de fou furieux (le riz gluant, de la "soupe de marron", le fromage fondu...) qui vous font penser que vous êtes en train de découvrir des milliards de choses pour faire de vous un enfant déjà bien geek avant que le terme ne soit à la mode. Mais je m'emballe et j'en oublie l'essentiel : la passion de ma sœur pour tout ce qui est asiatique et kitsch. D'ailleurs j'aurai dû commencer dès le début par dire ça mais au moins là j'ai l'impression d'avoir écrit un peu de ma vie et laisser une trace sur ce vaste livre qu'est Internet... ou pas, hein, tout le monde sait que le 2.0 c'est pour les tubes et les chats, non mais.

(wait for it, wait for it...)

Alors, asiatique et kitsch... hmmm.... déjà, il faut comprendre par là que ma sœur est fan ABSOLUE de drama, ces fameux films/téléfilms/séries avec des acteurs qui sont le plus souvent adaptés de manga à succès ou autres bouquins chelou écrit dans des caractères aussi rigolos qu'illisible pour un mortel. Et dans le cas qui nous intéresse aujourd'hui, on va parler de la Corée. Car oui, la Corée du Sud (en plus du Japon of course) est le paradis de tout fan de dramas et autres sitcom qui font bien rire de par leur côté kitsch et l'absence totale de budget derrières ces "œuvres". De plus, il faut rajouter un phénomène disparu chez nous mais qui cartonne veugra (comme disent les jeunes de ma cité, Rouen Rive Gauche si si) en Corée et au Japon : les boys-band. Oui oui, comme les Backstreet Boys mais avec des chanteurs plus petits et habillés en cosplay de manga. Une autre culture en sorte... qui provoque des barres de rire.

(des écrans pas du tout surchargés)

 Mais trêve de blabla, le principal à retenir c'est tout ça :

- au Japon et en Corée du Sud les acteurs de dramas sont très connus
- de même pour les membres de boys-band ou les idols
- des producteurs sont présents pour créer les émissions de télé les plus nawak et WTF de toute la planète

(de la finesse)

Vous mixez le tout et vous obtenez des émissions ULTRA WTF qui font un carton monstre et dont parfois le concept est tellement bordélique qu'en faire un résumé mérite un blog pour chacune d'entre elles. Vous avez donc le droit à des émissions où des stars locales s'amusent dans des épreuves encore plus loufoques qu'Intervilles et le Bigdil réunis ou encore des battle de chansons avec costumes alacon qui font hurler (littéralement) de rire ma sœur. Et enfin le mix ultime : le combo STARS + CHASSE A L'HOMME + MUSIQUE DE FOUS A BASE D'ELECTRO ET DE CRIS = RUNNING MAN. En gros, une équipe de gars habillés en costume saillant sont lâchés dans un endroit et doivent tout faire pour éviter des "chasseurs" qui doivent les choper. Les derniers restants sont les winners, tout ça se fête avec des tentacules et des objets divers de formes phallique (bon, j'exagère un peu mais en gros c'est la grosse boum). Ca paraît super con et ça l'est totalement. Après, ne me demandez pas pourquoi j'adore cette émission... je vous laisse découvrir la folie de la télé coréenne et japonaise, ça vaut clairement le coup d’œil, sachant que je n'ai ici qu'effleuré le sujet. Ah oui, par contre désolé mais c'est tellement le bordel pour trouver une vidéo en sous-titre anglais sans qu'elle soit supprimée le jour même je vous laisse chercher par vous même, Internet est votre ami. Vous vous en sortirez très bien, j'en suis sûr.



(il y a aussi des gamins qui font mieux que 90% de la pop française)

mercredi 16 novembre 2011

Papa est en haut, il fait du gâteau tout bleu



Encore une fois, on va parler d'un excellent truc qui existe depuis plusieurs années et dont je n'ai fait la connaissance que très récemment : la série Breaking Bad. Si vous connaissez déjà, vous êtes forcément fan et vous ne faites que chanter les louanges et toutes les qualités de ce petit bijou de créativité et d'écriture déjà culte. Si vous ne connaissez pas encore, vous ne savez pas quelle chance vous avez de découvrir à nouveau les aventures du pôpa fabricant de droooooogue.

Un professeur de chimie, Walter White, a une vie pas vraiment excitante : des élèves ne s'intéressant pas à ses cours, l'obligation de bosser dans une station de lavage de voiture pour payer les factures, un enfant handicapé, une femme qui attend un bébé non prévu et la cinquantaine qui approche à grands pas. Bonus cadeau pas cher : un cancer fulgurant aux poumons lui est détecté. Plus que quelques mois à vivre. Pas assez d'argent pour payer le traitement ni aider sa famille après sa mort. La peur ? non, Walter prend ça comme un boost d'adrénaline et décide de fabriquer de la drogue et de la vendre grâce à l'aide d'un ancien élève qui a tourné comme dealer.

Synopsis excellent et qui a lui seul ouvre quantité de possibilités. Des personnages tous plus travaillés les uns que les autres et jamais cliché (même les dealers, c'est dire). Un suspens entretenu avec amour. Une mise en scène sobre, foutrement géniale. Un Bryan Cranston (le papa de Malcom c'est bien lui) bluffant. Tout est fascinant... excellent... travaillé et peaufiné au maximum.



Immorale mais ne tombant jamais dans le gratuit, humour toujours bien amené, violence cru et réaliste, impossible de deviner ce qui va se passer durant un épisode ni même après... le travail d'écriture associé à cette fameuse mise en scène si puissante qu'elle nous permet de deviner les sentiments et ressenties des personnages sans tomber dans la voix off ou le monologue facile... merde, Breaking Bad est une putain de claque. La troisième saison vient tout juste de se terminer (merci Arte, sincèrement) en France et je n'en peux plus d'attendre... ça rend accro, autant que cette fameuse drogue bleue... énorme.

Vous trouvez que j'en dis peu ? c'est normal, car mieux vaut tout découvrir par soi-même. Hop, on se bouge le culcul et on regarde cette série, na mais oh !