Lieu : Highland's Café
Groupes : Catherine Schwartz (FR) ; Brainfreeze (FR) ; One Thousand Directions (FR) ; Wank For Peace (FR)
Il y a toujours une ambiance différente pour les concerts en fin d'année. Déjà on en chie pas mal à passer des habits chauds pour survivre au froid de la Normandie au t-shirt de circonstance pour bouger comme un foufou dans la salle de concert. Il y a aussi des moments d'émotions : et vas-y que je ne sais pas où poser mon manteau, que j'ai paumé pour la 4511214e fois mon écharpe, qu'une bière c'est toujours cool mais qu'un petit vin ou chocolat chaud par ce temps ce serait trop du ballon... des détails quand même, car il ne faudrait pas oublier le principal : la joie de pouvoir revoir Wank For Peace (oui je suis un gros fan si je veux) accompagné de groupes bien cools. Donc on s'habille chaudement, on se bouge le cul et on arrive tranquilou devant le Highland's, histoire de passer une bonne soirée, na mais oh.
Ca commence avec les locaux de Catherine Schwartz qui sont en trio ce soir et dont je rate le début du set. Ca balance toujours un punk-rock "à l'ancienne", deux-trois riffs claqués à la suite et batterie qui fait toupam-toupam très vite (même si parfois elle part bien dans tous les sens et ça c'est cool) pour des morceaux rapides et courts. Le groupe semble plus à l'aise (même s'il y a quelques pains, rien de bien méchant), surtout avec les compos bien rapides et certains passages qui font bien remuer la tête . Je ne suis toujours pas un grand fan de ce style donc je passe un peu à côté du coup mais je pense que les fans devraient apprécier.
Alors là, encore une fois, je me sens incroyablement tout nul de ne pas avoir connu plus tôt Brainfreeze. Un trio qui te balance un punk-rock aux accents post-hardcore/emo-punk plutôt lourd et rapide, avec cette alternance de vitesse et d'émotion (dans le bon sens du terme) dans les compos pour te faire à la fois remuer la tête et très vite adhérer aux mélos vraiment bien trouvées. Gros point fort aussi avec le chant de la bassiste, qui donne une bonne patate à l'ensemble. C'est rythmé (cette basse omniprésente et tendue, supportée par une batterie rarement au calme, pour mieux accompagner une guitare qui enchaîne les mélos), vraiment bien foutu et chaque compos se consomme sans modération. Très bonne surprise, pour un set peut-être un poil court mais qui marque pas mal. Si vous pouviez revenir très vite Brainfreeze, ce serait bien cool, merci.
Tiens, One Thousand Directions. Ca fait déjà pas mal d'années mine de rien que le groupe joue et a petit à petit réussi à se faire un nom dans la scène punk-rock française. Manque de pot pour ma part, je n'ai pas trop suivi le groupe et la dernière fois que j'avais vu le groupe c'était il y a plusieurs années maintenant, alors que le groupe n'était pas encore très en place. Maintenant ça n'a forcément rien à voir : les trois gars sont au taquet, bougent dans tous les sens et balancent sans temps mort un punk-rock rapide, aux touches mélos et aux influences autant à "l'écurie Guerilla Asso" qu'au skate-punk qui va bien. Ca joue vite, ça joue bien, ça t'envoie de la compo qui passe toute seule et la bonne humeur s'installe très vite le temps d'un set bien rempli mais court, snif. One Thousand Directions mérite tout le bien que l'on peut dire sur eux et ça m'a bien donné envie de me rattraper à écouter leur disco' qui commence doucement à bien se remplir.
Et puis vient Wank For Peace, qui nous revient pour supporter un nouvel album tout beau tout excellent et nous mettre une bonne claque des familles. Ca part direct à 100 à l'heure et le groupe abandonne un peu plus les liens qui pouvaient le rapprocher de Kid Dynamite pour plus taper dans le punk-rock à la Hot Water Music et tout le reste, tout en gardant un punk/harcore bien rapide. Si bien que le tout devient vraiment épique en live, surtout avec l'ajout d'un second guitariste qui apporte beaucoup aux mélos et aux chœurs assez dingues, avec le chanteur qui n'hésite pas à venir gueuler avec le micro tendu au public, histoire de te donner du moment fédérateur qui fait plaisir. Le groupe enchaîne les morceaux aux refrains et passages qui sont taillés pour le live, sans temps mort et avec une énergie dingue. Le groupe a clairement pris du niveau, que ce soit au niveau du chant que des compos et ça fait putain de plaisir. Un bon set de 30 minutes, un rappel tout rapide mais bien cool et hop, on a notre mandale dans la gueule. Ce fut bien bon, merci messieurs.
C'est donc tout sourire que l'on sort de la salle, que l'on papote dans le froid et qu'on fait des bisous à l'orga de Rouen Punk Rock, à Vincent Emergence Records (parce que) et aux groupes de ce soir pour la bonne soirée que c'était. Merci aux gens de s'être bougé, ça fait toujours plaisir. Sur ce je m'enfuis hiberner, les vacances sont là. Et ça, c'est juste trop bien.
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dimanche 21 décembre 2014
dimanche 23 novembre 2014
Live Report : 22/11/14 @ Rouen
Lieu : Le Makao
Groupes : Never Break Promises (FR) ; Unbrained (FR) ; Fights And Fires (UK)
C'est devenu une petite habitude maintenant d'accueillir les anglais de Fights And Fires tous les deux ans environ, histoire qu'ils viennent nous mettre une bonne petite mandale dans la gueule. Parce que.
C'est comme ça. Pour le coup ça se passe au Makao, premier concert pour ma part dans cet endroit et la salle est plutôt cool, avec un son qui fait plaisir aux oreilles. Donc si la tristesse de voir la foire s'allumer pour la dernière fois en ce samedi soir avant de tout remballer (et laisser ainsi des kilotonnes de croustillons loin de mon estomac, j'en suis encore tout triste) apparaît dans les yeux de chacun (ou pas, hein, imaginez au moins), ce soir l'affiche proposée par Rouen Punk Rock est bien alléchante comme il faut, nous redonnant ainsi le sourire. Et également l'occasion de déconner en racontant tes meilleurs vannes de Toto auprès de tes potos autour d'une pinte, oui, aussi, l'entertainment n'a pas de limites.
D'ailleurs ça commence avec les Never Break Promises et leur... ah, oui, toujours pussycat-core. En gros c'est du metalcore bien lourd et qui évite le chant clair amené n'importe comment, c'est toujours ça de bien. Le son est bien lourd comme il faut, avec des grattes qui savent autant balancer les enfers que te lancer des mélos qui font leur effet (certaines sont bien réussies d'ailleurs, bon point), la batterie qui fait le taf comme il faut en balançant de la double pédale et des roulements sans efforts, hop, easy, et un chanteur qui gueule bien fort. C'est plus carré que la dernière fois que je les avais vu (il y a un petit mois), malgré quelques petits pains mais bon, le groupe est encore jeune, on va les excuser pour le coup. Ce n'est toujours pas mon style mais il faut admettre que ça fait le taf, je pense que les fans du style peuvent aller kiffer la vibe sans se poser de question. On leur fait des bisous et on leur souhaite le meilleur pour la suite.
Je l'ai dit et je continuerai à le dire : moi, j'aime bien Unbrained. Des années maintenant que les gars sont là et qu'ils font avancer à leur rythme leur punk/rock mélo', par petites touches certes, mais faisant en sorte que ce soit toujours de mieux en mieux. Bah tiens, ça n'a pas manqué : ce soir c'était tout bon. Tu veux du tube ? hop, les rouennais en ont un bon paquet à te jouer pour que tu puisses te remuer et sauter partout. Il y a toujours cette bonne idée d'alterner les chants qui donne pas mal de patate aux morceaux, cette batterie en mode presque auto bien percutante et des riffs toujours bien sentis. Point de surprise donc, on est en terrain connu, mais purée ça fait du bien ! un bien bon set, dans la bonne humeur et rempli de morceaux à reprendre en criant. Ils sont doués ces p'tits cons quand même, ça serait bien qu'on s'en rende compte, et qu'ils sortent leur album. Oh que oui.
Boum. A peine le temps que le public se ramène devant les anglais de Fights And Fires qu'ils balancent la purée, sans prévenir. Et sinon, oui, boum, c'est le terme. Le rock'n hardcore groovy as fuck des anglais nous explose en pleine gueule, avec un son bien énorme qui vient soulever d'un seul coup le public. Ca commence à bien bouger dans la salle et au fil que les anglais enchaînent les moments de bravoure (et certains passages bieeeeeen louuuuuuuuuuuurd qui te font remuer la tête comme rarement) ça commence à sauter partout et à balancer du mouvement de bras et de jambes synchronisés. D'ailleurs plus le concert avance, plus ça devient pas mal le bordel avec des pyramides qui se forment et le guitariste qui n'hésite pas à profiter de son matos sans fil pour bouger un peu partout dans le public, histoire qu'on profite un peu de sa sueur. Pratiquement pas de temps morts entre les morceaux, Fights And Fires joue fort, joue bien, avec ce chant toujours aussi bien foutu. Une bonne partie du dernier album est joué (et il envoie carrément le pâté végétarien en live), même si le groupe n'hésite pas à piocher dans son précédent album et dans le split 7" récemment sorti. Une bonne dizaines de compos, un final avec un dernier break au son complétement pété et hop, coucou les jeunes, vous avez eu votre claque, merci d'être venu. Presque trop simple. Mais putain, ouais, ce fut bien bon.
On fait des bisous à tout ce petit monde qui a permis cette soirée d'être possible, n'hésitez pas à aller écouter les groupes de ce soir (d'ailleurs c'est un ordre d'aller acheter tout le merch' de Fights And Fires) et des bisous aussi à Vincent Emergence qui est venu nous faire un petit coucou à la sortie, en étant cosplayé en Sean Connery pour la peine (et ça te va très bien), et j'en parle histoire de vous pousser à acheter sa distro' et aussi aller à ses concerts, na mais oh. Et Fights And Fires est en tournée en France, donc n'hésitez pas à aller leur faire des bisous et gueuler avec eux en live, merci pour eux.
Groupes : Never Break Promises (FR) ; Unbrained (FR) ; Fights And Fires (UK)
C'est devenu une petite habitude maintenant d'accueillir les anglais de Fights And Fires tous les deux ans environ, histoire qu'ils viennent nous mettre une bonne petite mandale dans la gueule. Parce que.
C'est comme ça. Pour le coup ça se passe au Makao, premier concert pour ma part dans cet endroit et la salle est plutôt cool, avec un son qui fait plaisir aux oreilles. Donc si la tristesse de voir la foire s'allumer pour la dernière fois en ce samedi soir avant de tout remballer (et laisser ainsi des kilotonnes de croustillons loin de mon estomac, j'en suis encore tout triste) apparaît dans les yeux de chacun (ou pas, hein, imaginez au moins), ce soir l'affiche proposée par Rouen Punk Rock est bien alléchante comme il faut, nous redonnant ainsi le sourire. Et également l'occasion de déconner en racontant tes meilleurs vannes de Toto auprès de tes potos autour d'une pinte, oui, aussi, l'entertainment n'a pas de limites.
D'ailleurs ça commence avec les Never Break Promises et leur... ah, oui, toujours pussycat-core. En gros c'est du metalcore bien lourd et qui évite le chant clair amené n'importe comment, c'est toujours ça de bien. Le son est bien lourd comme il faut, avec des grattes qui savent autant balancer les enfers que te lancer des mélos qui font leur effet (certaines sont bien réussies d'ailleurs, bon point), la batterie qui fait le taf comme il faut en balançant de la double pédale et des roulements sans efforts, hop, easy, et un chanteur qui gueule bien fort. C'est plus carré que la dernière fois que je les avais vu (il y a un petit mois), malgré quelques petits pains mais bon, le groupe est encore jeune, on va les excuser pour le coup. Ce n'est toujours pas mon style mais il faut admettre que ça fait le taf, je pense que les fans du style peuvent aller kiffer la vibe sans se poser de question. On leur fait des bisous et on leur souhaite le meilleur pour la suite.
Je l'ai dit et je continuerai à le dire : moi, j'aime bien Unbrained. Des années maintenant que les gars sont là et qu'ils font avancer à leur rythme leur punk/rock mélo', par petites touches certes, mais faisant en sorte que ce soit toujours de mieux en mieux. Bah tiens, ça n'a pas manqué : ce soir c'était tout bon. Tu veux du tube ? hop, les rouennais en ont un bon paquet à te jouer pour que tu puisses te remuer et sauter partout. Il y a toujours cette bonne idée d'alterner les chants qui donne pas mal de patate aux morceaux, cette batterie en mode presque auto bien percutante et des riffs toujours bien sentis. Point de surprise donc, on est en terrain connu, mais purée ça fait du bien ! un bien bon set, dans la bonne humeur et rempli de morceaux à reprendre en criant. Ils sont doués ces p'tits cons quand même, ça serait bien qu'on s'en rende compte, et qu'ils sortent leur album. Oh que oui.
Boum. A peine le temps que le public se ramène devant les anglais de Fights And Fires qu'ils balancent la purée, sans prévenir. Et sinon, oui, boum, c'est le terme. Le rock'n hardcore groovy as fuck des anglais nous explose en pleine gueule, avec un son bien énorme qui vient soulever d'un seul coup le public. Ca commence à bien bouger dans la salle et au fil que les anglais enchaînent les moments de bravoure (et certains passages bieeeeeen louuuuuuuuuuuurd qui te font remuer la tête comme rarement) ça commence à sauter partout et à balancer du mouvement de bras et de jambes synchronisés. D'ailleurs plus le concert avance, plus ça devient pas mal le bordel avec des pyramides qui se forment et le guitariste qui n'hésite pas à profiter de son matos sans fil pour bouger un peu partout dans le public, histoire qu'on profite un peu de sa sueur. Pratiquement pas de temps morts entre les morceaux, Fights And Fires joue fort, joue bien, avec ce chant toujours aussi bien foutu. Une bonne partie du dernier album est joué (et il envoie carrément le pâté végétarien en live), même si le groupe n'hésite pas à piocher dans son précédent album et dans le split 7" récemment sorti. Une bonne dizaines de compos, un final avec un dernier break au son complétement pété et hop, coucou les jeunes, vous avez eu votre claque, merci d'être venu. Presque trop simple. Mais putain, ouais, ce fut bien bon.
On fait des bisous à tout ce petit monde qui a permis cette soirée d'être possible, n'hésitez pas à aller écouter les groupes de ce soir (d'ailleurs c'est un ordre d'aller acheter tout le merch' de Fights And Fires) et des bisous aussi à Vincent Emergence qui est venu nous faire un petit coucou à la sortie, en étant cosplayé en Sean Connery pour la peine (et ça te va très bien), et j'en parle histoire de vous pousser à acheter sa distro' et aussi aller à ses concerts, na mais oh. Et Fights And Fires est en tournée en France, donc n'hésitez pas à aller leur faire des bisous et gueuler avec eux en live, merci pour eux.
mercredi 29 octobre 2014
Live Report : 28/10/14 @ Rouen
Lieu : Highland's Café
Groupes : Mine (FR) ; Never Break Promises (FR) ; What I've Done Last Night (FR)
Il fallait bien que ça arrive un jour : je me sens (déjà) vieux. J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, tenter de feinter, de faire reculer l’inéluctable... non, vraiment, je me suis senti tout nul. Comme si j'avais loupé un truc entier... bon après c'est pas trop grave, je peux toujours penser à autre chose, par exemple que malgré le temps un peu frisquet de ces derniers jours il y a la foire qui vient d'ouvrir à Rouen, de quoi développer un diabète et me fournir pendant un bon mois de croustillons et m'en écœurer totalement jusqu'à l'année prochaine. Que le Highland's a retapé un peu son sous-sol, sa salle pour les concerts, histoire de rendre ça plus accueillant (même si ça manque toujours de lumière). Mais même... j'étais perdu ce soir...
Ca commence pourtant en terrain connu avec Mine, groupe local que je découvre ce soir, jouant un rock/fusion qui m'a rappelé une sorte de mélange entre Rage Against The Machine (forcément quand on parle de fusion) et la vague néo-metal des 90's. Oui, oui, du néo-metal. J'avoue que je suis pas mal remonté dans mes souvenirs du collège pour le coup. Pas de panique, le groupe évite de tomber dans les gros clichés du genre pour autant, proposant des compos blindées de groove bien senti (la basse est vraiment bonne) avec rythmique limite hip-hop et chant qui alterne rap et cris, français et anglais (si je ne me trompe point). Donc ouais, ça fait son petit effet, surtout que les quatre gars sont tous bien carrés et vraiment bons, rien à redire dessus, c'est propre et tout. Après je ne suis absolument pas un gros fan du style, je trouve même que les compos se répètent un peu, mais je ne passe pas un mauvais moment pour autant. Ca joue bien, ça manque peut-être d'un peu de folie et d'imprévu, mais ceux qui kiffent ce type de son devraient se pencher sur ces rouennais. C'était sympa en tout cas.
C'est à partir de ce moment de la soirée, quand le deuxième groupe se prépare, que j'ai commencé à comprendre que j'ai dû louper pas mal de trucs ces derniers temps, au niveau de la "nouvelle" scène "alternative" qui met tout plein de "core" après tout et n'importe quoi. Tiens, par exemple, Never Break Promises, c'est du Pussy-cat-core. Ouais gros. Dans les fait c'est du metalcore bien lourd, avec tout plein de passages avec de la double et du chant gueulé bien fort, le tout soutenu par des grattes en mode bourrin. Seul soucis : le son est ultra brouillon. On essaye bien de distinguer des mélos de gratte par moment, voir même des solos, mais c'est tellement le bordel (on est au Highland's aussi il faut dire) que j'ai du mal à suivre. Après il faut rappeler qu'il s'agit du premier concert du groupe, que forcément il y a eu quelques pains et des soucis techniques (dont un moment de solitude quand un sample n'est pas parti, laissant le groupe immobile pendant de longues secondes), mais que ça devrait plaire aux fans du style quand ce sera dans de meilleurs conditions. Il y a quand même des bons passages qui promettent pas mal, donc on va garder une oreille dessus, même si je me sens déjà trop vieux pour ce style qui plaira beaucoup plus aux sales djeunzs. En tout cas on fait des bisous au groupe et on leur souhaite bonne chance.
Et c'est vraiment pendant le set du troisième groupe que j'ai perdu toute notion du temps. What I've Done Last Night balance son metalcore ULTRA LOURD avec gros chant limite guttural et batterie au taquet niveau doubles pédales. Jusque là, ça va. Et puis après vient des gros sons électro, limite dub-step, ça fait du WUB WUB WUB partout dans la salle et l'absence de basse semble être comblée par les gros sons qui rendent le tout encore PLUS LOURD. Le chanteur déconne pendant pratiquement tout le set, debout sur son ampli basse qui a dû renverser deux-trois manèges sur la foire juste à côté vu le grave qu'il balance. Les grattes balancent leurs riffs des enfers avec une saturation réglée sur maximum, le son est ultra massif mais je me rends compte que ce n'est absolument pas ma came. Trop de WUB WUB je pense, je sature assez vite et perd le fil du concert. En tout cas le reste du public a l'air de bien kiffer. Merde je me sens vieux con... à réserver aux fans du style, je pense que ça peut pas mal leur plaire vu que, malgré quelques pains, c'était efficace et taillé pour le live.
Je sors du bar l'air totalement paumé, les oreilles encore remplie d’infra basses. On fait des bisous à tout le beau monde qui a permis cette bien bonne petite soirée et au bar aussi bien entendu. Et moi pendant ce temps je crois que quelques recherches sur tutube s'imposent.
Groupes : Mine (FR) ; Never Break Promises (FR) ; What I've Done Last Night (FR)
Il fallait bien que ça arrive un jour : je me sens (déjà) vieux. J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, tenter de feinter, de faire reculer l’inéluctable... non, vraiment, je me suis senti tout nul. Comme si j'avais loupé un truc entier... bon après c'est pas trop grave, je peux toujours penser à autre chose, par exemple que malgré le temps un peu frisquet de ces derniers jours il y a la foire qui vient d'ouvrir à Rouen, de quoi développer un diabète et me fournir pendant un bon mois de croustillons et m'en écœurer totalement jusqu'à l'année prochaine. Que le Highland's a retapé un peu son sous-sol, sa salle pour les concerts, histoire de rendre ça plus accueillant (même si ça manque toujours de lumière). Mais même... j'étais perdu ce soir...
Ca commence pourtant en terrain connu avec Mine, groupe local que je découvre ce soir, jouant un rock/fusion qui m'a rappelé une sorte de mélange entre Rage Against The Machine (forcément quand on parle de fusion) et la vague néo-metal des 90's. Oui, oui, du néo-metal. J'avoue que je suis pas mal remonté dans mes souvenirs du collège pour le coup. Pas de panique, le groupe évite de tomber dans les gros clichés du genre pour autant, proposant des compos blindées de groove bien senti (la basse est vraiment bonne) avec rythmique limite hip-hop et chant qui alterne rap et cris, français et anglais (si je ne me trompe point). Donc ouais, ça fait son petit effet, surtout que les quatre gars sont tous bien carrés et vraiment bons, rien à redire dessus, c'est propre et tout. Après je ne suis absolument pas un gros fan du style, je trouve même que les compos se répètent un peu, mais je ne passe pas un mauvais moment pour autant. Ca joue bien, ça manque peut-être d'un peu de folie et d'imprévu, mais ceux qui kiffent ce type de son devraient se pencher sur ces rouennais. C'était sympa en tout cas.
C'est à partir de ce moment de la soirée, quand le deuxième groupe se prépare, que j'ai commencé à comprendre que j'ai dû louper pas mal de trucs ces derniers temps, au niveau de la "nouvelle" scène "alternative" qui met tout plein de "core" après tout et n'importe quoi. Tiens, par exemple, Never Break Promises, c'est du Pussy-cat-core. Ouais gros. Dans les fait c'est du metalcore bien lourd, avec tout plein de passages avec de la double et du chant gueulé bien fort, le tout soutenu par des grattes en mode bourrin. Seul soucis : le son est ultra brouillon. On essaye bien de distinguer des mélos de gratte par moment, voir même des solos, mais c'est tellement le bordel (on est au Highland's aussi il faut dire) que j'ai du mal à suivre. Après il faut rappeler qu'il s'agit du premier concert du groupe, que forcément il y a eu quelques pains et des soucis techniques (dont un moment de solitude quand un sample n'est pas parti, laissant le groupe immobile pendant de longues secondes), mais que ça devrait plaire aux fans du style quand ce sera dans de meilleurs conditions. Il y a quand même des bons passages qui promettent pas mal, donc on va garder une oreille dessus, même si je me sens déjà trop vieux pour ce style qui plaira beaucoup plus aux sales djeunzs. En tout cas on fait des bisous au groupe et on leur souhaite bonne chance.
Et c'est vraiment pendant le set du troisième groupe que j'ai perdu toute notion du temps. What I've Done Last Night balance son metalcore ULTRA LOURD avec gros chant limite guttural et batterie au taquet niveau doubles pédales. Jusque là, ça va. Et puis après vient des gros sons électro, limite dub-step, ça fait du WUB WUB WUB partout dans la salle et l'absence de basse semble être comblée par les gros sons qui rendent le tout encore PLUS LOURD. Le chanteur déconne pendant pratiquement tout le set, debout sur son ampli basse qui a dû renverser deux-trois manèges sur la foire juste à côté vu le grave qu'il balance. Les grattes balancent leurs riffs des enfers avec une saturation réglée sur maximum, le son est ultra massif mais je me rends compte que ce n'est absolument pas ma came. Trop de WUB WUB je pense, je sature assez vite et perd le fil du concert. En tout cas le reste du public a l'air de bien kiffer. Merde je me sens vieux con... à réserver aux fans du style, je pense que ça peut pas mal leur plaire vu que, malgré quelques pains, c'était efficace et taillé pour le live.
Je sors du bar l'air totalement paumé, les oreilles encore remplie d’infra basses. On fait des bisous à tout le beau monde qui a permis cette bien bonne petite soirée et au bar aussi bien entendu. Et moi pendant ce temps je crois que quelques recherches sur tutube s'imposent.
dimanche 19 octobre 2014
Live Report : 18/10/14 @ Rouen
Lieu : Le 3 Pièces
Groupes : Retro'motions (FR) ; Genital Jiggling (FR) ; Agent Attitude (SWE)
Ouais. Il y a plusieurs années déjà, Vincent d'Emergence Records me faisait écouter le premier LP de Agent Attitude. Pochette sobre, production qui l'est tout autant et un son qui te renvoie au meilleur du punk/hardcore des 80's. Bonne grosse claque de la part d'un groupe suédois composé de sale jeunes beaucoup trop talentueux. Les années passent, un autre LP et un EP sont sortis depuis, le groupe s'étant pas mal fait connaitre. Vincent me nargue en me disant les avoir vu au Fluff, que c'était "bien cool". Nia nia nia. Pas grave, je suis quelqu'un de patient, je me dis qu'un jour ils vont bien se ramener en France. Coup de bol et gros bisous sur Vince une fois encore, il nous les ramène direct à Rouen City. Cool. En plus il se permet de faire une bien bonne affiche avec les potos de Genital Jiggling et les très bons Retro'motions. Miam. Donc, ouais. Ca part sur des bonnes bases cette soirée. Surtout que les gens sont venus en nombre, remplissant gentiment la cave du 3 Pièces.
C'est Retro'motions qui ouvre la soirée et c'est toujours aussi violent. Un hardcore bien lourd, presque chaotique, avec un chant crié puissant et alternance passages bien barrés (avec des riffs de grattes presque épileptiques, du très bon) à d'autres plus lourds (avec un groove bien senti), de quoi remuer les bras comme il faut. Malgré des petits soucis techniques et un changement de corde de guitare express en début de set, ça déboîte toujours autant. Il y a toujours cet aspect un peu "crade", presque viscéral qui fait beaucoup à l'ambiance bien sombre que dégage le groupe. Le chanteur nous enfonce dans le crâne sa gueulante et les compos font toujours autant leur effet en live, faisant remuer quelques personnes vers le milieu du set. Mention spéciale aux plans de batterie, parfois bien imprévisibles. Si tu kiffes le hardcore bien lourd qui n'hésite pas à te surprendre par moments, ouais, je pense que tu peux y jeter une oreille et aller les voir en live, merci pour eux. Un set qu'il était bon.
Hop, après 5 mois de "pause" les Genital Jiggling reviennent sur scène. Et c'est le bordel le plus total assez vite dans la cave. Le fast-core des locaux est toujours aussi... fast, oui, voilà, et les gars nous rappellent pourquoi on aime faire les cons devant eux en live : c'est jouissif de reprendre en chœurs les hymnes du groupe ("Trash", "Superhero", "I Swim With My Jacket", "666 Songs On The Tape"... que du tube ma bonne dame) tout en sautant un peu partout. Le groupe est au taquet, tout comme le public qui part dans tous les sens, gueulant presque en permanence avec le groupe et manquant de s'effondrer à plusieurs reprises dans la batterie (même si ça va arriver sur "Night Child", c'te bordel). Les 30 minutes de set défilent à toute vitesse, le groupe a dû jouer une vingtaine de morceaux (easy) et il y a toujours ce "petit plus" qui fait beaucoup. Il y a même deux nouvelles compos jouées en rappel et qui promettent pas mal pour les futurs concerts. Le groupe s'en va et tout le monde sort de la salle avec la banane et le corps tout collant de sueur. Donc ouais ce sont des potes, ouais comme d'habitude quand je fais un report d'un de leur concert je le dis, je suis probablement leur première groupie. Je l'assume. Mais ça ne m'empêche pas de trouver que ça surdéchire. Et que Ben est décidément le plus beau. Donc foncez les voir en live et acheter leur albums, merci.
Vient enfin le grand moment tant attendu avec Agent Attitude qui vient clôturer la soirée... et passé le premier morceau, un constat s'impose : le chant est inaudible. Quelques réglages n'y changeront pas grand chose, snif. Mais à vrai dire c'est le seul défaut que j'ai pu trouver au set des suédois, car pour le reste, pfffff, grosse tuerie. Punk/hardcore typé 80's avec une petite touche de thrash (légère) pour des compos aussi intense que violente, avec un groupe carré au possible, un chanteur s'égosillant et bougeant en permanence, et très vite le public commence gentiment à se bouger, jusqu'à finalement partir de nouveau dans tous les sens et sauter partout. De nouveau un gros bordel dans la cave. Agent Attitude ne fait absolument pas baisser la tension, enchaînant les morceaux avec pratiquement aucun temps mort et les moments de bravoure s'enchaînent. Le son est plus agressif que sur album et le groupe n'hésite pas à piocher dans toutes sa disco' pour nous mettre des mandales. Le set est intense, court, violent. Putain de claque. Un rappel avec une reprise de "Sonic Reducer" des Dead Boys (que honteusement je ne connaissais pas avant, pardon aux familles, tout ça) et hop, c'est terminé. Malgré un chant absent ce fut excellent. Même très très bien.
Putain de bonne soirée donc, avec trois bons groupes et un public au taquet, m'envoyant presque au tapis à un moment avec un coup de coude involontaire en plein de l'oreille. On fait des bisous à tout ce beau monde, aux groupes aussi et au bar bien entendu. Et des câlins à Vincent d'Emergence Records. Parce qu'il le mérite. N'hésitez pas à écouter les groupes de ce soir, faites tourner, faites les jouer, merci une fois encore pour eux.
Groupes : Retro'motions (FR) ; Genital Jiggling (FR) ; Agent Attitude (SWE)
Ouais. Il y a plusieurs années déjà, Vincent d'Emergence Records me faisait écouter le premier LP de Agent Attitude. Pochette sobre, production qui l'est tout autant et un son qui te renvoie au meilleur du punk/hardcore des 80's. Bonne grosse claque de la part d'un groupe suédois composé de sale jeunes beaucoup trop talentueux. Les années passent, un autre LP et un EP sont sortis depuis, le groupe s'étant pas mal fait connaitre. Vincent me nargue en me disant les avoir vu au Fluff, que c'était "bien cool". Nia nia nia. Pas grave, je suis quelqu'un de patient, je me dis qu'un jour ils vont bien se ramener en France. Coup de bol et gros bisous sur Vince une fois encore, il nous les ramène direct à Rouen City. Cool. En plus il se permet de faire une bien bonne affiche avec les potos de Genital Jiggling et les très bons Retro'motions. Miam. Donc, ouais. Ca part sur des bonnes bases cette soirée. Surtout que les gens sont venus en nombre, remplissant gentiment la cave du 3 Pièces.
C'est Retro'motions qui ouvre la soirée et c'est toujours aussi violent. Un hardcore bien lourd, presque chaotique, avec un chant crié puissant et alternance passages bien barrés (avec des riffs de grattes presque épileptiques, du très bon) à d'autres plus lourds (avec un groove bien senti), de quoi remuer les bras comme il faut. Malgré des petits soucis techniques et un changement de corde de guitare express en début de set, ça déboîte toujours autant. Il y a toujours cet aspect un peu "crade", presque viscéral qui fait beaucoup à l'ambiance bien sombre que dégage le groupe. Le chanteur nous enfonce dans le crâne sa gueulante et les compos font toujours autant leur effet en live, faisant remuer quelques personnes vers le milieu du set. Mention spéciale aux plans de batterie, parfois bien imprévisibles. Si tu kiffes le hardcore bien lourd qui n'hésite pas à te surprendre par moments, ouais, je pense que tu peux y jeter une oreille et aller les voir en live, merci pour eux. Un set qu'il était bon.
Hop, après 5 mois de "pause" les Genital Jiggling reviennent sur scène. Et c'est le bordel le plus total assez vite dans la cave. Le fast-core des locaux est toujours aussi... fast, oui, voilà, et les gars nous rappellent pourquoi on aime faire les cons devant eux en live : c'est jouissif de reprendre en chœurs les hymnes du groupe ("Trash", "Superhero", "I Swim With My Jacket", "666 Songs On The Tape"... que du tube ma bonne dame) tout en sautant un peu partout. Le groupe est au taquet, tout comme le public qui part dans tous les sens, gueulant presque en permanence avec le groupe et manquant de s'effondrer à plusieurs reprises dans la batterie (même si ça va arriver sur "Night Child", c'te bordel). Les 30 minutes de set défilent à toute vitesse, le groupe a dû jouer une vingtaine de morceaux (easy) et il y a toujours ce "petit plus" qui fait beaucoup. Il y a même deux nouvelles compos jouées en rappel et qui promettent pas mal pour les futurs concerts. Le groupe s'en va et tout le monde sort de la salle avec la banane et le corps tout collant de sueur. Donc ouais ce sont des potes, ouais comme d'habitude quand je fais un report d'un de leur concert je le dis, je suis probablement leur première groupie. Je l'assume. Mais ça ne m'empêche pas de trouver que ça surdéchire. Et que Ben est décidément le plus beau. Donc foncez les voir en live et acheter leur albums, merci.
Vient enfin le grand moment tant attendu avec Agent Attitude qui vient clôturer la soirée... et passé le premier morceau, un constat s'impose : le chant est inaudible. Quelques réglages n'y changeront pas grand chose, snif. Mais à vrai dire c'est le seul défaut que j'ai pu trouver au set des suédois, car pour le reste, pfffff, grosse tuerie. Punk/hardcore typé 80's avec une petite touche de thrash (légère) pour des compos aussi intense que violente, avec un groupe carré au possible, un chanteur s'égosillant et bougeant en permanence, et très vite le public commence gentiment à se bouger, jusqu'à finalement partir de nouveau dans tous les sens et sauter partout. De nouveau un gros bordel dans la cave. Agent Attitude ne fait absolument pas baisser la tension, enchaînant les morceaux avec pratiquement aucun temps mort et les moments de bravoure s'enchaînent. Le son est plus agressif que sur album et le groupe n'hésite pas à piocher dans toutes sa disco' pour nous mettre des mandales. Le set est intense, court, violent. Putain de claque. Un rappel avec une reprise de "Sonic Reducer" des Dead Boys (que honteusement je ne connaissais pas avant, pardon aux familles, tout ça) et hop, c'est terminé. Malgré un chant absent ce fut excellent. Même très très bien.
Putain de bonne soirée donc, avec trois bons groupes et un public au taquet, m'envoyant presque au tapis à un moment avec un coup de coude involontaire en plein de l'oreille. On fait des bisous à tout ce beau monde, aux groupes aussi et au bar bien entendu. Et des câlins à Vincent d'Emergence Records. Parce qu'il le mérite. N'hésitez pas à écouter les groupes de ce soir, faites tourner, faites les jouer, merci une fois encore pour eux.
dimanche 28 septembre 2014
Live Report : 27/09/14 @ Rouen
Lieu : Le 3 Pièces
Groupes : Crust Of Lambert (FR) ; Toboggan (FR) ; Another Five Minutes (FR)
Alors que la température extérieure joue au yo-yo de façon totalement idiote, nous proposant au choix une fin d'été presque étouffant à des matinées nous rappelant que, ouais les cons, c'est l'Automne, la reprise des concerts est enfin là, proposant un rythme soutenu à la jeunesse pour se prélasser sur des pistes de danses improvisées et boire en quantité indécente du jus de pomme. Du coup on prend le volant de la titine, on bouge son cul rive droite, on tape la bise aux potos, on fait connaissance avec des gens qu'ils sont bien et on s'enfile sa première pinte de menthe à l'eau, histoire d'être dans le mouve'. Surtout que l'affiche de ce soir promet pas mal (oui, je le dis souvent ça, mais c'est la stricte vérité, je n'y peux rien, pataper merci) et devrait nous faire remuer le popotin comme il faut. Début du concert à21h 22h, les gens descendent tout doucement, le groupe est prêt. Tout va bien. Nous sommes bien. Nous sommes... détendus.
ET BIM ! Crust Of Lambert vient casser ce côté détendu en attaquant direct son set de façon rapide et violente, balançant sont punk/hardcore typé 80's bien fast (on dépasse rarement la minute) et furieusement rentre dedans. Les gars n'en sont qu'à leur véritable second concert mais ça commence à bien prendre forme, surtout qu'il y a moins de pains qu'avant. Pendant près de 20 minutes on s'en prend plein la tronche, ça joue très vite, ça te fait penser direct à du Coke Bust, du Trash Talk des débuts et aux autres groupes de ce style, le chanteur saute partout et possède une gueulante de bâtard (du genre bien, BIEN vénère)... c'est bien, ça prend forme, on a envie de sauter partout et on en redemande déjà. D'ailleurs c'est déjà bien le bordel dans la salle avec les fameuses bouées du nouveau monsieur SxE (tu es le plus beau) qui commencent à voler un peu partout dans la salle et les slams et mouvements spéciaux qui s'enchaînent. Mention spéciale enfin à la dernière compo et son rythme plus "posé" qui a tout pour foutre un bordel pas possible dans les prochains lives. Donc on les suit de près, hein, merci pour eux. Faites les jouer d'ailleurs.
Toboggan m'avait fait forte impression pour son premier concert il y a un peu plus d'un mois. Une sorte de rappel de ces putains de concerts que j'avais vu il y a quelques années de la scène locale alors que le screamo/post-hardcore était encore bien présent. Toboggan c'est ça pour moi, en plus lourd et hardcore quand même. Un chanteur déchaîné qui balance sa bonne grosse gueulante sur des riffs autant typé post-hardcore que hardcore tout court (oui, c'est chiant les étiquettes) et une batterie souvent folle. D'ailleurs la folie est bien présente vu à quel point ça nous arrache la gueule assez rapidement. Il y a toujours quelques passages plus "posés" histoire de respirer un peu mais c'est aussi pour mieux repartir, toujours plus fort. Le public est encore une fois au taquet, en bougeant comme des foufous. Ici aussi mention spéciale à une compo qui renvoie les trois-quarts des groupes de rock'n hardcore dans leur coin, avec un groove monstrueux et une violence folle. C'était un poil trop court mais ce fut quand même bien bon. Donc ouais, on se tient au courant, on guette les futures sorties et on retourne les voir en live. Très vite.
Putain. Oh putain. Oh là là putain. Alors là, c'est la surprise totale. Comme (trop) souvent je n'écoute pas les groupes que je ne connais pas avant un concert histoire de totalement les découvrir en live. Je préfère, c'est comme ça. Par contre, le gros soucis, quand tu te rends compte que le groupe que tu vois en direct devant toi te rend tout chose, tu t'en veux à mort de ne pas connaître les morceaux et venir gueuler avec le chanteur. C'est exactement ce qui s'est passé avec Another Five Minutes. Mais puissance mille. Grosse grosse claque de la part des gars de Strasbourg avec un moder hardcore bien violent, recherché et blindé d'émotions. On pense fortement à du Touché Amoré pour l'aspect brut et violent, tout en pensant à La Dispute pour certains passage au phrasé presque rap ou Verse (merci Yo' pour l'aide d'ailleurs) à certains moments. Les gars sont survoltés, le public aussi (ça bouge beaucoup), ça joue ultra carré, chaque coup de cymbale et de riff de gratte sonne comme un coup direct à la poitrine, et je me prends une énorme claque. Les moments de bravoure s'enchaînent, les compos deviennent de plus en plus folles et on assiste réellement à quelque chose d'énorme. Après plus de 30 minutes tout s'arrête presque d'un seul coup et on en redemande déjà. Another Five Minutes fut grand et fort. Putain. Enorme.
Inutile de dire que ce fut bien bon ce soir. Pour le coup je me reprends une autre pinte de menthe à l'eau, histoire de finir dans la folie la plus totale. On fait des gros bisous au bar et à l'orga qui s'est bien démerdée pour nous pondre une soirée qui fait plus que plaisir et des gros bisous tout plein d'amour aux trois groupes de la soirée, merci encore les gars, c'était génial. Cette fin d'année est bien partie en tout cas !
Groupes : Crust Of Lambert (FR) ; Toboggan (FR) ; Another Five Minutes (FR)
Alors que la température extérieure joue au yo-yo de façon totalement idiote, nous proposant au choix une fin d'été presque étouffant à des matinées nous rappelant que, ouais les cons, c'est l'Automne, la reprise des concerts est enfin là, proposant un rythme soutenu à la jeunesse pour se prélasser sur des pistes de danses improvisées et boire en quantité indécente du jus de pomme. Du coup on prend le volant de la titine, on bouge son cul rive droite, on tape la bise aux potos, on fait connaissance avec des gens qu'ils sont bien et on s'enfile sa première pinte de menthe à l'eau, histoire d'être dans le mouve'. Surtout que l'affiche de ce soir promet pas mal (oui, je le dis souvent ça, mais c'est la stricte vérité, je n'y peux rien, pataper merci) et devrait nous faire remuer le popotin comme il faut. Début du concert à
ET BIM ! Crust Of Lambert vient casser ce côté détendu en attaquant direct son set de façon rapide et violente, balançant sont punk/hardcore typé 80's bien fast (on dépasse rarement la minute) et furieusement rentre dedans. Les gars n'en sont qu'à leur véritable second concert mais ça commence à bien prendre forme, surtout qu'il y a moins de pains qu'avant. Pendant près de 20 minutes on s'en prend plein la tronche, ça joue très vite, ça te fait penser direct à du Coke Bust, du Trash Talk des débuts et aux autres groupes de ce style, le chanteur saute partout et possède une gueulante de bâtard (du genre bien, BIEN vénère)... c'est bien, ça prend forme, on a envie de sauter partout et on en redemande déjà. D'ailleurs c'est déjà bien le bordel dans la salle avec les fameuses bouées du nouveau monsieur SxE (tu es le plus beau) qui commencent à voler un peu partout dans la salle et les slams et mouvements spéciaux qui s'enchaînent. Mention spéciale enfin à la dernière compo et son rythme plus "posé" qui a tout pour foutre un bordel pas possible dans les prochains lives. Donc on les suit de près, hein, merci pour eux. Faites les jouer d'ailleurs.
Toboggan m'avait fait forte impression pour son premier concert il y a un peu plus d'un mois. Une sorte de rappel de ces putains de concerts que j'avais vu il y a quelques années de la scène locale alors que le screamo/post-hardcore était encore bien présent. Toboggan c'est ça pour moi, en plus lourd et hardcore quand même. Un chanteur déchaîné qui balance sa bonne grosse gueulante sur des riffs autant typé post-hardcore que hardcore tout court (oui, c'est chiant les étiquettes) et une batterie souvent folle. D'ailleurs la folie est bien présente vu à quel point ça nous arrache la gueule assez rapidement. Il y a toujours quelques passages plus "posés" histoire de respirer un peu mais c'est aussi pour mieux repartir, toujours plus fort. Le public est encore une fois au taquet, en bougeant comme des foufous. Ici aussi mention spéciale à une compo qui renvoie les trois-quarts des groupes de rock'n hardcore dans leur coin, avec un groove monstrueux et une violence folle. C'était un poil trop court mais ce fut quand même bien bon. Donc ouais, on se tient au courant, on guette les futures sorties et on retourne les voir en live. Très vite.
Putain. Oh putain. Oh là là putain. Alors là, c'est la surprise totale. Comme (trop) souvent je n'écoute pas les groupes que je ne connais pas avant un concert histoire de totalement les découvrir en live. Je préfère, c'est comme ça. Par contre, le gros soucis, quand tu te rends compte que le groupe que tu vois en direct devant toi te rend tout chose, tu t'en veux à mort de ne pas connaître les morceaux et venir gueuler avec le chanteur. C'est exactement ce qui s'est passé avec Another Five Minutes. Mais puissance mille. Grosse grosse claque de la part des gars de Strasbourg avec un moder hardcore bien violent, recherché et blindé d'émotions. On pense fortement à du Touché Amoré pour l'aspect brut et violent, tout en pensant à La Dispute pour certains passage au phrasé presque rap ou Verse (merci Yo' pour l'aide d'ailleurs) à certains moments. Les gars sont survoltés, le public aussi (ça bouge beaucoup), ça joue ultra carré, chaque coup de cymbale et de riff de gratte sonne comme un coup direct à la poitrine, et je me prends une énorme claque. Les moments de bravoure s'enchaînent, les compos deviennent de plus en plus folles et on assiste réellement à quelque chose d'énorme. Après plus de 30 minutes tout s'arrête presque d'un seul coup et on en redemande déjà. Another Five Minutes fut grand et fort. Putain. Enorme.
Inutile de dire que ce fut bien bon ce soir. Pour le coup je me reprends une autre pinte de menthe à l'eau, histoire de finir dans la folie la plus totale. On fait des gros bisous au bar et à l'orga qui s'est bien démerdée pour nous pondre une soirée qui fait plus que plaisir et des gros bisous tout plein d'amour aux trois groupes de la soirée, merci encore les gars, c'était génial. Cette fin d'année est bien partie en tout cas !
dimanche 14 septembre 2014
Live Report : 13/09/14 @ Rouen
Lieu : Le 3 Pièces
Groupes : Without Skin (FR) ; The Early Grave (FR) ; Woodson (FR)
On a beau rigoler et parler de rentrée des concerts, le terme est pourtant plutôt bien choisi : on retrouve ses petits copains/copines, on tape dans le dos du patron tout en s'enfilant un picon bière des familles, on check les distros, on se rend compte que certains ont vraiment eu des putains de vacances et qu'ils sont tout beaux tout bronzés après les festoches de musiques bruyantes... sauf que contrairement aux petits enfants pétrifiés devant le regard du directeur, nous, jeunesse fougueuse, on est content de rentrer dans la salle, de se poser devant les groupes et remuer la tête en rythme, avec le sourire. Surtout que l'affiche envoie plutôt du lourd. Ouais, la rentrée, quand c'est comme ça, c'est coolos. Même si ça manque de cornets de frites mais ça, c'est une autre histoire...
Without Skin fut une bonne surprise pour ma part après les avoir vu il y a plusieurs mois, avec un punk/rock plutôt bourrin et toujours bien rapide. Ce soir ça tombe bien, le groupe est toujours aussi sympatoche à écouter tout en s'étant amélioré. Ca joue toujours du punk, typé ricain et vénère (avec un peu de mélo' quand même) avec une ambiance hardcore qui n'est jamais très lointaine. Chansons rapides, chant crié bien rauque, une guitare qui envoie riffs sur riffs, une batterie qui semble parfois hors de contrôle et des putains de lignes de basse qui font plaisir. Le trio de Le Havre enchaîne gentiment les compos, on passe un bien bon moment tant il y a des bonnes idées qui ne demandent qu'à être plus exploitées (surtout les cassures qui font leur petit effet, ainsi que certains passages au groove bien senti) pour un groupe certes encore jeune (un léger manque de rythme dans le set, rien de méchant) mais qui mérite votre écoute et qui devrait normalement bien grandir comme il faut. En tout cas on les félicite : les 30 minutes de set fut bien bonnes. Donc ouais, à revoir, carrément.
Je rattrape enfin une grosse lacune qui était d'avoir pour l'instant toujours loupé The Early Grave en live. Hop, c'est rattrapé. Et ce fut une putain de bonne initiative. Car The Early Grave fait partie de ces nombreux groupes que l'on oublie un peu trop de chanter les louanges de leurs prestations live, alors que c'est tout simplement excellent. Donc je vais essayer de combler un peu cette erreur et tenter de vous faire comprendre que toi, oui toi, jeune foufou fan de punk/rock et de musique de qualité, qui a déjà retourné la disco' de Hot Water Music et tous les autres groupes de qualité qui s'en rapproche, tu dois écouter The Early Grave. Pendant plus de 30 minutes ce ne fut que du tube, joué par un groupe carré au possible et avec la bonne ambiance en cadeau bonus. Punk/rock mélo' avec une pointe d'émotion, trois chants qui sont bien utilisés et les guitares qui n'hésitent pas partir dans des mélos dingues, le groupe maîtrise bien son sujet et c'est sans temps mort que tout s'enchaîne. Putain de set, putain de claque. Donc oui, je pense que vous devriez voir The Early Grave en live.
J'étais content il n'y a pas si longtemps de revoir Woodson après leur petite pause de concert, c'est donc avec un grand sourire que j'attends le set du combo local. Et je n'ai pas été déçu. Leur punk/emo-punk typé 90's bien rapide n'a pratiquement pas changé mais s'est tout simplement amélioré, par petites touches, dont une qui est évidente pour ceux qui connaissent le groupe depuis ses débuts : la batterie. Le jeu du "nouveau" batteur fout une patate monstre à l'ensemble en augmentant d'un poil la vitesse et donne un sentiment d'urgence absolument pas dégueu qui colle plutôt bien avec les compos du groupe. Il y a toujours cette guitare qui balance ses mélos de son côté et ce chant toujours peu audible (snif) le tout supporté par une basse au taquet, et c'est toujours aussi bien foutu, avec toujours ces mélos bien trouvées et ce petit "truc en plus" qui fait beaucoup. Le set passe très (trop) vite, dommage, mais ce n'est pas grave, on devrait les revoir plus souvent maintenant, ce qui est toujours une bonne nouvelle. Donc des bisous à eux.
Ouais, trois bon groupes, une bonne ambiance générale et toujours une salle surchauffée, c'était bien la rentrée des concerts. On fait encore et toujours des bisous au bar et à l'orga' et je ne peux que vous conseiller de poser une oreille attentive aux groupes de la soirée tout en achetant la distro' de tonton Emergence, ou la distro de ton provider d'underground local, ça lui fera plaisir aussi.
Groupes : Without Skin (FR) ; The Early Grave (FR) ; Woodson (FR)
On a beau rigoler et parler de rentrée des concerts, le terme est pourtant plutôt bien choisi : on retrouve ses petits copains/copines, on tape dans le dos du patron tout en s'enfilant un picon bière des familles, on check les distros, on se rend compte que certains ont vraiment eu des putains de vacances et qu'ils sont tout beaux tout bronzés après les festoches de musiques bruyantes... sauf que contrairement aux petits enfants pétrifiés devant le regard du directeur, nous, jeunesse fougueuse, on est content de rentrer dans la salle, de se poser devant les groupes et remuer la tête en rythme, avec le sourire. Surtout que l'affiche envoie plutôt du lourd. Ouais, la rentrée, quand c'est comme ça, c'est coolos. Même si ça manque de cornets de frites mais ça, c'est une autre histoire...
Without Skin fut une bonne surprise pour ma part après les avoir vu il y a plusieurs mois, avec un punk/rock plutôt bourrin et toujours bien rapide. Ce soir ça tombe bien, le groupe est toujours aussi sympatoche à écouter tout en s'étant amélioré. Ca joue toujours du punk, typé ricain et vénère (avec un peu de mélo' quand même) avec une ambiance hardcore qui n'est jamais très lointaine. Chansons rapides, chant crié bien rauque, une guitare qui envoie riffs sur riffs, une batterie qui semble parfois hors de contrôle et des putains de lignes de basse qui font plaisir. Le trio de Le Havre enchaîne gentiment les compos, on passe un bien bon moment tant il y a des bonnes idées qui ne demandent qu'à être plus exploitées (surtout les cassures qui font leur petit effet, ainsi que certains passages au groove bien senti) pour un groupe certes encore jeune (un léger manque de rythme dans le set, rien de méchant) mais qui mérite votre écoute et qui devrait normalement bien grandir comme il faut. En tout cas on les félicite : les 30 minutes de set fut bien bonnes. Donc ouais, à revoir, carrément.
Je rattrape enfin une grosse lacune qui était d'avoir pour l'instant toujours loupé The Early Grave en live. Hop, c'est rattrapé. Et ce fut une putain de bonne initiative. Car The Early Grave fait partie de ces nombreux groupes que l'on oublie un peu trop de chanter les louanges de leurs prestations live, alors que c'est tout simplement excellent. Donc je vais essayer de combler un peu cette erreur et tenter de vous faire comprendre que toi, oui toi, jeune foufou fan de punk/rock et de musique de qualité, qui a déjà retourné la disco' de Hot Water Music et tous les autres groupes de qualité qui s'en rapproche, tu dois écouter The Early Grave. Pendant plus de 30 minutes ce ne fut que du tube, joué par un groupe carré au possible et avec la bonne ambiance en cadeau bonus. Punk/rock mélo' avec une pointe d'émotion, trois chants qui sont bien utilisés et les guitares qui n'hésitent pas partir dans des mélos dingues, le groupe maîtrise bien son sujet et c'est sans temps mort que tout s'enchaîne. Putain de set, putain de claque. Donc oui, je pense que vous devriez voir The Early Grave en live.
J'étais content il n'y a pas si longtemps de revoir Woodson après leur petite pause de concert, c'est donc avec un grand sourire que j'attends le set du combo local. Et je n'ai pas été déçu. Leur punk/emo-punk typé 90's bien rapide n'a pratiquement pas changé mais s'est tout simplement amélioré, par petites touches, dont une qui est évidente pour ceux qui connaissent le groupe depuis ses débuts : la batterie. Le jeu du "nouveau" batteur fout une patate monstre à l'ensemble en augmentant d'un poil la vitesse et donne un sentiment d'urgence absolument pas dégueu qui colle plutôt bien avec les compos du groupe. Il y a toujours cette guitare qui balance ses mélos de son côté et ce chant toujours peu audible (snif) le tout supporté par une basse au taquet, et c'est toujours aussi bien foutu, avec toujours ces mélos bien trouvées et ce petit "truc en plus" qui fait beaucoup. Le set passe très (trop) vite, dommage, mais ce n'est pas grave, on devrait les revoir plus souvent maintenant, ce qui est toujours une bonne nouvelle. Donc des bisous à eux.
Ouais, trois bon groupes, une bonne ambiance générale et toujours une salle surchauffée, c'était bien la rentrée des concerts. On fait encore et toujours des bisous au bar et à l'orga' et je ne peux que vous conseiller de poser une oreille attentive aux groupes de la soirée tout en achetant la distro' de tonton Emergence, ou la distro de ton provider d'underground local, ça lui fera plaisir aussi.
dimanche 31 août 2014
Vraiment pas un live report : 30/08/14 @ La Neuville Chant d'Oisel
Je suis allé à la dernière (snif) édition du Festival des Arts Bourrins. Ce fut bien bon même si je ne suis allé que le deuxième jour, soit le samedi. Par contre désolé, pas de live report détaillé comme d'habitude, j'ai loupé trop de groupes et vu parfois juste des fins de set pour vous en faire un article comme il se doit. Mais en revanche je peux résumer mon expérience assez facilement :
- de la pluie
- environ 145612 allers-retours entre la salle des concerts et l’extérieur histoire de survivre aux 150°C intérieurs
- Benighted ce fut bien cool, même si c'était tellement bourrin que j'ai pas capté grand chose, et les gens ont bien bougé, merci tout le monde
- Vincent Emergence je t'aime d'un amour gros comme mon bidon
- une capsule de bière belge qui a failli faire 3 morts dans une tente
- Revok qui était putain de bon, comme d'habitude
- certains potos dans un état qu'il serait indécent de décrire
- une expo' qu'elle était cool, surtout les photos
- environ 15451 personnes rattrapées/ramassées pendant le set de Benighted, nouveau PB pour moi
- des groupes qui ont bien assuré même si j'avoue ne pas avoir vu beaucoup de sets en entier
- des bénévoles à qui on fait des gros bisous
- quelqu'un avec un t-shirt avec tout plein de Furbys imprimés dessus, j'étais jaloux
- Vincent qui s'endort à un moment, classique
- des barres de rire avec les mouvements improbables de monsieur Pikachu
- un son étonnamment pas trop fort, juste ce qu'il faut, c'était vraiment agréable
- la salle qui est devenu un sauna vu de l'extérieur après le set de Benighted
- de la pêche au sirop avec des chips/frites, c'est la vie
- 98% de t-shirts et habits noirs
- une bien bonne ambiance
Et encore tout plein de petites choses... ce fut vraiment super, on refait encore une fois des bisous à toute l'orga' et aux bénévoles pour mettre en place un festival de cette qualité pour un prix très raisonnable et proposer ainsi à la jeunesse un endroit merveilleux pour suer comme des oufs tout en buvant de la bière devant des bons groupes. Merci !
- de la pluie
- environ 145612 allers-retours entre la salle des concerts et l’extérieur histoire de survivre aux 150°C intérieurs
- Benighted ce fut bien cool, même si c'était tellement bourrin que j'ai pas capté grand chose, et les gens ont bien bougé, merci tout le monde
- Vincent Emergence je t'aime d'un amour gros comme mon bidon
- une capsule de bière belge qui a failli faire 3 morts dans une tente
- Revok qui était putain de bon, comme d'habitude
- certains potos dans un état qu'il serait indécent de décrire
- une expo' qu'elle était cool, surtout les photos
- environ 15451 personnes rattrapées/ramassées pendant le set de Benighted, nouveau PB pour moi
- des groupes qui ont bien assuré même si j'avoue ne pas avoir vu beaucoup de sets en entier
- des bénévoles à qui on fait des gros bisous
- quelqu'un avec un t-shirt avec tout plein de Furbys imprimés dessus, j'étais jaloux
- Vincent qui s'endort à un moment, classique
- des barres de rire avec les mouvements improbables de monsieur Pikachu
- un son étonnamment pas trop fort, juste ce qu'il faut, c'était vraiment agréable
- la salle qui est devenu un sauna vu de l'extérieur après le set de Benighted
- de la pêche au sirop avec des chips/frites, c'est la vie
- 98% de t-shirts et habits noirs
- une bien bonne ambiance
Et encore tout plein de petites choses... ce fut vraiment super, on refait encore une fois des bisous à toute l'orga' et aux bénévoles pour mettre en place un festival de cette qualité pour un prix très raisonnable et proposer ainsi à la jeunesse un endroit merveilleux pour suer comme des oufs tout en buvant de la bière devant des bons groupes. Merci !
dimanche 13 juillet 2014
Live Report : 11/07/14 @ Rouen
Lieu : Le 3 Pièces
Groupes : RVINES + Prairie Litière (FR) ; Greyfell (FR) ; Toboggan (FR)
Impressionnant. Il est à peine 21h et il y a pas mal de monde devant le 3 Pièces. Mais genre VRAIMENT PAS MAL de monde. En même temps ce soir l'affiche envoie grave du bousin : Greyfell qui vient nous faire plaisir en jouant une fois de plus à domicile, RVINES qui vient accompagné de Prairie Litière pour nous détruire et le "petit" nouveau, Toboggan, dont ce sera le premier concert ce soir. Et le monde venu pour ces derniers est d'ailleurs pas mal au taquet, foutant une bonne ambiance des familles qui fait toujours plaisir. Hop, deux boules après, je me retrouve dans la salle déjà pratiquement remplie et à la chaleur déjà étouffante (ouais, ce soir c'est le retour du point "chaleur" des concerts, et ça ne m'avais pas manqué, tiens...).
C'est donc Toboggan qui démarre la soirée et... non, d'abord, il faut dire quelque chose de vraiment cool : on ne savait pratiquement rien de Toboggan avant ce soir (si ce n'est le nom qui est trop du ballon). Mis à part ses membres, dont un ancien Venosa/actuel The Birds End, pas un son ou quoi. On découvre. C'est tout con mais ça faisait pas mal de temps que ça ne m'était pas arrivé de vraiment découvrir un groupe en live sans avoir aucune idée à quoi réellement m'attendre. Et puis après ça joue et ça rappelle des bons souvenirs. Du post/hardcore vénère, bien lourd, amenant une ambiance qui rappelle les bons moments de la scène post-hardcore/screamo d'il y a quelques années. D'ailleurs les gens ne s'y trompent pas et ça commence à plutôt bien bouger dans la salle. Pour un premier concert c'est quand même très bien, bien en place et avec pas mal de bonnes idées, même si j'ai trouvé que les passages plus "posés" étaient moins efficaces que les gros passages purement hardcore où ça bastonnait sévère. Mais c'était quand même très bien, hein, notamment le chant, bien efficace. Un set puissant et qui promet beaucoup pour le futur. Miam.
Aaaaah, enfin ! enfin je me bouges le cul pour écrire un report comme il se doit pour Greyfell. Car ils le méritent ces beaux mecs : un stoner lourd, teinté de pas mal d'influences plus heavy et ce fameux chant avec cette reverb' omniprésente qui fait beaucoup... ça joue graaaaaaaaaaaaave et les passages bien louuuuuuurds font leur effet. A noter toujours cette batterie réglée au poil de cul et qui donne une patate monstrueuse aux morceaux et cette guitare malheureusement peu audible, c'est dommage, j'aimerai bien l'entendre un jour. Ca alterne toujours passage "aérien"/pur stoner bien rapide, on prend méchamment son pied et même si je loupe quelque passages en tentant de survivre à la chaleur en m'expatriant vers la fraîcheur, le set était bien bon, merci les gars. D'ailleurs ça serait bien qu'il sorte ce LP, histoire qu'il tourne en boucle...
On est tous rincé, collant à cause de la chaleur et on en chie grave. RVINES s'en fout et vient nous exploser la gueule. Rien de moins. Surtout que le groupe a maintenant cette bonne habitude de venir avec Prairie Litière pour partager quelques bières sur scène et surtout profiter de la noise bien violente de ce duo pour encore plus nous achever. Car entre les déflagrations hardcore de RVINES et les larsens puissances 94564563311 milliards de Prairie, on n'a pas vraiment temps de souffler. Gros hardcore chaotique, sombre au possible, imprévisible, ouais, maintenant on connait la formule mais putain elle est toujours aussi bonne. C'est clairement la guerre ce soir, le son est énorme, ça bouge sévère dans la salle, les gars de Prairie semblent toujours aussi barré en utilisant tout ce qui leur tombe sous la main pour faire du BRUIT et l'impression de se prendre une énorme baffe en pleine gueule d'autant plus présente. Ca fait très peur : RVINES ne cesse de devenir plus énorme avec le temps... putain de set...
Tout le monde a pris cher et la salle encore bien remplie malgré la chaleur se vide petit à petit. Impressionnant comme je le disais en introduction. Ce soir, c'était clairement le cas. Trois groupes au top de leur forme, Toboggan qui promet pas mal pour plus tard et RVINES et Greyfelle qui confirment... ouaip, franchement, c'était bien cool. Et des bisous aux groupes et aux gens pour être venus, bien entendu. Maintenant, on est bien gentil, mais on va crowdfunder l'installation d'une turbine géante (genre TRES TRES GRANDE) dans la salle de concert du 3 Pièces, histoire de pouvoir rester frais un minimum, merci par avance.
Groupes : RVINES + Prairie Litière (FR) ; Greyfell (FR) ; Toboggan (FR)
Impressionnant. Il est à peine 21h et il y a pas mal de monde devant le 3 Pièces. Mais genre VRAIMENT PAS MAL de monde. En même temps ce soir l'affiche envoie grave du bousin : Greyfell qui vient nous faire plaisir en jouant une fois de plus à domicile, RVINES qui vient accompagné de Prairie Litière pour nous détruire et le "petit" nouveau, Toboggan, dont ce sera le premier concert ce soir. Et le monde venu pour ces derniers est d'ailleurs pas mal au taquet, foutant une bonne ambiance des familles qui fait toujours plaisir. Hop, deux boules après, je me retrouve dans la salle déjà pratiquement remplie et à la chaleur déjà étouffante (ouais, ce soir c'est le retour du point "chaleur" des concerts, et ça ne m'avais pas manqué, tiens...).
C'est donc Toboggan qui démarre la soirée et... non, d'abord, il faut dire quelque chose de vraiment cool : on ne savait pratiquement rien de Toboggan avant ce soir (si ce n'est le nom qui est trop du ballon). Mis à part ses membres, dont un ancien Venosa/actuel The Birds End, pas un son ou quoi. On découvre. C'est tout con mais ça faisait pas mal de temps que ça ne m'était pas arrivé de vraiment découvrir un groupe en live sans avoir aucune idée à quoi réellement m'attendre. Et puis après ça joue et ça rappelle des bons souvenirs. Du post/hardcore vénère, bien lourd, amenant une ambiance qui rappelle les bons moments de la scène post-hardcore/screamo d'il y a quelques années. D'ailleurs les gens ne s'y trompent pas et ça commence à plutôt bien bouger dans la salle. Pour un premier concert c'est quand même très bien, bien en place et avec pas mal de bonnes idées, même si j'ai trouvé que les passages plus "posés" étaient moins efficaces que les gros passages purement hardcore où ça bastonnait sévère. Mais c'était quand même très bien, hein, notamment le chant, bien efficace. Un set puissant et qui promet beaucoup pour le futur. Miam.
Point chaleur : il fait chaud, putain sa mère, c'est insoutenable. Tant
pis je tente de monter plusieurs fois à la surface histoire de me
rafraîchir mais il faut limite slamer pour traverser la marée humaine. Je vais en chier ce soir purée...
Aaaaah, enfin ! enfin je me bouges le cul pour écrire un report comme il se doit pour Greyfell. Car ils le méritent ces beaux mecs : un stoner lourd, teinté de pas mal d'influences plus heavy et ce fameux chant avec cette reverb' omniprésente qui fait beaucoup... ça joue graaaaaaaaaaaaave et les passages bien louuuuuuurds font leur effet. A noter toujours cette batterie réglée au poil de cul et qui donne une patate monstrueuse aux morceaux et cette guitare malheureusement peu audible, c'est dommage, j'aimerai bien l'entendre un jour. Ca alterne toujours passage "aérien"/pur stoner bien rapide, on prend méchamment son pied et même si je loupe quelque passages en tentant de survivre à la chaleur en m'expatriant vers la fraîcheur, le set était bien bon, merci les gars. D'ailleurs ça serait bien qu'il sorte ce LP, histoire qu'il tourne en boucle...
On est tous rincé, collant à cause de la chaleur et on en chie grave. RVINES s'en fout et vient nous exploser la gueule. Rien de moins. Surtout que le groupe a maintenant cette bonne habitude de venir avec Prairie Litière pour partager quelques bières sur scène et surtout profiter de la noise bien violente de ce duo pour encore plus nous achever. Car entre les déflagrations hardcore de RVINES et les larsens puissances 94564563311 milliards de Prairie, on n'a pas vraiment temps de souffler. Gros hardcore chaotique, sombre au possible, imprévisible, ouais, maintenant on connait la formule mais putain elle est toujours aussi bonne. C'est clairement la guerre ce soir, le son est énorme, ça bouge sévère dans la salle, les gars de Prairie semblent toujours aussi barré en utilisant tout ce qui leur tombe sous la main pour faire du BRUIT et l'impression de se prendre une énorme baffe en pleine gueule d'autant plus présente. Ca fait très peur : RVINES ne cesse de devenir plus énorme avec le temps... putain de set...
Tout le monde a pris cher et la salle encore bien remplie malgré la chaleur se vide petit à petit. Impressionnant comme je le disais en introduction. Ce soir, c'était clairement le cas. Trois groupes au top de leur forme, Toboggan qui promet pas mal pour plus tard et RVINES et Greyfelle qui confirment... ouaip, franchement, c'était bien cool. Et des bisous aux groupes et aux gens pour être venus, bien entendu. Maintenant, on est bien gentil, mais on va crowdfunder l'installation d'une turbine géante (genre TRES TRES GRANDE) dans la salle de concert du 3 Pièces, histoire de pouvoir rester frais un minimum, merci par avance.
mercredi 2 juillet 2014
Live Report : 28/06/14 @ Rouen
Lieu : Emporium Galorium
Groupes : From The Tide (FR) ; VCID (FR) ; Plebeian Grandstand (FR)
Oh dit donc, la fatigue bien assommante que voilà... je peux le dire sans me tromper désormais : l'insomnie, bah c'est pas très lol. Déjà que le sommeil se fait désirer, v'là ti pas que j'enchaîne une deuxième soirée de concert. Ca fera marrer ceux qui les enchaînent sans forcer et avec des litres de pintes de jus de pomme dans l'estomac, mais pour moi, couplé à des semaines de plus en plus navrante, ça me tue, me rend incapable d'enchaîner plus de trois mots à la suite et je deviens niais. Oui, niais. Ne cherchez pas trop à comprendre pourquoi mais c'est comme ça. Mais comme je suis trop un jeune fougueux, je me dis qu'un bon concert d'ultra-violence ça va me faire du bien... bawé, il est con ce Vincent...
Après, pour l'ultra-violence, ce n'est pas pour tout de suite. D'ailleurs ça commence plutôt bien avec From The Tide et son metal que l'on qualifiera de "post" pour faire comprendre que c'est recherché au niveau des ambiances et des compos tout en étant totalement instrumental. Les compos s'étalent gentiment sur la longueur et les mecs savent jouer, pas de soucis (notamment le batteur, qui surprend avec ses changements nombreux de rythmes). Par contre j'ai toujours autant de mal avec l'instrumental... surtout que contrairement à des groupes plus post-rock qui n'hésitent pas à partir dans des envolées, ici ça reste clairement dans des ambiances post/black, quelque chose d'assez sombre. C'est purement une question de goût, hein, mais je décroche finalement assez vite du set. Pas mauvais du tout, hein, c'est simplement que ce n'est pas mon truc finalement. Mais comme apparemment c'est leur premier concert, je ne peux qu'espérer que ça va s'améliorer comme il faut et que ça promet pas mal pour le futur. Donc pour les fans du style, je vous conseille d'y laisser une oreille attentive. Un set un poil trop long peut-être mais je chipote.
Bon après, le temps de se choper une autre pinte (putain de la pécheresse en pression, je peux mourir heureux), les gars de VCID sont finalement prêt à envoyer la purée. Et c'est peu de le dire : gros death/black metal (surtout au niveau de la voix le côté black) bien lourd, avec de la double pédale en veux tu en voilà mon coco et des grattes qui déversent les riffs des enfers pour te faire headbanger comme un dingue. Bon après, comme d'hab', on est tous resté bien gentil et immobile devant le groupe, mais l'envie était là. Pareil, c'est finalement un style dont j'accroche pas trop sur le long terme, mais on ne peut enlever au groupe l'envie de ne pas sombrer dans un mélange des genre qui aurait été dégueulasse et chiant. Là ça joue du metal, point. Donc ça chie, ça envoie, ça gueule fort et c'est le principal. Pareil je passe un peu à côté mais c'était bien aussi.
Et puis vient enfin la véritable attente de la soirée, c'était Plebeian Grandstand. Car si le groupe s'était fait très bien remarqué avec son premier LP "How Hate Is Hard To Define" (un sommet de violence auditive), c'est leur tout dernier bébé, "Lowgazers", qui risque de faire date. Alors que l'on connaissait le groupe pour mélanger habilement hardcore chaotique et ambiance black, la frontière entre ces deux styles est maintenant totalement flou. Plebeian est devenu un monstre, tout simplement. Et on n'était clairement pas préparé à ça : dès le début du set on se fait hacher, déchiqueter, on nous rend minable. La violence qui se dégage du groupe est affolante, presque étouffante, comme si une aura se dégageait d'eux. La batterie est perpétuellement martelée, la guitare crache ses accords dissonants, la basse est complétement folle et le chanteur gueule à s'en arracher les tripes. On prend cher. Très cher. Et ce durant près de 45 minutes, histoire qu'on comprenne bien que les gars ne sont pas venus là pour rigoler. Plebeian peut être fier : il vient de direct rentrer dans la catégorie très fermée des groupes qui peuvent apporter le malaise et dégager autant de violence uniquement avec leur musique. Putain de set de malade...
Hop hop, le mal de crâne est arrivé, il est temps de doucement (mais sûrement) dilapider son argent dans le merch' et faire des bisous à l'orga' pour cette très agréable soirée, et tenter tant bien que mal de dormir... des bisous à tous.
Groupes : From The Tide (FR) ; VCID (FR) ; Plebeian Grandstand (FR)
Oh dit donc, la fatigue bien assommante que voilà... je peux le dire sans me tromper désormais : l'insomnie, bah c'est pas très lol. Déjà que le sommeil se fait désirer, v'là ti pas que j'enchaîne une deuxième soirée de concert. Ca fera marrer ceux qui les enchaînent sans forcer et avec des litres de pintes de jus de pomme dans l'estomac, mais pour moi, couplé à des semaines de plus en plus navrante, ça me tue, me rend incapable d'enchaîner plus de trois mots à la suite et je deviens niais. Oui, niais. Ne cherchez pas trop à comprendre pourquoi mais c'est comme ça. Mais comme je suis trop un jeune fougueux, je me dis qu'un bon concert d'ultra-violence ça va me faire du bien... bawé, il est con ce Vincent...
Après, pour l'ultra-violence, ce n'est pas pour tout de suite. D'ailleurs ça commence plutôt bien avec From The Tide et son metal que l'on qualifiera de "post" pour faire comprendre que c'est recherché au niveau des ambiances et des compos tout en étant totalement instrumental. Les compos s'étalent gentiment sur la longueur et les mecs savent jouer, pas de soucis (notamment le batteur, qui surprend avec ses changements nombreux de rythmes). Par contre j'ai toujours autant de mal avec l'instrumental... surtout que contrairement à des groupes plus post-rock qui n'hésitent pas à partir dans des envolées, ici ça reste clairement dans des ambiances post/black, quelque chose d'assez sombre. C'est purement une question de goût, hein, mais je décroche finalement assez vite du set. Pas mauvais du tout, hein, c'est simplement que ce n'est pas mon truc finalement. Mais comme apparemment c'est leur premier concert, je ne peux qu'espérer que ça va s'améliorer comme il faut et que ça promet pas mal pour le futur. Donc pour les fans du style, je vous conseille d'y laisser une oreille attentive. Un set un poil trop long peut-être mais je chipote.
Bon après, le temps de se choper une autre pinte (putain de la pécheresse en pression, je peux mourir heureux), les gars de VCID sont finalement prêt à envoyer la purée. Et c'est peu de le dire : gros death/black metal (surtout au niveau de la voix le côté black) bien lourd, avec de la double pédale en veux tu en voilà mon coco et des grattes qui déversent les riffs des enfers pour te faire headbanger comme un dingue. Bon après, comme d'hab', on est tous resté bien gentil et immobile devant le groupe, mais l'envie était là. Pareil, c'est finalement un style dont j'accroche pas trop sur le long terme, mais on ne peut enlever au groupe l'envie de ne pas sombrer dans un mélange des genre qui aurait été dégueulasse et chiant. Là ça joue du metal, point. Donc ça chie, ça envoie, ça gueule fort et c'est le principal. Pareil je passe un peu à côté mais c'était bien aussi.
Et puis vient enfin la véritable attente de la soirée, c'était Plebeian Grandstand. Car si le groupe s'était fait très bien remarqué avec son premier LP "How Hate Is Hard To Define" (un sommet de violence auditive), c'est leur tout dernier bébé, "Lowgazers", qui risque de faire date. Alors que l'on connaissait le groupe pour mélanger habilement hardcore chaotique et ambiance black, la frontière entre ces deux styles est maintenant totalement flou. Plebeian est devenu un monstre, tout simplement. Et on n'était clairement pas préparé à ça : dès le début du set on se fait hacher, déchiqueter, on nous rend minable. La violence qui se dégage du groupe est affolante, presque étouffante, comme si une aura se dégageait d'eux. La batterie est perpétuellement martelée, la guitare crache ses accords dissonants, la basse est complétement folle et le chanteur gueule à s'en arracher les tripes. On prend cher. Très cher. Et ce durant près de 45 minutes, histoire qu'on comprenne bien que les gars ne sont pas venus là pour rigoler. Plebeian peut être fier : il vient de direct rentrer dans la catégorie très fermée des groupes qui peuvent apporter le malaise et dégager autant de violence uniquement avec leur musique. Putain de set de malade...
Hop hop, le mal de crâne est arrivé, il est temps de doucement (mais sûrement) dilapider son argent dans le merch' et faire des bisous à l'orga' pour cette très agréable soirée, et tenter tant bien que mal de dormir... des bisous à tous.
dimanche 29 juin 2014
Live Report : 27/06/14 @ Rouen
Lieu : Le 3 Pièces
Groupes : Crust Of Lambert (FR) ; Elephants (FR) ; Nine Eleven (FR)
C'est un peu la magie de la Normandie quand on y pense : pendant deux semaines il fait un temps limite caniculaire (je parle pour moi, je ne supporte aucune chaleur, y compris celle de mon ordi c'est dire), on s'habitue à de nouveau suer juste en marchant dans la rue, on fait péter les chemises à carreaux et les lunettes de soleil qui trainent les 350 jours restants de l’année à côté des vêtements d'été et dès qu'arrive vendredi soir, bim : averses. Mais genre bien, quoi. Du genre à vider totalement la place de l'hôtel de ville de Rouen en un temps record. Pas bien grave : le concert de ce soir se fait bien au chaud dans le sous-sol du 3 Pièces, à la cool et avec la pinte à la main de circonstance. Et en plus l'affiche est bien bonne, autant se faire plaisir !
Petite note supp' : j'ai participé à l'orga' de ce concert donc promis, je vais essayer de rester le plus neutre possible.
Bon après c'est assez chaud de devoir rester neutre quand le premier groupe est Crust Of Lambert, déjà, prétendant au meilleur nom de groupe, mais surtout composé que de potos : le guitariste et le bassiste de Genital Jiggling, l'ancien batteur de Youssouf Today et l'ancien chanteur de Fiction As Fact. Premier concert "officiel" du groupe même si on avait déjà pu en avoir un avant-goût quand ils s'appelaient encore Randal Grave et avec l'ancien chanteur de Thrashington D.C. au chant. Et les gars nous balancent un hardcore punk fusant à 100 à l'heure, avec des compos atteignant rarement la minute. Le chanteur nous balance sa bonne gueulante de bûcheron qui fout une bonne patate à l'ensemble (le gars est vraiment bon) et après un début de set un peu hésitant, le bonhomme se met à sauter un peu partout nous poussant un peu à nous bouger, même si on restera bien statiques, hein, na mais oh, on a une réputation à tenir. Premier concert donc forcément quelques pains, rien de bien méchant, et un peu de temps mort entre les chansons, ce qui est un peu dommage vu le style de musique, où l'on s'attend à ce que tout soit joué limite à la suite, histoire que ce soit court mais intense (surtout que les compos se ressemblent beaucoup). M'enfin on va leur laisser le temps de bien améliorer tout ça, la formation est encore assez jeune et ça ne peut que s'améliorer. Et quand ce sera le cas, à mon avis on va avoir le droit à pas mal de moments de folie (je pense notamment à la dernière compo et son groove pas dégueulasse)... donc hop, la suite avec impatience !
Vient ensuite Elephants (ex Back To Square One) et son hardcore lourd et massif. Et là, pour vous raconter le set, je vais être un peu embêté... je vous explique. Début du set, premier accord lancé, le guitariste saute et se blesse au genou, le forçant à faire tout le set assis. A partir de ce moment j'ai fait pas mal d'aller-retour pour choper soit une chaise, soit de la glace, et aussi éponger une bière renversée entre deux... si bien que, forcément, j'ai pas entendu des masses du set d'Elephants... alors après je sais que ce n'est pas trop mon style mais il faut admettre que le groupe maîtrise son sujet, enchaînant les compos avec un son bien lourd, histoire de faire bouger un peu tout le monde, tout en évitant de tomber dans le cliché de la mosh-part facile et inutile (bon point ça). Donc ça restera toujours un style que je regarderai du fond de la salle mais sans déplaisir pour le coup. On leur souhaite de continuer à prendre du niveau et je vous invite à écouter si vous êtes fan du style, à mon avis ça devrait bien vous plaire. Bon rétablissement au guitariste en tout cas !
Plus besoin de présenter Nine Eleven. Le groupe de Le Mans enchaîne les tournées et les albums depuis tellement d'années que cela en est presque indécent. Le groupe est de nouveau de passage et vient défendre son dernier album en date, 24 Years, ô combien excellent et tapant toujours plus fort, avec son hardcore devenu définitivement plus massif et lourd. Même je loupe malheureusement le début du set, il faut bien admettre que Nine Eleven est toujours aussi énorme. Les nouvelles compos font très mal, notamment certains passages qui démontent tout sur leur passage, et on se prend l'équivalent d'un direct en pleine gueule assez rapidement. Malheureusement le groupe joue toujours aussi fort et cela se ressent sur le chant, pratiquement inaudible malgré le chanteur qui pousse aussi fort qu'il peut... et c'est dommage car c'est un peu la malédiction que j'ai avec ce groupe en live et ce chant que je n'entends jamais... toutefois le set se passe bien, on se prend mandales sur mandales (avec notamment l'intégralité du dernier album joué en live si je ne dis pas de connerie) et pas mal de moments de bravoure, jusqu'à une fin de set avec la fin "Never Fear A Goodbye" presque "en douceur" qui conclue parfaitement tout ça. Nine Eleven est toujours là et se permet même de constamment évoluer, ce qui est juste méga trop bien vous en conviendrez. Manque juste ce chant... pas grave, ça fait une excuse pour les revoir !
Comme d'habitude on fait des gros bisous au bar, à tout le monde de s'être déplacé malgré le temps bien pourri et je vous invite, comme toujours, à pencher une oreille attentive sur les groupes de la soirée et à aller les soutenir en achetant leur merch', leur musique et en chuchotant avec une voix sexy leur noms à ton entourage si tu veux les aider, merci pour eux.
Groupes : Crust Of Lambert (FR) ; Elephants (FR) ; Nine Eleven (FR)
C'est un peu la magie de la Normandie quand on y pense : pendant deux semaines il fait un temps limite caniculaire (je parle pour moi, je ne supporte aucune chaleur, y compris celle de mon ordi c'est dire), on s'habitue à de nouveau suer juste en marchant dans la rue, on fait péter les chemises à carreaux et les lunettes de soleil qui trainent les 350 jours restants de l’année à côté des vêtements d'été et dès qu'arrive vendredi soir, bim : averses. Mais genre bien, quoi. Du genre à vider totalement la place de l'hôtel de ville de Rouen en un temps record. Pas bien grave : le concert de ce soir se fait bien au chaud dans le sous-sol du 3 Pièces, à la cool et avec la pinte à la main de circonstance. Et en plus l'affiche est bien bonne, autant se faire plaisir !
Petite note supp' : j'ai participé à l'orga' de ce concert donc promis, je vais essayer de rester le plus neutre possible.
Bon après c'est assez chaud de devoir rester neutre quand le premier groupe est Crust Of Lambert, déjà, prétendant au meilleur nom de groupe, mais surtout composé que de potos : le guitariste et le bassiste de Genital Jiggling, l'ancien batteur de Youssouf Today et l'ancien chanteur de Fiction As Fact. Premier concert "officiel" du groupe même si on avait déjà pu en avoir un avant-goût quand ils s'appelaient encore Randal Grave et avec l'ancien chanteur de Thrashington D.C. au chant. Et les gars nous balancent un hardcore punk fusant à 100 à l'heure, avec des compos atteignant rarement la minute. Le chanteur nous balance sa bonne gueulante de bûcheron qui fout une bonne patate à l'ensemble (le gars est vraiment bon) et après un début de set un peu hésitant, le bonhomme se met à sauter un peu partout nous poussant un peu à nous bouger, même si on restera bien statiques, hein, na mais oh, on a une réputation à tenir. Premier concert donc forcément quelques pains, rien de bien méchant, et un peu de temps mort entre les chansons, ce qui est un peu dommage vu le style de musique, où l'on s'attend à ce que tout soit joué limite à la suite, histoire que ce soit court mais intense (surtout que les compos se ressemblent beaucoup). M'enfin on va leur laisser le temps de bien améliorer tout ça, la formation est encore assez jeune et ça ne peut que s'améliorer. Et quand ce sera le cas, à mon avis on va avoir le droit à pas mal de moments de folie (je pense notamment à la dernière compo et son groove pas dégueulasse)... donc hop, la suite avec impatience !
Vient ensuite Elephants (ex Back To Square One) et son hardcore lourd et massif. Et là, pour vous raconter le set, je vais être un peu embêté... je vous explique. Début du set, premier accord lancé, le guitariste saute et se blesse au genou, le forçant à faire tout le set assis. A partir de ce moment j'ai fait pas mal d'aller-retour pour choper soit une chaise, soit de la glace, et aussi éponger une bière renversée entre deux... si bien que, forcément, j'ai pas entendu des masses du set d'Elephants... alors après je sais que ce n'est pas trop mon style mais il faut admettre que le groupe maîtrise son sujet, enchaînant les compos avec un son bien lourd, histoire de faire bouger un peu tout le monde, tout en évitant de tomber dans le cliché de la mosh-part facile et inutile (bon point ça). Donc ça restera toujours un style que je regarderai du fond de la salle mais sans déplaisir pour le coup. On leur souhaite de continuer à prendre du niveau et je vous invite à écouter si vous êtes fan du style, à mon avis ça devrait bien vous plaire. Bon rétablissement au guitariste en tout cas !
Plus besoin de présenter Nine Eleven. Le groupe de Le Mans enchaîne les tournées et les albums depuis tellement d'années que cela en est presque indécent. Le groupe est de nouveau de passage et vient défendre son dernier album en date, 24 Years, ô combien excellent et tapant toujours plus fort, avec son hardcore devenu définitivement plus massif et lourd. Même je loupe malheureusement le début du set, il faut bien admettre que Nine Eleven est toujours aussi énorme. Les nouvelles compos font très mal, notamment certains passages qui démontent tout sur leur passage, et on se prend l'équivalent d'un direct en pleine gueule assez rapidement. Malheureusement le groupe joue toujours aussi fort et cela se ressent sur le chant, pratiquement inaudible malgré le chanteur qui pousse aussi fort qu'il peut... et c'est dommage car c'est un peu la malédiction que j'ai avec ce groupe en live et ce chant que je n'entends jamais... toutefois le set se passe bien, on se prend mandales sur mandales (avec notamment l'intégralité du dernier album joué en live si je ne dis pas de connerie) et pas mal de moments de bravoure, jusqu'à une fin de set avec la fin "Never Fear A Goodbye" presque "en douceur" qui conclue parfaitement tout ça. Nine Eleven est toujours là et se permet même de constamment évoluer, ce qui est juste méga trop bien vous en conviendrez. Manque juste ce chant... pas grave, ça fait une excuse pour les revoir !
Comme d'habitude on fait des gros bisous au bar, à tout le monde de s'être déplacé malgré le temps bien pourri et je vous invite, comme toujours, à pencher une oreille attentive sur les groupes de la soirée et à aller les soutenir en achetant leur merch', leur musique et en chuchotant avec une voix sexy leur noms à ton entourage si tu veux les aider, merci pour eux.
vendredi 13 juin 2014
Live Report : 12/06/14 @ Rouen
Lieu : Le 3 Pièces
Groupes : Woodson (FR) ; Bitpart (FR) ; Ghost Trap (IRL)
Et bien j'ai envie de dire que ce n'est pas très gentil de se moquer de mon état de fatigue permanent. Déjà que je galère comme c'est pas permis à cause de la chaleur et que la coupe du monde des millionnaires en short a à peine commencé que je n'en peux déjà plus... tout ça pour dire que c'est pas facile de sortir plus d'un adjectif différent dans la soirée. Bawé, quand je dis que ''c'est trop bien'' ou ''c'est carrément bien'' en parlant des groupes, je le pense sincèrement. Certes, j'aurai pu sortir des ''c'est canon'' ou ''c'est glucose'' qui auraient envoyé trop de swag, vous l'admettrez aisément, n'est-il pas. En tout cas j'ai un peu spoilé ma chronique mais il faut bien dire que c'était 'achement bien cette soirée.
D'ailleurs ça commence comme il faut par le retour tant attendu pour ma part de Woodson, après une pause de concert de près d'un an, et de leur punk/rock teinté de mélo' et de cette petite émotion (pensez Hot Water Music et d'autres groupes de qualitay) toujours bienvenue. Le groupe accueille un nouveau batteur (une brutasse) qui donne une sacré patate aux morceaux, si bien que le set passe très vite, sans temps mort et ce chant malheureusement presque inaudible... mais pas grave, on se retrouve en face d'un groupe qui, mine de rien, manquait au paysage de la scène locale. Un set qui rappelle tout plein de bons souvenirs et qui fait bien plaisir à entendre, avec toujours cette guitare presque en permanence en roue libre (dans le bon sens du terme). C'était bien bon, merci les gars.
Ça enchaine avec Bitpart et je n'aurai qu'une seule expression pour qualifier le set : putain que c'était bon ! Un punk/rock teinté d'indie qui semble tout droit sorti des années 80/90, pile poil quand la scène hardcore commence à donner des groupes plus ''pop'' tout en gardant une énergie de dingue. Il y a une alternance chant féminin/masculin entre la bassiste et le gratteu et ça fonctionne plutôt bien, malgré toujours peu audible... pas grave, c'est fun au possible avec quelques passages vraiment tripants. C'est frais, ça donne envie de sauter partout tout en faisant du skate sous un soleil d'été... bref, c'était trop bien (on ne se moque pas de mes expressions, hein). Très bonne surprise !
Et vient enfin Ghost Trap qui nous vient direct de Dublin et balançant sans prevenir un punk/rock bien rapide et mélo', une sorte de Dead To Me sous amphétamines, avec toujours ce côté pop qui fait tout. Grosse performance du batteur, bien rapide et précis. Manque de bol le chant est là aussi presque inaudible et la moitié du public était parti avant le début du set... tant pis pour ceux qui ont loupé car ce fut vraiment excellent : les chansons filent à 100 à l'heure et on se prend tube sur tube. C'est très bien joué et ça fout une banane de dingue sur le visage. Un set qui passe trop vite, snif, ce qui est dommage tant ça envoyait du bois. Excellente surprise aussi !
Le temps est tout doux à l'extérieur, permettant de souffler un peu et se rafraîchir un peu des journées où il fait beaucoup trop chaud pour le normand de base que je suis. On fait des bisous à l'orga' et au bar et des grands merci aux gens de s'être bougé à un concert en semaine, ça fait toujours plaisir. Et Woodson, siouplaît, ne faites pas une aussi grande pause et continuez les concerts, ce serait cool.
Groupes : Woodson (FR) ; Bitpart (FR) ; Ghost Trap (IRL)
Et bien j'ai envie de dire que ce n'est pas très gentil de se moquer de mon état de fatigue permanent. Déjà que je galère comme c'est pas permis à cause de la chaleur et que la coupe du monde des millionnaires en short a à peine commencé que je n'en peux déjà plus... tout ça pour dire que c'est pas facile de sortir plus d'un adjectif différent dans la soirée. Bawé, quand je dis que ''c'est trop bien'' ou ''c'est carrément bien'' en parlant des groupes, je le pense sincèrement. Certes, j'aurai pu sortir des ''c'est canon'' ou ''c'est glucose'' qui auraient envoyé trop de swag, vous l'admettrez aisément, n'est-il pas. En tout cas j'ai un peu spoilé ma chronique mais il faut bien dire que c'était 'achement bien cette soirée.
D'ailleurs ça commence comme il faut par le retour tant attendu pour ma part de Woodson, après une pause de concert de près d'un an, et de leur punk/rock teinté de mélo' et de cette petite émotion (pensez Hot Water Music et d'autres groupes de qualitay) toujours bienvenue. Le groupe accueille un nouveau batteur (une brutasse) qui donne une sacré patate aux morceaux, si bien que le set passe très vite, sans temps mort et ce chant malheureusement presque inaudible... mais pas grave, on se retrouve en face d'un groupe qui, mine de rien, manquait au paysage de la scène locale. Un set qui rappelle tout plein de bons souvenirs et qui fait bien plaisir à entendre, avec toujours cette guitare presque en permanence en roue libre (dans le bon sens du terme). C'était bien bon, merci les gars.
Ça enchaine avec Bitpart et je n'aurai qu'une seule expression pour qualifier le set : putain que c'était bon ! Un punk/rock teinté d'indie qui semble tout droit sorti des années 80/90, pile poil quand la scène hardcore commence à donner des groupes plus ''pop'' tout en gardant une énergie de dingue. Il y a une alternance chant féminin/masculin entre la bassiste et le gratteu et ça fonctionne plutôt bien, malgré toujours peu audible... pas grave, c'est fun au possible avec quelques passages vraiment tripants. C'est frais, ça donne envie de sauter partout tout en faisant du skate sous un soleil d'été... bref, c'était trop bien (on ne se moque pas de mes expressions, hein). Très bonne surprise !
Et vient enfin Ghost Trap qui nous vient direct de Dublin et balançant sans prevenir un punk/rock bien rapide et mélo', une sorte de Dead To Me sous amphétamines, avec toujours ce côté pop qui fait tout. Grosse performance du batteur, bien rapide et précis. Manque de bol le chant est là aussi presque inaudible et la moitié du public était parti avant le début du set... tant pis pour ceux qui ont loupé car ce fut vraiment excellent : les chansons filent à 100 à l'heure et on se prend tube sur tube. C'est très bien joué et ça fout une banane de dingue sur le visage. Un set qui passe trop vite, snif, ce qui est dommage tant ça envoyait du bois. Excellente surprise aussi !
Le temps est tout doux à l'extérieur, permettant de souffler un peu et se rafraîchir un peu des journées où il fait beaucoup trop chaud pour le normand de base que je suis. On fait des bisous à l'orga' et au bar et des grands merci aux gens de s'être bougé à un concert en semaine, ça fait toujours plaisir. Et Woodson, siouplaît, ne faites pas une aussi grande pause et continuez les concerts, ce serait cool.
jeudi 29 mai 2014
Live Report : 28/05/14 @ Rouen
Lieu : Le 3 Pièces
Groupes : Speed Freaks (FR) ; Sons Of Iron Cross (FR) ; The Black Zombie Procession (FR)
Les bienfaits d'un concert de musique qui fait saigner des oreilles sont trop souvent méconnus. Pourtant il suffit de jeter un rapide coup d’œil aux personnes venant s'enfiler des pintes et sauter partout pendant un court moment pour se rendre compte de l'aspect fédérateur de la chose : des petits, des grands, des filles, des garçons, des cheveux longs, des pas de cheveux, du metal, du ponk... ça brasse un max, ça mélange les gens et tu es sûr de rencontrer des gens très intéressants autour d'un verre de jus de pomme. Ouaips, c'est beau. En plus de ça tu as aussi la possibilité de découvrir trouzemilliards de nouveaux groupes à écouter en furetant dans la distro' locale (pro-tip : le gars qui la tient est chauve et connait beaucoup trop de groupes, c'en est indécent), soutenir des groupes en achetant ce qui deviendra ton t-shirt favori et aussi un album que tu t'empresseras de faire rentrer dans ton téléphone pour t'en servir de réveil HARDCORE... oui, les concerts, c'est la vie, et j'oublie encore quantité de petites choses qui te foutent la banane. Mais revenons à la soirée, avec tout ce petit monde qui est venu nombreux pour une bien belle affiche qui promettait beaucoup, et qui n'a clairement pas déçu. Oui, je spoil si je veux mes articles, c'est moi le monsieur chef ici.
Ca commence d'ailleurs à 100 à l'heure sur les motorbike de l'enfer remplies de binouzes des Speed Freaks et leur hard/heavy rock toujours aussi speed et te donnant envie d'enfourcher ta bécane, même quand tu n'en as pas une. On remue très vite de la tête, les moments de bravoure avec solos "tiens-mon-gros-c'est-cadeau-ça-fait-plaisir" sont toujours là et on ne pestera que contre un chant presque inaudible, totalement camouflé par les murs de gratte. Sinon le reste du set (un poil court malheureusement) se passe très bien malgré quelques soucis de la technique vraiment mineurs. Ca balance bien, ça donne toujours envie d'en écouter plus et de se mettre à totalement rattraper son retard sur l'âge d'or du rock bien gras, le seul, le vrai. Big up à l'un des gratteux de Sons Of Iron Cross venu remplacer le bassiste des Speed Freaks, ce fut bien bon.
D'ailleurs c'est eux, les Sons Of Iron Cross, qui enchaînent juste après. J'avais eu un véritable coup de cœur la première fois que je les avais vu il y a plusieurs mois déjà et je trépignais donc comme un gosse de les revoir. Et bah putain, c'est toujours aussi bon ! toujours un stoner lourd, rempli d'influences hard/heavy rock et un chant rock à souhait vraiment bien foutu qui fait beaucoup au charme de l'ensemble. Mais il y a surtout ce groove assez impressionnant, donnant une patate monstre à l'ensemble et nous forçant à remuer nos petits corps frêles sur le dance-floor tout en gueulant pendant les solos épiques au possible. Il y a même une reprise de Motörhead (si je ne dis pas de conneries) intercalée comme ça, hop, c'est cadeau. Les gars sont toujours aussi grands (oui, c'est un détail mais sérieux ça marque) mais ils sont aussi très bons, avec ce batteur se permettant pas mal de petits breaks bien sentis. Un bon gros set bien fourni qui donne furieusement envie de les revoir encore très vite et à vous d'aller très vite leur faire des bisous.
Et puis vient enfin The Black Zombie Procession, qui a pas mal évolué depuis son précédent album sorti il y a... ah oui, 6 ans déjà. Nouvel album, nouveau line-up avec des gars ayant joué dans Hawaii Samouraï, Second Rate, Hellbats (donc en gros du très très haut niveau) et aussi un changement de style assez radical avec un punk/rock teinté de metal qui devient cette fois un PUTAIN DE GROS CROSSOVER à l'ancienne, style D.R.I. et tout autre groupe qu'il est bon d'écouter. Résultat : ça tabasse sec. La batterie est lourde au possible, les guitares crachent les enfers et le chanteur balance un chant typiquement hardcore 80's avec même de la reverb histoire de rappeler l'ambiance film d'horreur à l'ancienne du groupe. C'est carré et lourd au possible, le groove est monstrueux et on se prend mandales sur mandales. Pas de temps mort, durant les 40 minutes de set on va prendre cher. Et le pire c'est qu'on en redemande... c'était puissant. Littéralement. Grosse claque.
Comme d'habitude on fait des gros bisous à l'orga' et à tout le monde de s'être déplacé, ça fait grave plaisir, la salle était bien remplie. On remercie le bar qui commence, mine de rien, à devenir un futur incontournable pour les concerts et je ne peux que vous conseiller de poser une oreille attentive à tous les groupes de la soirée et ne surtout pas hésiter à venir crier à leur concert, merci pour eux par avance.
Groupes : Speed Freaks (FR) ; Sons Of Iron Cross (FR) ; The Black Zombie Procession (FR)
Les bienfaits d'un concert de musique qui fait saigner des oreilles sont trop souvent méconnus. Pourtant il suffit de jeter un rapide coup d’œil aux personnes venant s'enfiler des pintes et sauter partout pendant un court moment pour se rendre compte de l'aspect fédérateur de la chose : des petits, des grands, des filles, des garçons, des cheveux longs, des pas de cheveux, du metal, du ponk... ça brasse un max, ça mélange les gens et tu es sûr de rencontrer des gens très intéressants autour d'un verre de jus de pomme. Ouaips, c'est beau. En plus de ça tu as aussi la possibilité de découvrir trouzemilliards de nouveaux groupes à écouter en furetant dans la distro' locale (pro-tip : le gars qui la tient est chauve et connait beaucoup trop de groupes, c'en est indécent), soutenir des groupes en achetant ce qui deviendra ton t-shirt favori et aussi un album que tu t'empresseras de faire rentrer dans ton téléphone pour t'en servir de réveil HARDCORE... oui, les concerts, c'est la vie, et j'oublie encore quantité de petites choses qui te foutent la banane. Mais revenons à la soirée, avec tout ce petit monde qui est venu nombreux pour une bien belle affiche qui promettait beaucoup, et qui n'a clairement pas déçu. Oui, je spoil si je veux mes articles, c'est moi le monsieur chef ici.
Ca commence d'ailleurs à 100 à l'heure sur les motorbike de l'enfer remplies de binouzes des Speed Freaks et leur hard/heavy rock toujours aussi speed et te donnant envie d'enfourcher ta bécane, même quand tu n'en as pas une. On remue très vite de la tête, les moments de bravoure avec solos "tiens-mon-gros-c'est-cadeau-ça-fait-plaisir" sont toujours là et on ne pestera que contre un chant presque inaudible, totalement camouflé par les murs de gratte. Sinon le reste du set (un poil court malheureusement) se passe très bien malgré quelques soucis de la technique vraiment mineurs. Ca balance bien, ça donne toujours envie d'en écouter plus et de se mettre à totalement rattraper son retard sur l'âge d'or du rock bien gras, le seul, le vrai. Big up à l'un des gratteux de Sons Of Iron Cross venu remplacer le bassiste des Speed Freaks, ce fut bien bon.
D'ailleurs c'est eux, les Sons Of Iron Cross, qui enchaînent juste après. J'avais eu un véritable coup de cœur la première fois que je les avais vu il y a plusieurs mois déjà et je trépignais donc comme un gosse de les revoir. Et bah putain, c'est toujours aussi bon ! toujours un stoner lourd, rempli d'influences hard/heavy rock et un chant rock à souhait vraiment bien foutu qui fait beaucoup au charme de l'ensemble. Mais il y a surtout ce groove assez impressionnant, donnant une patate monstre à l'ensemble et nous forçant à remuer nos petits corps frêles sur le dance-floor tout en gueulant pendant les solos épiques au possible. Il y a même une reprise de Motörhead (si je ne dis pas de conneries) intercalée comme ça, hop, c'est cadeau. Les gars sont toujours aussi grands (oui, c'est un détail mais sérieux ça marque) mais ils sont aussi très bons, avec ce batteur se permettant pas mal de petits breaks bien sentis. Un bon gros set bien fourni qui donne furieusement envie de les revoir encore très vite et à vous d'aller très vite leur faire des bisous.
Et puis vient enfin The Black Zombie Procession, qui a pas mal évolué depuis son précédent album sorti il y a... ah oui, 6 ans déjà. Nouvel album, nouveau line-up avec des gars ayant joué dans Hawaii Samouraï, Second Rate, Hellbats (donc en gros du très très haut niveau) et aussi un changement de style assez radical avec un punk/rock teinté de metal qui devient cette fois un PUTAIN DE GROS CROSSOVER à l'ancienne, style D.R.I. et tout autre groupe qu'il est bon d'écouter. Résultat : ça tabasse sec. La batterie est lourde au possible, les guitares crachent les enfers et le chanteur balance un chant typiquement hardcore 80's avec même de la reverb histoire de rappeler l'ambiance film d'horreur à l'ancienne du groupe. C'est carré et lourd au possible, le groove est monstrueux et on se prend mandales sur mandales. Pas de temps mort, durant les 40 minutes de set on va prendre cher. Et le pire c'est qu'on en redemande... c'était puissant. Littéralement. Grosse claque.
Comme d'habitude on fait des gros bisous à l'orga' et à tout le monde de s'être déplacé, ça fait grave plaisir, la salle était bien remplie. On remercie le bar qui commence, mine de rien, à devenir un futur incontournable pour les concerts et je ne peux que vous conseiller de poser une oreille attentive à tous les groupes de la soirée et ne surtout pas hésiter à venir crier à leur concert, merci pour eux par avance.
jeudi 22 mai 2014
Live Report : 21/05/14 @ Rouen
Lieu : Highland's Café
Groupes : Die Hombre! (FR) ; Will Le Panda (FR) ; Noé Talbot (CA) ; Where Is Kebab ? (FR)
Rien ne va plus. Pourtant on avait été prévenu... fort d'une propagande rondement menée sur Facebook (avec même l'aide d'un chat grimé d'une magnifique casquette), le tout nouveau tout beau projet de monsieur Kebab effectuait son premier concert dans la ville de Rouen et on ne pourra pas dire que l'on n'était pas au courant. Si la masse populaire était imprégnée de cette idée et semblait s'y faire, le groupe s'est dit que cela n'était pas assez : il fallait un coup de com' plus grand, plus fort, plus... puissant. "Plus dur, meilleur, plus rapide, plus fort" comme dirai les messieurs avec des casques de robot... c'est donc ainsi que les éléments se sont déchaînés. Littéralement. Une putain de grosse averse débute gentiment dès l'après-midi suivie d'un orage assez brutal, semblant vouloir tout engloutir sur son passage et rendant mon véhicule amphibie pour l'occasion en roulant dans des flaques d'eau de tailles gargantuesques. Une mini fuite envahit même la salle du bar, l'eau des canalisations ayant la bonne idée de se poser pile poil devant la scène, amenant une odeur de pipi/caca délicieuse au possible. Comme quoi il faut être bien motivé parfois pour aller à un concert, on n'imagine pas...
Allez, trêve de blabla sur la météo et parlons du concert en lui-même, principalement acoustique. Ca débute tout gentiment avec Die Hombre! qui se retrouve en duo ce soir, en compagnie du guitariste/chanteur et du bassiste/choeursquifontWooHooWooHoo qui pour le coup joue de la 6 cordes acoustique. Pas de micros, pas d'amplis, juste les morceaux habituels joués sans électrique. Et même si je ne suis pas un grand fan, la bonne humeur des deux gars et le côté "olol c'est comme une répète mais devant un public" fait qu'on passe un moment tout simple, tout sympa. Les gars s'excusent pratiquement tout le temps, on sent le pauvre bassiste recruté presque à l'arrache pour faire la gratte rythmique mais à vrai dire on s'en fout des pains et tout ça, les gars sont juste là pour nous jouer quelques morceaux, même s'ils ne se sont pas vraiment préparés comme ils le disent (et ça s'entend). Un tout petit set, un petit hors-d’œuvre de début de soirée tout cool, qui pourrait donner quelque chose de sympa si les gars travaillaient plus leur trucs (quitte à même incorporer une basse acoustique, ça rendrait bien j'en suis sur), mais on ne va pas leur en vouloir vu qu'il s'agit d'un set improvisé. Mais c'était cool.
Will Le Panda me dit quelque chose quand il arrive tout seul devant nous avec sa guitare acoustique... une sensation de déjà-vu... ah, oui, le chanteur/gratteu de Lunch, voilà, c'est lui. Lunch c'était la bonne surprise, le genre de petit groupe que tu découvres le temps d'un concert tout à fait sympathique. Là c'est la même chose : le type est tout seul et balance à la fois des reprises de Lunch tout comme il joue ses propres compos et on peut dire que c'est tout à fait sympathique. C'est très rythmé, on sent que le gars a l'habitude de composer du punk/rock (ça joue vite) et le chant français colle très bien. On hoche rapidement de la tête en rythme et je ne peux qu'encourager le monsieur à persévérer tant ça rend vraiment bien. Quand en plus j'apprends que c'était son premier concert... c'est cool, ça ne peut que progresser. Une bonne surprise pour un set encore trop court mais vraiment bon.
Noé Talbot est québécois. Limite je pourrai m'arrêter là et vous auriez tout compris : le gars est bourré de talent et forcément trop cool. Il y a de ça, ouais. On est ici beaucoup plus dans la folk, avec des compos mélangeant parfaitement émotion et rythme, rendant le tout absolument délicieux à écouter, surtout avec la voix qui sait se faire à la fois mélodique et à la fois bien rock par moments, le chant en québécois y étant pour beaucoup, avec ce fameux accent et ces mots comme "de la maaaarde" qui font tout le charme du set. En plus il est cool Noé, il nous fait chanter, parle avec nous, nous raconte sa vie, se fait proposer des avances dans un lit en plein set et nous balance des chansons qui accrochent dès la première écoute. Il y a même une reprise de Make Do And Mend, preuve que le monsieur a du goût. Le tout passe trop vite, malgré une bonne dizaine de chansons pour autant de bons moments. Gros coup de cœur pour le coup et une forte envie de le revoir très vite, ouaip.
Vient enfin le tour de Where Is Kebab ? le nouveau projet de Kebab, bassiste de Bûche et aussi un gars qui exerce en acoustique sous le nom de Kebab And This Records. J'avais bien aimé ce dernier projet et trouvé Bûche de plus en plus intéressant en live, donc quand le gars m'a dit que son nouveau projet serait "la même chose que l'acoustique mais avec un groupe", je me suis dis que ça devrait valoir le coup d’œil. En plus les trois gars ont une installation un peu "originale" on va dire avec batterie électronique et tout le son qui sort dans un unique baffle d'environ 1m50. Résultat : le son est assez moche, sans vraiment pouvoir distinguer comme il faut la voix du reste des instruments. Bon après c'est pas bien grave, vu que la plupart des compos dépassent à peine la minute et ne sont là que pour balancer des paroles bien crades sur une rythmique ponk toute bête. Forcément ça ne plaira pas à tout le monde (surtout l'humour) mais l'ambiance déconne est toujours là et c'est parfois bien tripant. Premier concert qui semble un poil fait à l'arrache avec de (très) nombreux pains et peut-être un poil trop de chansons (surtout un medley de "tubes" qui semble tourner en rond),mais ça passe grâce à la bonne humeur des gars et le sentiment de ne pas se prendre au sérieux qui vient te rappeler qu'on est surtout là pour déconner. Après il est peut-être dommage de ne pas plus profiter du matos électronique, en mettant plus de sons débiles et autres trucs chelou... mais bon, c'était un premier jet (terme parfaitement adapté) et ça va forcément bouger avec le temps... à revoir, donc, quand ce sera au point, parce que j'aime bien Kebab moi, na mais oh.
La fin de la soirée arrive assez vite mine de rien et il est déjà temps d'affronter de nouveau la pluie, grande aventure vous l'imaginez bien. Des bisous à l'orga' encore une fois et une petite vidéo de ce mec beaucoup trop talentueux qu'est Noé Talbot :
Groupes : Die Hombre! (FR) ; Will Le Panda (FR) ; Noé Talbot (CA) ; Where Is Kebab ? (FR)
Rien ne va plus. Pourtant on avait été prévenu... fort d'une propagande rondement menée sur Facebook (avec même l'aide d'un chat grimé d'une magnifique casquette), le tout nouveau tout beau projet de monsieur Kebab effectuait son premier concert dans la ville de Rouen et on ne pourra pas dire que l'on n'était pas au courant. Si la masse populaire était imprégnée de cette idée et semblait s'y faire, le groupe s'est dit que cela n'était pas assez : il fallait un coup de com' plus grand, plus fort, plus... puissant. "Plus dur, meilleur, plus rapide, plus fort" comme dirai les messieurs avec des casques de robot... c'est donc ainsi que les éléments se sont déchaînés. Littéralement. Une putain de grosse averse débute gentiment dès l'après-midi suivie d'un orage assez brutal, semblant vouloir tout engloutir sur son passage et rendant mon véhicule amphibie pour l'occasion en roulant dans des flaques d'eau de tailles gargantuesques. Une mini fuite envahit même la salle du bar, l'eau des canalisations ayant la bonne idée de se poser pile poil devant la scène, amenant une odeur de pipi/caca délicieuse au possible. Comme quoi il faut être bien motivé parfois pour aller à un concert, on n'imagine pas...
Allez, trêve de blabla sur la météo et parlons du concert en lui-même, principalement acoustique. Ca débute tout gentiment avec Die Hombre! qui se retrouve en duo ce soir, en compagnie du guitariste/chanteur et du bassiste/choeursquifontWooHooWooHoo qui pour le coup joue de la 6 cordes acoustique. Pas de micros, pas d'amplis, juste les morceaux habituels joués sans électrique. Et même si je ne suis pas un grand fan, la bonne humeur des deux gars et le côté "olol c'est comme une répète mais devant un public" fait qu'on passe un moment tout simple, tout sympa. Les gars s'excusent pratiquement tout le temps, on sent le pauvre bassiste recruté presque à l'arrache pour faire la gratte rythmique mais à vrai dire on s'en fout des pains et tout ça, les gars sont juste là pour nous jouer quelques morceaux, même s'ils ne se sont pas vraiment préparés comme ils le disent (et ça s'entend). Un tout petit set, un petit hors-d’œuvre de début de soirée tout cool, qui pourrait donner quelque chose de sympa si les gars travaillaient plus leur trucs (quitte à même incorporer une basse acoustique, ça rendrait bien j'en suis sur), mais on ne va pas leur en vouloir vu qu'il s'agit d'un set improvisé. Mais c'était cool.
Will Le Panda me dit quelque chose quand il arrive tout seul devant nous avec sa guitare acoustique... une sensation de déjà-vu... ah, oui, le chanteur/gratteu de Lunch, voilà, c'est lui. Lunch c'était la bonne surprise, le genre de petit groupe que tu découvres le temps d'un concert tout à fait sympathique. Là c'est la même chose : le type est tout seul et balance à la fois des reprises de Lunch tout comme il joue ses propres compos et on peut dire que c'est tout à fait sympathique. C'est très rythmé, on sent que le gars a l'habitude de composer du punk/rock (ça joue vite) et le chant français colle très bien. On hoche rapidement de la tête en rythme et je ne peux qu'encourager le monsieur à persévérer tant ça rend vraiment bien. Quand en plus j'apprends que c'était son premier concert... c'est cool, ça ne peut que progresser. Une bonne surprise pour un set encore trop court mais vraiment bon.
Noé Talbot est québécois. Limite je pourrai m'arrêter là et vous auriez tout compris : le gars est bourré de talent et forcément trop cool. Il y a de ça, ouais. On est ici beaucoup plus dans la folk, avec des compos mélangeant parfaitement émotion et rythme, rendant le tout absolument délicieux à écouter, surtout avec la voix qui sait se faire à la fois mélodique et à la fois bien rock par moments, le chant en québécois y étant pour beaucoup, avec ce fameux accent et ces mots comme "de la maaaarde" qui font tout le charme du set. En plus il est cool Noé, il nous fait chanter, parle avec nous, nous raconte sa vie, se fait proposer des avances dans un lit en plein set et nous balance des chansons qui accrochent dès la première écoute. Il y a même une reprise de Make Do And Mend, preuve que le monsieur a du goût. Le tout passe trop vite, malgré une bonne dizaine de chansons pour autant de bons moments. Gros coup de cœur pour le coup et une forte envie de le revoir très vite, ouaip.
Vient enfin le tour de Where Is Kebab ? le nouveau projet de Kebab, bassiste de Bûche et aussi un gars qui exerce en acoustique sous le nom de Kebab And This Records. J'avais bien aimé ce dernier projet et trouvé Bûche de plus en plus intéressant en live, donc quand le gars m'a dit que son nouveau projet serait "la même chose que l'acoustique mais avec un groupe", je me suis dis que ça devrait valoir le coup d’œil. En plus les trois gars ont une installation un peu "originale" on va dire avec batterie électronique et tout le son qui sort dans un unique baffle d'environ 1m50. Résultat : le son est assez moche, sans vraiment pouvoir distinguer comme il faut la voix du reste des instruments. Bon après c'est pas bien grave, vu que la plupart des compos dépassent à peine la minute et ne sont là que pour balancer des paroles bien crades sur une rythmique ponk toute bête. Forcément ça ne plaira pas à tout le monde (surtout l'humour) mais l'ambiance déconne est toujours là et c'est parfois bien tripant. Premier concert qui semble un poil fait à l'arrache avec de (très) nombreux pains et peut-être un poil trop de chansons (surtout un medley de "tubes" qui semble tourner en rond),mais ça passe grâce à la bonne humeur des gars et le sentiment de ne pas se prendre au sérieux qui vient te rappeler qu'on est surtout là pour déconner. Après il est peut-être dommage de ne pas plus profiter du matos électronique, en mettant plus de sons débiles et autres trucs chelou... mais bon, c'était un premier jet (terme parfaitement adapté) et ça va forcément bouger avec le temps... à revoir, donc, quand ce sera au point, parce que j'aime bien Kebab moi, na mais oh.
La fin de la soirée arrive assez vite mine de rien et il est déjà temps d'affronter de nouveau la pluie, grande aventure vous l'imaginez bien. Des bisous à l'orga' encore une fois et une petite vidéo de ce mec beaucoup trop talentueux qu'est Noé Talbot :
vendredi 2 mai 2014
Live Report : 01/05/14 @ Bolbec
Lieu : Val aux grès centre culturel
Groupes : The Fourth Is Bearded (FR) ; Revok (FR) ; Comity (FR) ; Celeste (FR)
Alors que tout espoir d'être surpris me semblait perdu, voilà que la vie me présente un évènement assez inhabituel : aller voir un concert un 1er Mai. Mieux : un concert de la tournée européenne de Revok, Comity et Celeste. Et encore plus hardcore que tout ce que tu peux imaginer : un concert à Bolbec. Même si vous n'êtes pas de la Normandie le nom en lui-même devrait vous donner la puce à l'oreille. Bolbec. Ouais gros. Mais je me moque alors que cette salle située dans un centre culturel est juste excellente : une salle de taille moyenne avec un PUTAIN DE GROS SON DE BATARD. Le matos est assez impressionnant et pour le coup se prête magnifiquement au style de déflagrations sonores que l'on va se prendre en pleine gueule. Donc par avance on fait des bisous à l'Asso6sons pour bouger ses petites fesses pour proposer des soirées comme ça à près d'une heure de Rouen dans un endroit qu'il est bien. La classe.
Début des hostilités avec The Fourth Is Bearded qui nous viennent directement de Le Havre et qui joue un post/hardcore/stoner presque instrumental d'assez bonne facture je dois bien admettre. Malgré un début de set un poil mou malgré de belles nappes de guitares, la tension monte petit à petit (notamment grâce à la puissance du son, merci encore à l'ingé') et le groupe se permet quelques jolies envolées bien tripantes et bien amenées. Particularité : deux basses, l'une faisant "la basse" et une autre plus mélodique, se permettant des accords assez bienvenues. Bon après de là à dire si le fait d'avoir deux basses est indispensable, je ne sais guère... mais perso' j'ai trouvé ça bien amené. Il y a même quelques moments où l'un des bassistes grogne dans le micro, donnant encore plus de patate à l'ensemble. Même s'il manque encore ce "petit quelque chose" en plus, The Fourth Is Bearded maîtrise déjà bien son sujet avec des bien belles mélos et une atmosphère bien pesante et mérite amplement votre écoute si vous êtes un minimum fan du style et que vous appréciez être gentiment balloté le temps d'une chansons de plusieurs minutes. Un bien bon set, miam.
Zouh, enchaînement avec Revok que j'avais déjà eu la chance de voir il n'y a pas si longtemps. D'ailleurs je m'en voulais un peu car j'étais passé complétement à côté de leur set la dernière fois... alors qu'ils méritent beaucoup mieux que ça. Encore une fois le son est bien massif et Revok te balance son hardcore bien noisy, bien sombre, avec un chanteur souvent appuyé d'une pédale à effet pour sa voix, donnant un aspect presque post/hardcore à l'ensemble par moments. Ca balance tranquillement du gros riff bien gras, le tout supporté par une batterie au taquet, le long d'un bon gros set des familles bien foutu. Même si je n'adhère pas totalement au style, force est d'admettre que ça envoie pas mal du pâté et que ça fait le taf comme il faut. En tout cas ça redonne envie de réécouter tout ça avec grande attention en fixant comme un taré sa platine.
Hop hop, place aux tarés de Comity. Présent depuis presque déjà plus de quinze ans (ouais...), Comity n'a de cesse cherché de repousser les limites de sa propre musique, balançant un hardcore chaotique complétement déstructuré, math-core poussé à l'extrême, à la technicité de dingue. Ce soir rien n'a bougé : c'est toujours aussi dingue. Passé quelques soucis techniques (dont une sangle de basse qui refuse de tenir, par plusieurs fois), rien à redire : ce fut putain d'excellent. Les parisiens nous attaquent sans ménagement, enchaînant les parties toutes plus folles les unes que les autres, les plus improbables, sans jamais sembler bordélique ou inutilement technique. C'est juste... fou, notamment grâce à des guitaristes impressionnants et une batterie qui semble en roue libre. Malgré un chant un poil redondant, le set file beaucoup trop vite. Le rouleau compresseur Comity est toujours là et toujours aussi monstrueux. Et ça, ça fait grave plaisir.
Et puis vient le grand final avec Celeste. Et même si vous savez à quoi vous attendre, même si vous savez à l'avance ce que vous allez vous prendre en pleine face, rien ne vous prépare réellement à un live de Celeste. Le son massif de la salle prend là toute son ampleur et dès les lumières éteintes et la fumée envahissant la salle, on sent que c'est la fin. Petite lumière rouge attaché au front, les membres de Celeste ne nous laissent aucune chance d'en réchapper et nous détruisent dès les premières secondes avec leur hardcore/black-metal sombre et violent, nihiliste au possible. Malgré un changement de line-up avec cette fois deux guitares et le chanteur désormais également bassiste, ça tabasse toujours autant et il y a cette fameuse sensation de violence que l'on pourrait presque palper. Aucun répit ne nous sera accordé. Celeste fut monstrueux au possible. Ce n'était pas une surprise mais la claque fut quand même là. Enorme set...
Une bien bonne soirée qui fait plaisir dans un endroit qui, je l'espère, saura encore nous réserver de bien belles dates. C'est tout le mal que je souhaite à l'Asso6sons, de toujours plus nous rendre misérable après des sets aussi violents. Ouais, rien que ça.
Groupes : The Fourth Is Bearded (FR) ; Revok (FR) ; Comity (FR) ; Celeste (FR)
Alors que tout espoir d'être surpris me semblait perdu, voilà que la vie me présente un évènement assez inhabituel : aller voir un concert un 1er Mai. Mieux : un concert de la tournée européenne de Revok, Comity et Celeste. Et encore plus hardcore que tout ce que tu peux imaginer : un concert à Bolbec. Même si vous n'êtes pas de la Normandie le nom en lui-même devrait vous donner la puce à l'oreille. Bolbec. Ouais gros. Mais je me moque alors que cette salle située dans un centre culturel est juste excellente : une salle de taille moyenne avec un PUTAIN DE GROS SON DE BATARD. Le matos est assez impressionnant et pour le coup se prête magnifiquement au style de déflagrations sonores que l'on va se prendre en pleine gueule. Donc par avance on fait des bisous à l'Asso6sons pour bouger ses petites fesses pour proposer des soirées comme ça à près d'une heure de Rouen dans un endroit qu'il est bien. La classe.
Début des hostilités avec The Fourth Is Bearded qui nous viennent directement de Le Havre et qui joue un post/hardcore/stoner presque instrumental d'assez bonne facture je dois bien admettre. Malgré un début de set un poil mou malgré de belles nappes de guitares, la tension monte petit à petit (notamment grâce à la puissance du son, merci encore à l'ingé') et le groupe se permet quelques jolies envolées bien tripantes et bien amenées. Particularité : deux basses, l'une faisant "la basse" et une autre plus mélodique, se permettant des accords assez bienvenues. Bon après de là à dire si le fait d'avoir deux basses est indispensable, je ne sais guère... mais perso' j'ai trouvé ça bien amené. Il y a même quelques moments où l'un des bassistes grogne dans le micro, donnant encore plus de patate à l'ensemble. Même s'il manque encore ce "petit quelque chose" en plus, The Fourth Is Bearded maîtrise déjà bien son sujet avec des bien belles mélos et une atmosphère bien pesante et mérite amplement votre écoute si vous êtes un minimum fan du style et que vous appréciez être gentiment balloté le temps d'une chansons de plusieurs minutes. Un bien bon set, miam.
Zouh, enchaînement avec Revok que j'avais déjà eu la chance de voir il n'y a pas si longtemps. D'ailleurs je m'en voulais un peu car j'étais passé complétement à côté de leur set la dernière fois... alors qu'ils méritent beaucoup mieux que ça. Encore une fois le son est bien massif et Revok te balance son hardcore bien noisy, bien sombre, avec un chanteur souvent appuyé d'une pédale à effet pour sa voix, donnant un aspect presque post/hardcore à l'ensemble par moments. Ca balance tranquillement du gros riff bien gras, le tout supporté par une batterie au taquet, le long d'un bon gros set des familles bien foutu. Même si je n'adhère pas totalement au style, force est d'admettre que ça envoie pas mal du pâté et que ça fait le taf comme il faut. En tout cas ça redonne envie de réécouter tout ça avec grande attention en fixant comme un taré sa platine.
Hop hop, place aux tarés de Comity. Présent depuis presque déjà plus de quinze ans (ouais...), Comity n'a de cesse cherché de repousser les limites de sa propre musique, balançant un hardcore chaotique complétement déstructuré, math-core poussé à l'extrême, à la technicité de dingue. Ce soir rien n'a bougé : c'est toujours aussi dingue. Passé quelques soucis techniques (dont une sangle de basse qui refuse de tenir, par plusieurs fois), rien à redire : ce fut putain d'excellent. Les parisiens nous attaquent sans ménagement, enchaînant les parties toutes plus folles les unes que les autres, les plus improbables, sans jamais sembler bordélique ou inutilement technique. C'est juste... fou, notamment grâce à des guitaristes impressionnants et une batterie qui semble en roue libre. Malgré un chant un poil redondant, le set file beaucoup trop vite. Le rouleau compresseur Comity est toujours là et toujours aussi monstrueux. Et ça, ça fait grave plaisir.
Et puis vient le grand final avec Celeste. Et même si vous savez à quoi vous attendre, même si vous savez à l'avance ce que vous allez vous prendre en pleine face, rien ne vous prépare réellement à un live de Celeste. Le son massif de la salle prend là toute son ampleur et dès les lumières éteintes et la fumée envahissant la salle, on sent que c'est la fin. Petite lumière rouge attaché au front, les membres de Celeste ne nous laissent aucune chance d'en réchapper et nous détruisent dès les premières secondes avec leur hardcore/black-metal sombre et violent, nihiliste au possible. Malgré un changement de line-up avec cette fois deux guitares et le chanteur désormais également bassiste, ça tabasse toujours autant et il y a cette fameuse sensation de violence que l'on pourrait presque palper. Aucun répit ne nous sera accordé. Celeste fut monstrueux au possible. Ce n'était pas une surprise mais la claque fut quand même là. Enorme set...
Une bien bonne soirée qui fait plaisir dans un endroit qui, je l'espère, saura encore nous réserver de bien belles dates. C'est tout le mal que je souhaite à l'Asso6sons, de toujours plus nous rendre misérable après des sets aussi violents. Ouais, rien que ça.
vendredi 25 avril 2014
Live Report : 24/04/14 @ Rouen
Lieu : le 106
Groupes : Dub Trio (USA) ; Jello Biafra & The Guantanamo School of Medicine (USA)
24 euros. Je ne parle d'habitude jamais des prix des places mais, purée, 24 euros pour deux groupes, aussi bon soient-ils, ça pique... alors certes, les conditions sont toujours aussi idéales au 106 et on peut toujours aller se faire plaisir au bar (même si il n'y a toujours rien de végé à manger, snif), mais bordel... ça ne me paraît pas non plus incroyablement cher mais payer autant pour un concert ayant comme tête d'affiche l'un des papas du mouvement hardcore et contestataire, ça fait toujours un peu bizarre... m'enfin bref, rien de grave. D'ailleurs je suis bien content d'être là ce soir, surtout que je viens un peu en touriste pour le coup.
Car Dub Trio, qui commence tout juste son set dans la grande salle, et bien, je ne connaissais pas. Si si, c'est possible, c'est même tout à fait concevable qu'un groupe mondialement connu et reconnu depuis plus de 10 ans soit un inconnu pour moi. Alors c'est quoi donc Dub Trio ? et bien un... trio, oui, bravo, qui joue du... dub, ouais, putain vous êtes en forme ! oui du dub mais pas que, disons plutôt qu'il s'agit de la "base" de leur musique, qui va piocher un peu partout, du metal au jazz en passant par... bah tout le reste en fait. Entièrement instrumental, le groupe balance des compos au rythme souvent soutenu, changeant parfois d'ambiance en plein milieu pour ensuite mieux revenir à la structure de base du morceau. Pas du math-core pour autant mais certains passages s'en rapprochent. Et il faut dire qu'on prend un pied monstrueux à écouter tout ça, tant les gars ont une technique impressionnante et ne tombent pas dans la branlette inutile, livrant un set impeccable, avec une ambiance nappée d'effets sonores dans tous les sens (les gars ont d'ailleurs une quantité impressionnante de pédales à effets et autres gadgets). Malgré le fait que j'ai toujours un peu de mal quand c'est entièrement instrumental, je dois bien admettre que ce fut parfait comme tout. Ouais, rien que ça.
Et puis après une petite demi-heure d'attente les Guantanamo School Of Medicine arrivent sur scène, font chauffer leurs instruments et balance la sauce pile poil au moment où tonton Jello Biafra débarque sur scène, habillé d'une sorte de costume de monsieur Loyal du cirque, armé d'une grande canne blanche et commençant déjà à faire le show. Parce que bon, on parle de monsieur Jello Biafra les enfants, ancien chanteur des Dead Kennedys et personnage ô combien charismatique et engagé, véritable show-man aux multiples talents (foncez écouter ses spoken words si vous voulez vous prendre une bonne claque). Je ne vais pas refaire tout son historique mais sachez juste que le gars, âgé de 55 ans maintenant, est toujours autant au taquet et s'amuse toujours autant à mimer les paroles de ses chansons, créant presque un personnage différent par chanson... c'est assez dur à décrire par écrit, il faut le voir pour bien comprendre à quel point le gars semble posséder sur scène et fait preuve d'un grand talent. Et cette voix... ouais, toujours la même voix de crowner fou, semblant hors de contrôle et au timbre inimitable. Et donc, avec ses potos de The GSM sur scène, ils envoient un bon gros punk/rock qui ressemble beaucoup à... Dead Kennedys, tiens, c'est étonnant, avec un côté plus rock, plus "grandiloquent", moins hardcore, donnant corps à toute la démesure de leur chanteur fou. Même si j'ai un peu l'impression que toutes leurs compos se ressemblent beaucoup, ça envoie quand même sacrément du pâté vegan, avec même des discours de Biafra entre les chansons ô combien intéressant mais qui te rappellent la dur réalité que tu es à Rouen : la plupart des gens devant la scène sont raides bourrés (punk's not dead gros, surtout le pack de Kro) et s'amusent à gueuler et crier quand le monsieur dis "FUCK !" alors que c'est juste ultra intéressant ce qu'il dit... surtout ce moment un peu chelou où il nous parle du gaz de schiste, de tout son aspect néfaste et du fait qu'il faut qu'on se soulève pour empêcher son utilisation, et qu'en même temps des gens lui balancent des "TA GUEUUUUULEEEE ! TON PAYS C'EST DE LA MERDEEEE !" tout en lui balançant un peu d'eau. Ouais les gars, bravo, vous avez tout compris encore une fois. Rien qui ne va empêcher pour autant à Jello de s'offrir des bains de foule en slamant tranquilou, surtout durant les reprises de Dead Kennedys qui balancent pas mal l'apocalypse (bim "Nazy Punks Fuck Off", kikou "California Über Alles", joie de "Kill The Poor" et encore d'autres...). Pendant plus d'une heure le groupe nous fait un véritable show, dans le bon sens du terme. Et après deux rappels, le groupe s'en va définitivement de la scène, laissant tout le monde avec une grande banane sur le visage. Ce fut bien bon et très instructif, merci messieurs.
Déjà la fin de la soirée alors qu'il est à peine 23h passées, heure à laquelle on est plutôt habité que les concerts débutent. Il faut quand même saluer la grosse performance de Jello Biafra qui, il faut l'avouer, s'il n'avait pas été là aurait été une simple soirée, et aussi faire des câlins au Dub Trio qui méritent en effet tout le bien dont on a pu me dire d'eux.
dimanche 20 avril 2014
Live Report : 18/04/14 @ Rouen
Lieu : Highland's Café
Groupes : Nowhere Lads (FR) ; Crossing The Rubicon (FR) ; Hogwash (FR) ; un mec qui mix du metalcore
Vendredi soir et début des vacances pour ma part. La fatigue est encore présente et à peine le temps d'une micro sieste et d'une petite partie sur l'ordi' tout en mattant les news qu'il est déjà l'heure d'aller sur Rouen pour aller écouter des gens faire beaucoup de bruit avec leurs instruments. En tout cas l'affiche donne bien envie, avec deux valeurs sûres en live et un petit nouveau en première partie qui ne demande que notre écoute. Hop hop, la pinte qu'il faut bien est déjà dans ma main et dans l'autre un bon petit burger vegan, je peux foncer tranquillou dans la salle du bar.
C'est donc Nowhere Lads qui débute ce qui est apparemment leur second concert. Quatre gars avec chacun un t-shirt représentant la trogne d'un animal cro meugnon en gros plan, bon point, les gars ont déjà gagné beaucoup dans mon cœur avec ça. Tout plein de matos pour les grattes, c'est assez impressionnant. Et puis ça joue... et là, je suis un peu embêté, je ne sais pas trop comment en parler : Nowhere Lads joue des reprises de groupes de pop/rock que je n'écoute pas du tout. Alors ça joue bien, les gars sont doués et le chant est bien travaillé et tout. Il y a même des changements de place entre les membres avec échange des instruments et les mecs se débrouillent tous très bien. Mais c'est dommage qu'il n'y ait pas de compos originales (ou alors je n'ai pas fait gaffe du tout) car les gars ont l'air doué et pourrait sortir des trucs bien sympa. Donc tout ce que je peux dire est que ça a bien joué, ouaip, mais que des trucs que je connaissais pas, imposant un moment de solitude assez troublant alors que tout le monde autour de moi connaissait les chansons. Promis quand les gars joueront leurs propres chansons j'en reparle, ça sera bien cool.
Vient ensuite mes chouchous trop souvent oublié de Crossing The Rubicon, tout simplement l'un des meilleurs représentant du bon gros punk'n roll/hardcore/stoner depuis pas mal d'années maintenant, véritable monstre live. Et ça ne loupe pas, dès le début du set on a l'impression d'enfourcher une bécane direction l'enfer, blindé de bon gros riffs bien gras et de passages au groove monstrueux. Ca tabasse pas mal, malgré un chant que l'on a du mal parfois à entendre, snif. Il y a toujours leur bassiste aussi monstrueux, avec un batteur fou (qui sera fortement remercier à base de "MERCI BATTEUR !!!" hurlé par un gars du public ayant probablement explosé son compteur de pinte) plutôt bluffant aussi et un gratteux ne tenant pas en place. Ca envoie tellement du bon gros pâté que les gens commencent à bien bouger, tellement qu'après un choc humain-mur (sans bobo) un bon gros trou apparaît dans le mur en contreplaqué, mettant un peu tout le monde sur le cul. Le chanteur n'en revient tellement pas qu'il balance des "CASSER DES MURS !!!" qui deviendra, sans le savoir, l'hymne de la soirée (de façon purement symbolique, hein, ne paniquez pas). Sinon à part ça on en a eu pour plus de 40 minutes d'apocalypse rock, c'était très bon, merci les gars. Grosse claque.
Et puis même que pour finir la soirée, et bien on retourne dans les années 90 avec Hogwash. Presque 12 ans d'activité, toujours le même line-up et une reconnaissance acquise dans la scène punk-rock mélo'. Respect. Le set commence un peu timidement malgré les effort du guitariste/chanteur à motiver les quelques gens présents mais ça va bien vite changer quand la salle commencera à tout doucement bien se remplir et que les gars de Crossing viennent supporter leurs potos en hurlant des magnifiques "CASSER DES MURS !!" dans les micros. Hogwash joue vite, Hogwash joue bien et balance tube sur tube, avec le sourire et avec toujours le sentiment d'entendre du bon gros punk mélo' américain des années 90. Le groupe est toujours aussi à l'aise et ça commence encore une fois à bien bouger dans la salle. Et puis vient le moment d'une reprise de Nirvana... et là ça devient juste la folie, avec des gens au taquet sautant partout et une ambiance de dingue avec tout le monde ayant la banane. Cette ambiance ne va pas faiblir, jusqu'à un final en apothéose où le groupe improvise deux-trois riffs pour permettre au chanteur de Crossing de venir gueuler, je vous laisse devenir, "CASSER DES MURS !!" avec l'aide du public (pas de panique, aucun autre mur n'a été attaqué, vous pouvez souffler), jusqu'à le riff de "Dammit" de Blink-182 lancé à la base "pour rigoler" par l'un des gratteux, qui va finalement déboucher sur une ultime reprise, nous achevant tous. A peine le set est terminé que le monsieur qui mix après balance du GROS SON TAVU à base de corde à vide, ce qui tranche un poil avec la musique d'avant mais c'est pas grave : Hogwash, tu étais bien bon ce soir, merci encore à toi. Tu seras toujours le bienvenu.
Je m'échappe un peu des gens un peu chelou qui commencent à danser sur du metalcore assez... disons... metalcore quoi (on sent presque les mèches à travers les enceintes) balancé par le monsieur derrière son ordi et doit malheureusement m'enfuir assez vite. Une très bonne soirée, avec de bien bons sets et une super ambiance. D'ailleurs, si vous croisez ces groupes, faites leurs des bisous, ces gars sont vraiment adorables, en plus ils sont talentueux. Et achetez leur merch' siouplaît, merci pour eux !
Cadeau : des photos floues
Groupes : Nowhere Lads (FR) ; Crossing The Rubicon (FR) ; Hogwash (FR) ; un mec qui mix du metalcore
Vendredi soir et début des vacances pour ma part. La fatigue est encore présente et à peine le temps d'une micro sieste et d'une petite partie sur l'ordi' tout en mattant les news qu'il est déjà l'heure d'aller sur Rouen pour aller écouter des gens faire beaucoup de bruit avec leurs instruments. En tout cas l'affiche donne bien envie, avec deux valeurs sûres en live et un petit nouveau en première partie qui ne demande que notre écoute. Hop hop, la pinte qu'il faut bien est déjà dans ma main et dans l'autre un bon petit burger vegan, je peux foncer tranquillou dans la salle du bar.
C'est donc Nowhere Lads qui débute ce qui est apparemment leur second concert. Quatre gars avec chacun un t-shirt représentant la trogne d'un animal cro meugnon en gros plan, bon point, les gars ont déjà gagné beaucoup dans mon cœur avec ça. Tout plein de matos pour les grattes, c'est assez impressionnant. Et puis ça joue... et là, je suis un peu embêté, je ne sais pas trop comment en parler : Nowhere Lads joue des reprises de groupes de pop/rock que je n'écoute pas du tout. Alors ça joue bien, les gars sont doués et le chant est bien travaillé et tout. Il y a même des changements de place entre les membres avec échange des instruments et les mecs se débrouillent tous très bien. Mais c'est dommage qu'il n'y ait pas de compos originales (ou alors je n'ai pas fait gaffe du tout) car les gars ont l'air doué et pourrait sortir des trucs bien sympa. Donc tout ce que je peux dire est que ça a bien joué, ouaip, mais que des trucs que je connaissais pas, imposant un moment de solitude assez troublant alors que tout le monde autour de moi connaissait les chansons. Promis quand les gars joueront leurs propres chansons j'en reparle, ça sera bien cool.
Vient ensuite mes chouchous trop souvent oublié de Crossing The Rubicon, tout simplement l'un des meilleurs représentant du bon gros punk'n roll/hardcore/stoner depuis pas mal d'années maintenant, véritable monstre live. Et ça ne loupe pas, dès le début du set on a l'impression d'enfourcher une bécane direction l'enfer, blindé de bon gros riffs bien gras et de passages au groove monstrueux. Ca tabasse pas mal, malgré un chant que l'on a du mal parfois à entendre, snif. Il y a toujours leur bassiste aussi monstrueux, avec un batteur fou (qui sera fortement remercier à base de "MERCI BATTEUR !!!" hurlé par un gars du public ayant probablement explosé son compteur de pinte) plutôt bluffant aussi et un gratteux ne tenant pas en place. Ca envoie tellement du bon gros pâté que les gens commencent à bien bouger, tellement qu'après un choc humain-mur (sans bobo) un bon gros trou apparaît dans le mur en contreplaqué, mettant un peu tout le monde sur le cul. Le chanteur n'en revient tellement pas qu'il balance des "CASSER DES MURS !!!" qui deviendra, sans le savoir, l'hymne de la soirée (de façon purement symbolique, hein, ne paniquez pas). Sinon à part ça on en a eu pour plus de 40 minutes d'apocalypse rock, c'était très bon, merci les gars. Grosse claque.
Et puis même que pour finir la soirée, et bien on retourne dans les années 90 avec Hogwash. Presque 12 ans d'activité, toujours le même line-up et une reconnaissance acquise dans la scène punk-rock mélo'. Respect. Le set commence un peu timidement malgré les effort du guitariste/chanteur à motiver les quelques gens présents mais ça va bien vite changer quand la salle commencera à tout doucement bien se remplir et que les gars de Crossing viennent supporter leurs potos en hurlant des magnifiques "CASSER DES MURS !!" dans les micros. Hogwash joue vite, Hogwash joue bien et balance tube sur tube, avec le sourire et avec toujours le sentiment d'entendre du bon gros punk mélo' américain des années 90. Le groupe est toujours aussi à l'aise et ça commence encore une fois à bien bouger dans la salle. Et puis vient le moment d'une reprise de Nirvana... et là ça devient juste la folie, avec des gens au taquet sautant partout et une ambiance de dingue avec tout le monde ayant la banane. Cette ambiance ne va pas faiblir, jusqu'à un final en apothéose où le groupe improvise deux-trois riffs pour permettre au chanteur de Crossing de venir gueuler, je vous laisse devenir, "CASSER DES MURS !!" avec l'aide du public (pas de panique, aucun autre mur n'a été attaqué, vous pouvez souffler), jusqu'à le riff de "Dammit" de Blink-182 lancé à la base "pour rigoler" par l'un des gratteux, qui va finalement déboucher sur une ultime reprise, nous achevant tous. A peine le set est terminé que le monsieur qui mix après balance du GROS SON TAVU à base de corde à vide, ce qui tranche un poil avec la musique d'avant mais c'est pas grave : Hogwash, tu étais bien bon ce soir, merci encore à toi. Tu seras toujours le bienvenu.
Je m'échappe un peu des gens un peu chelou qui commencent à danser sur du metalcore assez... disons... metalcore quoi (on sent presque les mèches à travers les enceintes) balancé par le monsieur derrière son ordi et doit malheureusement m'enfuir assez vite. Une très bonne soirée, avec de bien bons sets et une super ambiance. D'ailleurs, si vous croisez ces groupes, faites leurs des bisous, ces gars sont vraiment adorables, en plus ils sont talentueux. Et achetez leur merch' siouplaît, merci pour eux !
Cadeau : des photos floues
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