samedi 31 janvier 2009

Walkyrie (2009)


J'avoue que si l'histoire de ce film m'intriguait, et traite d'un fait historique trop peu cité qui m'intéresse, je n'étais pas forcément partant pour allez voir ce film. J'avais tout simplement peur de voir un film à grand spectacle, qui profite de cette histoire pour faire apparaître Tom Cruise en sauveur de l'humanité (tout comme ses pensées envers les extra terrestres semblent vouloir la même chose). Mais j'ai vraiment eu tort. Et c'est une très belle leçon de cinéma qu'est Walkyrie.

Pendant la seconde guerre mondiale, plusieurs tentatives pour tuer Adolf Hitler échouent. Cependant, des hauts gradés décident de monter un complot pour un renversement total du pouvoir après l'assassinat du führer. Ils recherchent des soutiens, et le colonel Stauffenberg (Tom Cruise) décide de les rejoindre.

Si on connaît forcément la fin de l'histoire (n'hésitez pas à vous documenter), le film n'en ai pas moins passionnant, notamment grâce à une mise en scène très soignée (très académique, mais très réussie) et qui évite de tomber dans le grand spectacle grâce à sa sobriété. Aussi, le jeu des acteurs est également très sobre, et jamais on ne tombe dans la surenchère, le gros défaut de la plupart des films de guerre Hollywoodiens. Je mettrais de côté tout ce que l'on peut dire à propos de Tom Cruise au niveau personnel, mais même s'il ne livre pas une performance incroyable, il joue juste et bien, tout comme le reste des acteurs. Il faut aussi souligner l'acteur qui joue Hitler, qui évite également la surenchère. Enfin, le scénario est très réussi, et l'histoire se laisse suivre sans soucis. Plus que la tentative d'attentat en elle-même, on suit comment elle a été préparée, et surtout l'organisation d'un coup d'Etat, certes de façon très brève, mais de façon très réussie.

On a vraiment l'impression que le réalisateur (le même que celui de The Usual Suspects, une référence absolue pour moi) a fait très attention à chaque détail, et que ce film est un réel hommage à tout ceux qui ont décidé d'être contre le pouvoir en place. La résistance allemande n'est que trop peu citée, y compris dans les livres d'histoire, alors qu'elle a été très active, et comme le montre ce film, y compris au niveau de l'armée elle-même. C'est vraiment une bonne chose que ces faits soient décrit par un film de cette qualité, qui certes ne remplacera jamais un documentaire, mais qui, je le rappelle, en évitant toute forme de surenchère, rappelle que la résistance allemande a bien existé.

Un très bon film historique, qui évite les longueurs, malgré l'omniprésence de dialogues, et qui rappelle un véritable fait historique qui aurait pu totalement changer la face du monde que nous connaissons.

Liens du week-end

Album du week-end : Agnostic Front - Warriors : dernier album en date des parrains du NYHC, une bonne surprise, pour un album sans surprise mais très efficace.
Jeu flash du week-end : Grow Tower : le tout nouveau jeu de la saga "Grow"
Le groupe du week-end : A.I.D : hardcore/punk mélodique espagnole, avec leur album en téléchargement gratuit depuis leur myspace.
Le clip du week-end : Strung Out - Calling


vendredi 30 janvier 2009

It's a cover song


En ce jour glaciale qui mêle la goutte au nez, le maniement de la raclette pour retirer la pellicule de glace (d'environ 30 cm) des vitres de la tuture (qui fait vroum vroum, je le rappelle) et les mains gelées dans un amphi qui ne l'est pas moins, on va ouvrir une nouvelle thématique sur ce blog : les cover songs.

"MAIS C'EST QUOI CA ?" vous vous demandez sûrement dans une colère que j'exagère sûrement beaucoup (quoique, après avoir vu ça, on imagine tout).

Alors, une cover song (prenez bien l'accent anglais pour le dire, "koveur songue", vous aurez du succès dans les soirées de l'ambassadeur), c'est tout simplement une reprise d'une chanson par un autre groupe. Ouai, une reprise tout simplement, vous allez me dire.

Mais pour moi, une vraie cover song, c'est quand un artiste reprend une chanson et ne se contente pas de la recopier, et la refait à sa manière (si possible, dans un registre vraiment différent, genre une chanson de Carlos reprise en mode death metal). Et aussi parce que le terme en anglais claque de trop (phrase à ressortir pour vos soirées saturday night à faire chauffer le dance floor).

Aujourd'hui, on va commencer avec une chanson du groupe NoFX : Linoleum (sorti sur leur album Punk In Drublic, un monument du punk moderne). Outre le fait que ce soit une des meilleures chansons de NoFX (sûrement l'un des groupes les plus influent de la scène punk/hardcore), c'est également celle qui a été le plus repris, par énormément de groupe, chose que je ne savais vraiment pas. Je met donc une petite sélection :

L'original :



Par Shai Hulud :



Puis mes deux préférées : d'abord par Bad Astronaut (magnifique)



Et par Streetlight Manifesto (excellente reprise ska)

jeudi 29 janvier 2009

Now it's time to hit the street

Grève générale le 29 Janvier 2009.
Mouvement très suivi partout en France.
Tous les secteurs sont touchés, et tous les mouvements syndicaux sont mobilisés.
"Quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit"
Pour plus d'infos, ne pas regarder TF1.
Plus de 30 000 personnes (et un jouet) dans les rues de Rouen.

mercredi 28 janvier 2009

Hmmm my ding ding dong



Les joies du RPG à la japonaise... ils ont vraiment un esprit bizarre ces concepteurs japonais... un plombier qui se shoote aux champignons, un hérisson bleu supersonique (animal connu pour sa vitesse), les hentaïs et autres jeux pornos (avec attaques de poils pubiens et masturbation pour activer le pouvoir ancestral, la classe)...
Même quand ils essayent de faire un jeu "normal", il faut toujours qu'il y ait une scène où toutes les interprétations sont possibles...
Je vous laisse le plaisir d'interpréter comme vous le voudrez cette vidéo. Personnellement, je pense qu'il lui enfile effectivement quelques chose dans le corps, mais je ne sais toujours pas par où, ni quel est cette objet (une courgette, un chaton ?). Et puis, je préfère réfléchir à d'autres choses (pourquoi Lorie en ce moment).

Team America World Police (2005)


Vous prenez les deux têtes pensantes de la (mythique) série South Park. Vous les laissez aller jusqu'au bout de leurs délires, et ils vous donnent Team America.

Faire un dessin animé ? Déjà fait avec South Park.
Un film avec de vrais acteurs ? Trey Parker (l'un des deux créateurs) l'a déjà fait avec Captain Orgazmo, et il hait les acteurs.

Comment être original alors ? Faire un film avec des marionnettes. Et pas quelque chose de sublime comme Les Noces Funèbres, non non. Autant aller jusqu'au bout, et filmer des marionnettes, certes très réussies et qui permettent de nombreuses manipulations, mais en laissant de manière bien apparente les fils qui les animent.

Et en partant de ce matériel de base, on obtient un film complètement stupide, avec un humour ultra pipi/caca et vulgaire, de la violence, du sexe (la première scène de sexe avec des marionnettes, un traumatisme pour moi), et des dialogues crus.

Le scénario se moque ouvertement des blockbusters américains : un brillant acteur devient le seul espoir pour sauver le monde, en intégrant la Team America, une équipe de super soldats américains qui combattent le terrorisme, avec le maximum de dommages collatéraux possible. Mais mieux encore, le film hésite pas non plus à se moquer du cinéma en général, et surtout des acteurs. Une attaque certes facile, mais qui fait vraiment plaisir à voir.

Rien que le nom dénonce également les iouéssai : une équipe qui veut propager la paix dans le monde grâce à la guerre, des chants patriotiques pour motiver la Team America... le message est très clair, et impossible de ne pas se marrer.

Des marionnettes, un humour ultra efficace (à réserver aux fans de South Park, amateur du bon goût, passez votre chemin), une musique énorme (A montaaaaaaaage, Everyone has AIDS), des répliques cultes... un énorme délire, à consommer sans modération.

La fiche du film sur Allo Cine

Un petit extrait pour vous donnez un peu le ton du film, ainsi que sa mythique musique :



mardi 27 janvier 2009

Minute papillon !


Après les galettes, on va revenir sur l'alimentation de base de Peter : la pizza.

Comme ses représentants les sénateurs, Peter est très fainéant (waaaaaa le discours engagé). Alors forcément, le surgelé est son ami. Mais il ne faut pas cracher sur cette méthode de conservation injustement critiqué : d'énormes progrès ont été fait depuis quelques années, et on peut facilement trouver des pizzas aussi bonnes que dans des pizzerias bas de gamme (avec la pizza qui dégouline de partout, et un poil de Roberto le pizzaiolo en supplément) pour un prix forcément moindre (compter quand même dans les 6€ la pizza pour une personne, même si c'est possible de la partager avec un pauvre, soyons fou).

Maintenant, on va parler du haut de gamme : la pizza à emporter. Pour un rapport qualité/prix indéniable (une pizza achetée = une offerte), on a droit à un produit de qualité (dans les bonnes pizzerias bien entendu, avec la pizza qui ne dégouline pas et un supplément gruyère gargantuesque). Mais le seul souci est de se déplacer pour profiter de la réduction : on prend la tuture (ou le vélo pour les hippies), et on essaye de ne pas cramer la banquette avec les pizzas encore chaudes (si possible) et de ne pas la salir non plus, surtout si vous organisez des raves party underground avec les albums des Musclés et des Minikeums dans votre Fiat Panda (avec boomers à l'arrière).

Et enfin le très très haut de gamme : la pizzeria/restaurant. Et là, le must reste les enseignes comme Pizza Hut et Pizza Paï (la pizza d'1 mètre à volonté, tout simplement monstrueux, presque autant que le visage de Cher aujourd'hui), ou alors le bon restaurant italien, avec le bon petit rosé qui va avec (ou la Kronembourg pour se la péter devant les gonzesses, en décapsulant la bouteille avec son bide), et un dessert aussi calorique si possible (le banana split marche très bien).

Après ces conseils que vous connaissiez sûrement déjà (et c'est bien), Peter doit vous laissez, il doit essayer de se faire une pizza maison, avec banane et nutella, à base de crème caramel. Ou comment choper le diabète en un repas.
Quel con ce Peter...

Yeah I don't mind

There's something with the way you walk
There's
something there that lights
A spark inside of me

And it makes me want to sing
Makes me forget
everything
There's something there inside your
eyes
Lets me know you'd never lie
You fill me
up and I know what you need
Do you know what you
mean to me?

Well I watch you sleep sometimes
And it feels
like the first time
And you're always on my mind

Everyday is like the first day

And I talk to you sometimes
Even though you never
talk back
And I buy you things sometimes 'cause I don't
mind

There's something strange, I can't get mad

Even when you're being bad just look at me, and

I forget everything

I try but I can't be mean

You sit by me and I scratch your back

You lick my hands then I get a rash, but that's
okay
Because we, we are a team

You make a mess and then I clean


Well I watch you sleep sometimes
And it feels
like the first time
And you're always on my mind

Everyday is like the first day

And I talk to you sometimes
Even though you never
talk back
And I buy you things sometimes 'cause I don't
mind

There's something with the way you act

Makes me laugh when you chase the cats

You chase 'em around

And when it's close to feeding time, you stare at
me and whine
You won't lay down, you'll hardly sit

I give you a bath when you smell like shit

But you don't mind

And we go out every now and then

And when you're done then we come back in


Well I watch you sleep sometimes
And it feels
like the first time
And you're always on my mind

Everyday is like the first day

And I talk to you sometimes
Even though you never
talk back
And I buy you things sometimes 'cause I don't
mind
Yeah I don't mind

Yeah I don't mind

The Suicide Machines - Sometimes I Don't Mind



lundi 26 janvier 2009

La vidéo du lundi



Ah vi, lvl up aujourd'hui =DDD

dimanche 25 janvier 2009

Luke, viens voir papa

C'est une parodie qui existe depuis pas mal d'années, mais comme je l'ai retrouvé il y a pas très longtemps, et que cela me fait toujours marrer, autant la faire partager.







Il en existe énormément d'autres, je vous laisse la joie de les rechercher sur la toile (google est votre ami).
Autant continuer sur les parodies Gueguerres dans les nétoiles :




Ah oui, aussi, comme d'hab, Star Wars, ça déchire sa méga race intergalactique (joke) !

samedi 24 janvier 2009

Live Report : 23/01/2009 @ Rouen


(None Shall Be Saved ayant annulé, c'est Hatred Down qui les ont remplacé)

Lieu : Rouen, Le Bateau Ivre
Groupes : Scalp' Hell ; Hatred Down ; Primal Age ; 8 Control

Ce soir, c'est parti pour trois groupes de hardcore/metal et un de death metal. Même si on regrette l'absence de None Shall Be Saved (pour des problèmes internes de line up, en éspérant que cela s'arrange), le public répond présent ce soir, et c'est une bonne cinquantaine de personnes qui remplissent le bar.
Autant vous prévenir tout de suite, ce live report risque d'être bien rapide, non pas que les groupes étaient mauvais (loin de là), mais tout simplement parce que je ne pense pas qu'il faut des lignes et des lignes de textes pour décrire du hardcore/metal.

On commence donc direct avec Scalp' Hell et son death metal limite grind, à la Napalm Death. Autant dire de l'efficace, du lourd, avec cris gutturaux, des riffs supersoniques, très peu de solos et des cheveux longs. C'est typiquement ce que j'ai du mal à écouter en cd, mais qui passe très bien en concert. Première baffe dans ta gueule pour bien commencer la soirée.

Ensuite, c'est parti pour trois groupes de hardcore/metal. Les premiers sont Hatred Down, avec un chanteur qui passe de l'aiguë au grave sans difficulté, ce qui permet de diversifier les compos, et alterner les passages rapides avec des passages purement dédiés au moshing (dont certaines personnes du public semblent heureuse de sortir leur Karate Dance Style et leur HxC touch). Rien d'original, mais ce n'est pas vraiment ce que l'on demande au groupe, qui nous sort sa musique de façon efficace. Après la baffe, le coup de boule.

Hop, vient ensuite Primal Age. Deuxième fois que je les vois depuis leur première partie de Black Bomb A il y a plus d'un an. Je n'avais pas vraiment de souvenir précis, juste que c'était un groupe à la limite du death metal, avec un son vraiment très lourd, et un chanteur très charismatique, et qui n'hésite pas à parler des causes qu'il défend, comme le Straight Edge, la protection des animaux... 30 minutes de pur hardcore metal. Combo Guy Carlier + Carlos dans ta face.

Et on finit avec les Toulousains de 8 Control. Et là, le son est encore plus lourd. Après une intro ratée (un des guitaristes pète une corde), et au milieu du set le batteur qui explose carrément sa caisse claire, le groupe nous sert ce qui aura sûrement était le son le plus massif. On sent clairement les influences metal, avec ce petit côté hardcore bien sympatoche. Le chanteur hésite pas à parler au public, et montre au final un groupe au bon esprit, malgré les clichés du style ("Allez Rouen faut foutre le bordeeeeeeeeel !!!!!" par exemple). En plus, ils proposent leur album gratos sur leur site (ici). Fatality Laurence Boccolini + Valérie Damidot, K.O.

La finesse n'était clairement pas au rendez-vous ce soir, mais on s'en foutait un peu aussi il faut dire. Les groupes ont bien joué, le public à pas mal moshé, et ça fait vraiment plaisir de voir de plus en plus de concert de ce type sur Rouen, surtout pour 5€.

Liens du week-end

Album du week-end : Kobayes - A Bout De Souffle : hardcore avec chant français, avec des paroles bien trouvées, et un chant plus parlé que crié, pour un album qui s'écoute en boucle.
Jeu flash du week-end : Mini Golf : c'est tout con, ça amuse 2 minutes, et ça permet de retrouver les joies des parties de notre enfance (ou pas).
Le groupe du week-end : I.S.P : hardocre/punk français.
Le clip du week-end : Big D and The Kids Table - Little Bitch


vendredi 23 janvier 2009

This is a Standoff - Be Excited (2007)



Belvedere est un groupe que l'on regrettera. Un groupe qui a révolutionné le punk mélo en y apportant une technique hallucinante et des compos très sophistiquées, tout en gardant des mélodies excellentes (Closed Doors, Slaves To The Pavement, Excuse Me Can I Use This Chair... que des tubes). Alors forcément, quand on apprend que son ancien chanteur guitariste et son ancien batteur décident de monter un nouveau groupe, l'impatience atteint son paroxysme (un peu comme avant le dénouement d'un épisode des Experts, les cheveux sans pellicules en moins).

Il y a quand même un léger doute avant d'écouter ce fameux nouveau groupe. Certes c'est la moitié de Belvedere qui joue dans This is a Standoff, mais Belvedere était quand même un tout, avec un bassiste qui avait su à l'époque fortement changé le style du groupe en apportant ses influences hardcore, et un second guitariste qui est sûrement le meilleur de la scène punk. Et ce sont ces deux qui sont absents. On se demande donc si l'on va avoir affaire au final qu'à du "sous" Belvedere.

Mais non. Dès la première piste, on est emporté, et c'est parti pour 12 pistes de pur bonheur. On reconnaît instantanément la voix si particulière, à la fois mélodique, avec un petit côté parfois saturé vraiment sympa. Plutôt que de recopier leur ancien groupe, les canadiens ont préféré approfondir le côté mélodique, et pour un résultat tout simplement excellent. Les chansons ne restent pas moins ultra speed, et la technique est toujours aussi bluffante, avec des avalanches de breaks, et des changements de rythmes pratiquement à chaque chanson. Il y a toujours aussi cette apparence de chanson déstructurée, qui peut au début surprendre, mais qui au final ne fait qu'accentuer la qualité des compos (la superbe Silvio le montre parfaitement).

This is a Standoff est donc bien un groupe à part entière, et même si l'ombre de Belvedere plane toujours, le groupe sait la faire oublier par son talent incontestable. Un nouvel album est prévu pour cette année, pour un groupe qui est déjà une nouvelle référence dans son style. Du très lourd.

Pour les fans de : Belvedere (au cas où le groupe était pas assez cité), Strung Out, Lagwagon, A Wilhelm Scream
A écouter : You Won't Pass, Silvio, Where I Can't Be Heard, Affliction

Underwater (live)

jeudi 22 janvier 2009

Live Report : 21/01/2009 @ Rouen


(n'ayant pas de photo pour illustrer le concert, je vous met une dédicace de Bernard Menez)

Lieu
: Rouen, Le Bateau Ivre
Groupes : Strange Days ; Linnadess ; Delusion INC

Trois groupes du local 66 (local de répétition situé près de Rouen), trois groupes de la région ce soir pour un petit concert sans prétention, juste histoire de passer un bon moment.

Et on commence avec la bonne surprise de la soirée : Strange Days. On a droit à une sorte de scremo (avec les Tee Shirt Envy du chanteur et du batteur qui affichent bien les influences) avec un son plutôt post/rock très réussi, et un chant qui alterne le français et l'anglais. La rythmique est volontairement lente, avec un son lourd (un peu trop de basse pour ma part, mais c'est personnel), pour vraiment appuyer le chant crié. Même si on sent que le groupe n'est pas encore totalement à l'aise, il nous propose des compos efficaces, avec quelques passages purement instrumentaux bien ammenés. Mention spéciale pour la dernière chanson où le chanteur guitariste passe uniquement au chant, et qui permet de finir le set avec une chanson beaucoup plus violente, sûrement la meilleure du concert. Un groupe vraiment prometteur, à suivre !

On enchaîne avec Linnadess. Cette fois, on a droit à du rock teinté d'un peu de métal, avec un chant féminin clair. Alors, c'est vraiment pas mon style de musique, donc je ne peux vraiment pas dire que j'ai accroché. Cependant, je ne peux pas nier les qualités du groupe : le guitariste, le bassiste et le batteur sont clairement des musiciens, grâce à des mélodies très réussies et une rythmique toujours soutenue (avec un bassiste très à l'aise), et une chanteuse qui chante juste et fort, et qui possède clairement un certain charisme qui permet d'occuper l'espace de façon efficace. Un bon groupe, à réserver aux fans du genre.

Et on finit avec Delusion INC, qui est composé de membres de Keen (groupe de heavy metal, que je ne connais pas du tout). Du hard rock / heavy metal, avec un petit côté rock 'n roll vraiment super sympa (et un son très lourd et bien puissant), et un chant féminin qui alterne le clair et le crié, vraiment très efficace. Toutes les chansons sont bien rapides, avec des solos de guitares très réussis. On note aussi la présence d'un clavier, mais on l'entend tellement peu que je n'ai pas vraiment fait gaffe à son impact sur les chansons. N'empêche, même si je suis pas forcément fan de ce style, j'ai quand même passé un bon moment, grâce à des chansons rapides et à la bonne humeur du groupe.

Trois groupes vraiment sympatoches, avec une bonne surprise en la présence de Strange Days, avec une bonne ambiance dans le bar, et de la part des groupes.

mercredi 21 janvier 2009

Money And Success


Gameblog
Un site de jeu fait par des passionnés, avec, si je ne me trompe pas, des anciens chroniqueurs de magazines mythiques (Joypad et Joystick entre autre). Le site dispose d'un forum vraiment sympatoche (et une participation active des lecteurs), un podcast vraiment tripant, et les strips de Kendy qui sont tout simplement excellents (je parle de bande dessiné, hein, ce n'est pas sale).

Nanarland
Je l'ai déjà évoqué dans un ancien post, mais j'en reparle volontiers, tant ce site constitue également une référence pour n'importe quel fan de cinéma qui dispose d'une assez grande ouverture d'esprit. Avec des biographies extrêmement bien fichues et très complètes (idem pour les chroniques de film), des dizaines d'extraits vidéos hilarant (comme celui-ci, ici) et un forum très actif, Nanarland est un site que l'on parcours volontiers, et avec comme fond sonore la fameuse radio du site, avec des musiques de film kitsch à souhait (parfait pour vos soirées cocktails et brocolis).

Koreus
Le site où je vais le plus souvent regarder les dernières vidéos fun du moment, et avec une bonne collection de jeux flash. Le site parfait quand on reçoit les grands parents à la maison, et que l'on veut s'occuper peinard pendant facilement 50 heures (ça marche aussi si vous devez gardez un gosse ou un arbre).

mardi 20 janvier 2009

Penumbra Episode 2 : Black Plague


Suite du précèdent article (ici), on parle aujourd'hui du second épisode de la série Penumbra : Black Plague (peste noire dans la langue de Steevy). Je vous épargne tout sur le gameplay du jeu : on garde les mêmes (la souris qui représente la main), et on gomme au passage le point noir du précédent épisode, les combats, qui ici sont tout simplement supprimés, faute d'armes.
Car le plus important, ce n'est pas ça, oh que non. L'important, c'est l'expérience que va vivre le joueur pendant très peu de temps (toujours 5 heures au maximum), mais qui sera très intense.
Le scénario reprend directement après la fin de Ouverture, et c'est dans une pièce sombre que l'on débute l'aventure. Ce n'est que le début d'une incroyable épopée (encore mieux que le Paris - Dakar et la visite du musée de céramique de Rouen réunis).

Si le précédent épisode avait déjà réussi à mettre le joueur dans une peur et une angoisse plutôt suggérées, Black Plague va au contraire beaucoup plus loin : faire ressentir la folie qui s'empare d'un homme. Et on peut dire que le jeu s'en sort avec tous les honneurs. Jamais, dans aucun jeu, je n'ai vu une retranscription aussi crédible de la folie. Certes, Black Plague n'est pas le premier jeu à faire peur (rappelez vous du jeu Intervilles, peu y ont survécu), mais c'est bien le premier qui emporte littéralement le joueur dans sa folie. Plus on avance dans le jeu, plus le personnage que l'on incarne, Philip, sombre dans la folie. Tous les symptômes y passent : la paranoïa, les hallucinations (attendez vous à bien sursauter), et (principalement) la schizophrénie.

En effet, pendant pratiquement tout le jeu, on aura comme compagnon de route (en entendant que sa voix, sans jamais vraiment savoir d'où elle vient) un certain Clarence. Est-ce une âme qui s'est infiltrée dans le corps de Philip ? Ou est-ce son inconscient qui se manifeste de par la maladie dont il semble infecté, et qui le consume peu à peu ? Et qui sont ces personnes que l'on croise dans les couloirs, avec leurs lampes torches, leurs pioches, et qui nous attaquent, comme si on était leurs ennemis ? Heureusement, petit à petit, on en apprend plus, et pratiquement toutes ces questions trouvent une réponse, et jamais elles ne sont tirées par les cheveux, preuve d'un scénario incroyablement bien écrit.

Cette fois, la peur n'est plus suggérée : attendez vous à voir des cadavres et d'autres séquences bien morbides. Couplées à la folie du personnage (qui n'hésite pas à réagir à votre place, en regardant une porte d'un seul coup par exemple, ce qui accentue la peur), certains moments sont de grands moments d'angoisse pure.

Un véritable chef d'œuvre. Black Plague gomme les défauts d'Ouverture, et offre une expérience unique dans le jeu vidéo. La peur est autant psychologique (Clarence s'amusera beaucoup avec vos nerfs) que physique (le "combat" contre le docteur est un grand moment), avec un final complètement inattendu, et qui presque pourrait suffire comme conclusion à la saga.

La fiche du jeu sur Jeuxvideo.com

We're tired of lies we want the truth

TURNCOAT! KILLER! LIAR! THIEF!
Criminal with protection of the law!


Go!


States lies dressed up as evening news

We're tired of lies we want the truth

Brodcast by corpses courting you

We're tired of lies we want the truth

Most people they will never know

We're tired of lies we want the truth

With your or against you?

Then I am against you because you're a...


TURNCOAT! KILLER! LIAR! THIEF!

Criminal with protection of the law


TURNCOAT! KILLER! LIAR! THIEF!

Criminal with protection of the law


In your corner

Makes me wanna

Douse myself in gasoline!

Civil servants fall in line for you

Too brainwashed to see the truth

You use anyone you can!


TURNCOAT! KILLER! LIAR! THIEF!

Criminal with protection of the law


TURNCOAT! KILLER! LIAR! THIEF!

Criminal with protection of the


KILLER!

LIAR!

A TURNCOAT! and a THIEF!

Criminal with protection of the law! The law!

Criminal with protection of the law!

Anti-Flag - Turncoat



lundi 19 janvier 2009

Ooooh, you touch my tralala


Rien de plus frustrant qu'être incompris. Peter l'est. Lui qui pensait qu'il avait raison. Mais non, on s'efforce à lui dire qu'il a tort, et qu'il sera toujours dans l'erreur. Se sentir différent, tout en sachant que l'on a tous été fait dans un moule identique, voilà quelque chose de forcément frustrant.

Dès le départ pourtant, tout est là pour lui faire comprendre : le même langage, les mêmes divertissements, le même mode de vie, le même prix à payer pour se sentir accepter...

Malgré cela, il essaye de mettre en avant cette différence qu'il croit réelle, en s'efforçant de s'intéresser à un maximum de choses. Il essaye aussi de voir ce qui ne va pas dans le monde qui l'entoure, pour se rendre compte que l'on ne pourra au final pas faire grand chose, si ce n'est dénoncer et subir.

Subir la loi de l'offre et de la demande. Subir la volonté et l'humeur de ses dirigeants. Subir un traitement proche de la torture. Puis au final, terminer sa misérable vie, avec un corps détruit et meurtri, en regardant ce que l'on a laissé derrière soi, en espérant avoir laissé une trace...

C'est que c'est très con un jouet : forcément que c'est fait dans un même moule, tout comme il subira divers traitements, de sa création jusqu'à sa mort annoncée dans une déchetterie, et qu'il aura beau se plaindre, on ne l'écoutera jamais vu que c'est un jouet.

Quel con ce Peter...

La vidéo du lundi



Court, rapide, efficace. Shorter, faster, stronger.

samedi 17 janvier 2009

Planète Terreur (2007)


Quentin Tarantino et Robert Rodriguez. Deux réalisateurs de films cultes (Pulp Fiction pour le premier, Une Nuit en Enfer pour le second). Deux amis. Et surtout deux types complétement dingues. Histoire d'aller jusqu'au bout de leurs délires, ils décident de s'associer en 2007 pour tourner ensemble deux films qui auront pour thème les fameux films des années 70/80 de série B (voir Z) que l'on pouvait voir dans des cinémas miteux pour un prix ridicule, et par paquet de trois le plus souvent dans une même soirée. Ces films, qui flirtaient avec le nanar, étaient le plus souvent réalisés sans moyen, avec des scénarios écrits sur des post it et avec des acteurs amateurs.
Les deux réalisateurs décident donc de réaliser chacun un film, sous le même "label" créer pour l'occasion : les films Grindhouse. Tarantino réalise donc Boulevard de la Mort (très bon film dont je reparlerai sûrement), et Rodriguez Planète Terreur.

Si vous connaissiez Robert Rodriguez uniquement par les films Spy Kids et Sin City, oubliez tout de suite, ils ne sont pas du tout représentatifs du style du réalisateur. Car Rodriguez, d'origine mexicaine (et cela se ressent fortement dans ses films), possède réellement un style très particulier : il est pas étonnant de voir énormément de second degré dans ses films (Desperado en est le parfait exemple), et il est sûrement le seul type capable de réaliser un film de très haut niveau avec très peu de moyens, et à un rythme effréné (il lui arrive de filmer plus de 20 scènes en une seule journée, contre une moyenne de 5 pour les autres réalisateurs). Et c'est typiquement le Rodriguez que l'on connaît dans Une Nuit En Enfer que l'on retrouve ici.

Pour Planète Terreur, il a tout simplement décider de faire un film de zombie, à la sauce série B assumée jusqu'au bout : un scénario ultra bidon (une infection qui transforme les habitant d'une ville en zombie), des personnages qui regroupent tous les clichés possibles (le héros qui a trop la classe, une fille gogo danseuse qui finit avec un M-16 à la place de la jambe...), des effets spéciaux ultra gore (les joies de la sauce barbecue pour faire le sang, et les têtes et autres parties du corps en plastique qui explosent), une image dégueulasse (avec carrément la bobine qui crame à un moment !), et une musique de heavy metal en accord avec les scènes d'action qui enchaînent démembrements et autres mutilations, mais avec un humour toujours présent (les trucages sont bien visibles) qui provoque des fous rires pendant tout le film. Le final est bidon au possible, pour encore plus nous achever, et limite nous laisser un sourire indélébile.

Un hommage aux nanars tout simplement énorme (impossible de ne pas rire), et pour moi le meilleur film de Rodriguez depuis Une Nuit En Enfer (oui je me répète, mais regardez ce film, c'est vraiment une tuerie). Et cet hommage rappelle forcément d'autres films : Bad Taste et Brain Dead de Peter Jackson (le réalisateur du film là, avec un nain, des elfes et des Passe Partout qui recherchent un anneau), ou n'importe quel film de zombie de série Z.

La fiche du film ici.

Liens du week-end

Album du week-end : Mike Park - North Hangook Falling : Artiste américain d'origine coréenne, Mike Park est aussi membre de différents groupes de ska/punk (The Chinkees, The Bruce Lee Band). Ici, il livre un magnifique album folk, à écouter en boucle.
Jeu flash du week-end : Super Stacker : Empiler des cubes... mon rêve inavoué enfin réalisé.
Le groupe du week-end : F.T.X : Hardcore Old/New school français déjà culte.
Le clip du week-end : Hateful Monday - 0,5g


vendredi 16 janvier 2009

Par le pouvoir du crâne ancestrâl !

Je suis vraiment sur le cul.



Même pas besoin de commenter. Je reste sans voix.
Vraiment, le web 2.0, ça déchire.

One more line, stay focused


Cela fait maintenant 6 ans que je fais du montage vidéo. Pas vraiment une passion, mais vraiment un amusement de gamin (mettre la vidéo à l'envers, en accéléré, rajouté une photo de Régine en image subliminale...) que je peux exercer grâce à Julien, et surtout grâce à Clém, mon meilleur pote. Si au début, on a commencé par faire un peu tout et n'importe quoi, avec Clém et grâce à sa maîtrise de cet engin si particulier avec deux roues que l'on appelle bicycle, et le trial comme discipline, on fait toujours n'importe quoi, mais avec une ligne directrice cette fois.

Le trial, c'est sauter sur des rochers, des barrières, des murs sans mettre le pied par terre (ou le corps entier, c'est selon), uniquement grâce au vélo (qui pour la peine n'a plus de selle pour éviter de se la prendre dans le cul à chaque saut, ou pour alléger le vélo je ne sais plus) et à la force d'Hulk que l'on développe par cette discipline. Et on peut dire que Clément se débrouille très bien dans cette discipline. Voir même très très bien. Et même très très très bien (soyons fous).

Tellement bien que l'on a décidé il y a quelques mois (en Avril 2008) de faire une nouvelle vidéo, mais qui cette fois sera diffusé sur Internet (la vidéo ici), pour tout simplement pouvoir la montrer à ses potes, toujours en gardant un bon esprit de déconnade et les chutes qui vont avec. La vidéo a bien plu, et quelques mois plus tard, on décide d'en faire une nouvelle, en compagnie de Nico, un pote à Clém, qui évolue dans la catégorie élite en Trial (le level max du trial). La vidéo est tournée, montée, puis diffusée (je la remet en lien, ici).

Si je parle de tout ça, si j'ai pris ma plume numérique (les joies du ouaib), c'est tout simplement parce que grâce à cette vidéo, Clément a pu être repéré par une team de trial, Tribal Zone, qui a bien aimée la vidéo, et qui a décidé de le sponsoriser (l'article de présentation ici). Tout ça grâce à une vidéo. Vraiment heureux pour toi Bobby =D

Ce qui m'a le plus étonné, ce sont les réactions face à la vidéo. Autant je ne remet pas en cause les performances de Clém et Nico, mais étant de nature très pessimiste, je ne suis jamais vraiment satisfait des vidéos à propos du montage. Je sais très bien que ce n'est pas du tout du boulot de professionnel (je ne peux pas et je ne veux pas faire une vidéo de ce genre, il faut que cela reste un amusement), mais de là à ce que l'on me dise que du bien à propos du montage m'a vraiment surpris... et m'a permis de prendre confiance en moi (oubliez pas la musique triste en fond sonore). Hop, promis, ce sera le dernier passage sérieux sur ce blog, jusqu'à que je parle de mon enfance dans les mines et la découverte que le feu ça brûle, et que l'eau ça mouille (Charly et Lulu 4 ever).

jeudi 15 janvier 2009

Penumbra Episode 1 : Ouverture


Comme quoi, les soldes, ça a du bon : entre les cd de M Pokora et de Patxi, les dvd des meilleurs battles de catch en bundle avec le concert de Dave à Vesoul pour des prix aussi élevé que le P.I.B du Mali, on trouve aussi du bon : le premier épisode de la série Penumbra à 5€.

J'avais eu des bon échos de la part de quelques magazines à propos de ce jeu découpé en plusieurs épisodes, mais qui apparemment n'avait pas rencontré le succès espéré, et n'a pas permit la conclusion de la saga tel que cela devait être prévu (on compte trois épisodes en tout, dont un dernier qui apparemment a vraiment été fait à l'arrache et n'a même pas eu la chance d'une sortie française). On va donc ici se concentrer sur ce jeu ô combien atypique.

Penumbra Ouverture est donc un FPS (vue à la première personne) mais qui s'apparente plus à un jeu d'aventure/angoisse qu'à un vulgaire jeu de tir au pigeon. On y joue le rôle de Philip Buchanon qui part sur les traces de son père au Groenland, après la découverte de documents mystérieux que lui a légué son père après sa mort. Un scénario qui au départ paraît un peu simpliste, mais qui heureusement va s'étoffer au fil du jeu, et nous emmener dans un univers où la folie est palpable à chaque pas. Ce scénario est développé grâce à des notes écrites sur des feuilles que l'on ramasse un peu partout, et dont la lecture est très agréable (et non pas rébarbative comme elle peut l'être dans certains jeux), et qui laisse travailler notre imaginaire de façon parfois assez surprenante.

Ce qui surprend le plus dans ce jeu, c'est sa maniabilité : la souris représente en fait la main du personnage. Petit exemple : si vous arrivez devant un tiroir, une petite icône apparaît et vous indique que vous pouvez interagir avec. Il vous suffit de maintenir le clic gauche, puis de tirer la souris vers vous, comme si vous utilisiez votre main, pour ouvrir le tiroir. Un peu déroutant au départ, on s'y fait très vite, et on trouve ce système tout simplement génial. Seul bémol : les combats (qui heureusement sont rares, voir même inexistant) et autres tâches qui consiste à utiliser une arme (un marteau; une pioche et un balai, la classe) sont limites injouables, mais on s'y fait. Et cela participe grandement à l'ambiance et au sentiment que l'on doit survivre plus qu'autre chose dans cet environnement hostile.

Car le grand point positif du jeu est sans contexte son ambiance. Si les graphismes n'ont rien de transcendant, le design des environnements est excellent, et provoque facilement l'angoisse et la peur. La bande son est également très soignée, avec une musique qui intervient pendant les moments d'angoisse, et des bruitages très bien rendus (ces fameuses voix que l'on entend régulièrement font vraiment flipper). L'ambiance du jeu vire de plus en plus vers la folie, jusqu'à un final avec un fameux "à suivre" qui donne vraiment envie de connaître la suite.

Si le jeu est très court de par son format en épisode (compter au maximum 5 heures pour le terminer), il est très intense, et propose des énigmes qui sont toutes logiques, sans prise de tête inutile donc. Un jeu à réserver aux fans de jeu d'aventure et non au fous furieux de la souris : on peut très bien finir le jeu sans engager un seul combat (contre qui ? mystère...).

Un excellente surprise, tellement bonne que j'ai commandé la suite (10€ neuf, merci Amazon), et comme elle vient d'arriver, je sens que suis reparti pour replonger pendant quelques heures dans un monde de folie. Et même que j'aime ça. Oh que oui.

La fiche du jeu sur Jeuxvideo.com

mercredi 14 janvier 2009

Concubine


Après ses conseils culinaires sur le choix (important) de la galette des rois parfaite, on va aujourd'hui revenir sur les coups de cœur récent de Peter.

Jeux Vidéo :
- Moto Racer 2 : vroum vroum en moto sur route (super bike) ou sur terrain accidenté (motocross) avec un réalisme proche du néant, une difficulté digne de Adibou Niveau CE2, et des graphismes qui me rappellent que la prise de drogue est mal.

Musique :
- Tribal King : une musique qui touche directement au cœur, ou à l'estomac plutôt. Des rythmes effrénés, des paroles sensuelles et contestataires, un hymne à la bonne image de la femme, surtout quand elle est en string apparemment. Ah oui, apparemment, ça marche plutôt bien comme style de musique... un bon exemple pour la jeunesse.

Livre :
- Martine va à la plage : un magnifique plaidoyer sur la nécessité d'encadrer les enfants, et leur montrer la réalité de la plage : les nudistes, les coups de soleil à la con, l'insolation et la mort si on désire battre le record d'apnée. D'ailleurs, le record perso de Peter est de 5 jours et 12h dans sa baignoire.

Télévision :
- Koh Lanta : Haha... que dire de plus... ah si, Denis Brognard, il défonce tout.

Voici donc les coups de cœur de Peter. Quel con ce Peter...

mardi 13 janvier 2009

Independence Parade


La dernière fois, je parlais d'un retour des jeux pour hardcore gamer: Megaman 9, les deux S.T.A.L.K.E.R, Armed Assault (et sa suite très bientôt), Contra 4, Léa Passion gyneco... Que du beau monde, comme on peut le voir. Mais il y a aussi un domaine en pleine expansion depuis quelques temps : les jeux indépendants.

Grâce à Internet et à la possibilité de distribuer numériquement ses œuvres (faible coût, pas besoin d'éditeur, et l'argent va directement aux créateurs), des petits studios de développement peuvent se permettre de créer des jeux qui, à défaut de proposer un moteur 3D ultra sophistiqué capable de démembrer en 150 parties un corps humain et la création de textures ultra méga haute résolution pour afficher les pubs des sponsors (la joie dans un jeu de guerre de tirer sur du terroriste tout en matant la dernière pub Mac Do ou Cochonou), et un budget sans comparaison avec celui du nouveau Call Of Duty 12 ou de la 400e extension pour les Sims 3 : les Sims testent le SM et le communisme, sont de véritables petites bombes. Ces petites structures de création (souvent composés de très peu de personnes, voir le plus souvent d'une seule) créent de nouveaux concepts, et se permettent même parfois de foutre une claque aux grosses productions grâce à des gameplays novateurs et des choix artistiques parfois somptueux.

J'en veux pour exemple l'énorme World Of Goo (disponible sur PC et Wii), qui propose tout simplement un design excellent couplé à un gameplay basique, mais qui se renouvelle sans cesse, et se laisse jouer de manière presque naturel. Ceci est d'autant plus incroyable que ce jeu est l'œuvre de simplement 2 personnes (vidéo ici). Il y a aussi le shoot aquatique Aquaria (PC), petite bombe de design et de poésie grâce à un travail artistique magnifique (hop, vidéo ici), l'extension Garry's Mod de Half-Life 2 (PC) qui permet de faire tout simplement tout ce que l'on veut (ici vidéoooo) et pleins pleins pleins pleins pleins d'autres exemples... Pour télécharger certains de ces jeux, il y a Steam (avec un catalogue qui comporte de plus en plus de jeux indépendants), ou alors le site des développeurs de ces jeux.

Avec ces jeux, on sent un certains retour aux racines du jeu vidéo en fin de compte : des jeux fait pour un public de joueur, par des joueurs, par des passionnés, sans aucune contraintes venant d'un éditeur, en totale liberté tout simplement...

I don't want changes, I have no reactions

I never thought about the universe, it made me feel small
Never thought about the problems of this planet at all
Global warming, radio-active sites
Imperialistic wrongs and animal rights! No!

Why think of all the bad things when life is so good?
Why help with an 'am' when there's always a 'could'?
Let the whales worry about the poisons in the sea
Outside of California, it's foreign policy

I don't want changes, I have no reactions
Your dilemmas are my distractions

That's no way to go, Franco Un-American
No way to go, Franco Un-American
No way to go, Franco Un-American
No way to go, Franco, Franco Un-American

I never looked around, never second-guessed
Then I read some Howard Zinn now I'm always depressed
And now I can't sleep from years of apathy
All because I read a little Noam Chomsky

I'm eating vegetation, 'cause of fast food nation
I'm wearing a couple of shoes 'cause of globalization
I'm watching Michael Moore expose the awful truth
I'm listening to Public Enemy and Reagan Youth

I see no world peace 'cause of zealous armed forces
I eat no breath-mints 'cause their from de-hoofed horses
Now I can't believe; what an absolute failure
The president's laughing 'cause we voted for Nader

That's no way to go, Franco Un-American
No way to go, Franco Un-American
No way to go, Franco Un-American
Where can we go, Franco Un-American

I want to move north and be a Canadian

Or hang down low with the nice Australians
I don't want to be another 'I-don't-care-ican'
What are we gonna do Franco, Franco Un-American

NoFX - Franco Un-American


lundi 12 janvier 2009

M-Sixteen - M-Sixteen (2007)



En voilà un groupe qu'il est bien. Du (très) bon punk/hardcore mélo français (avec chant en anglais), avec la petite touche personnelle qui permet de se démarquer des influences de groupes américains (Strike Anywhere en tête).

Pour leur premier album, on peut dire que les parisiens mettent la barre très haut. Dès la première piste Equilibrist, le ton est donné : un son puissant, rapide, un chant crié avec quelques passages mélodiques, des chœurs qui apportent une réelle profondeur... la meilleure chanson de l'album. Heureusement, tout le reste de l'album est du même niveau (Tenia et son super riff, Blank Head et sa superbe intro, Anatomy qui conclut en beauté l'album avec sûrement la plus belle mélodie...).

Chaque chanson est une claque : les passages mélodiques sont superbement amenées et donnent une vrai profondeur aux morceaux, tandis que les passages purement punk/hardcore sont ultra efficace, avec quelques breaks (notamment sur Rouge, sûrement la chanson la plus travaillée au niveau de la mélodie) très bien amenés. La voix est puissante, même si elle sait parfois être mélodique et très réussie, et l'accent français se fait vraiment très discret.

Un album qui prouve que les groupes français n'ont vraiment plus rien à envier aux groupes étrangers : la production est énorme, les mélodies accrocheuses, la rapidité est là, les paroles sont travaillées... que demander de plus ? Ah si, les voir en concert, au mois d'Avril normalement sur Rouen !

Pour les fans de : Strike Anywhere, Uncommonmenfrommars, Lifetime, Sling 69
A écouter : Equilibrist, Rouge, Anatomy, The Change

Site du groupe ici

The Change (live)

La vidéo du lundi



Un bêtisier de la dernière vidéo tourné avec Clém et Nico (vous pouvez la voir ici, en plus il y a Peter à un moment).

dimanche 11 janvier 2009

Galette : la passion du goût et de l'amusement (enjoy Teletubbies)


Hop, encore une tradition de début d'année : la galette des rois. Alors, on va tout de suite mettre de côté tous les à priori que Peter a sur les aspects religieux de cette fête et sur toutes les coutumes loufoques (se mettre sous la table, donner la couronne Pikachu au petit dernier pour éviter qu'il pleure parce que tata Monique a pris la fève pour sa collec' perso...), et on va venir à l'essentiel : le choix de la galette.

Et là, Peter est gâté : frangipane, au Nutella, à la pomme, aux fruits rouges... après les joies des indigestions de nowel et du nouvel an, voici venir celles de la gastro de Janvier (ou comment perdre 5 kilos en 5 jours, plus fort que Slim Fast).

Le verdict de Peter : rien ne vaut une bonne vieille frangipane à l'ancienne, mais il est clair que le Nutella défonce tout... même avec un produit salé aléatoire (des frites), si on rajoute du Nutella, c'est bon (quoique...), alors imaginez avec une galette... couplé à du chocowlat chaud, c'est divin. Si en plus vous pouvez avoir une boulangerie ou une grande surface qui vous fait des modèles sponso par Pokémon, Tortue Ninja, Dora et j'en passe, votre joie n'en sera que plus grande (carrément la voiture de Oui-Oui en fève, 5 dents en moins, mais la classe).

Une pâtisserie pas cher, pour la joie des petits et des grands, mais pas pour Peter qui va encore se choper une indigestion. Quel con ce Peter.

Battle Royale (2001)


Japon, XXIe siècle : les adolescents ne respectent plus les adultes. Agressions de professeurs, vols... le pays ne contrôle plus sa jeunesse. Le gouvernement décide de mettre en place une loi particulière : la loi "Battle Royale". Les règles sont simples : mettre sur une île déserte une classe de lycéens, et leur expliquer qu'ils doivent s'entretuer pour qu'il n'y ait qu'un unique survivant, le vainqueur de ce "jeu". Chaque candidat dispose d'un sac avec rations et kit de soin, une arme aléatoire (une poêle, un couteau, une arme à feu) et une carte de l'île. Chacun dispose aussi d'un collier électronique qui les empêche de s'échapper de l'île, ou d'entrer dans certaines zones de l'île qui deviennent interdites. Ce collier explose si les candidats ne respectent pas ces règles.
C'est face à tout cela que va être confronté une classe, choisit au hasard, que l'on va suivre durant tout le film.

C'est avec ce scénario à la fois original et terrifiant (adapté d'un manga, que je n'ai pas lu) que l'on va assister pendant près de 2 heures à un jeu de massacre incroyablement violent et macabre. Tout dans la mise en scène peut prêter à confusion : le cadrage, une caméra parfois en mouvement... des petites choses qui font que l'on pourrait croire que parfois on est face à un (très macabre) documentaire, ou devant un jeu télévisé (avec les noms des candidats qui s'affichent, le nombre de mort...). La violence est parfois extrême, toujours cru, mais elle est aussi parfois magnifié (la magnifique musique classique qui accompagne la mort de l'une des lycéenne en est un bon exemple). Il y a aussi des passages purement poétique, qui ne font pas tâche contrairement à ce que l'on pourrait croire, et qui sont justifiés par le scénario.

Au delà de l'aspect violent de ce film, sa grande force est de mettre perpétuellement le spectateur dans le doute : pourquoi regardons nous cela ? Toutes les morts (plus d'une trentaine) sont gratuites, souvent très violentes... et pourtant, on reste scotché. On a de l'empathie pour ces jeunes qui ne savent pas ce qu'ils font ici, qui ne savent pas ce qu'ils doivent faire (combattre, ou essayer de s'entraider ?). Il faut noter l'incroyable performance des jeunes acteurs, d'une sincérité et d'un réalisme parfois terrifiant, ainsi que celle de Takeshi Kitano, impeccable comme d'habitude, dans son rôle de vieux professeur n'ayant plus goût à la vie.

Un film qui suscite beaucoup de questions, de controverses, qui a pas mal choqué également. Mais il ne faut pas non plus oublier qu'il s'agit aussi d'un excellent film, avec une mise en scène magnifique de Kinji Fukasaku (décédé avant d'avoir pu finir Battle Royale 2), d'une bande son sublime à base de musique classique, et la volonté de faire passer un message à travers toute cette violence, qui apparaît comme banalisée dans ce film, tout comme elle peut l'être dans certains médias...

samedi 10 janvier 2009

Retrogaming mon ami


Yoshi qui pond un oeuf, ce n'est pas sale (même si je suis d'accord que cette image prête à confusion, surtout le regard vicieux de Baby Mario). Toujours la même question : qui est le père ??

Vous avez connu l'âge d'or du jeu vidéo avec la Super Nintendo, la Mega Drive, le PC-Engine, le Pentium 1, votre main droite... vous avez passé un nombre incalculable d'heures dans des salles d'arcade à jouer a Final Fight, Time Crisis, Ridge Racer... vous trouvez que les jeux de maintenant n'ont plus d'intérêt, sont pré mâchés, formatés... tout d'abord, vous avez eu une enfance difficile, et avoir comme seul ami un boutonneux fan hardcore de catch et qui fini le premier level de Super Mario Bros avec ses doigts de pied, c'est à la fois touchant et très con. Ensuite, je suis sûr que vous mourrez d'envie de rejouer à ces jeux pour montrer à tous ces ti jeune ce que c'était que le jeu vidéo à l'époque (tout comme le font ceux qui étaient avant nous, c'est beau les conflits de génération).

Alors là, vous me dites, on connaît déjà le retrogaming, avec l'abandonware (le site de référence ici) ou l'émulation (la console virtuelle de la Wii est ton ami, ou (surtout) l'émulation sur pc). Mais je vais plutôt ici parler de retrogaming avec les jeux actuels. Car oui, il y a une nouvelle mode à côté des jeux casual (genre Sudoku Master Ultra vol 41 Deluxe et Le Solitaire et ses 450 variantes). Il y a le retour de vrais jeux pour les hardcore gamer, les vrais, les poilus, ceux qui sont prêt à jouer plus de 50 fois le même niveau pour le réussir en mode de difficulté extrème. Et là, tout de suite, l'exemple qui me vient en premier à l'esprit, c'est Megaman 9.

Personnellement, je l'ai sur Wii (10€ sur le Wiiware si je me trompe pas). Et là, c'est typiquement le jeu qui fera fuir le premier Kevin venu. Autant la série Megaman est connu pour sa difficulté, autant ce neuvième épisode met la barre encore plus haut. Graphiquement, le jeu est vraiment à la ramasse (refaire des graphismes style 8-bit est sympa, mais quand c'est moche, c'est moche, et en 2009, ça craint). La jouabilité est vraiment à l'ancienne : 2 boutons d'action (saut et tir), un personnage aussi raide que Mme De Fontenay, qui rend certains passages ultra difficile, et qui pousse au suicide.

Un super jeu (ça reste du Megaman, donc de la qualité), mais qui m'a fait rappeler de manière très douloureuse que je n'étais pas du tout un hardcore gamer. Hop, pas grave, je retourne très vite sur Contra III, histoire de me rappeler que les shoot à l'ancienne, y'a que ça de vrai.

Bonus
: le thème version dance de Pokemon par Billy Crawford. Vous pouvez taper dans vos mains et organiser des orgies si vous le voulez avec cette chanson en fond sonore.