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dimanche 24 octobre 2010

Perdu de recherche



Parce que certains jeux sont passés inaperçus et que c'est vraiment trop injuste pour eux, autant rendre un vibrant hommage avec un article puant la sincérité qui, je l'espère, vous donnera envie de donner une seconde chance à ces œuvres. Ou pas, vous avez toujours la possibilité de vous en foutre royalement et continuer votre construction de pyramides à base d'Apéricubes. Frimeurs.



Dead Space Extraction (Wii) : probablement mon préféré de la liste, un rail-shooter original car préférant nous raconter une histoire et éviter les séquences de shoot frénétiques, soit tout l'inverse de ce type de jeu. Nous avons donc au final un jeu très beau pour la Wii avec une excellente histoire (narrant les évènements survenus avant le premier épisode), un gameplay original, de la peur comme on l'aime et une durée de vie plutôt longue pour le style (une dizaine d'heures) pour un jeu que vous trouverez sûrement à 10€ neuf...



No More Heroes 2 (Wii) : on reprend les mêmes éléments qui ont fait de No More Heroes un petit chef d'œuvre, on retire ses petits défauts et on obtient un bijou presque ultime pour la Wii avec un soft aussi adulte que délirant, fun au possible et généreux... qui est aussi peu connu que son grand frère et est aussi un échec commercial.



Alpha Protocol (PC, Xbox 360, PS3) : jeu de rôle dans le monde de l'espionnage par les génies de Obsidian, le jeu pêche par de nombreux défauts mais propose néanmoins un scénario en béton et un vrai système de décisions qui ont de vraies répercutions sur l'aventure du joueur. Après des mois de retard, le jeu a été trop vite oublié malgré une sortie récente... dommage



Okami (PS2, Wii) : injustement inconnu, il s'agit pourtant de l'un des rares jeu d'aventure pouvant rivaliser avec un Zelda. Rien que ça.



Psychonauts (PS2, Xbox, PC) : ambiance exceptionnelle, gameplay cachant pas mal de subtilités (malgré pas mal de défauts), graphismes datés mais séduisants pour un jeu ayant un nombre incroyable de fans mais qui n'a pas du tout marché... doux paradoxe.



Shattered Horizon (PC) : FPS multi avec plein de qualités et un environnement de combat vraiment original (combat dans l'espace en gravité zéro), son gros défaut est de n'être compatible qu'avec Direct X 10 ou supérieur, donc Vista ou Seven obligatoire... d'où un nombre de joueurs proche du néant.

mercredi 6 octobre 2010

The Suicide Machines - Suicide Machines (2000)


The Suicide Machines est un groupe maudit. Ce groupe a apporté grâce à une discographie plutôt bien fournie un vent d'air frais sur le ska/punk sans cuivres et sur le punk/hardcore en général. Groupe engagé, jouant à vitesse Mach 5 et possédant l'un des chanteurs les plus talentueux et charismatique de sa génération, le groupe a tout pour être culte. Mais quand on est maudit, on n'a pas le droit à cette reconnaissance à cause d'une simple "erreur" de parcours qui peut être fatale pour beaucoup : un virage à 180° au niveau musical. Après un premier album devenu une référence du ska/punk (Destruction By Definition) et un second culte, brillant, parfait (Battle Hymns), le groupe sort en 2000 le sobrement intitulé Suicide Machines. Et c'est un album injustement boudé que nous livre le groupe, bien loin des préoccupations des fans, à savoir se cantonner à un seul style. Car oui, n'en déplaise à beaucoup, cet album est pour moi une petite pépite qui demande juste un peu d'ouverture d'esprit.

On peut comprendre la stupeur des fans après la première écoute de l'album : oui, c'est pop. Fini les passages ska/punk à dix mille à l'heure et le chant hurlé sur des paroles engagées avec le majeur levé, le groupe se la joue cool ici. Le côté ska est toujours un peu présent avec cette rythmique de guitare inimitable et la voix du chanteur (le génial Jay Navarro) toujours reconnaissable et s'adaptant bizarrement bien au style posé de la pop. Le groupe surprend beaucoup et on l'attendais bien évidemment partout sauf dans ce registre. Surtout que le groupe parvient à apporter sa pâte inimitable et ce côté "punk" avec cette voix parfois prête à exploser et un batterie imprévisible par moment.

Qui dit pop ne dit pas forcément niais et facilité. Il suffit d'oublier l'instant de l'écoute le passé du groupe et savourer sans modérations ces petites perles de compositions pop. Avec des refrains entêtants, un superbe travail sur les arrangements (la présence de violons est très bien amené) et ce côté fun omniprésent, très ensoleillé, difficile de ne pas se prendre au jeu. D'autant plus que l'on sent que le groupe se fait vraiment plaisir, avec certaines chansons clairement à part, comme ce I Hate Everything qui parodie le hip-hop (de façon un poil raté malheureusement), la chanson Reasons purement hardcore qui fait limite tâche (mais qui est diaboliquement efficace) et la superbe reprise de I Never Promise You A Rose Garden pour clôturer de la meilleure des façons.

Pas de prise de tête, le groupe sait très bien qu'il va se mettre à dos tous ses fans hardcore tout en s'en foutant complétement. Tant mieux pour ceux qui, comme moi, savoure ce superbe Suicide Machines. Tant pis pour les aigris. Groupe maudit par cet album pourtant excellent que certains fans ne digèreront pas en se détournant complétement du groupe, qui reviendra pourtant plus tard à ses racines avec d'autres albums en livrant des perles de ska/punk/hardcore qui passeront pratiquement inaperçues... dommage.

Sometimes I Don't Mind


Extraordinary



I Never Promise You A Rose Garden (cover)

dimanche 28 février 2010

Protéger et servir (2010)


Hop, encore un film que le public va méchamment bouder (et c'est déjà fait à mon avis) et qui va beaucoup trop vite être catalogué comme nanar sans âme. Rappelons que pour obtenir la distinction si convoitée de nanar, un film se doit d'être drôle sans le vouloir, jusqu'à en devenir sympathique, ce qui est tout le contraire des navets (toutes les infos sur le site nanarland, la référence). Autant être clair, ce film ne remplit aucun de ces critères et s'impose comme une comédie super sympathique.

(scène déjà culte, à voir absolument)

Protéger et servir, c'est un appel à l'humour potache dans son plus simple appareil, sans surplus. Autant dire que tous les pseudos cinéphiles vont détruire ce film en flinguant tous ses défauts de mise en scène, certaines blagues qui tombent à plat et un scénario presque inexistant. Mais merde, c'est ça qui fait que le film est génial ! Le débit de vanne à la minute est l'un des plus monstrueux que j'ai vu depuis des années et l'humour est tellement direct et sans prise de tête que l'on se laisse aller, en total roue libre. Les séquences les plus improbables s'enchaînent sans temps mort et Kad Merad joue parfaitement son rôle, avec ce petit côté niais que l'on trouvait dans ses sketchs avec Olivier et que j'adore. Mention spéciale à Clovis Cornillac que j'attendais vraiment pas et qui m'a fait éclater de rire plus d'une fois (son personnage est génial aussi il faut dire). Et il y a tout ces second rôles complétement frappés... je préfère vous laisser la surprise.


(une bande son 100% autoprod, la classe)


L'humour n'est jamais trop vulgaire ni trop lourd (ouais, là vous avez le droit de ne pas être d'accord avec moi, j'en conviens) et ça faisait bien longtemps que j'avais pas vu une comédie française ne pas se prendre au sérieux à ce point. Depuis... ah oui, les films de Kad et Olivier, comme quoi. Si vous êtes fan absolu de ce genre d'humour, foncez, ça vaut vraiment le coup.

mercredi 30 décembre 2009

My Chemical Romance - Three Cheers For Sweet Revenge


J'en vois déjà d'ici qui rigolent, me pointent du doigt, me lancent des tomates pourries et des saucissons ninjas... que je les comprend. C'est vrai, quoi de plus cliché que My Chemical Romance ? quoi de plus typé émo et commercial que ce groupe ? quoi de plus stupide que leurs maquillages et tenues de scène ? et pourtant, ce groupe est bien à l'origine de l'un des albums les plus tripant sortis ces dix dernières années. Et surtout, première chose à mettre au point une bonne fois pour toute : non, My Chemical Romance ne fait définitivement pas partie de la scène "émo-rebelles-à-mèches", c'est beaucoup plus subtil. Surtout au niveau musical, ce qui m'intéresse le plus en fin de compte.

MCR, et plus particulièrement sur cet album, est une machine à tubes, dans le bon sens du terme. Alternant les styles sans difficultés et avec une maîtrise presque insolente, des refrains ultra efficaces et accrocheurs dès la première écoute... le groupe impressionne et se passe surtout de tout le côté mielleux qui englobe pratiquement tous les autres groupes du même style. Quoiqu'il serait stupide de comparer MCR à ces autres groupes, tant ce groupe est unique.

Mélange improbable de punk, de metal et de rock au sens général, le son de MCR possède ce petit grain de folie qui le rend définitivement attachant. On ne s'étonne même plus des cris venant de nulle part ("You Know What They Do To Guys Like Us In Prison"), de rythmique improbables et parfois épileptique ("Hang 'Em High"), d'une chanson limite pop-punk (le tube imparable "I'm Not Okay (I Promise)") ou d'une autre carrément metalcore ("Thank You For The Venom" et son début limite piqué à Bullet For My Valentine)... le fait que chaque chanson soit unique, avec presque son propre style musical mijoté à la sauce MCR, renforce la qualité de cet album presque inclassable. Le chant parfois juste ("The Ghost Of You" ou la très Radiohead "Interlude"), parfois limite schizophrène ("Give 'Em Hell, Kid")... tout ça se colle parfaitement au sentiment de bordel bien organisé, de folie permanente.

Un album qui restera toujours incompris et boudé par un certain public qui ne verra que l'aspect extérieur du groupe (son image, ses paroles parfois trop "cliché émo") sans s'attarder sur le cœur même de ce groupe, leur musique ô combien rythmée et qui se permet d'être créative sans tomber dans le n'importe quoi. Un album unique. A y'est, vous pouvez relancer vos projectiles sur moi. Miam, des asperges.

jeudi 3 décembre 2009

Heat pour (et par) les nuls


Vous avez sûrement déjà ressenti ce sentiment de honte auprès d'un livre, d'un film ou tout autre œuvre que vous adorez, même si vous savez pertinemment qu'elle est naze, sans cœur et bonne à finir dans une décharge avec Dragon Ball GT dedans. Honte parce que vous avez quand même aimé. C'est ce que je ressens avec Kane & Lynch, le jeu des talentueux de chez Io Interactive (les papas de la série Hitman). C'est même pour moi limite un gros plaisir honteux, vu à quel point ce jeu accumule les défauts, et se paie le luxe d'être classé parmi les plus mauvais jeu jamais sorti. Et pourtant, il dégage une aura, un petit quelque chose qui fait que je m'y attache, un peu comme un gosse avec sa première crotte de nez arrachée du fond de la narine : il sait que c'est dégueu, mais il en est ultra fière, malgré le fait que les autres le pointeront du doigt en lui lançant des petits cailloux. Kane & Lynch, pour reprendre la formule de l'une de mes profs, c'est une "merde bien emballée".

(très belle chorégraphie au fond à gauche)

Imaginez quelques instants un jeu d'action frénétique, reprenant les meilleurs scènes de films d'action (le film Heat en tête), avec un background bien foutu et des personnages charismatiques (Lynch en tête, le psycho de service complétement flippant). Imaginez un scénario tout concon, où vous incarnez un ancien truand (Kane) au service d'une organisation secrète, qui se retrouve en prison après l'échec d'une mission. Sauvé par le psychopathe Lynch et une petite équipe de façon très spectaculaire, vous apprenez que vous devez effectuer une nouvelle mission contre votre gré, et essayer ainsi de sauver votre femme et votre fille. Scénario bateau, mais qui est assez efficace, avec des personnages réussis et des retournements de situations vraiment efficaces et parfois inattendus. On ajoute à tout cela une bande-son directement tiré d'un bon gros film, et des doublages français de bonne qualité, avec des insultes qui fusent de partout. Sur ce point là, le jeu assure méchamment. Mais voilà...

(c'est un peu ce que l'on demande aux développeurs)

Le gros souci, c'est le reste du jeu en fait : c'est du ball-trap à peine déguisé. On se contente de faire avancer Kane, suivi de près par notre acolyte Lynch (un mode coop est possible, mais comme j'ai pas d'amis j'ai pas testé) avec parfois une petite équipe, et de shooter tout ce qui passe devant nous. Autant dire que pour la subtilité, on repassera. Et quand je dis que c'est bourrin, je suis très loin de la réalité, tant le nombre de morts à la fin frôle le génocide. Niveau gameplay, les commandes répondent bien, le feeling des armes est plutôt moyen (on a l'impression d'utiliser un paintball parfois), et les rares moments de discrétion sont vraiment lamentables : vous infiltrez un bâtiment en tuant de façon silencieuse le premier garde, mais vous débarquez finalement avec les M-16 pour défourailler les autres...
On rajoute à cela une IA absolument lamentable avec des ennemis restant immobiles à cause de leurs aspirateurs dans le fondement, des coéquipiers incapables de vous aidez, et vous obtenez un jeu quelconque... qui m'a éclaté.

(une IA au taquet)

Ouais, je le dis clairement, j'ai bien aimé Kane & Lynch. Non, ce n'est pas non plus le jeu de la décennie, ni un bon jeu tout court, mais tout simplement un excellent défoulement. La mise en scène est superbe, les graphismes sont certes inégaux (jolis persos, décors vides et ratés) mais au moins le jeu tourne bien même sur un PC moyen, et il n'y a aucun temps mort pendant les 5 heures de jeu (au grand max). C'est sûrement le plus grand n'importe quoi (au sens mauvais du terme) auquel j'ai joué, le plus grand gâchis également (j'attendais énormément de ce jeu), mais merde, j'ai réussi à m'éclater avec (je dois vraiment avoir une case en moins). Et même si ce jeu a lancé la mode du "on paye les journalistes pour mettre une bonne note à l'avance" très utilisée de nos jours (Dragon Age Origins, si tu nous regarde), je m'en fous.

Attention, pour bien en profiter, détail ultra important : je l'ai acheté neuf 3€. Parce que au dessus de 5€, c'est même pas la peine d'y penser, ce sera beaucoup trop cher, faut pas déconner non plus. Kane & Lynch, une bouse bien sympa à consommer quand on a pas d'argent. Quand on en a... bah de toute façon, on joue pas aux PC mais avec du champagne et des femmes, donc bon...



Vous fiez pas au trailer, ce jeu est une merde... que j'ai adoré

jeudi 17 septembre 2009

Eclatez les tous

Il m'a fait de l'œil depuis mon arrivée dans le magasin. Une pochette pleine de couleurs, et un nom qui claque : Viva Pinata. Je savais que ce jeu était pour certains une sorte de petit plaisir honteux, celui que l'on ose à peine avouer, mais dont on est bizarrement très fière. Honteux non pas par un aspect ou un goût douteux, mais simplement parce que l'on se sent trop vieux pour ce genre de connerie. Surtout quand à côté on veut passer pour un bon gros hardcore gamer à coups de Armed Assault, Neverwinter Nights, Mon Petit Poney Online... non, vraiment, rien ne justifie mon achat presque compulsif de Viva Pinata sur la bobox. Et putain... j'hésite maintenant entre la peur et la joie pure, celle où l'on chiale, celle qui n'existe que dans nos rêves les plus fous (avec Filip encore en vie, R.I.P bro). La peur, car Viva Pinata m'absorbe petit à petit, jusqu'à la dernière petite miette de mon être qui restera à sa portée. Le bonheur, parce que j'aime ça faut dire.

(hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)

Mais qui dit post dans la rubrique Caliméro dit injustice. Car oui, Viva Pinata appartient aux jeux fantastiques qui ont fait un bide monstrueux, sans que l'on comprenne vraiment pourquoi. Si ça ne tenait qu'à moi, je dirai que c'est à cause de l'absence de pandas dans le jeu, mais à mon avis c'est beaucoup plus simple (quoique moins fun) : Xbox 360 = pas pour les kids. Car Viva Pinata s'adresse avant tout à un public plutôt jeune... du moins en apparence. Et c'est sûrement ça qui a fait fuir de nombreux joueur, préférant Gears Of War ou Halo 2 (haha)

Dans ce jeu, on incarne un jardinier qui vient habiter dans un monde en permanence sous LSD. A peine arrivé que l'on vous demande de retaper un terrain avec un pelle. Soit, j'ai beaucoup regardé Chasse et Nature quand j'étais jeune (oula, il y a au moin, pfiouuu, 2 ans), je sais donc comment m'y prendre avec ce genre d'instrument des campagnes. Après avoir bien niqu... arrangé le terrain en le rendant vague, je peux enfin mettre des petites touffes d'herbes pour faire venir des... pinatas. Oui oui, les peluches que l'on donne aux gosses et qu'ils doivent défoncer avec une batte ou la tête de leurs parents pour obtenir des bonbons et devenir bien fat. Sauf que là, bien sûr, elles sont vivantes, et sont des copies d'animaux réels (écureuils, hiboux, Balladur...). Là, un vieux réflexe que j'ai hérité de mes nombreuses heures de Pokémon refait surface lors de la première vision de l'une de ces bestioles : "OMG, stro mimi, ololol", avant d'en taper une avec la pelle, "pour voir". Résultat, c'est bien une pinata, vu qu'elle explose en mille morceaux et qu'elle laisse des petits cadeaux sur l'herbe.

(jardin de qualitay ma bonne dame)

Après, tout s'enchaîne très vite : on aménage au mieux son terrain pour accueillir de nouvelles pinata, on les fait s'accoupler ensemble (avec des mini jeux trop kikou loul), on les nourrit... bref, on s'occupe de son jardin. Mais, pour je ne sais quelle raison, c'est foutrement addictif. Quand en plus on ajoute des graphismes vraiment très mignons (suffit de regarder les photos), et surtout une animation des pinatas digne des Pixar (j'exagère à peine), une maniabilité simple et efficace, difficile de lâcher la manette. Et même si la durée de vie reste assez moyenne, rien n'empêche de créer le jardin ultime, avec fontaine de Nutella et du Banania à volonté.

(bon d'accord, là, ça fait un peu pedobear)

Vous l'aurez compris, si vous êtes allergique à tout ce qui peut sembler mimi tout plein, vous allez grave vous ennuyer. Par contre si vous avez une petite âme d'enfant qui traîne, vous savez ce qui vous reste à faire. Et quand je pense que ce jeu n'a pas du tout marché malgré ses grandes qualités... c'est vraiment moche la vie.

vendredi 31 juillet 2009

Naked Weapon for roxxor

Ah, L'Arme Fatale (Lethal Weapon en english)... probablement la seule série de films (avec les Die Hard, si l'on s'arrête au troisième) qui a su marier avec talent la comédie à l'action bien brute et violente, avec le duo désormais mythique de Mel Gibson et Danny Glover. Des films d'action comme on en fait plus, avec des vrais explosions (et pas des images de synthèses, bouh caca) qui sont de plus en plus énormeeeeeuuuu au fil des épisodes (une vitrine dans le premier, une maison sur pilotis dans le deuxième, carrément un immeuble (!) dans le troisième...), et des dialogues aussi vulgaires que géniaux, avec ce qu'il faut de bonnes blagues. Vous ajoutez à tout cela des personnages charismatiques (Léo est tout simplement le meilleur bouffon qu'un film ait pu avoir, avec un Joe Pesci en très grande forme), des scènes d'actions fantastiques, un peu de politiquement incorrect et un doublage excellent en français, et vous obtenez LA série d'action culte des années 90 (avec un deuxième épisode tout simplement énorme). Et pourtant, énormément de gens dénigrent le quatrième épisode, chose que je ne comprend pas, et qui est vraiment trop injuste.

L'Arme Fatale 4, c'est pourtant un chouette film : de l'action toujours bien brutale, un humour encore plus présent, des acteurs toujours aussi bon... oui mais voilà, il a quelques petits défauts qui apparemment sont de trop pour certains : manque de cohérence, scénario un poil trop tiré par les cheveux, combat final bien décevant... je vais revenir sur ces quelques points, mais je préfère déjà dire que pour moi L'Arme Fatale 4 s'inscrit parfaitement dans la série, et ne lui fait pas du tout honte (contrairement à un certain Die Hard 4, mais c'est une autre histoire). Mieux, si cet épisode constitue la conclusion de la saga, alors elle est parfaite.

(Danny Glover en caleçon... ouais, le film commence plutôt bien. On notera la classe naturelle de Mel Gibson, avec son très beau regard vers l'horizon... hmmm...)

Mais revenons à ces fameux points noirs. L'action : alors autant la scène d'introduction est vraiment impressionnante, avec un méchant bien armé de son bon gros lance flamme et qui brûle un peu tout le monde qui passe (avec un final tout en explosion dans un camion citerne et un policier en caleçon, rien que ça), autant le reste du film est un poil moins impressionnant, et ne tient pas la comparaison face aux autres épisodes. On parlera forcément du combat final, d'un manque de cohérence assez hallucinant : le personnage joué par Jet Li (un bon gros bourrin en kung-fu et qui ratame la tronche à un peu tout le monde dans le film sans difficulté) arrive à se faire battre par les deux héros du film au combat, qui sont pourtant bien fatigués, moins agiles et plus âgés qu'avant (une grosse partie de l'humour du film repose sur ce fait, qu'ils soient vraiment "trop vieux pour ce genre de connerie"). Il finira éclaté à l'AK 47 sous l'eau, comme quoi... Et puis, il est vrai que l'on a aussi l'impression que, si les dialogues ont été soignés et bien travaillés comme il faut, on ne peut pas en dire autant de l'histoire en général, un poil trop cliché (bouh les méchants qui utilisent des immigrés comme esclaves, bouh les chinois pas gentils).

("Quelqu'un comprend le scénario ? Non ? Bon on fait les cons alors ? Ok. Bon bah, on va défoncer du chinois tout en balançant des vannes, trop wonderfull-american-style, yeah !")

Mais mââârde, à côté de tout ça, il y a LE gros point fort du film : son humour. Et là, on peut dire que les scénaristes se sont lâchés. Il n'y a pas une phrase sans une connerie dedans, et pas mal de situations dans le film sont prétextes à une grosse poilade (comme l'interrogatoire sous gaz hilarant). Certes, cela ne plaira pas à tout le monde, mais quand c'est de qualité (surtout au niveau du doublage, un sans faute), que demander de plus... et puis, il reste quand même des scènes de tirs bien sympatoches comme il faut, et des personnages toujours aussi tripant (Joe Pesci, encore et toujours parfait dans son rôle de Léo).

(un film avec de la passion)

Un très bon film, étrangement détesté, qui s'inscrit parfaitement dans la pure tradition des films d'actions américains des années 90, où l'on ne s'emmerdait pas à mettre pleins d'effets spéciaux en 3D et du placement de produit dans tous les sens (dixit les James Bond, ou le dernier Die Hard). Aimez le, il le vaut bien. Et aussi la parodie Alarme Fatale, hilarante.

lundi 15 juin 2009

Hiro is fucking dead (mon poisson rouge)


Un titre sans aucun rapport avec l'article qui va suivre, un dessin qui l'est par contre, une introduction sans talent... oui, une nouvelle rubrique ! Et ici, on va parler de tout ces jeux, films, livres, artistes, inconnus (et ainsi de suite) qui pour des raisons parfois que l'on sait, et que parfois que l'on sait pas (et pas du tout même) ont été boudé par le public ou la critique. En gros, c'est trop injuste pour eux. Et pour commencer à fond les ballons, on attaque direct avec :

Last Action Hero (1993)


Bah oui, c'est qu'il est super ce film. Une comédie d'action, qui parodie à la fois le cinéma américain et une de ses figures emblématique (si ce n'est l'unique, après Chuck Norris bien entendu), Arnold Schwarzegenneenfenfzefejr (toujours eu du mal à écrire son nom, et que l'on appellera tonton Arno pour plus de facilité), et qui en plus est réussie. Je comprend vraiment pas pourquoi ce film n'a pas marché, ni pourquoi il est aussi mal vu.

C'est pourtant un super scénario, celui d'un ado qui sèche les cours (pas bien gamin, tu finiras en prison et t'auras le droit aux joies de la collocation avec Jojo le désanusseur) pour aller voir au cinéma son idole, tonton Arno donc, qui joue le fameux agent Slater, policier ultra balèze qui détruit tout sur son passage tout en ayant la classe (et avec du AC DC en fond sonore) dans une série de film "trop de la boulette". Ouais, tonton Arno dans n'importe lequel de ses films en gros. Et puis un jour, grâce à un billet magique, cet ado (qui s'appelle Danny, nom cliché au possible) se retrouve transporté dans l'univers du film en lui-même. S'en suit une histoire où tous les clichés possible du cinéma d'action sont parodiés, avec tonton Arno en grande forme.

Un film drôle, avec une histoire pour une fois originale, des scènes d'actions très efficaces (le réalisateur est John Mc Tierman, le génie responsable de Die Hard 1 et 3), et de l'auto dérision permanente... rien ne manque à ce film, qui se laisse regarder avec un grand sourire. Alors pourquoi ce film n'a donc point marché et s'est vautré à ce point au box office ? Diantre, pourquoi donc ?

(en plus, tonton Arno il a tout donné pour ce film ><)

Alors soit les gens, au lieu d'aller au cinéma, sont allés à la piscine, ou soit les pellicules données aux cinémas étaient par erreur celles de la version moldave sous-titrées en roumain. En fait, je pense que le plus simple est tout simplement que ce film est tombé au mauvais moment.

En effet, tonton Arno commençait à peine à vouloir diversifier son répertoire de film (passer du Pan t'es mort au Pan t'es mort en comédie pour enfants, avec pas vraiment de succès), et il a pensé bon que l'auto dérision serait une bonne idée pour casser son image de gros dur. Dans le fond, il a pas tort, mais malheureusement le film est très mal représenté : rien qu'en voyant l'affiche, on a l'impression de voir le "nouveau film de tonton Arno qui va buter du vilain pendant 2h". Je ne vois que ça comme explication (même si celle sur la conspiration des bébés phoques qui voulaient conquérir le monde était pas si conne que ça, enfin je pense). Oui, je ne suis pas allé chercher bien loin, mais si vous avez mieux, vous pouvez toujours le garder pour vous (bande de veinards).

Dommage, car c'est réellement un bon film, que je vous invite à regarder avec un max de pop-corn et avec le son à donf pour profiter du hard-rock qui fait saigner les noreilles. Sinon, vu l'absence de succès pour le film, je ne peux terminer que par un :