dimanche 31 mai 2009

Confessions d'une accro du shopping (2009)


00h45 : début de l'écriture de cet article. Tant de choses se baladent dans ma tête : des questions, des remises en question également... seul, devant mon écran, et avec les doigts crispés sur mon clavier, j'essaye de faire sortir ce mauvais esprit qui hante mon cerveau.

19h40 : par ce bon samedi soir de fin du mois de Mai, avec un temps doux qui impose le polo et le pantacourt, un petit groupe de personnes se retrouve dans un Mac Do. Ambiance conviviale, petites blagues qui fusent, des hamburgers pour devenir obèse... tout est normal. Mais déjà, le doute s'installe : pourquoi ? pourquoi un groupe de gars habillés de t-shirts blancs avec des phallus inscrits au marqueur avec leur pote dont ils entèrent sa vie de garçon s'incrustent sans prévenir ? est-ce un signe qui doit me faire dire "Non, ne va pas voir ce film, même si c'est pour rire !!".
Après, tout s'accélère : parking habituellement plein qui est incroyablement vide pour un samedi soir... sûrement l'effet foot avec Bordeaux-Marseille. Soit. Arrivée au cinéma, achat de la place, petite balade dans la rue avant le choc. Au passage, un camion poubelle fait sa tournée. Un signe, toujours ? sûrement...

22h05 : début de la séance. Les bandes-annonces défilent, et mon cerveau est déjà sur "off". Plus d'échappatoire possible. Je mange des extraits de films sans intérêts, et les premiers signes de fatigue s'installent. Je m'enfonce dans mon fauteuil, et je ne bouge plus.

23h45 : fin de la séance. Le vide. Je dis au revoir à mes amis, et durant les 15 minutes de trajet en voiture, je conduis en mode robot, sans réfléchir. Le vide. A peine arrivée dans mon humble HLM, je décide de sortir le chien, histoire de me changer les idées. Mais non, le destin en veut autrement : ma ville a beau être inanimée à partir de 20h30, il y a pourtant beaucoup de monde à minuit, allez savoir pourquoi... mon chien en profite pour essayer à tout prix de jouer avec un chat, sans succès. J'avance avec lui, toujours l'esprit vide. Merde, mais pourquoi j'ai vu ce film ?

00h57 : fin de l'écriture de l'article. Je ne sais même pas ce que j'écris, parce que ce film m'a tué. N'y allez pas... même pour rigoler... sérieusement... vite, du café, je sens que la nuit va être longue... des mannequins de vitrines qui parlent et qui applaudissent... merde, c'est quoi ce film >____< si vous voulez traumatiser un gars qui a déjà peur des clowns (moi en l'occurrence), balancez lui ce film avec ces fameux mannequins... effets garanties (et approuvés).

samedi 30 mai 2009

Liens du week-end

L'album du week-end : Suicidal Tendencies - Still Cyco After All These Years : un album un peu particulier, une sorte de best-of avec réenregistrement des chansons avec le nouveau line-up de l'époque. Ah oui, un album indispensable, au passage.

Le jeu du week-end : la corde à sauter : par ces temps de crise, le buzz (aaaah, je hais ce mot) est de tout faire en mode pauvre, c'est à dire avec ce que l'on a sous la main, c'est à dire rien. A vous les joies d'entretenir votre masse musculaire avec une corde faite de cheveux (ou de poils de chien pour les frimeurs).

Le groupe du week-end : Tio Sam : hardcore/mélo technique colombien, dans le style de Belvedere, du très bon.

L'image à la con du week-end :

Le site à la con du week-end : Infinite photograph : une photo sans fin... wah, foutrement excitant, n'est-ce pas ?

La phrase à la con du week-end
: "Communistaaaaaaaa !!! Les fascistes !!!!" Ah, Call Of Duty 2, et ses dialogues pas du tout manichéens... crise de fou rire à chaque partie.

Le clip du week-end : Extreme Cherokee - Violence

vendredi 29 mai 2009

Je suis je suis, ouais ouais OUAIS OUAIS !!!


Je garde un vague souvenir des émissions de télé de mon enfance : que ce soit les dessins animés, les séries télé et les shows en général, je n'ai que des images floues. Alors il y a bien Hey Arnold ! , le tyrolien qui me faisait fuir du salon tel un enfant paniqué et traumatisé chaque midi dans Le Juste Prix, les pubs Juvamine... une impression que "c'était mieux avant", mais sûrement troublée par manque d'images concrètes (quoique le tyrolien, c'était rien qu'un gros fourbe, tout comme Phillipe Risoli).

Car il est bien connu que nos souvenirs sont toujours enjolivés par le fameux facteur "nostalgie". Combien de fois n'avons nous pas été déçus par un fameux souvenir, revenu à la surface, et qui finalement était plus proche d'une œuvre de Eve Angeli que de Brel ?

Mais parfois, la nostalgie fait très bien son boulot, et c'est avec un sourire de gosse que l'on retrouve des scènes devenus cultes pour la plupart d'entre nous. Et moi le premier qui ne regarde pratiquement plus la télé (je ne regarde que la qualité, Pascal le grand frère et Charly et Lulu), j'ai limite un petit pincement au cœur en revoyant ces pépites... et j'ai toujours peur du tyrolien. Monde de merde, sérieux.





(on notera la classe légendaire des présentateurs étrangers, mais pas des candidats)

jeudi 28 mai 2009

Peuseupeu


C'est vrai que la PSP, quand elle est sortie il y a maintenant quelques années, cela partait d'un bon sentiment : proposer rien de moins qu'une PS2 portable, en proposant en plus la lecture de films d'auteurs autrichiens, de photos sur les poneys, de mp3 d'obscurs groupes de guinguette death-metal suédois... un petit bijou de technologie. Ainsi, le fameux jour-j, la console tient toutes ses promesses, avec en plus un écran de toute beauté et la promesse de futurs bon jeux bien sympatoches... oui mais voilà, tout comme la Game Gear à son époque, la PSP consomme comme pas possible, et son autonomie est franchement ridicule, frisant parfois les 3h en lecture de films... un beau gâchis donc, pour une console vraiment caca.

Je n'avais jamais vraiment eu envie de l'acheter, d'une part à cause de ces fameux soucis d'autonomie, mais également parce qu'elle ne proposait pas encore une ludothèque over killa de la muerte (peut être le nouvel épisode de Medievil mis à part, mais c'est vraiment tout). Et puis, quand je regardais les personnes possédant une PSP, c'était le plus souvent des jeunes gens avec une casquette qui s'en servent pour mater des clips de rap et balancer un porno de temps en temps... autant dire que j'ai rarement vu un type jouer avec sa PSP, sauf à PES bien entendu.

(waaaaaaaaaaah, très jolie peuseupeu)

Mais le temps passe, et SONY améliore de la meilleure des façons son produit : une toute nouvelle version qui propose un écran encore plus nette, une autonomie enfin raisonnable (on atteint sans soucis les 7h), et surtout des jeux... et là, la ludothèque fait vraiment plaisir. Je compare aisément la PSP à la Game Boy Advace, dans le sens où cette dernière permettait à l'époque de pouvoir enfin jouer à des classiques de la Super Nes dans le métro (Zelda, Mario, Street Fighter et compagnie). Pour la PSP, c'est la même chose : Medievil, Castlevania : Symphony Of The Night (chef d'œuvre absolu), GTA, Valkyrie Profile et Final Fantasy Tactics (qui n'étaient jamais sortie en Europe)... c'est un réel plaisir que de laisser quelques instants sa DS pour jouer à ces petites perles, superbement adaptées à la console.

Ajouter à tout cela des productions originales bourrées d'inventivités (Patapon et Loco Rocco), un Playstation Store avec des jeux Ps One compatibles (Futur Cop L.A.P.D, aaaah *___*) pour une bouché de spéculos (5€ l'unité), et la PSP est enfin une vraie console de gamer. Il n'y a donc plus aucune raison de la bouder... Sur ce, je retourne sur God Of War >___< et je vous laisse avec le rock du pauvre :



Hop, direct sur ma peuseupeu pour foutre du gros son dans le bus.

mercredi 27 mai 2009

Aliens Exist

L'idée même de voir notre vie de tous les jours aux côtés d'un animal n'est point nouvelle, et peut soulever autant de questions foutrement passionnantes comme "Un chat ou un chien ? Combien de tonnes de caca par mois ? Tu bouges voter le 7 Juin prochain ? Hey, sympa ta caisse mec, c'est une Fuego ? Pourquoi Henry IV ?"...

Peter aime les animaux, et les déteste à la fois. Depuis son enfance, il a toujours apprécié la compagnie d'un être avec des poils qui tombent partout, dont les seuls motivations sont la procréation et l'alimentation, dans un but de survie (devenu inutile avec la vie en appartement, mais qui refuse pourtant de disparaître, cons d'animaux). Peter a toujours vu cela comme une représentation de ce que l'être humain est dans son aspect animal le plus primaire : une espèce qui n'existe que pour se reproduire et s'alimenter, si possible en détruisant le maximum au passage et en ajoutant de belles routes et des usines pour fabriquer un immense stock de bazar inutile.

Car oui, l'être humain, si on le compare à un animal, ne sert absolument à rien dans la survie de la planète : une abeille permet aux fleurs de sexer gratos à distance, un prédateur chasse des espèces pour éviter qu'elles ne détruisent l'éco-système entier d'une région (chose que Peter fait en même pas 1 mois avec un Caterpillar, même en période de grêve, la classe) en s'alimentant (ça bouffe énormément une antilope par exemple, vous pouvez pas savoir). Un Peter, ça détruit tout sur son passage, et après cela s'auto congratule de "sauvegarder" la planète. Pathétique.

Mais il ne faut pas tout voir en noir, et même si Johnny le dit si bien "Noir c'est noir", ne dramatisons pas. L'être humain est peut-être une belle saloperie, mais on ne peut pas en dire autant des pandas par exemple, qui je le rapelle passent leur temps à ne rien faire et à manger de l'herbe, comme les Lofteurs.

Et puis, quand la nature donne un truc comme ça...

Peter pardonne tout.
Quel con ce Peter...

mardi 26 mai 2009

Minus the world we leave...

Here is the world, they'll try to sell you
Here is the ache barbiturate

They'll have your eyes and they will hang your view so high


Minus the world we'd find forgiveness

Minus the world she'd find her self

Minus the walls, she wouldn't hang her view

So low


White of their eyes

Shadow and plague

Those creatures we portray

Born into this

Unbearable mess

This bankruptcy her and I have left


Paradox, conundrum, irony

Minus need you are going cold

Minus belief we are growing old


Minus our fears she is outspoken

Minus our hands she is clean

Budding filth, we destroy purity once conceived


Sorrow and shame

Tangled and maimed

Indebted endlessly

Heir to the day

Of depravity

She'll have to make believe tranquility


Minus the world we leave

Minus the world we leave

Minus the world we leave


Joey Cape (Bad Astronaut) - Minus


lundi 25 mai 2009

La vidéo du lundi



Hnnn tsss hnnn tsss hnnn tsss
Wouhouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!!!

dimanche 24 mai 2009

Live Report : 23/05/09 @ Rouen


Lieu : Bateau IVre
Groupes : 86it , Hell Burnsaway , Anorak , As We Bleed

Ce soir ce sont les 10 ans de As We Bleed, référence locale de gros son, et on s'attend à pas mal de monde pour fêter dignement cet anniversaire... et en fait non, il y a malheureusement pratiquement personne. Le Bateau Ivre est désespérément à moitié vide, et nous sommes qu'une petite vingtaine à être devant la scène pour regarder 86it.

86it, c'est un groupe que j'ai écouté il y a pas mal d'années, quand je commençais à peine à découvrir des groupes. J'avais pas mal zappé depuis toutes ces années, mais c'est avec un réel plaisir que je vois ce groupe, qui en plus fait ses derniers concerts sous ce nom. Le groupe a un bon son, et c'est du bon hardcore/punk bien speed qui nous est donné. Parfois, le rythme s'affole et se rapproche à la limite du fastcore, et même la guitare de temps en temps passe limite en mode metal. Surprenant, mais réussi. Un bon set, pour un groupe qui ne l'est pas moins.

Hell Burnsaway commence très peu de temps après, sans prévenir, et c'est la bonne surprise de la soirée : un hardcore stylé New York HxC, sans le côté metal trop appuyé. Le rythme est plutôt mid-tempo, et est très bien maîtrisé. On a même le droit à un chanteur kangourou qui donne une bonne patate aux chansons. Du très bon donc, pour un set malheureusement un poil trop court à mon goût. Un nouvel album qui sort bientôt, je connais déjà mon futur achat.

Anorak s'installe, et ce sera le début du lessivage. Déjà sur CD, Anorak m'avait bien surpri avec un mélange de hardcore, de screamo et parfois d'un peu de grindcore (allez coller une étiquette aux groupes après...), mais en live, c'est tout ça puissance 10 000. Le son est puissant, tendu, la voix est omniprésente, et la batterie est rarement calme, enchaînant les changements de rythmes sans broncher. Il en ressort un screamo teinté parfois de power violence (certains passages sont mêmes limites grindcore) vraiment impressionnant de puissance. Fait amusant, malgré la violence de la musique et de l'ambiance de tension qu'ils mettent en place, les membres du groupe n'arrêtent pas de déconner. Ca surprend au début, mais on s'y fait très vite. Un excellent groupe de live, pour les amateurs de sensations fortes.

Et c'est enfin le tour, vers 00h40 (oui, il y a eu pas mal de retard), d'As We Bleed et de ses 10 ans, avec toujours le même line-up (fait assez rare). Alors, sur CD, As We Bleed c'est massif, du très lourd, donc imaginez un peu en live... on a donc droit à du metalcore de très bon niveau, carré au possible et ultra efficace. Bon bah, c'est pas le genre de groupe dont on va disserter pendant des heures sur la qualité des textes ou du son : ils n'inventent rien, mais le font très bien, et sont aussi bien au dessus de pas mal de groupe du même genre que j'ai pu voir en concert. Un groupe à voir sur scène, clairement, pour tous les amateurs de gros son.

On regrettera juste le peu de monde ce soir-là (une petite quarantaine au grand max), mais tant pis, les 4 groupes ont quand même assurés. La surprise de la soirée : Hell Burnsaway, à suivre, surtout leur prochain album (sortie en Juin).

samedi 23 mai 2009

Yellowcard (1997 - ?)

Note : depuis cet article le groupe s'est reformé et a sorti un nouvel album assez sympatoche quoiqu'assez quelconque finalement. Un nouvel opus est tout près de sortir au moment où j'écris avec mes doigts tout beau tout propres.

Je déteste l'injustice. Bon, quand c'est envers les roux, encore, c'est compréhensible, mais pour tout le reste, je hais l'injustice. Et Yellowcard est un groupe injustement boudé. Trop vite classé comme groupe de pop/punk comme tant d'autres, beaucoup de gens sont passés à côté d'un groupe ayant sa propre personnalité et un talent certain et justifié par de superbes albums.

Il faut revenir un peu en arrière pour comprendre l'injustice : le groupe sort en 2003 l'album Ocean Avenue (ils ont sorti d'autres EP et albums auparavant, , mais je ne les ai jamais écouté, donc je ne pourrais point vous dire si ce sont des purs chef d'œuvres ou des remix de Cindy Sander). Un album de pop/punk avec comme originalité la présence d'un violon électrique, qui donne une touche unique aux morceaux rapides et entraînants du groupe. On retrouve ainsi de nombreux tubes bien calibrés pour la radio, comme Way Away, Ocean Avenue ou la chanson super-beau-gosse-mais-que-l'on-adore-quand-même Only One. Un très bon album, quoiqu'un peu trop formaté et sans réelles surprises finalement quand la découverte du violon est passée. A cette même époque, la popularité du groupe explose, avec passages télé et tout le reste. Pour avoir la vrai injustice, il faut attendre 2006.

Nous sommes donc en 2006, et le groupe sort l'album Light And Sounds. C'est au même moment que le public du groupe se divise en deux parties : les fans de "l'ancien" et ceux du "nouveau" Yellowcard. Avec cet album, le groupe gagne en maturité, et fait pratiquement disparaître son étiquette pop/punk, pour beaucoup plus s'orienter vers le rock tout court. Il en ressort un album magnifique, avec des compositions de haut niveau, et une alternance chanson calme/énergique bien maîtrisée. D'ailleurs, pour moi, il s'agit tout simplement d'un des meilleurs album que j'ai eu l'occasion d'écouter(ah, la chanson City Of Devils). Ce changement de style, même s'il est totalement réussi, ne plaira pas à une bonne partie des fans du groupe, qui vont décider de le bouder.

En 2007, le groupe sort Paper Walls, dans la continuité de leur précedent album. Pareil, c'est une réussite totale, même si l'on déplore le retrait du violon, le véritable atout du groupe. Peu importe, c'est un album réussi, et qui prouve une fois de plus le talent du groupe pour nous sortir des compositions mélodiques et puissantes à la fois. Mais le public n'est toujours pas au rendez-vous, et l'album ne reçoit pas le succès (que ce soit critique ou commercial) escompté.

Tout ceci amène le groupe à se remettre en question, et en 2008 le groupe est officiellement en hiatus pour une durée indéterminée. Faire deux superbes albums, plein d'énergie et avec de nombreuses qualités, pour au final s'arrêter faute d'une reconnaissance suffisante, c'est clairement de l'injustice... c'est trop vilain et caca le monde de la musique T__T

Tant pis, il reste quand même les albums Light And Sounds et Paper Walls, deux petites perles pour tous les fans de punk mélodique / rock. Si vous cherchiez un bon groupe à découvrir... ah oui, à noter également la reprise de Violins de Lagwagon (présente sur la compil Rock Against Bush Vol 2), tout simplement superbe (vous pouvez l'entendre ici, sur une vidéo qui n'a absolument rien à voir et qui est très moche).

Liens du week-end

Album du week-end : Bomb The Music Industry! - Others! Others! Vol1 : petit rassemblement de morceaux inédits ou de remix débiles de la part de ce groupe toujours aussi déjanté

Jeu flash du week-end : Super Karoshi : suicide, the better way =D

Groupe du week-end : Carry On : Old school HxC de haut niveau

Image à la con du week-end :

Site du week-end : Les petits guides de DoDS : tout ce que vous avez toujours rêvé de savoir sur ce jeu fabuleux... ou pas.

La phrase du week-end : "Fatheeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer !!!" Je retrouve avec joie cette scène culte et pathétique à la fois du fantastique Resident Evil : Code Veronica sur Dreamcast. Seuls les connaisseurs comprendront.

Le clip du week-end : Alexisonfire - Young Cardinals

vendredi 22 mai 2009

Parce que Damien Jean, c'est mon rêve

Parce que Youtube ça roxx tellement du ballon atomique, et que tu peux y trouver les choses les plus improbables du monde. Parce que... parce que... parce que tu peux rien dire quand tu tombes sur ce genre de vidéo :



Alors, à ce moment, je me dis que tous les concerts où j'ai vu des groupes expérimentaux et que je trouvais chiant, et bien ils sont même pas à un dixième de la surpuissance cosmique de ce... truc. Barge. Mais qu'est-ce qu'on leur a fait ? Une réaction soudaine après 24h d'écoute intensive de Damien Jean ? Cela fait peur... très peur...

jeudi 21 mai 2009

Be Cool (2005)


Suite direct du film Get Shorty, Be Cool est malheureusement trop méconnu (ainsi que Get Shorty). Et c'est vraiment dommage, car c'est passer à côté d'un bon petit film bien sympathique. Si vous n'avez pas vu Get Shorty, pas de soucis, vous comprendrez quand même toute l'histoire, c'est juste quelques petits clins d'œil glissés dans le film que vous manquerez, donc rien de bien grave.

Alors, je lis mes fiches : Chili Palmer (John Travolta), devenu producteur de cinéma, décide se mettre à la production de musique. Pour cela, il aide Edie Athens (Uma Thurman), dont son mari se fait tuer au début du film (scène hilarante au passage) à s'occuper de son label. Petit problème, ils se rendent vite compte tous les deux que l'ancien mari d'Edie fricotait pas mal avec la mafia locale et autres fonds douteux. Difficile pour eux alors de produire le disque de Linda Moon (Christina Millian, une chanteuse inconnue, enfin pour moi), une jeune chanteuse prometteuse qu'il découvre, mais qui est malheureusement liée à un contrat avec une maison de disque douteuse...

Bon, après, l'histoire part dans tous les sens, avec un nombre assez incroyable de personnages, mais une cohérence maintenue du début à la fin, et ça, ça fait bien plaisir. En parlant des personnages, ils sont tous fondés sur des clichés, dans la caricature, mais toujours avec un humour fin, jamais lourd. Vous allez donc manger du mafioso russe, du rap gansta, un manager complètement frappé (Vince Vaughn énorme dans ce rôle) assisté par un garde du corps homosexuel qui veut faire carrière dans la country (et joué par... The Rock (!), excellent dans ce rôle), un tueur à gage minable... Vous croiserez également Aerosmith et son chanteur avec une bouche encore plus grande que celle de Mick Vendetta, il y a même Fred Durst (frontman de Limp Bizkit) qui fait une apparition, on sait même pas pourquoi... bref, un joyeux bordel, pour des personnages tous très réussis et drôles. Mention spéciale au gansta rap, avec l'un des chanteurs des Black Eyed Peas (qui font également une apparition dans le film) en rappeur minable et gaffeur, et surtout le maître, le producteur de rap maintenant âgé et qui vit paisiblement dans une immense maison, mais qui n'hésite pas à régler ses petits problèmes grâce aux groupes qu'il produit. Toutes ressemblances avec des personnes réelles est volontaire, et est fait avec beaucoup d'humour.

On se laisse emporter dans cette histoire qui mêle habilement l'humour (rien que voir The Rock chanter de la country, ou le tueur chez Chili Palmer...), le polar soft (voir très soft), et surtout la découverte des différents personnages, tous plus tarés les uns que les autres. Tout ça est supporté par une bande son tout en jazz, avec un groove vraiment sympa, et qui donne cette fameuse ambiance "cool" au film. Le film passe donc très bien, sans que l'on s'ennuie, et c'est sûrement le principal. A noter une version française bien foutue, surtout avec les "biaaatchhh" de Vince Vaughn, à entendre d'urgence. Une bonne comédie bien ficelée, sans humour lourdingue... et oui, ça existe encore, et ça fait bien plaisir.

mercredi 20 mai 2009

Just Like Dr. Jones

La fameuse jungle urbaine... Peter comprend l'idée, mais impossible pour lui d'en faire une description nette et précise : la banlieue qui craint du boudin ? la loi du meilleur cireur de pompe ? lutter pour trouver une place où se garer en pleine mégalopole, comme celle de Mulhouse ? pourquoi Julien Lepers ?

En fait, le principe de jungle urbaine pour Peter est plutôt synonyme d'aventure, que même Martine et sa pêche aux crustacés à côté, c'est un bisounours devant la Tour Eiffel. Car il ne s'en rend pas forcément compte, mais l'aventure lui tend les bras (qu'il n'a pas), et ce chaque petits jours de sa petite existence, si insignifiante au niveau universel, mais énorme si on se met sur l'échelle de Passe Partout. Et on explose tous les compteurs si on se met sur l'échelle d'un papillon (haha, un jour de durée de vie, la honte).

La sortie dans cet univers hostile qu'est le monde réel est déjà une épreuve. Tel le bon castor junior qu'il est, Peter a son petit sac à dos (il mesure toujours 15 cm, donc oui c'est un petit sac à dos) rempli du minimum pour survivre facilement pendant une bonne après midi :

- vivres : miam, chokobooooons
- jus de raisin Bopi : facilite le transit
- portefeuille : le minimum de monnaie possible pour ne pas en donner aux mendiants, question d'éthique
- une photo de Damien Jean : pour se donner du courage s'il faut passer la nuit seul, puis prévoir une de Cindy Sander pour faire fuir d'éventuels agresseurs
- le lecteur mp3 : pour s'isoler et se balader en écoutant du Agoraphobic Nosebleed, la classe

Grâce à ce petit paquetage, Peter pourra tranquillement se balader dans la jungle urbaine qui est à deux pas de son chez lui si douillet. L'aventure pour pas cher, et avec le frisson de croiser des émos et d'autres tektoniks dans les ruelles les plus sombres. Allez, file petit Peter !

Ah, petit détail que j'ai oublié de mentionner, Peter a une jambe de cassée depuis quelques jours.

Donc comme dit la chanson : "Si t'as pas de pieds, bah tu peux pas marcheeeeer !!".
Quel con ce Peter...

mardi 19 mai 2009

Spyyyyyyyy !!!!! >____<

Team Fortress 2... outre les qualités orgasmiques de ce FPS multijoueur, il faut également mettre en avant la qualité du SAV de Valve, ses développeurs.

- des mises à jour fréquentes
- des ajouts GRATUITS (nouvelles armes pour les classes, nouvelles map...)
- un porte parole sosie de Guy Carlier
- des petites vidéos pour présenter les différentes classes et l'univers du jeu

C'est sur ce dernier point que Valve explose toute la concurrence. Leur campagne de communication est efficace, drôle, et retranscrit très bien l'univers déjanté du jeu (tiens, j'ai l'impression d'écrire un article pour un autre blog). Il faut dire aussi que les développeurs savent qu'ils s'adressent à des fan-boys parfois au dessus du niveau de geek (et même de nerd), prêt à vérifier le code source de la page web du blog de Valve pour y dénicher la moindre petite info sur la prochaine grosse mise à jour du jeu. Et cette fois-ci, Valve a bien joué son coup. En nous promettant une mise à jour pour la classe du sniper (nouvelles armes, succès à débloquer...), ils nous cachaient une mise à jour du Spy (bouh les petits chenapans). Et sans prévenir, ils nous balancent ça :



On dirait presque du Pixar... sont doués ces ricains quand même.
Miam, vivement la mise à jour !

Give me all you have, I know you can be evil

You're not coming home tonight
You're out looking for something you saw on T. V.
I'm not going out tonight
I'll be waiting by the phone that wait ring
Let me have it once again
Punish me for sommething I didn't do wrong
I can take a whole lot more

Give me all you have I know you can be evil


You're out looking for an answer

To a question you don't have


Where were you when I was gone

For away enough so things don't seem wrong

Simply said not simply done

I gave you something seems it came back undone


You're out looking for an answer

To a question you don't have


You're not coming home tonight

You're out looking for something you saw on T. V.
I can take a whole lot more
Give me all you have I know you can be evil


You're out looking for an answer

To a question you don't have


I can take a whole lot more
Give me all you have I know you can be evil

Uncommonmenfrommars - You Can Be Evil


lundi 18 mai 2009

Uncle Sam (2001)

Autant être franc : je ne suis pas du tout spécialiste des comics, et c'est un univers que je découvre que depuis très récemment. C'est juste que c'est un univers pas franchement engageant : entre le slip rouge fluo de Superman, les histoires sans fins de Spiderman (apparemment il a une famille et des gosses maintenant)... je n'avais pas vraiment envie de lire ce type de bande dessinées. Pourtant, il y a pas mal de séries qui me font envie, comme The Punisher ou The Preacher par exemple, par leur côté adulte et sans concessions. Et puis, pour me lancer, quoi de mieux que de commencer par un classique ? Je cherche un petit peu sur Internet pour m'informer, et je fonce chez mon dealeur habituel de manga pour cette fois une petite dose de dessin made in iouéssé. Mon choix : Uncle Sam.

L'Oncle Sam, tout le monde connaît. Cette allégorie de l'Amérique, de son fameux rêve américain, apparut durant le XIXe, est devenue une image indissociable du fameux pays de la liberté. Petit problème : depuis l'indépendance et la création des USA, le pays a pas mal changé. Et c'est durant notre époque que l'Oncle Sam réapparaît, et qu'il constate la décrépitude de toutes les idées qu'il incarne, ainsi que toutes les dérives de la société. Durant tout ce comics, nous allons suivre l'Oncle Sam personnifié en un être habillé de son fameux costume, errant tel un clochard, dans une société qu'il ne reconnaît plus, et qu'il ne le reconnaît plus non plus.

Le comics mélange habilement la réalité crade de la société américaine actuelle avec toutes les allégories imaginées par l'Oncle Sam (et l'Amérique aussi du coup), pour un résultat assez déconcertant au départ, mais qui finalement est très réussi. Je vous laisse le plaisir de suivre cette quête de la reconnaissance, plutôt original pour un homme censé représenter la connaissance et la gloire. Toute l'histoire (incroyablement bien écrite par Steve Darnall) se suit avec un réel plaisir, et l'on s'étonne de la force que peuvent avoir certaines phrases. Bien entendu, vu le thème et l'histoire, Uncle Sam est une charge assez violente contre la société actuelle, mais sans tomber dans la critique de base. Tout est fondé, bien écrit et bien formulé. Et surtout, c'est le dessin qui renforce encore plus le sentiment de puissance de ce comics.

Car le dessin d'Alex Ross est grandiose. On a presque l'impression que chacune des vignettes est une photo, comme un instantané d'un moment, où chaque scène est amplifié par la puissance du trait, net, avec des couleurs magnifiques, et avec des impressions de mouvement incroyablement bien rendues. Il faut rappeler que pratiquement tout le comics se base sur le mélange allégories/vie réelle, et ce mélange est maîtrisé à la perfection. Je vous laisse découvrir les dernières pages, de vrais œuvres d'art. Petit extrait pour vous donner une idée du niveau :

Uncle Sam, c'est ça : un récit intelligent, une satire sociale loin de tous les clichés et de la facilité, et surtout un dessin incroyablement beau et puissant. Ouais, c'est clairement avec ce style d'œuvre que l'on a envie de plonger dans l'univers des comics. A noter que ce livre a pas mal fait polémique lors de sa sortie aux USA, en pleine période des présidentielles.

La vidéo du lundi



N'empêche, je me marre, mais le film de Dragon Ball (pas le tout pourri sorti récemment, na na), il roxxait du poney comme pas possible. Donc c'est un très bel hommage. Si si.

dimanche 17 mai 2009

I've got a guitar

(photo : Horrorshow Destruction)

J'avoue avoir un faible pour toutes les musiques de l'extrême : je résiste parfaitement à l'écoute intensive de plusieurs heures de grindcore et de power-violence (aaah, Shikari), la bonne musique qui fait saigner les oreilles et qui rend dingue (vite vite, il faut encore que j'écoute la disco de Orchid). Aussi, j'encaisse sans souci le best of de Lorie, ainsi que le remix version guinguette de la Compagnie Créole (et là on fait moins les malins).

Mais derrière tout ce déchaînement de puissance et de violence (écoutez le dernier Mumakil, c'est une tuerie), j'ose à peine avouer que mon style de musique préféré est... la chanson acoustique. Vi vi, et si possible la plus simple, c'est à dire un chanteur et sa guitare. Et le style de reprise que je préfère le plus, c'est clairement les reprises acoustique (et ça tombe bien, on est dans la rubrique Cover, diantre, qu'il est bien foutu ce blog dit donc).

Je ne peux pas vraiment expliquer le pourquoi d'un tel fossé entre la volonté d'écouter la musique la plus rapide et violente possible, et à la fois écouter en boucle une simple chanson à base de guitare sèche. Non, vraiment. Mais le mieux est peut être de ne pas se poser de question, et de simplement écouter, pour le plaisir.

No Use For A Name - Let Me Down (original ici)



Greg Graffin (Bad Religion) - Cease (original ici)



Thrice - Stare At The Sun (original ici)



Nostromo - Rude Awakening
(original ici)



Vous noterez que le plus souvent ces reprises subliment la version originale. Mention spéciale à la reprise de Nostromo.

samedi 16 mai 2009

Liens du week-end

L'album du week-end : Strung Out - Live In A Dive : surpuissant, déchire tout, tout ça tout ça

Le jeu du week-end : Mutiny : un clone de Worms avec des pirates, tout ça etc...

Le groupe du week-end : Fall Of Messiah : du screamo français de qualitayyy, tout ça et plus...

L'image à la con du week-end :


Le site à la con du week-end : Hollywood Poster Generator : fait toi-même ton affiche qui roxx du boudin, tout ça et vers l'infini...

La phrase du week-end : "... votre superbe stylo géant. On dirait une représentation phallique, c'est très sympa !" Dernier cours de l'année, forcément je sors un crayon géant pour noter le cours. La réaction du prof fut attendue, mais il attaqua tel un éclair, tout ça.

Le clip du week-end : At The Drive-In - One Armed Scissor

vendredi 15 mai 2009

Bad Astronaut - Houston : We Have A Drinking Problem (2002)


(L'album en écoute intégrale ici, et le dossier sur le groupe )

Dire que cet album est un bijou est un euphémisme. Idem pour tous les autres termes que sont "chef d'oeuvre", "monument", "pierre angulaire de la musique"... bon, j'exagère sûrement beaucoup, mais s'il fallait que vous ne reteniez qu'une seule chose, c'est que Bad Astronaut livre ici une oeuvre sans fautes, personnelle et unique en son genre.

Loin de tous les clichés et de toutes les étiquettes, Bad Astronaut est un groupe au son à la fois familier et unique. Familier car la fameuse voix de Joey Cape nous fait forcément penser à Lagwagon, et aussi parce que le mélange électro et musique pop n'est pas nouveau. Unique, car jamais un groupe n'a à ce point aussi bien digérer ses influences pour les inclure de façon quasi parfaite, pour donner au final un résultat qui dépasse toutes les attentes les plus folles.

L'album commence sur These Days. Une intro plutôt lourde, avec une batterie appuyée par des sons électronique. Une guitare et une voix douce apparaissent, et des paroles limites chuchotées nous parviennent. La musique est déstructurée, alternant des passages plutôt lent, avec l'apparition de divers sons, et un final en apothéose, avec piano, violons, une batterie qui accélère et des guitares saturées qui appuient, tous ensemble, un chant enfin chanté et qui résonne comme un appel à l'aide, qui serait sans réponse. Rien qu'avec cette chanson, le groupe pose ce que sera cet album : des chansons aux mélodies magnifiques, une apparence de noirceur mais avec toujours l'espoir qui vient mettre un terme à toute cette noirceur. Arriver à illustrer l'espoir par des sons, c'est au delà de la performance.

On écoute donc l'album avec un immense plaisir, se laissant bercer par la voix si naturelle de Joey Cape, et en étant constamment à l'écoute grâce aux très fréquent changements de rythmes, et aux quelques incursions "punk mélo" qui viennent donner un certain punch aux chansons (Single et Killers And Liars pour ne citer qu'elles). Raison de plus pour s'attarder sur les paroles, toutes loin de tous les clichés du genre (même la chanson Another Dead Romance parvient à être touchante, et est très loin d'être une vulgaire chanson de complainte sur le thème de l'amour). Joey Cape est un très bon compositeur, et il nous rappelle également qu'il sait écrire les bonnes paroles, celles qui restent collées de façon indélébile aux chansons (à lire, la superbe The Passenger).

Le voyage de nos fameux cosmonautes est parfois truffé de petites surprise, comme la reprise de Solar Sister des The Posies, un groupe de power pop, avec la touche Bad Astronaut, forcément sublime. Ou pour ma part je retiens Disarm, avec sa magnifique intro, pour une chanson qui prend aux tripes, tout en restant d'une insolente simplicité. Oui, je pense que c'est ça le réel talent des Bad Astronaut : cachées derrière une simplicité qui fait office de masque, les compositions sont travaillées et toutes différentes les unes des autres. Et ça marche. D'ailleurs, je fais la chronique en écoutant pour (au moins) la 14 000e fois cet album, et je découvre toujours de nouvelle choses, des petits détails.

Que dire de plus... rien, si ce n'est qu'une œuvre aussi parfaite ne peut être décrite aussi facilement, mais peut heureusement se savourer sans modération, et avec toujours un sourire au coin. Une œuvre unique, intemporelle... écouter The Passenger, puis se mettre à rêver...

Pour les fans de : Lagwagon, Jimmy Eat World (période Clarity), Coldplay, Tokyo Rose
A écouter : puis rêver.

jeudi 14 mai 2009

I got something sticking in my eye


Il est amusant de voir à quel point Peter s'accroche au moindre petit détail, à la moindre petite chose qui attire son regard ou n'importe lequel de ses autres sens. Conditionné depuis sa plus tendre enfance à ne retenir que l'essentiel (les bonnes manières, le respect envers autrui, le manichéisme primaire...), ce mode de vie s'amplifie de plus en plus avec l'âge. Dès qu'il a l'âge de pouvoir dépenser son argent n'importe comment, Peter s'exécute, étant persuadé de détenir comme un "pouvoir" (pouvoir qui est d'ailleurs bien menacé, mais ceci est un autre problème).

Ce pouvoir, il va l'utiliser, et ce sans s'arrêter, comme si la folie l'emportait, jusqu'à épuisement d'un puits qu'il imagine au départ sans fond. Cela n'est point dommageable quand il est jeune, vu le faible coût de ses investissements. Mais cela est beaucoup moins drôle quand il devient adulte et responsable, surtout vis à vis d'une famille qu'il a construit.

Pourtant, il lui suffisait d'écouter plutôt que simplement avaler les paroles qui fusaient d'un peu partout. Des panneaux géants dans les rues, des spots à la télévision et à la radio, sur son ordinateur, dans ses magazines... il est envahi, il le sait qu'ils essayent de manipuler ses pensées. Il sait se protéger, car il sait que ce sont des mensonges, le résultat de rassemblements douteux de gens qui ne le sont pas moins et qui donnent vie à une matière infâme, mais qui est omniprésente, presque indissociable du paysage urbain et contemporain.

Le doute s'installe. Il se dit protégé, ne pas être touché, mais au final, il connaît les slogans par cœur, reconnaît la moindre phrase choc dès le début de l'intonation de la voix off, et s'amuse même à faire des parodies de ces slogans. Que voulez-vous... Peter est comme ça, en pétant plus haut que son cul, il se ridiculise d'autant plus. Et puis, ça lui apprendra à tout dépenser à ce petit con.

Quel con ce Peter...

mercredi 13 mai 2009

Braid (2009 PC)

C'est tout simplement impossible dans un simple article que de caser ne serait-ce qu'un dixième de Braid. Que ce soit sa réalisation, son gameplay, son originalité, son scénario... tout paraît si simple en apparence, pour finalement dévoiler petit à petit quelque chose d'énorme. Si bien que c'est un exercice d'écriture fort compliqué que de décrire ce monument, et comme je n'ai clairement pas le niveau, je vais m'abstenir de tout ça pour vous donner "mon" Braid, la façon dont je l'ai vécu. Car, oui, Braid est un jeu qui prend aux tripes et vous fait vivre une véritable expérience. Si vous voulez en savoir plus à propos du jeu en lui-même, il suffit de vous rapporter à différents tests, tonton google vous aidera.

Hum... en fait, il est également très difficile de décrire ce que l'on ressent quand on joue à Braid. Commençons donc par le commencement : pas d'écran titre, un graphisme à la fois simple pour le personnage et magnifique pour les décors, alors que nous ne sommes que devant le premier tableau du jeu. Finalement, on commence réellement le jeu par... le monde numéro 2 ? Bon, pas grave. Quelques écrits qui traitent de divers sujet, et en particulier d'une "princesse à sauver". On entre en véritable terrain inconnu. Les premiers niveaux se passent sans trop de soucis, on comprend vite le système de retour dans le temps, et le déroulement non linéaire du jeu. On comprend vite la nécessité d'attraper ces pièces de puzzles disséminées un peu partout dans chaque niveau, mais on ne comprend pas tout de suite leur utilité (que représente le tableau finalement reconstitué ? un rapport avec ce personnage que nous incarnons et dont nous ne savons que son nom, Tim ?). Et tout va ensuite très vite : les énigmes deviennent rapidement tordues, mais diaboliquement bien fichues, car elles ont toutes une solution logique.


En fait, jamais on ne reste bloqué devant une énigme par difficulté, mais simplement parce que tout est nouveau dans ce jeu, et que les habitudes que l'on a acquit après des centaines de jeux deviennent ainsi obsolètes. Il faut que l'on assimile une nouvelle logique, une nouvelle façon de jouer, pour au final se rendre compte que jamais un jeu n'a été aussi logique et encourageant pour le joueur. Jamais Braid ne m'a pris pour un abruti, chose rare de par ces temps dans le milieu du jeu vidéo. Mais le plus beau reste à venir...

Après un peu moins d'une dizaine d'heures, je fini le jeu. Je ne vais pas vous spoiler la fin, mais sachez de par avance qu'elle est aussi superbe que épurée, magnifique, et véhiculant un vrai message. Mais un problème se pose : quel est ce message ? Car il n'existe pas qu'UN seul message, mais bien plusieurs. En fait, de l'aveu même du créateur du jeu, il existe quantité d'interprétations possible. Mais une découverte au détour d'un forum, et qui d'ailleurs est très souvent reprise, me paraît plausible : une remise en cause de l'humanité, avec ce qu'elle comporte de cruautés et de destructions (notamment la bombe atomique). Il faut jouer au jeu pour comprendre à quel point ce message n'est pas clairement identifiable, et n'apparaît uniquement qu'après l'avoir fini. Et si vous regardez les photos de cet article, vous comprendrez que l'apparence est bien trompeuse.


Braid m'a retourné l'esprit, et a pour ma part presque redéfini des parties entières du jeu vidéo. Tout simplement bluffant et marquant. Braid culmine maintenant au sommet des jeux qui définissent le jeu vidéo. Et depuis 2008 (sa sortie sur le Xbox Live Arcade), on peut clairement dire qu'il existe selon moi un après Braid.

mardi 12 mai 2009

Speed run woot woot 2.0

Parce que Le Seigneur Des Anneaux, la totale en version longue, ça fait 10h30 d'elfes et de nains qui se frottent gaiement contre des orcs.
Parce que parfois, certains films comme A.I ou Seul Au Monde durent 30 minutes de trop.
Parce que un court métrage c'est pas assez court.
Parce que l'on a pas toujours le temps (le dressage de morpions pour une future invasion de mon HLM ça prend un temps fou, vous pouvez pas imaginer).
Parce que Tutube c'est gratuit.
Parce que c'est mdr ptdr roflcopter OLOLOL :

Wolwerine en 30 secondes :




Titanic en 5 secondes :



Kill Bill en 5 secondes :



Et bis repetita... à l'infini (et vers l'au delà, ouaiiiiiiiiiiiis).
Et on remercie qui pour avoir sauvé 4€ de ciné (si tu es jeune, car si tu es vieux, tu paies 10€, haha, dtc) pour plutôt acheter de la drogue et le nouveau CD d'Arielle Dombasle ? Hein hein ?

Perpetual war for perpetual peace

They’ve got themselves a new spin
on the story, twisted for one-sided glory.
Devastation soon
becoming fuel for the masses new fury.
A greedy hand in
the guise of a good man.
So threatening.
So deafening.

So silencing, that familiar stance.
The burden now passed
to us, we lose our footing but still try to stand.

No control.

No more rules.


“Perpetual war for perpetual peace”, turn a

blind eye to poverty while manufacturing new enemies.
The
new slave’s south of the border, murdered or overseas.
We
still struggle with the fact that one percent has ninety-nine on their knees.
Washington’s drawing up war plans,
while
there’s still no hope for the homeless man.
No one should
have to live under these men, iron fists with gun in hand.

No more control.

No more rules.

They try to make you
and me live life by their design:
No free thought.
No free
speech.
No peace of mind.
They make a move to confine.

But they’ll never silence me as long as I can Breathe!

Verse - The New Fury


lundi 11 mai 2009

For never, and never


Le 6 Mai dernier, une nouvelle a fait trembler le petit monde du jeu vidéo : 3D Realms ferme, faute à un compte en banque aussi élevé que le PIB du Gabon. Bon, un studio de développement qui ferme, c'est malheureusement assez courant en ce moment. Mais 3D Realms n'est pas n'importe quel studio, oh que non, et re oh que non non, non et non. 3D Realms peut se targuer d'avoir fait l'un des meilleurs jeu de tout les temps : DUKE NUKEM 3D, un fps révolutionnaire à son époque, et qui, étrangement, supporte très bien la concurrence face à des titres d'aujourd'hui grâce à un level design encore unique et sans faille.

Mais ce studio est aussi connu pour quelque chose de beaucoup plus kikou lol, le fameux Duke Nukem For Ever, en gestation depuis 12 ans (si si). Donc en gros, le studio a tenté de développer un jeu pendant douze ans, sans sortir d'autres jeux pour éspérer gagner un peu d'argent (pour des choses bénignes, comme payer les employés et les prostiputes, et autres wagons de coke qui devait circuler, empêchant l'équipe de développer tranquillement). On ne s'étonnera pas trop qu'ils aient fait faillite.

Si je vous parle de tout ça, c'est non pas pour vous montrer que depuis que le studio a fermé on en apprend plus sur le jeu en 3 jours qu'en 12 ans (tiens, je l'ai quand même dit, crotte), re re oh que non, si je vous parle de toutes ces petites choses (qui font le vie, je le rappelle) c'est pour vous parler des, tadaaaaa :

Vaporware (ou comme synonyme, arlésienne)

Ce terme désigne tout simplement des projets (dans le domaine de l'informatique) qui ont la facheuse tendance à se faire énormément désirer, et qui en même temps se mettent à accumuler des retards qui feraient passer les chauffeurs de bus pour des rigolos. En gros, si l'on prend Duke Nukem For (N)Ever comme exemple, sa première présentation en publique date de 1998. Après, silence radio, et le jeu réapparaît de temps en temps, comme s'il voulait rappeler qu'il existe (un teaser est sorti l'an dernier, donc juste après un léger silence de 10 ans). C'est ça un vaporware. Et ce type de jeu à deux solutions :
- finalement sortir dans le commerce et dans toutes les bonnes boulangeries
- finalement disparaître à tout jamais dans les enfers avec Dave (comment ça il est pas mort ?)

Quelques exemples pour vous donner une idée :

S.T.A.L.K.E.R : annoncé en 2001, sorti en 2007, pour au final un jeu énorme et dépassant toutes les attentes
PREY : 1998 - 2006 : une bonne surprise, pour un jeu sans prise de tête
Too Human : 1999 - 2008 : il est vraiment sorti ? parce que perso, j'en ai jamais entendu parler. Ah, on me fait signe que c'est une bonne bouse sur X360.
Limbo of the Lost : 1986 (si si) - ? : cas un peu particulier, car le jeu était d'abord prévu sur Atari ST, et est en développement sur PC que depuis quelques années. Particularité du jeu : pour rattraper son retard, il a carrément copier des scènes entières de d'autres jeux (et donc est dans le caca juridique en ce moment)

Il en existe encore pleins d'autres, mais la plus grosse majorités des vaporware sont au final des jeux qui n'auraient jamais dûs sortir, car ils sont forcément en retard sur leur époque (haha, Daikatana), malgré quelques exceptions bien entendu. N'empêche, c'est Duke Nukem For Ever qui détenait ce record de 12 ans, soit 77 ans en vie de chien, et que même si on devinait qu'il était mauvais, ça reste du Duke Nukem quoi. Monde de merde je vous dit.

La vidéo du lundi



Mais euuuuh, c'est bidon, y'a même pas un seul accident avec un blessé >_____<

dimanche 10 mai 2009

L'Honneur du Dragon (2005)

Deux fois dans ma vie je suis sorti d'une salle de cinéma en pleure et limite en me roulant par terre tellement ma crise de fou rire faisait exploser toutes les statistiques (on ne parle même plus d'incontinence à ce niveau là, et j'ai du me muscler les abdos comme si j'avais fait 100 heures de total-gym), et ce pour deux films : le premier fut Austin Powers : L'espion qui m'a tiré (pour de bonnes raisons) et le second fut L'Honneur Du Dragon (pour d'autres raisons explosant toute notion méta-physique et qui redéfinit presque le terme nanar).

Mais avant tout, il faut expliquer deux-trois petites choses. Au départ, quand on est parti (Clément, Julien et moooa) voir ce film au cinéma, on s'attendait à voir un honnête film de kung-fu bien pêchu, car c'est Tony Jaa qui est la star du film. Ce petit thaïlandais s'est fait remarquer en 2004 avec Ong Bak, un très bon film de combat qui apportait une certaine fraîcheur au genre avec un nouveau style de combat made in thaï qui se focalise surtout sur les coups avec les coudes et les genoux, pour un film bien violent et avec des cascades super bien foutues. Une bonne claque dans les règles de l'art, avec en plus un clip de Tragédie juste avant le film (signe de classe ultime) avec le fameux "Jreste Ghetto", une bonne grosse merde.

(what's up man ? waaaaaaaaaaaaa kung-fu fightiiiin in your face biatch !!!)

Donc, si on décide d'aller voir L'Honneur du Dragon, c'est uniquement pour ce petit gars, en espérant retrouver tout ce qui faisait le charme et la subtilité de Ong Bak (des coups de tatane dans le boule quoi). Et là, le film dépasse toutes nos espérances : plutôt que d'être un navet, le film est une sorte de best-of de tout ce qu'est un nanar, autant dire une œuvre instantanément culte pour moi.

Attention, pour le scénario, c'est du lourd. Kham vit dans la forêt avec son popa et ses éléphants (les 5 premières minutes du film le montre en train de faire joujou avec son éléphant, grand moment de platitude), et décide d'aller dans la grande ville locale pour aller faire examiner ses éléphants par un vil vétérinaire pour savoir s'ils sont capables de participer à un concours. Mais diantre, les éléphants se font kidnapper devant les yeux vides et pleins de larmes du héros. Comme il a grave les boules, il décide d'aller trouver les vilains pour aller leur filer des tatanes.
Bon, vous allez me dire, c'est un film de baston, on s'en fout un peu du scénario. Mais regardez bien : il se fait voler des éléphants, des animaux de 500 kilos, en pleine ville. Premier fou rire tellement c'est bidon. Mais ce n'est que le début du film, qui se transforme dès lors en un superbe jeu vidéo.

(Kham fait pas joujou avec des poneys mais navec son néléphant na lui, na !)

Sans que l'on sache comment, le héros retrouve la mafia (qui vole des éléphants pour ensuite les cuisiner, ouuuuh que c'est vilain) qui lui a volé ses éléphants, et commence à éclater un par un ses membres, pour retrouver le fameux Johnny, LE méchant qui lui a volé ses éléphants. Et c'est là la seule relique du héros pendant tout le film : "OU EST MON ELEPHANT ???!!!!!!" avec la variante "JOHNNY, OU EST MON ELEPHANT ????!!!!!". Voilà, j'ai résumé tous les dialogues du film, si l'on met à part quelques scène inutiles où les chefs de la mafia parlent entre eux de tout et de rien, même pas des éléphants.

Quand je dis que c'est un jeu vidéo, c'est parce que tout le film repose sur le système du "niveau" : le héros défonce quelques méchants de base, après des plus coriaces, jusqu'à un boss final un poil plus dur à battre. Et c'est ça pendant tout le film, autant dire que même si le film varie les situations au maximum (course poursuite en bateau, baston dans un restaurant, dans un parking contre des quads), impossible de ne pas se marrer devant un tel déluge de n'importe quoi.

(c'est moi le méchant, boss du level final, bwahaha)

Ajoutez à cela un scénario bourré d'incohérences (un nombre incroyable de personnages, mais on ne sait rien d'eux, ni comment ils vont à la fin du film, Johnny, que deviens tu ??), le héros qui se barre d'un temple à un moment sans que l'on sache pourquoi, et qui revient 2 minutes après dans le même temple, en feu cette fois pour affronter un nouveau boss... hum bwi bwi c'est normal), et surtout la mythique scène de fin du film, où le héros voit le squelette de l'un de ses éléphants (et là il devient tout rouge, tout énervé), et combat le boss final en se servant des os de l'éléphant comme d'armes (il faut préciser que le héros se fait projeter dans le squelette, et ressort 10 secondes après avec deux os parfaitement accrochés aux deux bras, incohérence totale mais poilade assurée). Puis une super scène où il affronte une trentaine de gars en noir, et décide à chacun de leur péter un os, comme ça, pour le fun. Le fou rire devient incontrôlable à ce niveau là.

(feel da power of playskool ossement, t'entends ??!!!)

Même quand le film veut bien faire, il s'y prend mal : une scène tout en plan séquence, où le héros monte un immense escalier avec pleins de méchants à défoncer, est super bien faites, mais on sent que vers la fin de cette scène Tony Jaa est à bout de souffle, et lance de façon aléatoire des chaises contre les murs... fin bref, une bonne idée bien gâchée, et encore un fou rire.

Bon, vous l'aurez compris, si vous avez survécu à la lecture de cette (longue) chronique, que L'Honneur du Dragon est un pur nanar, et que sa construction en mode jeu vidéo est tout simplement jubilatoire. Et là, le terme mourir de rire n'a jamais été aussi près de la réalité.