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mercredi 26 mars 2014

Le jour où l'on se fit Oculer

J'en avais pas beaucoup parlé, voir à peine survolé le sujet, mais il est peut-être enfin temps d'enfin lui consacrer un article : l'Oculus Rift. C'est assez rare quand je réagis face à un sujet d'actualité ultra récent, mais je pense que cela soulève assez de problématique que je trouve intéressante pour que je m'y consacre. Et comme en plus je pourrai facilement y glisser quelques vannes sur du porno jap à tentacule en réalité virtuelle, je ne vais pas me gêner.

Mais reprenons les choses dans l'ordre. En 2012, en pleine explosion du crowdfunding (financement participatif), une petite équipe de développeur présente un Kickstarter pour financer un casque de réalité virtuelle. Rien de nouveau, cette technologie déjà ringarde ayant engendré un nombre hallucinant de projets sans saveur. Pourtant, le projet explose littéralement ses objectifs, récoltant plus de 2,4 millions de dollars sur les 250 000 demandés. La raison ? pour une fois le prototype, l'Oculus Rift de son petit nom, est plus qu'emballant, proposant une technologie enfin au point et permettant une immersion totale dans les jeux, pour un prix final loin d'être exagéré (environ 300 dollars). Les premières présentations en public font un carton, si bien que certains parlent de "l'avenir du jeu PC", et les chanceux qui ont donné assez d'argent au projet Kickstarter ont déjà en leur possession un modèle de développement qui a déjà permis de créer un nombre dingue de démos et de mods pour rendre compatible la bête avec certains jeux, comme Minecraft, des simulateurs de vol... sans pour autant tomber dans l'extase totale et me rouler par terre en ayant des spasmes, je dois bien avouer que ce joujou m'intéresse beaucoup, ne serait-ce que pour les FPS, amenant une immersion totale, même si j'ai un peu peur de l'effet gadget, du genre amusant à découvrir pendant quelques heures et que l'on ne sort que devant les potos pour le montrer et les faire enchaîner les vomitos après une énième démo de Grand Huit en vue subjective.


Pour ceux qui n'aurait pas saisi le concept de casque de réalité virtuelle, c'est tout con : vous mettez une casque qui couvre totalement votre vue et il y a un petit écran devant chacun de vos yeux. Ces écrans projettent ce que vous voyez habituellement devant votre écran (jeu, film, porno moldave, petits chats qui tombent...). Des capteurs situés dans le casque permettent de reconnaitre les mouvements de votre tête et ainsi les retranscrire en temps réel dans le jeu. Un exemple tout con : vous jouez à un jeu de course. Vous êtes dans le cockpit de la voiture. Tournez la tête à droite, vous voyez ce qu'il y a à votre droite. La même chose à gauche, en haut, en bas... à 360°, quoi, de façon naturelle. L'intérêt est donc de totalement vous immerger et apparemment l'oreille interne se fait bien duper. Cette technologie n'est pas nouvelle du tout (elle remonte même aux années 80, c'est dire si c'est vieux, ça parle aux trentenaires, ces sales vieux) mais c'est bien la première fois que l'on a un temps de latence si ridicule entre les mouvements de la tête et leur retranscription dans le jeu que cela en est imperceptible pour l'utilisateur. Bref, l'Oculus Rift a déjà traumatisé tout ceux qui ont pu l'essayer, notamment dans des simulations de jeu d'horreur.


Tout va bien dans le meilleur des mondes, la société Oculus VR derrière le projet a même réussi à soulever 80 millions de dollars d'un fond d'investissement, les nouveaux modèles de développement avancent bien et il est même question d'une commercialisation du produit final pour le grand public en 2014... il y a même John Carmack, l'un des papas de Doom et d'id Software (et surtout programmeur qui aura littéralement changé la face du monde du jeu), qui a très tôt montré tout son intérêt pour le bidule, qui fini embauché comme directeur technique chez Oculus VR. Le projet est entre de bonnes mains, la hype monte de plus en plus...

Et puis il y a d'abord Sony qui présente il y a moins d'une semaine son propre modèle de casque, le Morpheus (ne rigolez pas, ça aurait pu être le Neo... quoique ça aurait été surpuissant en fait). La bête a des caractéristiques pratiquement similaires à l'Oculus, ce qui attise forcément la curiosité. Mais les grands défenseurs de l'Oculus, ceux qui ont même donné de leur thune pour lui, continuent de porter le projet, en rappelant qu'au moins Oculus VR est une société indépendante, ayant pour seul objectif d'offrir un casque parfait à destination des joueurs PC... et puis...

Cette nuit, presque vers minuit heure française, alors que je m'apprêtais à faire mon gros dodo, le flux RSS de Rock Paper Shotgun m'intrigue. Et il y a de quoi : Facebook a racheté Oculus VR pour environ 2 milliards de dollars. Bim. Coup de massue. L'improbable se produit : une entreprise qui, au début du projet, indiquait ne vouloir que proposer un produit parfait pour les joueurs (avec même son patron qui indique ne vouloir faire aucun bénéfice avec l'Oculus Rift), se retrouve gobée par l'un des plus terribles monstre d'Internet. Là, forcément, l'apocalypse est déclenché dans les secondes qui suivent l'officialisation de l'achat. Et j'exagère même pô. La page Facebook d'Oculus se fait littéralement gangbanger d'insultes, Notch le développeur de Minecraft indique sur Twitter qu'il a de suite annulé la version Oculus Rift de Minecraft, il y a même un gars qui détruit son prototype suite à l'annonce... bref, Internet s'est encore réveillé.


Mais pourquoi autant de haine ? à mon avis il y en a plein. Y compris une où un gars se plaint de ne toujours pas avoir de jeu de hentaï en réalité augmentée de la part des japonais mais là je m'égare. Il y a d'abord la peur de Facebook. Et elle est bien normale : quand Zuckerberg annonce que ce rachat, comme tous les autres avant et ceux à venir, permettra trouzemilliards de connections et toujours plus de branlette soi-disant sociales, on rit jaune. On se doute que Facebook a plutôt envie de vous inonder de toujours plus de pubs et, pour le coup, la réalité virtuelle pourra permettre d'avoir une nouvelle vision de son fil d'actualité et des demandes pour jouer à des jeux de merde. Après, je dis ça, mais Facebook n'a finalement pas donné d'indications concrète de ce qu'il allait en faire, si ce n'est qu'elle laissera la team de développement totalement libre. Mouais. Pendant ce temps là, les torrents d'insultes continuent sur Facebook, ce qui assez ironique vous admettrez.



A mon avis la raison qui provoque véritablement le plus de haine est celle des personnes qui ont backé (donner de l'argent) pour que le projet soit une réussite. Là, pour le coup, Oculus VR leur fait un joli doigt d'honneur en leur montrant que leur argent aura juste permis de faire connaître la société et rendre ses employés millionnaires. Car, au moment où j'écris, rien n'a été indiqué quant au remboursement des dons pour le projet, ce qui serait logique dans le sens où le problème de l'argent ne se pose plus (même si Oculus ne leur doit rien, entendons nous bien). Et cette situation devrait clairement faire jurisprudence pour le crowdfunding en règle générale, rappelant que ce mode de fonctionnement est loin d'être aussi parfait qu'il veut le laisser prétendre et que l'indépendance est finalement quelque chose qui peut facilement se détruire et disparaître à la vue de bons gros billets verts...


Pour autant il serait débile de tirer la sonnette d'alarme. Déjà pour une bonne raison : c'est bon, quoi, on parle d'un casque de réalité virtuelle... de plus, on ne sait concrètement pas beaucoup de choses sur comment et à quel niveau Facebook influencera le développement du bousin. Peut-être qu'au final se sera totalement transparent... on n'en sait rien. Les yeux sont maintenant tournés vers Sony et aussi vers Valve (le papa de Steam, pour ainsi dire du monde du PC) qui, même si rien d'officiel n'a été présenté, pourrait dans son coin fabriquer son propre casque. Valve aurait pour le coup raison de s'y mettre concrètement, tant son capital sympathie et respect de l'indépendance est énorme chez les joueurs, récupérant ainsi les déçus. L'avenir en tout cas promet beaucoup, y compris pour celui du tentacle porn en VR pour les plus chelou d'entre nous. Oui, j'avais promis que je la caserai celle-là, c'est fait, faites pas chier. En tout cas tout ça aura permis la création dans les minutes qui ont suivi d'un nombre indécent de mèmes et autres parodies, ce qui fait toujours plaisir. Vivement la suite des évènements avec toujours le seau de pop-corn à porté de main !


mercredi 22 janvier 2014

PUTAIN MAIS C'EST TROP IMBA GROS BATARD

Je suis clairement à bout. J'écris ces quelques lignes sous un calme apparent mais je suis totalement bouillant de l'intérieur, oh là là que je suis vénère sa race putain de bordel de crotte de bique. Cela fait maintenant des mois, voir des années, que j'essaye de me tromper moi-même en faisant semblant. Mais non, là, c'en est trop. Il faut que ça sorte :

BORDEL MAIS STARCRAFT II COMMENT CA PUE SA PUTE DE MAMAN !!!!1

Pourquoi tant de haine ? pourquoi se ridiculiser autant en public (même s'il n'est pas nombreux, soit, mais je vous fais des gros bisous d'amour, kikou maman) et passer pour le dernier des demeurés s'énervant comme un débile face à un jeu vidéo ? parce que tout simplement c'est totalement nouveau pour moi, que je suis face à l'inconnu et que je suis désarmé : jamais je n'ai autant été rendu fou par un jeu vidéo ou par une autre activité. "Starcraft II m'a tuer" comme dirait l'autre, sauf qu'au lieu du sang je lui balance volontiers mon caca et mes crachats, sous un torrent d'insultes plus improbables les unes que les autres, niquant au passage une tétrachiée de générations de maman. Ah, et je pisse sur ta tombe sale con. Non mais.


Starcraft II, pour que les gens comprennent bien, est un STR diabolique en multijoueurs. De par des parties souvent rapides (ça va de 6 à 15 minutes en moyenne) qui finissent soit en viol caractérisé de l'un des deux joueurs (je ne parlerai ici que du 1vs1) soit en lutte de celui qui saura le plus longtemps gardé son sang froid et ne pas tomber dans les pommes après avoir son corps totalement sur les nerfs (j'y reviendrai) à un niveau pire que pendant un 400m à cloche pieds les yeux bandés. Ou alors parce que l'un des joueurs aura abusé d'une faille du jeu ou d'une technique de pute qui ne nécessite aucune connaissance ou skill particulier, mais, hey, mec, bienvenue sur Internet, royaume sans pitié ! diabolique aussi de part ce qui est pour moi son aspect le plus dangereux : nous rendre compte de notre faible niveau en tant qu'être humain. Je m'explique, pas de panique.

(SC II est aussi le royaume de la galanterie et du bon parler entre joueurs, avec JAMAIS des mauvais perdants, JAMAIS !!!!)

Si l'on exclue la méthode de la grosse teupu qui consiste à faire du cheese (en gros ne pas "suivre les règles" et balancer un bon gros 6 pool en Zerg que même un enfant de 4 ans commenterait en "CA SE FAIT TROP PAS !" ou s'amuser en Protoss à mettre un mur de tourelles devant la base de l'adversaire et balancer un "lol noob" au pauvre joueur tentant juste de jouer), même si parfois cette méthode si elle est bien exécuté et vraiment par surprise peut se révéler être un vrai choix stratégique, il faut bien comprendre que SC II se résume beaucoup à du pierre-feuille-ciseau déguisé : selon vos décisions durant les 3 premières minutes, vous décidez de ce que vous allez jouer durant le reste de la partie. Vous préparer votre stratégie en gros. Si vous vous trouvez face à un adversaire du même niveau, ça peut même devenir ultra épique : la partie tient sur la longueur et celui qui aura gagné est celui qui n'aura pas commis d'erreurs. C'est gratifiant, certes, mais seulement si vous gagnez. Si vous perdez, vous ne pouvez vous en vouloir qu'à vous même. Et c'est là que les choses se gâtent...


Car si l'on ne peut blâmer que sa pauvre petite personne, on en prend grand sur l'estime. Je précise quand même : à la base je ne prétends absolument pas être un très bon joueur ou autre, je n'ai pas d'estime de moi quand je joue et je ne suis là que pour le fun. Mais le fait que le jeu nous montre A QUEL POINT on peut être PUTAIN DE NUL est assez hallucinant. Vous n'êtes pas capable de gérer plusieurs bases et fronts en même temps sur une carte ? vous n'êtes donc pas coréen ? tant pis pour vous, vous êtes un noob, gg, cassez vous. Vous pourriez me dire "non mais osef, mec, tu joues pour le fun tu dis, donc tant pis si tu perds, tu passes au dessus et tu cesses ton caca nerveux d'ado' de 12 ans". Bah non. Parce que SC II en multi est réglé par niveau. Encore un bon moyen de s'en prendre plein la gueule, tiens, au passage. Il existe plusieurs ligues en multijoueurs et ça marche comme ceci :

- ligue bronze aka "olol noob" : la ligue des noobzors, pour tous les débutants, où les techniques les plus pouraves et le skill totalement absents se font face, marrant le temps d'une centaine de parties mais on en fait très vite le tour et on espère très vite en échapper
- ligue argent : les joueurs connaissent le jeu mais ne savent pas encore vraiment bien jouer, c'est le niveau normal on va dire
- ligue or : ça commence à devenir sérieux avec des gens qui savent jouer ET adopter différentes tactiques
- ligue platine : n’espérez pas y accéder avant un bon paquet de centaines d'heures de jeu et l'apprentissage de centaine de techniques de maître coréen

Je passe sur les ligues diamants et maîtres qui ne sont de toute façon pas le lieu du commun des mortels et laissent au moins les tarés adeptes des 350 apm et des parties à la micro-gestion inhumaines entre eux, peinards.


Comment qu'on change de ligue ? par les résultats, tout simplement, de matchs joués contre des adversaires de façon aléatoires. On débute contre des joueurs bronze au début, c'est logique, et on essuie ses premières humiliations. Rien de grave, on s'accroche et on veut, si bien qu'on arrive en argent. Problème : le ladder qui gère les matchs commence à péter un plomb. Il vous met face à des joueurs qui ont soit un niveau inférieur à argent (et on se demande comment ils sont arrivés là d'ailleurs) soit un niveau ultra supérieur (et là on se demande comment on en est arrivé là). Et pourtant, tout joueur de SC II vous le dira : la ligue argent, c'est la loose. Autant on peut commencer à vraiment en chier à partir de l'or, autan en argent on la ferme car si l'on bloque dès cette ligue, c'est qu'on est vraiment un gros caca pourri. Sauf que...


Bah à la base, à force de jouer et m'accrocher, j'étais arrivé en or. J'en chiais, ouais, mais au moins j'y étais, j'avais même une certaine fierté qui s'est forgé à avoir grimpé les échelons. C'est limite si j'ai pas accroché les résultats sur le frigo des parents pour le dîner dominical. Mais le revers de la médaille est d'autant plus violent : échouez et redescendez d'une ligue et c'est frustrant. Frustrant car on a l'impression de vous dire, droit dans les yeux, "tu es trop nul, on te mets avec les loosers de la ligue 3". Vous trouvez ça exagéré ? allez demandé à un joueur de longue date ce qu'il pense de son reclassement d'une ligue en dessous après des centaines d'heures à tenter de monter, tiens... ce sentiment d'aléatoire parfois totalement WTF (le jeu nous met face à des adversaires de deux ligues au dessus, comme ça, pour le lol) ruine encore plus le jeu. Surtout que, comme je l'indiquais, le jeu demande tellement de concentration durant une courte période qu'il en devient éprouvant. Tellement éprouvant que cela en devient forcément ridicule... sans déconner... on parle d'un jeu, là... un jeu qui te met en face de tes propres incompétences et te le fait savoir en te déclassant, n'apportant que frustration pas vraiment justifiée.

(joueur adverse qui s'amuse de mon désespoir... chienne de vie)

Starcraft II est donc le mal. Vous rêvez devant les matchs que vous visionnez en boucle sur OGamin TV ? bah continuez à rêver et à kiffer votre boule en matant ces vidéos, vous n'arriverez jamais au niveaux de ces surhommes (si c'est le cas vous n'auriez pas perdu de temps à lire cet article). A cause de lui j'ai failli perdre un de mes meilleurs potes (non mais vous voyez le délire ?), c'est dire à quel point je me fais peur... et encore ça va, je m'énerve tout seul et jamais sur mon adversaire (sauf quand c'est un meilleur pote, là, bizarrement, ça change tout, connerie de cerveau), donc niveau insulte je suis encore très bas envers les maman, sauf pour le jeu... si vous voulez toujours y jouer, jouez y, il reste une valeur sûre du RTS simple et rapide, mais si vous voulez y jouer sur le long terme, soyez prévenu : vous n'en sortirez pas indemne. Par contre si vous avez toujours rêver de tabasser au sol des loosers comme moi, c'est le paradis. Et surtout, ne déconnez pas : jouez Zerg, les Protoss ça pue. Des bisous et peace, sérieux. C'est que je n'ai pas envie de passer pour un joueur de COD non plus.


jeudi 23 mai 2013

Génération bêtisier

(bah il fallait une photo de Moustaki mais comme je trouve que Magnum il déchire grave, j'ai pas été cherché plus loin, hein, pardon aux familles, tout ça)

Aujourd'hui, Jeudi 23 Mai 2013, Georges Moustaki n'est plus. Salut l'artiste comme on dit... seul problème : je ne connais pas vraiment Georges Moustaki. Oh, si, je savais que c'était un chanteur, il fait même partie du patrimoine à ce niveau de reconnaissance. Non, ce qu'il y a de vraiment frappant, et je m'en rends compte de plus en plus au fil des années, quand il s'agit d'une célébrité qui n'est pas de ma génération, je ne la connais que par le biais d'une seule chose : les vidéos de bêtisier. L'oeuvre de Moustaki ? j'en sais foutrement rien, je le connais surtout pour ça :




Georges Moustacul. Ok. Donc le mec a consacré SA VIE à la musique et moi, jeune con, je ne me rappellerai de lui que pour ça. Et ce n'est pas tout ! que dire de François Feldman ? je ne connais aucune de ses chansons, juste cette fameuse vidéo :



Tiens, je peux continuer encore longtemps, avec Marthe Villalonga et sa chute stratosphérique (aidée par Francis Lalanne, que je ne connais lui aussi que par sa vidéo "LES RONDS DE CUIR !!!") :



Ouais, ça fait quand même flipper de me dire que certaine personnes ont tout donné ou continue de le faire pour arriver à rentrer dans les mémoires collectives, tentant de repousser leurs limites, pour qu'au final on ne les reconnaisse que pour une petite erreur ou gaffe de leur part, un moment de télévision repassé en boucle dans les best-of de fin d'année. Donc autant commencer dès maintenant à retenir une seule chose de Miguel, apparemment un chanteur... QUI MET UN PUTAIN DE COUP DE TALON DANS LA TETE D'UNE MEUF ET ECRASE LA TETE D'UNE AUTRE AVEC SON AUTRE JAMBE EN SAUTANT D'UNE SCENE A UNE AUTRE EN PLEIN LIVE !!! respect mec, ta carrière sera formidable.


jeudi 21 février 2013

Emotion engine partagée par l'amour du cloud pour le pire et le pire

Au moment où j'écris, là, l'instant présent, je m'enfile une petite goulée d'eau aromatisée citron. Rafraîchissant et très bon, surtout pour couper la soif. Mais j'ai aussi mon ordi portable à mes côtés pour mater la fin de la conférence Sony, celle où ils nous présentent la "tant attendue" PS4. Elle a débuté à minuit environ pour se terminer dans plus très longtemps je pense (d'ailleurs là, c'est Yves Guillemot, le patron de Ubi Soft qui parle et c'est des barres de rire depuis qu'il est arrivé... oh putain son accent est surpuissant...). Et je suis colère. Et tristesse. Non pas que j'attendais beaucoup de cette console... j'ai étonnamment jamais vraiment été un gros fan de "la nouvelle console qui vient tout juste de sortir". Nop, toujours content de ce que j'ai et avait sur le moment pour en profiter et attendre une bonne grosse baisse de prix et des jeux intéressants pas cher pour enfin franchir le pas. Mais depuis le fait que l'on peut facilement voir en temps réel une conférence en streaming, c'est la folie pour moi. J'en avais déjà fait un article et je peux l'affirmer encore avec ce magnifique exemple que vient de nous donner Sony : les conférences c'est la vie. Même mieux que la vie. Surtout quand l'epic fail est présent en permanence.


On se remet dans mon contexte : je décide de mater tout ça via le stream officiel de Sony France. La qualité vidéo est très bonne, ça rame pas trop, tout va bien se passer je pense... et vient l’interprète pour tout nous traduire en français qui arrive. Et là, c'est le drame. Ou la joie la plus absolue pour le petit con qui se moque que je suis. On entend ce que je pense être un petit vieux qui semble découvrir tout un univers qui lui est étranger. Tout s'enchaîne : "Playstassion", "le Playstassion", "le contrôleur PS FAURE"... c'est incompréhensible et je me marre comme un sale gosse tout seul devant mon écran. De temps en temps vient une autre interprète qui fait aussi les doublages pendant les trailer et c'est... épique. Aucune nuances, un ton monotone et une impression de se faire chier assez incroyable. Sans compter qu'on les entend tourner leurs pages de notes et qu'on sent que le gars peut nous faire une attaque à tout moment vu comment il galère à tout traduire... un grand moment que je dois malheureusement quitter de temps à autres vu que le stream galère pour en prendre un sans traduction, histoire de bien profiter de l'accent de tonton Guillemot.


Le contexte est posé. Maintenant, on se pose deux secondes. Je réfléchis à ce que j'ai vu pendant près de deux heures (tout en sachant que ça continue) et... je pleure. C'est d'une connerie sans nom... en gros, mis à part tout le bullshit marketing et tout ce qui touche à "l'émotion" que va te faire ressentir ta coquine de PS4 (d'ailleurs David Cage m'a apporté mon lot de troll pour tenir un bon mois, merci mec), je me rends compte qu'à aucun moment on ne me parle d'une console de jeu. On me vend un "truc" qui possède en gros les mêmes composants qu'un gros PC actuel et qui sera over-connecté à Internet. Ca me dit que je vais pouvoir "share" ma race mes parties, mes trophées, jouer dans mes chiottes avec ma Vita (que je n'ai pas, je ne suis pas non plus totalement con) grâce au streaming omniprésent... tout sauf du jeu. Oh, il y a bien quelques jeux annoncés et présentés. Mais franchement... bon, il faut dire aussi que nous ne sommes pas à l'E3 non plus donc il est normal que beaucoup de jeux n'aient pas été présentés. Mais quand même... atteindre un niveau aussi bas... une simulation de sculpture de caca par les papas de Little Big Planet (qui pour le coup fait sortir le Move du placard), un trailer bullshit de Killzone 4 (qui rappelle celui du 2 pour la PS3), Diablo 3 (haha), un jeu de course trau cool où le présentateur semblait se toucher pendant qu'il parlait de détails graphiques... et niveau graphismes c'était pas la folie non plus... même pas de Ridge Racer et quand Ono de chez Capcom est venu il n'était même pas déguisé en Blanka... misère....


Résultat : une ambiance absente dans la salle où les gens applaudissent à peine, pas de détails de prix ni de date... juste une présentation avec tout plein de terme pour faire cool et pour te dire qu'en gros ta console c'est Facebook... et ça me fait grave chier. Je veux une console pour jouer bordel, pas pour mesurer mon kiki face à d'autres joueur ni partager mes meilleurs moments (un bouton "share" sur la manette... non mais sans déconner...). Je veux juste jouer. Mais le plus drôle là dedans est que toutes ces "nouveautés" sont déjà présentes depuis des années sur PC. Même au niveau des composants. Ca cause "cloud gaming" et autres trucs qui sont déjà présents sur nos machines. Si vous n'aviez pas compris depuis le temps que jouer sur PC est la solution... donc attendons l'E3 mais je ne me fais pas trop d'illusions... ce sera un bon gros pétard mouillé qui se vendra comme des petits pains bien plus tard et dont on aura oublié les fonctions social à la con... enfin je l'espère... en fait non, je m'en fous royalement et je retourne jouer sur mon PC.

Un petit rappel de la vieille conf' de l'E3 en 2006... en espérant encore plus épique que ce soir au prochain E3.


mercredi 30 janvier 2013

Moi, exigeant et con

Depuis pas mal d'années le monde du jeu vidéo subit de multiples transformations qui le rendent toujours plus tentaculaire, plus immense et brassant un nombre incroyable et immense de gens à travers le monde. De la simple borne d'arcade nous sommes arrivé à la console de salon, véritable centre multimédia et patati, patata, on s'en fout tralala… je m'arrête là, vous connaissez déjà la chanson. Et puis de toute façon, on ne va pas refaire le monde ni l'histoire. Personnellement, je joue aux jeux vidéo depuis plus de vingt ans, depuis que je suis tout petit pas grand en fait. Et là où mes amis jouaient par pur plaisir, je m'intéressais à l'Histoire des jeux. L'histoire des studios de développement, des grands éditeurs, des fabricants de consoles, m'intéressait aux jeux japonais, bavait devant des screenshot à la qualité qui ferait rougir un Nokia 3310 dans des magazines comme Banzaï, Player One ou les vieux Joypad… sans le savoir, j'ai commencé à nourrir ma passion et continue à le faire avec autant de plaisir. Avec ce bagage d'entertainment plein la tête, je pouvais me vanter tout seul dans mon coin en arborant les vitrines de magasins de jeux de savoir quel jeu était bon et l'autre une abominable bouse. Et c'est toujours la même aujourd'hui même si ça fait quand même flipper par moment : regarder tout le rayon occasion PS2 composé de centaines de jeux et parvenir à se rappeler de chacun et savoir s'il est intéressant ou pas. Idem pour la PS One, Megadrive, Super Nes, PC-Engine, les Game Boy, Game Gear, PC, CDI… et n'allez pas croire que je raconte ça pour me la péter ou quoi. Non, juste pour faire comprendre que je maîtrise un poil le sujet. Et à force de lire tout et n'importe quoi sur les jeux vidéo, ça vous pousse à lever très fort et avec conviction le poing tout en gardant l'autre main sur le clavier pour continuer à scorer sur un obscur jeu flash pour épileptique.

(journalisme total)
 
Car non, foutrement non, le jeu vidéo n'est pas mort. Qu'on ne me parle pas de généralisation du casual-gaming, du jeu sur mobile, sur tablette, le free-to-play, la fin du jeu sur disque… tellement de sujets qui permettent de remplir de belles pages, que ce soit sur papier ou sur internet (vous avez la preuve devant vous). Ca pleurniche, ça crie au scandale et parfois ça joue aux ménestrels qui se croient capable de représenter les gamers. Putain mais je ne suis pas un ménestrel moi… juste un joueur. Juste un passionné qui veut s'éclater et faire partager sa passion… et cracher sur ceux qui se croient me représenter. Car vouloir me représenter est comme m'indiquer que je suis incapable de voir par moi-même ce qui cloche et ne pas m'interroger sur les façons d'arranger les choses… partager à plusieurs une passion, oui. Faire le justicier du dimanche, franchement…


Le jeu sur tablette détruit le jeu sur console portable ? en volume de vente sûrement mais si il y a mort des consoles portables ce sera à cause du manque de jeux intéressant sur ces plate-forme (n'est-ce pas la Vita). Ce sont les jeux qui font vendre… et ce sera toujours le cas.

Il n'existe plus de jeux hardcore ? vous êtes dégoûté que le dernier Hitman soit plus accessible ? ça reste un phénomène à étudier au cas par cas mais il existera toujours des jeux hardcore, ils sont juste encore plus planqués dans leur niche qu'avant (que ce soit un tactical-RPG japonais à la Disgaea qu'un Shootmania) et, franchement, la nostalgie nous fait fantasmer certains jeux que l'on est incapable de jouer aujourd'hui… retournez sur Ultima après avoir joué à Dragon Quest IX tiens…

Que du AAA et du free-to-play ? certes, le free-to-play fait bien flipper (tout comme le DLC) de par sa démocratisation et son succès qui semble impossible à stopper… mais tant qu'il y aura toujours des Far Cry 3, Tribes Ascend ou des DLC comme ceux de GTA IV, qui restent certes des exceptions, il y aura toujours de quoi s'éclater et tenter de faire de l'ombre aux licences annuelles sans saveurs.

Et encore, je pourrai parler de quantité d'autres problèmes soulevés par des gens plus attirés par la possibilité de gagner des goodies ridicules que parler avec passion. Certains sont bien réels (l'ampleur du marché et des chiffres d'affaires affolant, la scène indé qui sature et qui ne l'est plus vraiment, le dématérialisé et les soucis qu'il engendre quant à la conservation du patrimoine culturel…), d'autres fantasmés (le regard du grand public face aux jeux, sa violence, l'addiction… les attaques sont toujours présentes mais n'ont plus vraiment d'impact tant le ridicule est désormais flagrant). Mais sincèrement, tout ça, on est assez grand pour faire la part des choses. Si vous ne voulez plus de suites alacon comme un nouveau Modern Of Honor : Battlefield 14 chaque années, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Et si vous voulez toujours ce genre de jeux, ne venez pas pleurez après qu'on vous prend pour des pigeons et des vaches à lait. Si vous êtes réellement fan de jeux vidéo, vous savez où chercher, quoi acheter et de quoi parler. La balle est dans votre camp… notre camp… et ce n'est pas à certains de nous dire quoi penser. D'ailleurs, pour en finir une bonne fois pour toutes :

NON, LE JEU VIDEO N'EST PAS UN ART

Merci.

dimanche 13 janvier 2013

Vroum vroum individualiste


Oui, on fait tous des erreurs. Oui, comme tout le monde parfois j'ai merdé… mais non, rien n'excuse le fait que les gens roulent aussi mal avec leur automobile. Que ce soit la mère de famille en monospace qui déboule dès 8h du mat' comme une tarée sur les trottoirs pour balancer le gamin à l'heure devant l'école, le jeunot prenant sa 106 tunnée pour un bolide et se croyant dans Gran Turismo ou le papy à la conduite imprévisible, c'est clairement une spécialité nationale que de mal conduire. En plus je n'habite pas Paris donc j'ai la joie de ne pas subir les scooters fous… et sinon, oui, je m'inclus aussi dans les gens qui font des fautes de conduite, hein, n'allez pas croire le contraire : je suis un pauvre con qui roule aux limitations et qui prend les ronds-points de l'extérieur. Je mets mes clignotants, mes phares quand il fait nuit, s'arrête au feu orange… un vrai rebelle en fait. Bref, je roule pépère et je fais des erreurs comme tout le monde… sauf que certains abusent clairement. Tellement que j'ai envie de faire un article en mode stand-up, en incluant le bon petit "Je ne sais si vous avez remarqué…" qui va avec. Et puis tiens, soyons fou, faisant plutôt une sorte de liste des choses que je méprise quand je suis au volant. Vous savez, ce genre de choses que font les gens qui donnent envie d'avoir un véhicule de chantier pour bien s'imposer et niquer sa race aux cons que l'on croise.


Voici donc un petit florilège de choses qui me font sortir un petit "PUTAIN MAIS BORDEL C'EST QUOI CETTE MODE DE MERDE ! OH DIT DONC QUE JE SUIS COLERE BOUUUUUUH OUH LA LA PFFFF TOUT ROUGE !!!"

- les écarts : POURQUOI ? POURQUOI FAIRE UN ECART POUR PRENDRE UN VIRAGE ? non mais sérieusement, quand on apprend la conduite, l'écart ne sert que pour se garer, par pour prendre un virage bourdayl ! tu vas pas me dire que ta Megane a besoin de se foutre sur la voie d'à côté pour prendre un simple virage et presque me rentrer dedans ? HEIN ? *veine qui explose*

- prendre le rond-point de l 'intérieur : un rond point se prend de l'intérieur quand on doit aller soit à la sortie qui se trouve sur sa gauche, soit pour faire demi-tour. Autrement, on prend l'extérieur. Surtout quand il y a deux files, et que toi tu prends peinard l'extérieur pour aller tout droit et qu'un (ou une) douchebag d'un seul coup arrive de l'intérieur et te coupe la route pour prendre la même sortie, tranquille. Tout en oubliant le clignotant, bien entendu.

- dans un bouchon passer par la voie d'insertion (ou la voie bloqué) et faire chier tout le monde en voulant se rabattre en force, tout en se disant qu'on a été plus malin que les autres en gagnant 10 mètres. Foi en l'humanité, tout ça.

- certains motards qui font des manifs pour la sécurité routière (c'est vrai qu'ils sont trop souvent percutés par erreur) et que tu retrouves juste après avoir fait du bruit avec leurs motos à la sortie de la ville en train de faire une course pépère avec les potos sur la voie rapide en zigzaguant entre les tutures à plus de 100 à l'heure (bonne image pour les motards les gars)

- les 27. Si tu es du 76 tu comprendras.

- se garer en prenant deux places pour bien montrer que t'en a rien à foutre des autres

- l'oublie de clignotant en règle générale est une chose qui te donne envie d'avoir un rouleau compresseur à portée de main. Tout autre BFG ou autre gun avec un laser réduisant à l'état de crotte de chenille la voiture adverse.

- "LAISSE MOI ROULER COMME UN TARE CONNARD !" que l'on doit me balancer à chaque fois que j'ai le malheur de doubler quelqu'un sur la voie rapide à 90 km/h alors que c'est limité à 90 km/h et quelqu'un arrive derrière moi en me collant et me fait des appels de phare pour me faire comprendre de dégager. Je croire rêver. J'ai même eu le droit à ça de la part d'un poids lourd… j'ai peur.

- le STOP qui n'existe pas


Bien entendu, on a tous fait et on continue à faire des erreurs comme ça… hein, on ne va pas se mentir. Mais si c'est le cas : un petit geste d'excuse, siouplaît. Le respect, ça change tout… il faut savoir rester zen en toute circonstance… SAUF PARFOIS OU T'AS JUSTE ENVIE DE LUI ECRASER SA SALE GUEULE ET DE $€!?§&… *crise cardiaque*

vendredi 4 novembre 2011

Sponso sans honte aucune par ton charcutier préféré



Battlefield 3
est probablement un bon jeu, mais j'ai du mal à l'imaginer aussi incroyable que son grand frères ou que ses papys (Battlefield 1942 en tête).

Un seul mot me vient à l'esprit pour expliquer tout ça : consolisation (ouuuuuuuuh le vilain)

Alors que la série Battlefield s'est rapidement imposée comme une référence sur PC et que le succès a clairement été au rendez-vous (des millions d'exemplaires vendus), son éditeur EA a voulu voir plus gros. Normal, on va me dire : EA reste un des plus gros éditeur du monde et l'a eu super mauvaise de s'être fait piquer sa place de leader de la cour de récré par Activision qui le chauffe sévère avec ses Call Of annuels dont les résultats financiers font passer le P.I.B. d'un vulgaire pays d'Afrique Centrale pour un ticket de caisse à LIDL. Vu qu'il s'est mis tout rouge, EA a d'abord commandé à ses larbins de DICE de produire un Battlefield exclu aux consoles achedé : Bad Company. Bien foutu pour un FPS console, le jeu a amplement mérité son succès mais n'est pas du tout sorti sur PC alors que la possibilité de détruire pratiquement tout le décor nous faisait bien envie et que l'on imaginait déjà cet ajout de gameplay à celui déjà bien huilé de Battlefield 2. Mais EA a décidé qu'il serait 'achement mieux de faire une suite de ce jeu pour qu'elle sorte à la fois sur consoles et Pici, histoire de faire péter la machine à thunes et caler discrétos un nouvel épisode pour une série de FPS tous les ans (tiens, tiens...).

(Battlefield 1942 essaye désespérément de convaincre son p'tit con de petit fils que faire joujou avec des pads c'est sale, en vain)

Battlefield : Bad Company 2 sort donc quelques temps plus tard. C'est un bien sympathique FPS, absolument atroce en solo mais vraiment cool en multi. Loin d'être aussi profond que Battlefield 2, le feeling arcade des affrontements fait oublier le peu d'ambitions du titre et son manque cruel de contenu. Pas grave, quelques mois plus tard DICE annonce avec une surprise absolument absente Battlefield 3. Toutefois, il faut l'avouer, les fans de la franchise ont eu une demie-molle pendant les premiers trailer et annonces : graphismes qui déboîtent sévères, la possibilité de S'ALLONGER (car oui c'est PUTAIN d'important ça), des maps immenses et avec tout plein de véhicules, la promesse d'un jeu 100% PC où les adaptations consoles n’empièteront sur les ambitions de pondre un vrai bon FPS multi... et que dire de la présentation en live du jeu pendant le dernier E3... hypnotisés qu'on était, clair.

("Tu sais Mike Jr, j'aime beaucoup ton nouveau gros pistolet...")

Et puis, au fil des mois, on apprend que le jeu ne sortira pas sur Steam mais que sur Origin, le truc qu'EA essaye d'imposer comme plate-forme de téléchargement pour ses jeux et qui n'est pas du tout au point. On y ajoute un béta publique que je n'ai pas pu essayer à cause de drivers de carte graphique trop anciens (oui, le jeu refuse de se lancer si l'on a pas les drivers à jour, on croit rêver...) et l'idée que l'on peut choisir ses matchs depuis un server browser DANS notre navigateur internet me fait flipper... à côté vous avez les versions consoles qui sont mieux foutus pour les parties en multi avec un bien beau server browser à l'ancienne, sans prise de tête... le monde à l'envers...


(c'est ce qu'on se dit quand on voit le bordel pour lancer une partie)

N'ayant pas encore eu la chance d'y poser mes mimines, je ne vais pas donner de jugement trop hâtif de Battlefield 3. J'espère juste que le jeu est béton en multi et qu'un jour EA va changer d'avis pour nous sortir le jeu sur Steam et ne pas nous obliger à jongler entre trouzemilles logiciels pour juste pouvoir jouer. Mais le fait est là : même la série de FPS qui prouvait que le PC était encore en avance sur bien des domaines par rapport aux consoles se fout de notre gueule. Difficile de croire en l'avenir donc et retourner sur le très buggé mais très bon Red Orchestra 2, ce qui prouve que vous êtes des joueurs de goût. Par contre, le futur du FPS purement PC... peut-être entre deux-trois tower-defense et DLC des Sims 3...

jeudi 2 juin 2011

Brink et journalisme total en mousse

(toutes les images de Brink sont de bon gros screens bien retouchés et sont juste là pour faire zoli dans l'article)

Chacun son avis, mais pour moi, Brink est l'un des meilleurs FPS multijoueurs sorti ces dernières années. Un feeling certes différent des autres jeux mais une telle maîtrise dans le level design et dans les mécaniques de gameplay forcent au respect. Du teamplay bien mis en avant et du fun avant tout.

Je ne vais pas vous faire un test complet du jeu car ce n'est pas vraiment le plus important à propos de ce jeu, oh que non. Si vous avez un peu suivi les différents magazines papier/internet dédiés aux jeux vidéo, vous avez sûrement vu que les avis sur Brink sont très partagés. Je peux le comprendre : Brink possède un feeling vraiment à part et le style visuel peut ne pas plaire du tout. Mais les arguments donnés par certains sites sont tout simplement stupides et non fondés. Regardons un peu ce qui est reproché à Brink :

- des graphismes très moyens sur console
- des bots inutiles et sans intelligence
- une campagne solo absente
- le manque de feeling dans les armes
- un jeu bien buggé à sa sortie

Si certains points sont véridiques (les bots et les graphismes sur console), difficile de comprendre pourquoi le jeu se prend autant de sales notes. En fait, il suffit de regarder un seul petit détail : la plupart des tests pour Brink ont été publiés avant la sortie du jeu. En gros, pour gagner le maximum de "clics" pour la pub et avoir "l'exclu" du premier test, les "journalistes" testent un jeu multi en solo sans prendre le temps de bien le tester avec des joueurs humains. Il en ressort des tests presque fait à l'arrache où l'on reproche au jeu son manque de contenu solo... au secours...



Alors, tout d'abord, Brink est un FPS. Il est donc légitime qu'il soit testé sur PC, plate-forme du genre, et non sur consoles uniquement. De plus, c'est un jeu axé sur le multijoueur. Pour le solo, mis à part des défis qui permettent de débloquer les armes du jeu et d'apprendre les règles de base du gameplay, il n'y a en effet rien, si ce n'est des combats contre des bots. Le mode solo est juste le mode multi en offline, rien de plus, rien de moins. Forcément, il n'y a pratiquement aucun intérêt à y jouer et ce n'est pas en s'arrêtant à ce mode que l'on peut donner à avis fondé sur Brink.

Et enfin, le point qui m'énerve le plus et que j'ai déjà évoqué est le fait que le jeu n'a pas été véritablement testé en multijoueur. Les journalistes vont vous dire qu'ils ont pu jouer "en condition" de multi dans des salons ou présentations du jeu par les développeurs. En gros, vous avez de fortes chances que le jeu soit jouable uniquement au pad (la grosse mode du moment) et seulement entre journalistes, donc un échantillon pas du tout représentatif des joueurs potentiels. C'est grâce à ce genre de techniques que vous avez eu le droit à des test du dernier COD quelques jours avant sa sortie... bref, ça craint.



Pour ce qui est des bugs, ils ont vite été corrigés (le jour de la sortie officielle du jeu pour être précis) et l'équipe continue de nous balancer des patchs pour tout bien arranger. Pour les armes, c'est comme le design, il s'agit d'une question de goût mais en aucun cas elles ne mettent à mal le gameplay très nerveux (sur PC tout du moins). Encore une fois, si les tests avaient été fait quelques jours après la sortie après de VRAIES parties en multijoueur, le testeur pourrait donner un avis (positif ou négatif) beaucoup plus fondé.



Loin de moi l'idée de critiquer les mauvaises notes de Brink, mais encore faut il qu'elles soient justifiées... et quand les test ont été faits dans les règles (comprenez après des dizaines d'heures de jeu), étonnamment, Brink récolte d'excellentes notes et est considéré comme l'une des meilleures expériences de jeu multi actuelle. Rien que ça... ne vous faites pas avoir et sachez lire les bons magazines et sites qui sont gérés par de vrais passionnés. Et pitié, n'achetez pas ce jeu sur consoles... vous vous faites vraiment du mal.

mercredi 18 mai 2011

Parano et cumulonimbus



Si vous avez le malheur de tomber sur les pubs à la télé (ce qui est fort probable environ 99% du temps où l'on allume une télé, les 1% restants étant bien entendu le film érotique de NT1), déjà je ne vous félicite pas : vous pourriez avoir mieux à faire comme jouer sans s'arrêter à Brink (et The Witcher 2 maintenant) et réécouter l'intégrale des vinyles des Beatles en accéléré (parce que c'est trolol). Mais comme personne n'est parfait, je vous pardonne. Et puis, moi aussi j'ai eu le malheur de tomber sur l'une de ces pubs qui vantent le fameux "cloud". Un truc pas nouveau du tout mais que la force toute pourrie de cette grosse arnaque qu'est le marketing veut faire croire comme étant le nouveau truc à-la-mode-coco-si-t'as-pas-tweeté-t'es-trau-out. Un truc trau de ouf qui révolutionne ta vie en informatique comme a pu le faire le lave vaisselle pour remplacer ta maman pour nettoyer tes assiettes sales.

Kouéchtionne : cékoidonclol le cloud ?

C'est tout concon : les données informatiques (fichiers textes, photos, meupeu3, porno moldave...) ne sont plus stockées physiquement sur le PC (ou Mac, pensons à ces pauvres hippies) de l'utilisateur mais sur des serveurs en passant par internet. Comme les mails, oui, exactement, merci pour la remarque Régis. On utilise l'image du "nuage" (cloud en traduction toute pourrie) car les données sont stockées "virtuellement" ailleurs que sur le PC.

(Cloud irl)

Sur le papier, c'est achement bien comme principe : des limites de stockages qui disparaissent, la peur du crash du skeudur également avec une sauvegarde en ligne, pouvoir retrouver ses données n'importe où si l'on a accès à une connexion au ouaib... non, vraiment, c'est plutôt cool comme truc. D'ailleurs, si vous utilisez Steam pour jouer (et vous avez donc +100 en charisme), vous savez déjà que Steam enregistre vos paramètres de jeux sur ses serveurs pour que vous puissiez les retrouver sans problème si vous changez d'ordinateurs ou si vous formatez tout parce que ça fait rebelz.

(le "cloud" c'est aussi du solitaire en ligne, avouez que ça fait rêver)

Mais si l'idée que des données comme des simples paramètres comme la configuration de nos touches ou des graphismes pour jouer et des sauvegardes de jeu soient stockées sur des serveurs paraît tout simplement pratique, difficile de ne pas flipper à l'idée que ce soit des données VRAIMENT personnelles qui le soient. Car l'idée du "cloud" (prononcez "Claouned" comme dans les Chevaliers de Baphomet) dans plusieurs années, c'est réellement ce qu'imagine déjà certaines entreprises : stocker toutes données personnelles, y compris les plus sensibles, sans que l'on sache vraiment ce qui leur arrive à ces pauvre petites. Je fais mon gros parano, certes, mais rien ne garantie vraiment que "nos" données vont rester, soit en sécurité, soit "tranquilles" (comprenez par là "non vendues à des tiers"). Il faut toujours que le côté pratique cache sa grosse part d'ombre...


(Cloud, l'avenir... pardon aux familles, toussa)

Ne dramatisons pas pour autant, le "cloud" ça peut aussi être des trucs supers chouettes :
- le jeu en streaming (quand cela fonctionnera réellement, ça peut devenir intéressant)
- pouvoir travailler à plusieurs sur un même document en ligne et tout garder sur un compte commun
- ne plus avoir à télécharger de données pour certaines applications
- des Mister Freeze par centaines (point à vérifier)

Donc wait & see... en tout cas, le "cloud" s'installe tranquillement et il sera bien difficile d'en échapper... espérons juste qu'il évitera de tomber dans des dérives... et là je me rends compte que je vis encore dans le monde des Bisounours...

mercredi 16 mars 2011

"Power armor is for pussies !"



Si vous suivez ce blog depuis quelque temps maintenant (succès débloqué), vous avez pu remarquer que j'exècre le FPS console. Si l'on peut croire que je fais du pro-PC de base, j'ai mes arguments. Et je vais aussi nuancer mes propos : je hais, je vomis, je balance une colique explosive sur ces jeux, d'accord, mais je ne déteste pas directement les jeux en eux-mêmes mais plutôt ce qu'ils représentent. Suivez le guide, je vous fais un petit topo.

(COD, ou comment être fashion victim dans ta life de gamer)

Le FPS est un genre né sur PC. Si au début on se contentait d'un clavier pour jouer (Doom, Heretic...), le fait de pouvoir viser avec la souris (avec le jeu Marathon sur Mac... oui, ça fait mal) apporta énormément. D'un coup, on sent le potentiel réel du genre : agilité, rapidité et habilité sont les armes du joueur pour venir à bout du jeu. Le FPS dans son sens le plus noble sur PC demande donc au joueur d'être tout simplement le meilleur. Le succès des FPS purement multis comme Quake 3 ou Wolfenstein : Ennemy Territory reposent sur ça : le meilleur joueur gagne parce qu'il est le meilleur sur la partie.

(le ketchup à l'écran, since COD 2, merci encore à lui)


Au même moment, sur consoles, le genre arrive timidement, le plus souvent par le biais d'adaptations (les Doom, Duke Nukem 3D, Quake 2...). Il faudra attendre Goldeneye sur N64 pour prouver que le FPS est possible sur consoles. Toutefois, sans remettre en cause les qualités réelles du soft, il s'agit d'un soft jouable uniquement sur consoles. Le mettre tel quel sur PC serait le tuer : le fait que l'on vise mieux et plus vite avec une souris décuple la puissance du joueur qui rencontre face à lui des ennemis censés réagir à un joueur plus "lent". Le jeu a donc parfaitement sa place sur console mais pas sur PC.

(snipe + pad = epic fail)


Le FPS sur console a donc commencé a évoluer à son rythme, toujours en s'adaptant le mieux possible au support. L'arrivée de la PS2 / Xbox / Game Cube apporta les manettes à deux sticks et donc la possibilité de créer des FPS plus jouables, plus nerveux. Les développeurs font donc des FPS pour consoles et certains sont de vraies réussites (Time Splitters 2, Cold Winter, La Fureur de l'Etranger...) pour leur support. On ne cherche pas à les comparer aux FPS PC, beaucoup plus hardcore et nerveux, tout simplement parce qu'il n'y a aucun intérêt à le faire. Bref, chacun fait ses jeux de son côté, tout va pour le mieux, les chevaux font l'amour dans un océan d'arc en ciel, tout ça...

Mais le drame arriva avec les Xbox360 et PS3...

Les consoles peuvent enfin rivaliser niveau technique avec les PC (j'y reviendrai), le marché du jeu explose tout sur son passage, il est donc normal que les développeurs s'intéressent au portage des FPS sur consoles. Coup de bol, les développeurs mettent en place des moteurs capable de facilement développer à la fois sur console et sur PC (le Unreal Engine 3 par exemple).
D'un seul coup, c'est l'orgie d'adaptations : Call Of Duty 2, F.E.A.R., PREY, Quake 4... les adaptations sont parfaites, les joueurs consoles peuvent enfin se faire plaisir. Et c'est malheureusement à ce moment que tout bascule... ces adaptations marchent bien, mais elles sont coûteuses. Programmer sur des consoles next-gen est beaucoup plus cher que sur les générations précédentes de consoles. Difficile donc pour un studio de devoir faire une version console ET une version PC vraiment différente. La facilité est choisie et la version console sera privilégiée vu que c'est celle qui se vend le mieux (c'est comme ça, j'y peux rien, ne me regardez pas comme ça, vous me faites peur, beuuuh).

(les FPS PC résistants aux FPS consoles en image)

Vous vous rappelez quand je vous parlais des Peusseu3 et bobox360 à la puissance proche d'un PC ? c'était le cas... en 2006 en tout cas. Si niveau puissance de calcul, les consoles garde un bon niveau, en ce qui concerne la mémoire et la puissance graphique, c'est une toute autre histoire. Le peu de mémoire dans les consoles entraînent un véritable problème : l'impossibilité de créer de vastes étendues de jeu sans rogner sur les graphismes. Sur PC, ce problème est très facile à résoudre, la puissance des bestiaux explosant littéralement les consoles.
Manque de pot, on est sur consoles. A vous donc la joie de niveaux dit "couloir", des mêmes graphismes qui ont à peine bougés en 4 ans et une difficulté ridicule avec absence totale de véritable challenge. Les joueurs consoles ne sont pas forcément plus mauvais, c'est juste que jouer aux sticks ne peut être aussi efficace que le clavier / souris, il faut donc adapter le jeu en conséquence. Si tout cela n'arrivait que sur console, je m'en ficherai. Mais comme je l'ai dit, les développeurs mettent en avant le jeu console. On est passé d'adaptations de jeux PC à l'adaptation de jeux consoles... un comble. C'est comme si l'industrie de l'automobile ne jurait plus que par les Kangoo, quitte à en foutre le moteur dans des Ferraris, vu que ça se vend mieux. Depuis quelques années donc (surtout depuis l'arrivée de Call Of Duty : Modern Warfare 2), le FPS, c'est ça :



Oui, ça fait peur. Le FPS sur PC s'est consolisé (HUD géants, check-points, vie qui se régénère toute seule, succès alacon...) et les VRAIS FPS sur PC sont une espèce en voie de disparition...

(le fioutour du FPS : le FPS casual sur iPhone... le monde va mal)

Pour être honnête, à l'époque du collège, j'aurai adoré avoir ce type conversions sur consoles (je n'avais pas de PC assez puissant à cette époque). Se dire que l'on a sur console le même jeu que sur PC, c'est un peu comme à l'époque des adaptations de jeux d'arcade : se dire que l'on a la même chose chez nous sur une simple cartouche. L'idée est excellente, loin de moi l'idée de la remettre en cause. Mais le fait que le FPS sur PC ait subi un nivellement par le bas (tout comme plein d'autres genre de jeux) fait gravement chier. On a l'impression d'être pris pour un con, comme un vulgaire consommateur, avec des FPS fait juste pour être digérés le plus vite possible. On ajoute à cela le fait que graphiquement, mis à part quelques exceptions (S.T.A.L.K.E.R., Metro 2033, Crysis...), les FPS ont peu évolués pour pouvoir restés programmables sur consoles.

Maintenant, durant les salons de jeux, les FPS sont présentés au pad. Les serveurs dédiés sur certains jeux multijoueurs disparaissent, détruisant la scène du modding, ... ouais, si ça continue comme ça, le FPS sur PC est mort.
Si vous vous dites vraiment joueur, stoppez l'achat des COD et de tous ses clones, ainsi que les DLC et jouez sur PC. Merci de votre attention. Maintenant, je retourne sur Pokémon, bawé, c'est super comme jeu, il faut pas croire, hein...

jeudi 7 octobre 2010

I'm so cool dude



"Il est comment Fonzy ? Il est cool !"

Tiré de Pulp Fiction, pour les ignares.

Ah, être cool... vaste sujet. On ne va pas ici donner les éléments pour être "cool" (capacité à citer plus de 150 bières en flamand, sortir de la douche déjà coiffé, manger des sablés sans en foutre partout, replier une carte routière du premier coup...) mais plutôt analyser le phénomène à partir d'un exemple alacon : Cody de Notre Belle Famille.

(Fonzy approuve le fait que tu le trouves cool petit internaute)

Si si, souvenez-vous, vous avez obligatoirement vu ce sitcom américain ulra cliché et reposant sur des situations comiques aussi débiles qu'efficaces. En plus il y a Patrick Duffy, une certaine idée de la classe... mais surtout, il y a Cody, le mec "cool" de la série. C'est quoi donc le mec cool ? c'est le personnage de la série (ou du film, ou du livre, ou du CD, ou de la pièce de théâtre, ou de l'opéra, ou du quartier, ou du supermarket, ou du cinéma, ou du jeu vidéo...) que tout le monde doit immédiatement adoré et adopté. Il faut tout de suite que l'association "mec cool = gentil" se fasse, sinon c'est niqué. En gros, dès qu'on le voit la première fois, on doit se dire "Wouah, mais il est trop sympa ce type, je lui donnerai ma virginité et mon héritage sans craintes."

(le parfait mix entre rebelz et cool, surtout au niveau des vêtements, trop un ouf)

Mais qu'est-ce qui fait de Cody un mec trop cool ? plein de choses :
- une moto
- vivre dans une caravane (true rebelz)
- parler un dialecte de chébran
- ne pas fumer ni boire
- être un maladroit en amour
- se taper les vannes les plus humiliantes de la série
- paraître jeune avec 5 ans de trop
- être américain (bawé)

Cody remplie parfaitement ces critères et explose littéralement à l'écran comme étant trop cool. Le genre de personnage que l'on garde en tête pendant des années comme référence du gars coooooooooool, trop surpuissant. Et en même temps, on ne peut s'empêcher de se marrer tant le ridicule du personnage est énorme et incroyablement pas crédible, un peu comme dans 99% des sitcom où des actrices de 25 ans doivent jouer des jeunes de 17 ans... c'est un style. Mais on s'en fout royalement de tout ça, vu que c'est trop cooooooooool mec et que Cody il te fait trop loler dans ton corps.

("je suis trop cool, j'en lol")

En plus de véhiculer de superbes messages engagés (la drogue cay mal, les jeux vidéo cay caca, Cody il est trop ton exemple à suivre, Patrick Duffy est trop classe pour toi, la famille cay trop la folie et l'amour absolu, USA superior petit con d'européen...), on peut remercier les américains de nous refourguer après Fonzy un parfait exemple du mec cool. Mec qui se fait complétement explosé en 2 secondes par Samuel L. Jackson, clairement au dessus de tout, faut pas déconner non plus (n'oublions pas Deny Brogniard, hein).

(Patrick Duffy approuve sa classe)

vendredi 7 mai 2010

Pinder, fais moi peur (na, pitiééé, naaaa)

(l'univers subtil des clowns)

Il y a des phobies que l'on n'explique pas, qui paraissent irrationnelles : phobie de la moutarde, des cravates couleur saumon, de Pascal Obispo nue dans un champ de coton mangeant des granolas, des vieux qui jouent à la Wii... bref, ça peut aller loin, loin. Et moi, j'ai cette peur depuis tout petit pas grand des clowns... oui oui, ce qui est censé amuser les enfants avec le tour du chien en ballon ou en se prenant une tarte à la crême en PLEINE GUEULE (ou rentrer sa tête dans le culcul d'un éléphant, on est artiste ou on ne l'est pas). Je ne saurai point expliquer cette peur qui me fait pousser des petits cris intérieurs et frapper le premier roux qui passe dès que je croise l'un de ces intermittents, mais je peux au moins me rendre compte d'une chose : cette peur est justifiée.


Rien n'est plus triste qu'un clown. Imaginez : devoir être heureux le temps d'un spectacle, simuler encore plus d'émotions différentes en quelques minutes qu'une actrice porno, subir les attaques les plus vils de ses partenaires (le coup du je-retire-la-chaise-avant-que-tu-t'assoies-ololol est incroyable de violence) et se faire insulter par les gamins qui trouvent que tu es trop ringard... bref, le métier de clown en lui-même est loin d'être super valorisant (même s'il faut un niveau de comédie assez élevé, n'est pas clown qui veut non plus). Ah, je vois encore ce clown qui profite de sa pause pendant son spectacle dans la rue pour fumer une cigarette et parler au téléphone en insultant son interlocuteur, tout ça à la vue des enfants qui perdent un poil leurs repaires pour le coup ("Mais pourkwaaa le clown il est pas gentil ? hein ?").

(ils sont vraiment vicieux)

Pire, un clown est très vicieux. Il ne se déplace que dans une voiture minuscule où il peut embarquer 20 personnes et ainsi faire un gros doigt d'honneur à la sécurité routière, possède une fleur pistolet à eau qu'il remplit parfois avec d'autres liquides (enfoirayyy !!!) et se fout de toi en permanence pendant un spectacle quand tu as le malheur d'être sa cible... ouais, même s'il fait son malin en jouant près de 1000000 instruments (donc la scie et la trompette en marbre) et peut te faire des phallus de 100 mètres avec un vulgaire ballon de baudruche, il fait tout ça pour juste se la péter et mettre la misère à n'importe quel père de famille devant son gosse. Et ça, c'est vraiment un truc de branleur (salauuuuuuuud).

(ça fait tout pour se faire remarquer quand même)

Mais bon, ne voyons pas tout en noir non plus (ou plutôt en blanc/rouge avec des cheveux vert pour le coup). Un clown me fait peut-être peur, mais il reste avant tout un être humain derrière un costume. Ouais, tout comme le gars qui a fait Casimir ou n'importe lequel des Teletubbies. Donc un peu de respect les djeunz ! (et non je n'ai pas peur de me faire attaquer par les esprits des clowns, na na c'est pas vrai).