mardi 30 avril 2013

I don't know why, I gasp for breath, i'm really feeling like I'm on the brink of death

Well it's the high anxiety
I'm a victim of society
High anxiety
I'm a victim of society
High anxiety
It's my high anxiety getting to the best of me

Sometimes I feel like I'm gonna explode
And when I'm approaching total overload
I know that when I'm having a panic attack
To duck and cover
'Cuz I can feel it coming

This time I feel like I'm gonna die
Cold sweat the fear is paralyzing
You know I wish that this was over and done
Heart pounds I can feel it escalating

I don't know why
Sometimes I wake up in the middle of the night
I don't know why
I gasp for breath
I'm really feeling like I'm on the brink of death

I wish I could get this crisis under control
then I could feel some kind of closure
I feel this could go on and on without end
I guess I'll just have to ride it out cuz


The Suicide Machines - High Anxiety




lundi 29 avril 2013

La vidéo du Lundi



Donc c'est un mec qui fait des saltos très rapidement. Voilà voilà... bonne semaine.

dimanche 28 avril 2013

Live Report : 26/04/13 @ Rouen

Lieu : Highland's Café
Groupes : Retro' Motions (FR) ; Deflectime (FR) ; Kill For Peace (FR)

Alors là, je dois bien avouer que je suis tout confus dans ma petite tête. J'en ai déjà parlé mais je le répète encore : j'ai beaucoup de mal avec tout les gimmicks hardcore "tough guy" et autres trucs dérivés du beatdown et tout. Autant se slamer sur la tronche, pogoter et voir un poto balancer un petit two-step m'a toujours éclaté, autant faire de gros moulinets, faire le karatéka et tout m'énerve un peu, surtout quand tu vas voir un concert et que tu te vois obligé de te mettre tout derrière pour éviter qu'un mec un peu trop excité qui s'amuse à te foutre des coups de latte "parce que c'est hardcore mec". Mais là, je ne sais pas. Pour ce vendredi soir, je savais à quoi m'attendre, je savais que ça allait être la guerre. Donc je me dis que ce n'est pas un problème, je reste derrière, ceux qui veulent s'éclater ont le droit après tout. Mais je ne m'attendais pas à ressortir avec un gros sourire et surtout l'impression d'avoir vécu quelque chose d'assez unique. Quoi donc ? pour l'instant on s'en fout, le plus important c'est de parler des groupes de la soirée, na mais oh.

Donc ça commence avec les Retro' Motions qui, enfin, recommencent à enchaîner les dates et à me dire que j'ai bien fait de garder une oreille sur eux. Hardcore bien lourd, avec cet aspect chaotique, crade, qui leur permet de sortir de la masse des autres groupes locaux et cette putain de lourdeur qui fait plaisir. On pense forcément à du Converge qui aurait gardé ses racines hardcore (un peu comme du Kickback de maintenant en fait) et qui, sans complexe, t'en envoie plein la tronche pour ensuite balancer une petite mosh-part des familles qui fait plaisir. C'est rentre dedans à mort, les gens ne s'y trompent pas et le pit commence à bien s'animer, le tout supporté par un groupe au taquet. Je n'ai peut-être plus la surprise mais Retro' Motions a vraiment quelque chose en plus, ce petit truc qui me fait l'adorer encore plus. Pour les fans du style, foncez les voir en concert, c'est du lourd.

Bim. La quenelle que tu n'attendais pas. Parce que bon, un groupe de hardcore normand apparemment mythique (10 ans d'existence) que je n'ai pas encore vu ni entendu parlé, il faut le faire. Je sais que je suis toujours un peu en retard sur les groupes mais là, putain les mecs, vous auriez pu me dire qu'on avait Madball dans la région. Non parce que, mettons les choses au clair tout de suite : je ne suis pas forcément un immense fan de NYHC mais là, Deflectime vient de mettre une leçon à tout le monde dans la salle. Hardcore typé NYHC donc, pensez fort à Madball, Agnostic Front et tous leurs potos, vous gardez les mêmes qualités et la même efficacité et vous obtenez Deflectime, LE groupe qui met sur le cul. Compos rythmés, chant crié ultra violent et efficace du début à la fin, du two-step et de la mosh-part qui arrivent naturellement sans artifices, une batterie de folie et un chanteur ultra actif n'hésitant à parler entre les morceaux tout en remerciant tout le monde et en passant le micro. Inutile de dire que là ce n'est même plus la folie dans la salle mais la guerre qui se déclenche, littéralement, avec limite l'impression d'avoir du mal à voir le groupe tellement ça bouge. Bonne ambiance quand même pour une groupe carré au possible et dont je ne comprends toujours pas pourquoi il est aussi peu (re)connu. Deflectime, ouais, pas mon style mais putain, gros concert et grosse performance, le tout avec une vraie sincérité, direct dans le top 50 des meilleurs concerts que j'ai vu.

Et puis vient le grand final avec les gens du Nord de Kill For Peace, groupe qui commence à se faire sa réputation depuis la sortie il y a quelques mois de leur dernier album (que je vous invite fortement à écouter) et qui s'en va déclencher une bataille générale dans les sous-sols du Highland's. Hardcore autant fast que lourd selon les moments, taillé totalement pour le live et venu te défoncer les oreilles avec facilité. Avec des morceaux bien souvent en dessous des deux minutes, difficile de suivre ce qui se passe et l'enchaînement morceaux typiquement fait pour balancer du two-step que d'autres bien fast rend parfois le tout un peu confus. Mais bon, ça n'empêche pas de passer un bon moment, surtout quand on voit à quel point une partie du public est bien déchaînée avec un nombre de slam qui se chiffre en dizaines, des roues, des bras qui moulinent... gros bordel pour une musique qui est quand même là pour ça, il faut bien l'avouer. Même si je regrette un peu ce côté confus évoqué plus haut, je passe quand même un putain de bon moment, bien à l'arrière pour me protéger (un pote me dit qu'il va probablement investir dans une armure la prochaine fois) avec un groupe qu'il est bien. Oh que oui.

Excellente soirée donc, avec la grosse baffe à air comprimé/rotative/revers lifté de phalanges de Deflectime et une ambiance vraiment bonne du début à la fin. Oui, car malgré le déchaînement évident de violence auditive, l'ambiance restait quand même bon enfant avec ce qu'il faut de vannes, de sincérité et de mecs se mettant joyeusement sur la tronche. Donc certes, j'ai toujours du mal avec ces gimmicks, mais pour le coup je dois bien avouer que ça a foutu une ambiance assez folle à la soirée. En tout cas foncez écouter les trois groupes de la soirée, ça vaut le coup, promis.

samedi 27 avril 2013

Liens du week-end

Alboum j'étais passé à côté comme un con du week-end : In Other Climes - Empty Bottles & Wasted Nights : parce que crotte de bique il s'agit quand même d'un des meilleurs dans le style metalcore, na mais oh

Jeu tout shoot du week-end : Sky Fyre : owiiiiii un shoot'em up avec des éléments de RPG, le tout tout flashé comme il faut, miam

Groupe tout qu'il est bien et tout du week-end : Call To Victory : modern n'hardcore bien cool, bien mélo et bien recherché, ça fait plaisir

Image du petit chat du week-end :

Vidéo de la folie teutone du week-end :



Site qui vous veut du bien du week-end : comment bien jouer à Arcanum : on fait des gros bisous aux canards du forum de Canard PC qui sont vraiment des gens qu'ils sont bien

Clip on reste sur les fondamentaux du week-end : Misery Index - The Great Depression


vendredi 26 avril 2013

Moudre du son sur le dos des cons

Les années 70. Le disco, les patins à roulette, les paillettes et Amanda Lear qui a, soi-disant, eu une carrière dans la chanson et que Madonna lui a tout copié la poufiasse. Mais c'est aussi une grande période pour la musique alternative, celle où naît le punk, le hardcore, le hip-hop et tout les dérivés de ces styles. Celui dont je vais parler aujourd'hui est celui qu'on appelle le cinglé, le taré de service : le grindcore. J'ai déjà évoqué ce style dans mon petit guide du zicos tout paumé et je vais donc faire très bref quant à son historique. Le grindcore naît au début des années 80 avec l'envie de sortir une musique encore plus radicale que le hardcore et le crust. On pense tout de suite à Napalm Death, Brutal Truth, Terrorizer… le grindcore se caractérise par une musique directe, avec chant guttural ou purement metal, batterie supersonique (le fameux "blast beat" ou "caisse claire mitraillette" pour les intimes) et albums aussi courts que blindés de chansons (on atteint souvent les 15 minutes pour 20 morceaux en moyenne). De la scène hardcore et crust le grindcore garde un engagement fort, autant dans les paroles que dans l'apparence avec un côté D.I.Y. très fort. En bref : musique ultra violente pour des paroles qui ne le sont pas moins, avec un côté "tu aimes ou tu détestes" omniprésent, faisant du grindcore un style ne se prêtant pas à toutes les oreilles.

(le grindcore, c'est avant tout un mode de vie)

Mais pourquoi diantre est-ce que je parle de ça donc ? aurai-je un message à faire passer ? oui, un message. Vous expliquer pourquoi le grindcore ça troue le cul. Et pour répondre, je vais détailler ce petit exposé en plusieurs grands points que seront autant de petits poings levés au ciel face à l'adversité, au contrôle des masses et contre Indochine, Chaka Ponk, Superbus et autres groupes dont je me pose toujours la question : pourquoi ?

LE GRINDCORE CA TROUE LE CUL PARCE QUE :

1) c'est putain d'extrême : toi qui écoute du metalcore, les vieux CD de Machine Head, Sepultura et du death à longueur de journée, toi qui pense avoir écouté la violence extrême, réjouie toi car tu as encore plusieurs paliers de violence à découvrir. Des premiers groupes du style qui ont pas mal vieilli (la cause à une production D.I.Y. probablement dans des caves avec des micros en mousse) mais qui possède ce petit quelque chose aux groupes plus récents qui profitent d'un son et d'une technique monstrueuse (coucou Mumakil ou Wormrot), tu as de quoi te faire plaisir et headbanger à n'en plus finir sur des riffs balancés à la vitesse de la lumière et un chant dégueulasse mais ô combien efficace. De plus les pochettes sont souvent crâdes au possible (Cattle Decapitation mon ami), ça fait peur aux parents, c'est toujours ça de pris. Et que dire des concerts, aussi courts que direct dans ta tronche… c'est extrême mais que c'est bon

2) c'est plus technique que cela en a l'air : oui, je cause à toi, celui qui n'a écouté que deux ou trois chansons de grindcore et qui a lâché l'affaire parce que tu trouvais ça brouillon et sans intérêt. Je peux te comprendre, le premier contact avec ce style est plutôt… brutal, digne d'un passage à La Fistinière sans passer par la case petit déjeuner, direct par le plat de résistance. Donc oui, ça paraît joué et gueulé n'importe comment, avec une recherche musicale qui semble proche du néant. Mais comme dans tout style, il y a les bons et les mauvais groupes. L'intérêt d'un style comme le grindcore est que tu peux très vite remarqué quels sont les bons des mauvais groupes, ceux qui arrivent à te procurer une musique violente avec quelques nuances et ceux qui ne font que du bruit, bon à jeter à la poubelle. Si l'on s'attarde sur des groupes de talent, on est parfois bluffé par la technicité et l'énergie déployée, les gars n'hésitant pas à tout donner même si ce n'est que pour 23 secondes de chanson. Bien sûr, on atteint très vite les limites du style (on aura beau faire du blast toujours plus rapide, ça restera du blast) mais il y a ce côté sans concessions qui fait le "charme" du grindcore. Et puis si on atteint les limites, il reste toujours une solution…



3) parce que ça fait patata : TA TA TA TA TA TA TA GROUI GROUIIIIIIII GROUIIIIIIIIIIIIIIII "3 riffs de gratte joué en moins de 5 secondes"

4) les dérivés du grindcore qui déchirent sa race : death-metal (et oui…), brutal-death, gore-grindcore, grindcore progressif (si si)… le style a énormément évolué avec le temps et on trouve vraiment de tout et (surtout) du n'importe quoi. Si le death et le brutal-death-grind (oui, on peut vraiment créer des étiquettes alacon) sont, pour faire simple, du metal gonflé à la violence où des chansons plus longues n'hésitent pas à incorporer des passages de blast (l'inverse est possible, avec du grindcore qui met un peu de mosh-part ou de death-metal, c'est un bordel pas possible), le gore-grind (qui se caractérise par des vocaux volontairement ultra gutturaux à base de "groui groui") ou le porn et grindcore humoristique sont quelques choses d'assez surpuissant : des paroles débiles, des compos à l'arrache et tout plein de sons provenant de films ou dessins-animés dans le seul but de concevoir l'album le plus stupide possible (Gronibar si tu me lis), tout ça respire le pet et l'irrévérencieux, ce qui parfois fait un bien fou. Bon, à petite dose quand même, hein… n'empêche, on oublie toujours des groupes monstrueux comme GTI qui ont osé faire du grindcore-tuning avec une alternance house/grindcore encore inégalée. Et je ne parle pas quand on y ajoute du jazz (un groupe allemand culte dont j'ai oublié le nom en est le spécialiste) ou quand le jazz tout court se met au grindcore (Naked City)… tout est possible, le grindcore est tellement modulable que l'on peut en faire ce qu'on veut.


5) des groupes cultes et respectés dans tous les styles : Napalm Death est souvent considéré comme l'un des groupes fondateurs du style. Il est aussi le plus respecté et pas seulement par la scène metal : nombreux sont les groupes de hardcore (comme Sick Of It All ou Converge) qui reconnaissent ce groupe comme étant une référence en terme d'engagement, autant musicalement qu'au niveau des paroles et de l'attitude. Il ne faut pas oublier que la scène alternative et tous ses styles se sont créés au même moment… il n'est donc pas étonnant de voir nombre de groupes de grindcore arborer une attitude plus hardcore que metal. Et que dire de groupes comme Nasum ou Brutal Truth, voir Terrorizer ou Misery Index qui sont reconnus comme des références pour des groupes de death…

6) parce que Nasum. Tout simplement.

(elle, c'est la chanteuse d'Agoraphobic Nosebleed. Et elle a juste une PUTAIN DE VOIX DE TAREE !!!)


Allez au delà des clichés, voilà l'essentiel. Et si l'envie vous prend de tenter quelque chose d'extrême, je vous conseille les albums suivants :

- Mumakil - Behold The Failure (2009) : du costaud avec le second albums des tarés de Mumakil (composé d'anciens de Nostromo, Deceit et Knut) aux compos abrasives et rentre dedans. Le parfait exemple d'album du style ultra efficace.

- Blockheads - Shapes Of Misery (2006) : là on va direct en haut du panier avec le groupe français le plus influent et le plus respecté de la scène pour un album devenu culte, engagé, viscéral et d'une puissance folle

- Napalm Death et Nasum - la discographie : si pour Napalm Death le style a pas mal évolué au fil du temps pour se rapprocher beaucoup plus du death (tout en étant étonnamment encore plus violent qu'avant, ce qui est une grosse performance), cela reste un groupe culte pour lequel aucun album n'est a jeté. Pour Nasum on a la même continuité et là on touche au sublime, à la perfection dans le style. Et non je n'exagère pas.

- Wormrot - Dirge : grindcore en direct de Singapour pour ce qui se fait de mieux dans le style récemment. En se rapproche plus du power-violence mais c'est pas grave, ça reste d'une puissance hallucinante.

Et il y a encore BEAUCOUP de groupes  que je n'ai même pas cité : Agoraphobic Nosebleed (la folie à son paroxysme), Murder Construct, Pig Destroyer, Kill The Client… beaucoup, beaucoup à écouter et à savourer. Si vous en avez le courage bien entendu.


jeudi 25 avril 2013

Live Report : 23/04/13 @ Rouen

Lieu : Emporium Galorium
Groupes : Grand Guru (FR) ; Les Agamemnonz (FR) ; Magic Hawaï (FR)

Alors qu'on arrive vers 21h sur place, avec un temps encore bien ensoleillé et une chaleur toute douce rappelant qu'enfin nous sommes au printemps (putain il était temps), un pote me montre un tout nouveau jeu apparemment nouveau phénomène du moment qui consiste grâce au GPS du téléphone à se livrer à une sorte de guerre de territoire mais en mode IRL, avec gestion de la map et tout. C'est là que ressurgit dans mes souvenirs un obscur jeu sur la non moins obscure Gizmondo (une console portable avec GPS sortie il y a près de 10 ans) où c'était le même principe avec une sorte de GTA où l'on pouvait se fighter si l'on croisait un autre joueur sur son GPS, faute d'Internet mobile à l'époque. Voilà, c'était le moment nostalgie tout bizarre que je me devais de vous parler car je ne pouvais pas garder ça que pour moi, comprenez, le monde doit savoir qu'un jeu comme ça a existé et que non, oh que non, les jeux sur smartphone ne sont pas des révolutions ou des nouveaux concepts. Sinon, comme d'hab', c'était marqué 21h sur le flyer donc le concert a commencé à 22h30. Classique.

M'enfin bon, pas grave si ça commence plus tard vu que ce n'est pas Grand Guru qui nous attend mais nous qui attendons Grand Guru. C'est qu'il sait se faire demander notre prêcheur préféré du rock'n roll local. One man band grosse caisse, guitare dans la main et l'instrument-avec-des-clochettes-dont-j'oublie-tout-le-temps-le-nom-bordel accroché avec un superbe scotch au pied et c'est parti pour près de 30 minutes d'hommage au rock'n roll des années 50-60-70-80-rajoute ton année de naissance si ça t'amuse, avec rythmique à base de "JE TAPE TRES FORT SUR LA GROSSE CAISSE" et jeu de scène tout fou (ne pas confondre avec Too Full, private joke, tout ça). Le mec semble possédé, nous balance son garage rock à la tronche, on tape dans les mains, on fait les chœurs, on le regarde nous faire sa reprise de Thrashington D.C. ("Kill My Boss" pour les connaisseurs) et tout plein d'autres chansons vraiment trop cools. Gros final avec une reprise de "No Limit" de 2 Unlimited (si tu es né dans les années 90 tu n'as pas connu jeune con), des cris, des vroum vroum de Ferrari entre et dans les chansons, c'était génial, merci mec, j'en reprendrai une bonne dizaine de concerts comme ça.

Après plus de 30 minutes d'attente que je n'explique toujours pas, Les Agamemnonz arrivent sur scène. Et là direction la musique surf, celle dont tu as l'impression qu'elle sort direct d'un film de Tarantino ou de Rodriguez, voir même d'un film de pulp des années 70-80 (moi j'ai même pensé aux musiques des jeux de Blendo Games mais j'ai peur d'être le seul à connaître, snif snif), le tout entièrement instrumental. C'est carrément bien branlé mais après 20 minutes de set, là c'est purement personnel, je fais une overdose. Autant le délire est cool au début, autant j'ai du mal à tenir sur la distance, peut-être est-ce le manque de chant qui me fait ça... mais rien à redire sur les qualités du groupe, c'est du très bon. Je m'échappe donc l'histoire d'un bon quart d'heure dehors histoire de prendre l'air frais, je redescend et vois que le groupe continue à jouer. Surprise : Grand Guru les a rejoins, habillé de sa plus belle combinaison moule burne léopard avec poutre et fesses apparentes. Ca prend une tout autre tournure pour le coup et devient ultra fun, surtout quand les gars s'amusent à reprendre du Shakira version surf, avec un Grand Guru en grande forme, avec chorégraphie et tout. Très sympa mais des images un peu dégueulasses qui ont hanté mon sommeil.

A cause d'un imprévu, je n'ai pu mater que le dernier quart du set des Magic Hawaï, excellent groupe de garage/surf rock de Rouen. Bon, je ne pourrai bien entendu pas vous faire un compte rendu super détaillé de tout le set mais de ce que j'ai vu c'était toujours aussi bien et dansant, avec ce côté rock rentre dedans limite punk ultra efficace, te forçant à taper du pied et à vouloir sauter partout. Malgré le peu de public encore restant, le groupe donne tout et ça fait toujours plaisir de les voir te balancer de la bonne musique, toujours armés de leurs lunettes 3D. Même si je n'ai entendu que 5 chansons, je peux quand même dire que ce groupe a ce petit quelque chose en plus qui fait que, oh que qu'il est bien. Et c'est un gars qui n'écoute pas de surf qui vous dit ça, donc foncez prendre leur skeud et leurs t-shirt, merci pour eux.

Comme j'ai tout donné dans l'introduction de cet article, je vais avoir beaucoup de mal à conclure, un peu comme toujours en fait. Sinon, je ne peux que vous conseiller de vous intéresser au tremplin pour les groupes locaux qui auront la chance de jouer à l'Armada s'ils ont assez de vote par Internet. Ce sont des barres de rires garanties : on ne connaît pratiquement aucun des groupes qui sont dans le top 30 et il y a plein de soupçons de tricheries et autres trucs cons comme ça. Elle est belle la scène locale mainstream tiens...

mardi 23 avril 2013

No one can save you from the undertow

There was a time when you would come and go
Now there's no time left to react
Just as it starts to heal in comes a bitter end
Well you were already to leave my side and then...

You're coming too close 

And I can't pretend
That I'll pick you up 

Or let you come in again
We've been through this before, 

So please understand
That nothing in this heart 

Can save you from the pain you seek
If you pick up the phone please don't call on me

No one can save you from the undertow
Nobody can blame you for the past
Just as I started thinking "Everything's alright"
You showed us surely that your tenth time was your last

Yesterday I saw you falling to the ground
Seems like things get worse when no one is around
It's not OK


Tony Sly (No Use For A Name) - Coming Too Close



dimanche 21 avril 2013

La petite cover qui fait plaisir du Dimanche de gueule de bois



Oh, et pendant que j'y suis, Silverstein qui reprend aussi du NoFX, vu que ce n'est pas forcément une évidence (et écoutez Silverstein, sérieusement, ça vaut le coup de passer outre les clichés).


samedi 20 avril 2013

Liens du week-end

Alboum post concert du week-end : Burning Heads - Hear This : ne pas oublier les fondamentaux, c'est important, c'est rafraîchissant et puissant

Jeu du choix dans la date du week-end : Super Duck Punch : un niveau, un dilemme, une réponse à donner rapidement et un maximum de fun

Groupe PUTAIN CA DECONNE PAS du week-end : Kids : du PUTAIN DE BON GROS PUNK HARDCORE DE BATARD

Image de ma planète qui me need et tout du week-end :

Vidéo du petit chat qui tombe du week-end :



Site du trivia de l'amour du week-end : Street Fighter Miscellany : du trivia sur Street Fighter, avouez qu'il est difficile de ne pas bander

Clip qui risque d'être supprimé à chaque instant par Victory du week-end : Toh Kay - With Any Sort Of Certainty


jeudi 18 avril 2013

Il est 5h, Mute City s'éveille

Mute City. La piste de course est fin prête. Les concurrents sont sur la ligne de départ, avec en première ligne le fameux bolide bleu. Le Captain Falcon à son bord fait vrombir son moteur et le véhicule commence à s'élever au dessus du sol. Le décompte commence… top départ ! en ayant tout lâché au démarrage le Captain Falcon n'a plus assez d'accélération et se fait mettre à l'amende par ses trois poursuivants. Il se fait bouler sur les bords de la route qui ont cette fâcheuse tendance d'endommager par petits bouts le bolide. Pas grave, le pilote se ressaisit et commence à enchaîner les virages en faisant pencher son bolide. Il rattrape ceux qui sont devant et commence à bien se rapprocher de la pôle position. Premier tour, il chope un turbo et passe sur les petites bande réparatrices histoire d'avoir son véhicule comme neuf, histoire de pouvoir encaisser quelques chocs. Hop, un tremplin sur la piste, on en profite pour gagner un peu de vitesse et éviter de foncer en dehors de la piste car là c'est la mort assurée. Il y a aussi tout ces concurrents anonymes avec tous ce même véhicule tout pourri, et même que parfois ils sont tout clignotant, prêt à exploser et à nous envoyer dans le décor. La vitesse devient folle, toujours les mêmes virages pris de l'intérieur pour un final victorieux où le turbo balancé au dernier moment permet de prendre l'avantage. Hop, première course du grand prix remportée, ça fait plaisir.

Ca, c'est le résumé classique d'une course sur le F-ZERO de la Super Nes, le genre de résumé que l'on peut trouver un peu partout. Pour ma part, je me contenterai de ceci :

LA PUTAIN DE SA MERE COMMENT QUE C'EST TROP DE LA BALLE, SA RACE !!!! ET PUIS LES EFFETS DE 3D LA, PUTAIN !! ET LA BANDE SON, MAMAN TU ENTENDS ? ROOOOH COMMENT JE LUI METS LA MISERE A L'AUTRE CONNARD EN JAUNE LA !! DE TOUTE FACON IL N'Y A PAS MIEUX QUE LE VAISSEAU COULEUR TORTUES NINJA AAAAAAAAAAAAAAAAH !! *crise d'épilepsie + claque donnée par le père légèrement énervé de voir son fiston de 7 ans piquer une crise après 2 minutes de jeu*.

Oui, F-ZERO sur Super Nes, c'est la vie. C'est la claque graphique absolue dès sa sortie au début des années 90, au même moment que l'arrivée de la Super Nintendo. Jouabilité au top, des graphismes qui profitent à mort du Mode 7 de la machine pour donner une impression de 3D et de vitesse inédite sur console à l'époque et tout plein de circuits de plus en plus difficiles. Ca devient même 'achement technique par moments avec des mines au sol, des tremplins qui peuvent vous envoyer autant sur la piste qu'en dehors et vous faire perdre immédiatement la course, 3 petits turbo (un que l'on gagne après chaque tour, sachant qu'il y en a 4) qui ajoute de la tactique bienvenue… mais surtout, la plus grande force du jeu, c'est sa PUTAIN D'AMBIANCE !!!

(hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)


Musique d'anthologie (le thème de Mute City est plus que culte et je me surprends à le siffloter encore de temps à autre), des bruitages reconnaissables parmi mille, des circuits avec un environnement futuriste bien marqué malgré la quasi absence de décor… chaque petits détails placés ici et là font que l'on est immédiatement immergé et qu'on enchaîne les courses sans s'en rendre compte, surtout grâce à cette conduite tout en audace où l'on prend perpétuellement des risques et où l'I.A. très agressive nous force parfois à faire des erreurs. Jouer à F-ZERO, c'est comme avoir une dose d'adrénaline directement par intraveineuse dans la carotide pour aller plus vite au cerveau : ça va vite, la moindre erreur peut-être fatale et on maudit nos adversaires quand ils nous larguent à 10m de la ligne d'arrivée. Choc émotionnel pour toute la génération qui l'a vécu à sa sortie sur Super Nes, où le seul vrai défaut du jeu est de ne pas proposer de mode deux joueurs. Pas grave : on se faisait du time-attack à tour de rôle, on savait se débrouiller à l'époque. Même si les épisodes suivants de la franchise enfonce littéralement ce premier épisode (F-ZERO GX sur Game Cube, ou comment SEGA a créé le meilleur jeu de course de la planète), il garde ce charme unique qui fait que même encore aujourd'hui je peux relancer une partie sans que cela me pique aux yeux ou me dégoûte. Un grand jeu, une grande licence que Nintendo ferait bien de déterrer, parce que ce serait le moyen idéal pour vendre par palettes ses consoles. En tout cas, c'est ce que je ferai si j'étais eux. Na mais.

mercredi 17 avril 2013

Live Report : 14/04/13 @ Le Havre

Lieu : Mc Daid's
Groupes : The Patrons (FR) ; The Rebel Assholes (FR) ; Burning Heads (FR)

C'est ce genre de soirées où tu fais une sorte de pèlerinage. Tu vas voir en live un groupe que tu écoutes depuis ton adolescence, que tu as découvert en même temps que la vie en général et qui t'accompagne encore aujourd'hui, fait partie de ton quotidien et de ton ADN sans vraiment t'en rendre compte. Ca fait très générique de dire que Burning Heads est là depuis mon adolescence et que, j'espère, sera encore là pendant longtemps. Mais bordel, qu'est-ce que c'est bon... qu'est-ce que c'est génial de savoir que l'un des meilleurs groupe de punk/hardcore à tendance mélodique est français et que tu peux donc assez facilement le voir. Donc quand on me propose d'aller les voir au Havre, je ne réfléchis même pas, ça faisait au moins 6 ans que je ne les avais pas vu donc je n'allais pas rater cette occasion...

Notez tout de même que l'on est pas non plus n'importe où : le Mc Daid's, bar/salle de concert déjà mythique du coin, où même un dimanche soir à 19h c'est rempli. Il y a même pas mal de gars déjà bourrés, c'est dire si l'effet retour du soleil (en mode 22° quand même) et groupes qui défoncent fait son effet. C'est donc devant une salle bien remplie que les The Patrons jouent. Enfin, remplie, elle le sera après que les gens aient entendu les premiers accords du groupe de punk/rock'n roll que je connaissais seulement sur CD, pas en live. Et encore une fois je vais me prendre une petite baffe, hop, histoire de m'apprendre que si certains groupes sont connus, c'est qu'il y a une raison : ça joue bien comme il faut, les chansons s'enchaînent et ce côté rock'n roll (surtout par la voix) est vraiment bien amené et apporte beaucoup au son. Malgré un public plutôt froid au début (pas un applaudissement ni un cri, ça surprend au début), ça finit par bouger et à se mettre en place, doucement mais sûrement, le temps que le chanteur balance sa bière à nous public qui étouffe un peu beaucoup de la chaleur. Un set peut-être un poil trop long mais franchement rien à redire, je découvre encore des années après tout le monde The Patrons et malgré les pains, c'est 'achement bien.

Hop, autre groupe que je ne connais que de nom et que je n'ai jamais écouté malgré tout le bien que tout le monde en dit, The Rebel Assholes. Et là encore je vais prendre cher. Très cher même. Car dans le style pop-punk/punk-rock mélo', ces gars là ont un niveau que je qualifierai de "putain de bon". Pas une seconde de répit, les chansons s'enchaînent sans temps mort, chacune avec son petit truc en plus, cette mélo' bien trouvée. Ca dépasse rarement les deux minutes, ça fonce, on remue la tête comme des petits fous et ma pinte de bière descend à toute vitesse pour tenter de me rafraîchir tant bien que mal. C'est typiquement le genre de groupe dont je dis "n'invente rien mais le fait très bien" mais avec mention "putain de trop bien" et ce petit quelque chose en plus que l'on ne peut décrire mais qui fait que l'on s'enchaîne les chansons volontiers et avec un grand sourire, niais pour ma part. Une vingtaine de chansons, plus de trente minutes de set et hop, baffe dans ma gueule. The Rebel Assholes est un excellent groupe live et il me tarde de m'enfiler grassement leur disco' histoire de rattraper le temps perdu.

Question alacon de la journée : c'était bien le concert de Burning Heads ? à votre avis ? des mecs qui jouent depuis 25 ans leur punk-hardcore reconnu dans le monde entier, qui vient de sortir son douzième album l'an dernier (et passer injustement inaperçu, écoutez Hear This, c'est un ordre), une tétrachiée de split et EP (ils ont notamment un split avec Adolescents, s'il vous plaît), un compteur de concert qui dépasse facilement les milliers... on parle des Burning Heads, donc ouais, c'était bien. C'était énorme même, une leçon de live comme peu de groupes peuvent se targuer de le faire. C'est avec une facilité déconcertante que le groupe enchaîne les tubes, en piochant un peu partout dans leur discographie (leur dernier album sera par ailleurs bien représenté ce soir), avec finalement très peu de morceaux dub. Tu veux des noms ? ok, je vais essayer d'en faire une liste même pas exhaustive : S.O.S., Handcuffed, No Reply, Fine, Wise Guy, Police In Helicopter, Hey You ! (en version hardcore des familles), Destroy, Capitalism, Anarchy, Six Feet Down... je ne me rappelle même plus vu que le groupe a du jouer environ plus d'une trentaine de morceaux pour plus d'une heure d'un concert épique du début à la fin, malgré quelques "incidents" (un mec trop bourré qui veut jouer au karateka, gênant le groupe l'obligeant à reprendre une chanson par deux fois avant que le chanteur ne s'explique direct avec le gars ou encore un début de baston entre deux filles... bref, que dal) qu'il serait vraiment stupide de retenir tant le reste de la soirée fut énorme. Après un rappel plutôt cool ("On peut encore jouer deux morceaux ?" demande le batteur, avant de finalement nous enchaîner près d'une dizaine de chansons) avec la reprise No Way comme il se doit et hop, vous avez le droit à un concert parfait du début à la fin. Ouais, je suis un sale fan groupie, j'avais prévenu dès le début.

Les Burning Heads sont encore là, toujours autant énervés et engagés et ils le seront encore pour longtemps. En tout cas je l'espère tant ils restent une tuerie live que l'on se doit d'avoir vu au moins une fois si l'on se dit fan du style. Donc des gros bisous à l'orga' et à tout ceux qui font vivre la scène du Havre en général de la part d'un petit gars de Rouen qui vous envie jalousement d'avoir fait jouer ses "hardcore heroes". Bande de méchants, je vous adore.

mardi 16 avril 2013

A place where the heart we found waits forever

Note : il s'agit bien entendu d'une traduction du japonais, je ne peux donc point savoir s'il s'agit des véritables paroles. On va dire que c'est le cas, si je me suis trompé, merci de m'envoyer un télégramme ce serait très urbain de votre part

Tired of wandering aimlessly.
Held by the truth I seek and lose.
I've given up time after time till we understood.
Acquired and knew.
The pain from the pouring rain.

We could have escaped for sure.
You hold us back with downcast eyes.
It's a deep chain of disease.
Your swollen right foot shook off my arm and ran away.
There waits a bridge which never moves,
Of people who receive words.

We've always been recognizing and understanding
Each other. Accept the same pain, keeping out
Conversations connected.
Keep walking to find the tainted left foot.
A place where the heart we found waits forever.

We are accustomed to
The habit of waiting so much.
So much that we don't know what to do
With our given time now.
We are accustomed to
The common sense too much.
I stare at you screaming in the end from a distance.
Couldn't fully understand the forgotten preciousness.
We wait impatiently for tomorrow.
Thought we could even catch the moon.
Thought there's nothing we couldn't do.

Built up a world only to myself. Vanity surrounds.
Trust I made up raise an ideal and erase it.
These feet I found at last.
Now they are under control
And they go opposite directions.

Picked, sent and informed.
Enumerations of letters
Go forward being sure it's understood.
The sound of words so quiet and mellow.
A dead sinking story we can't take back.


Envy - Chain Wondering Deeply



lundi 15 avril 2013

La vidéo du Lundi



Ouais, bon, ok, c'est du déjà vu, c'est sur, mais comme c'est probablement la seule vidéo du style sans WUB WUB WUB inutile, elle compte beaucoup pour mon petit cœur.

samedi 13 avril 2013

Liens du week-end

Alboum de la violence de la bagarre du week-end : Moms On Meth - Moms On Meth : putain de bon hardcore/punk à tendance fast avec du chant féminin qui arrache, à acheter les yeux fermés

Jeu à mettre en QWERTY du week-end : Legend Of Pandora : aucun rapport avec le film des Schtroumpfs

Groupe du crossover qu'il est bon du week-end : Verbal Razors : eux on va les suivre de très près vu comment c'est du lourd (oh que oui)

Image des tortuuuuuuuuuuuues du week-end :

Vidéo du rap de la mort mortelle du week-end :



Site j'en ai en trop c'est cadeau du week-end : Speedrun de Contra 3 : c'est old-school, c'est du skill en barre et ça se regarde en boucle

Clip OH PUTAIN OH PUTAIN du week-end : Kill For Peace - Disobedience


mercredi 10 avril 2013

Vivre et mourir les yeux plein d'étoiles

Testé sur : PC (existe sur PS3 et Xbox 360)
Config. conseillée : un PC (étonnamment) costaud, un minimum de skill et en mode difficile sinon c'est pas drôle (et chiant)

Note : les screenshots ne vont pas plus loin que 4-5 heures de jeux et il n'y a aucun spoil, vous pouvez les regarder tranquillement sans peur.

(une plage sur une ville volante, bienvenu à Columbia)

Je n'y croyais plus. Peut-être au fond de moi-même, c'est moi qui ne voulait plus y croire. Trop de désillusions, trop d'attentes pour rien… le temps où les jeux semblaient proposer une véritable fin semble révolue. RAGE, la nouvelle franchise d'id Software, nouveau jeu du studio depuis Quake 3 ? un final ridicule, pas de boss. Dishonored mon chouchou de la décennie ? un final qui arrive beaucoup trop vite et un peu en mode "parce qu'il fallait lol" (bon en même temps il est là pour nous pousser à refaire le jeu sans fin, mais quand même, snif snif). La même pour Far Cry 3, Bulletstorm (et son boss final au QTE… chienne de vie) et même Bioshock, probablement l'un des meilleurs jeu de tous les temps, avait un boss de fin bizarre et plusieurs fins expédiées à la va-vite. Donc quand je vois un vrai final dans un jeu, j'ouvre les yeux tel un gosse et je savoure. Mais quand en plus la fin d'un jeu est grandiose, sorte d'apothéose absolue de tout ce qu'a été la partie, je fais une attaque. Montée d'adrénaline, bouche ouverte, des "oh put… les enf… !" et presque une larme à l'oeil… ça fait des années que j'attends ça, un final qui te retourne l'estomac. Un combat final ET une véritable fin… ça paraît con mais pour un FPS (voir les jeux en général) c'est devenu rare. Rien que pour ça Bioshock Infinite est culte pour moi.

(un endroit mémorable, je n'en dis pas plus)

Une ville personnage. Dishonored avait Dunwall. Bioshock premier du nom avait Rapture. Infinite a Columbia, une autre ville utopie du modèle et rêve américain, cette fois bien réelle et où cette utopie semble avoir réussi, même les idées les plus sombres. Une société où tout est propre, où il y a des publicités pour la vente d'armes et de cigarettes pour les enfants, un rejet de l'homme noir qui se doit de servir l'homme blanc, les prolétaires sur-exploités et (a)battus en cas de remise en question de leurs conditions… forcément, tout ce beau petit monde est né de l'esprit du "guide", Comstock, le même type de gars taré que Andrew Ryan, avec des photos de lui partout, tout comme des petits films de propagande, des codes couleurs bleu, blanc, rouge, les pères fondateurs de la patrie, comment Columbia s'est émancipée et s'est enfuie de ses terres quand elle a vu son pays et ses fondateurs et idées se détruire. Elle s'enfuie littéralement : la ville est désormais dans les nuages, la ville entière flottant dans les nuages grâce à des dirigeables et à une mystérieuse technologie mise au point directement sur place. Si Columbia représente les pires idées xénophobes et capitalistes, elle est paradoxalement magnifique : le soleil est omniprésent, les rues sont propres, tout le monde est bien habillé, la musique est partout, on navigue de bâtiments en bâtiments au gré de leur déplacements dans le ciel… c'est sublime. Artistiquement parlant Bioshock Infinite enterre la concurrence sans forcer, chaque décor étant une oeuvre d'art en elle-même où chaque objet est placé là où il faut, où chaque paroles d'un passant lambda nous intéresse, nous interpelle… rien que pour Columbia, Bioshock Infinite est culte pour moi.

(des robots patriotes avec des minigun, bienvenu à Columbia, tout ça)

On est dans la peau de Booker DeWitt, détective privé au passé sombre et trouble. Un sale mec. Un salaud qui va découvrir Columbia en même temps que nous. Une mission : retrouver une fille, Elizabeth, la ramener pour effacer ses dettes (lesquelles ? mystère...). Nouveauté de cette épisode : notre personnage s'exprime, balance ce qu'il pense, crie, hurle… le jeu d'acteur peut sembler un poil exagéré mais il est vraiment réussi, y compris en V.F. (d'ailleurs c'est la voix du personnage de Castle de la série éponyme, ce qui surprend pas mal au départ). Enfin, si l'on accepte de jouer Booker, c'est parce qu'on nous l'impose, hein. La véritable star du jeu, en plus de Columbia, c'est elle. La fille. Elizabeth. Fille mystérieuse, emprisonnée dans sa tour d'ivoire depuis sa naissance par le prophète et ayant des pouvoirs surnaturels que l'on découvrira en même temps que le Booker. Notre première rencontre avec elle nous met déjà sous le charme. Et puis on l'emmène avec nous, elle découvre la ville. Nous redécouvrons certains endroits, en découvrons de nouveaux avec elle… elle vie devant nos yeux, s'émerveille de la moindre découverte du monde extérieur, danse, chante, marche en sautillant quand elle est heureuse, s'appuie contre un mur avec un air pensif… et puis quand le danger arrive elle crie, part se cacher, se met à couvert, est dégoûtée de nous voir tuer, déchaîner la fureur, voit les cadavres s'accumuler… ses animations, autant gestuelles que faciales, sont hallucinantes. Le personnage semble réellement vivre devant nos yeux et le fait qu'elle soit intelligente, qu'elle possède son libre arbitre et est complètement indépendante de nous fait qu'on s'attache immédiatement. Loin de tout ces PNJ sans âme, Elizabeth est totalement indépendante, on ne la contrôle pas, n'a pas de barre de vie ni autres choses qui la rendrait un boulet qui casserait toute immersion. Elle reste à nos côtés durant les combats en allant se mettre à couvert comme une grande, nous balance des items qu'elle trouve ici ou là… rien que pour Elizabeth, Bioshock Infinite est culte pour moi.


(comme un sale goût de déjà vu pas si lointain)

Les combats, gros point faible du premier Bioshock car manquant de punch, prennent ici une autre dimension. A la place des plasmides nous avons des vigors, ce qui revient à peu près à la même chose : un pouvoir pour électrocuter, un pour envoyer valser à perpètre, un pour faire cramer… ça reste très basique mais c'est toujours le petit plus propre à la série. Même si étonnamment je m'en suis beaucoup moins servi dans cet épisode vu que les armes ont désormais une patate certaine et que tout est foutrement plus dynamique. Le feeling est d'ailleurs étonnamment old-school, avec ce côté très agressif des ennemis qui n'hésitent pas à courir partout, se mettre à couvert pendant que d'autres tentent de vous encercler ou de foncer sur vous au corps à corps, le tout dans des environnements qui font penser à des arènes. On court partout, on attaque au corps à corps, on cherche en permanence des munitions ou des armes au sol, on envoie un pouvoir pour calmer quelques gardes lourdement armés, Elizabeth nous envoie des kits de soin (car oui, la vie ne remonte pas toute seule ici, juste un bouclier ultra faible qui prend son temps pour se recharger) ou des cristaux pour utiliser nos pouvoirs… chaque combat arrive d'un seul coup, sans vraiment nous donner le temps de nous préparer et nous oblige à réagir avec l'environnement dans l'instant présent. Et j'ai failli oublier ces fameux rails où l'on peut s'accrocher, faire le tour d'un bâtiment en quelques secondes pour aller s'écraser sur la tronche d'un pauvre type tout en évitant des roquettes… jubilatoire, tout comme ces combats contre les Handyman, sorte de Big Daddy sous acide encore plus résistant et qui est aussi agile qu'un putain de singe ayant abusé du Red Bull, rendant chaque affrontement contre eux comme une véritable épreuve (sachant qu'ils sont toujours accompagnés de toute une mini armée de gars bien violents). Des vrais combats, presque à l'ancienne j'ai envie de dire, qui proposent un vrai challenge en mode difficile (même si ce n'est jamais foufou ni impossible, ne jouez donc pas en normal ou facile, le jeu perdrai de tout son intérêt). Rien que pour ses combats rappelant le bon vieux temps, Bioshock Infinite est culte pour moi.


(première rencontre et on tombe sous le charme)

Tout cela au service d'un scénario que je ne vais même pas effleurer pour ne pas risque de vous gâcher quoi que ce soit. Au service aussi d'un gameplay avec toujours des phases d'exploration, presque contemplatives, où l'on va chercher le moindre objet dans le moindre recoin de chaque pièce, dans l'espoir de trouver un bonus, un élément nous en apprenant plus sur la ville que nous découvrons telle qu'elle est et que nous entraînerons dans sa chute. D'ailleurs, moi qui suis le premier à toujours foncer dans les jeux sans vraiment faire gaffe au décor, je me suis surpris à m'arrêter pour regarder la ville vivre, observer, m'émerveiller… rien que les 45 premières minutes du jeu sont un délice, la première fois que je vois un jeu aller aussi loin dans sa démarche artistique sans que ce soit pour autant de la branlette inutile. Les premiers instants dans Columbia sont d'une beauté incroyable, presque irréelle. J'en fais trop ? allez demander à ceux qui ont déjà joué, allez leur demander leurs premiers instants sur le jeu… vous verrez à quel point on est en face de quelque chose d'unique… en nous mettant véritable acteur/spectateur d'un univers forgé avec talent et un gameplay aux petits oignons, le tout avec cette volonté de toujours vouloir en savoir plus et de ne pas laisser tomber cette pauvre jeune femme auquel on s'attache instantanément, Irrational Games a placé la barre encore plus haut que ce que je ne pouvais imaginer. J'ai fait exprès de ne pas voir les vidéos du jeu qui sont arrivées en masse avant la sortie, histoire de ne pas être spoilé, d'avoir cette sensation de découverte. Tant mieux pour moi : j'ai vécu une aventure inoubliable. Et rien que pour ça, Bioshock Infinite est culte pour moi.

 La bande-annonce est volontairement putassière, n'ayez pas peur.

mardi 9 avril 2013

Because we'll all live in a yellow submarine

Camera One, we're live.

Let's state the mission
It's no surprise :
The leaders say,
"Disparate measures call for desperate times."
Plug it in : the war machine.
Fall in line with the opposition.
We control the candidates.
Money loves us, money don't ask why.

The good times are all gone
But the party's not over.
Plug it in : the war machine.
Fall in line with the opposition.
We control the candidates.
Lift your head and open up your eyes.

Come on
We'll all go blind staring into the
Heart Of the Hydrogen Bomb.
This could be a new beginning.

We all rest at less than zero.
Because we'll all live in a yellow submarine, a yellow submarine.
We will,
We all live in a cellophane dream
That's been bursting the seams;
A recession of beliefs we live.


United Nations - Resolution 9


lundi 8 avril 2013

La vidéo du Lundi



Yipiiiiiiiiiiiiiiiiii dernière semaine avant les vacances !!!!!!!! wouhouuuuuuuuuuuu orgie dans le sang et tout !!!!!!

dimanche 7 avril 2013

Live Report DOUBLE COMBO : 05/04/13 et 06/04/13 @ Rouen

Lieu : Emporium Galorium
Groupes : This Is Pure Violence (FR) ; Catherine Schwartz (FR) ; The Sheep Shaggers (FR)

Magie du 2.0 et du sommeil réparateur, ce n'est pas un mais bien DEUX (1+1=11 bitch) live report que je m'en vais écrire avec mes gros doigts, l'ordi posé sur les genoux, le tout sous la couette pour ne pas avoir trop froid en ce mois d'Avril. On commence par ordre chronologique avec celui du vendredi soir à l'Empo' avec une affiche 100% locale.

This Is Pure Violence qui débute, tranquillement. Je les avais vu récemment et j'avais trouvé ça pas mal même si je n'accrochais pas totalement et trouvais ça un peu longuet. Là, pour ce soir, le groupe est beaucoup plus à l'aise, l'enchaînement des chansons se fait plus naturellement et même si je trouve toujours le set un peu long, j'ai beaucoup apprécié leur emo/punk rythmé, avec des compos bien travaillées qui ne tombent pas dans des longueurs stupides. Les chansons dépassent rarement les 2 minutes 30 nous forçant à remuer la tête et nous laisser emporter par de bien belles mélos'. On pense forcément à du Jimmy Eat World, The Get Up Kids mais comme je ne suis pas du tout un spécialiste ni un amateur du style, je vous laisse vous faire votre propre idée. Ce n'est toujours pas le style de groupe que j'écouterai mais les voir en concert est un vrai plaisir, donc on les encourage car un groupe de ce style c'est finalement peu courant de par chez nous.

Retour dans le passé avec Catherine Schwartz et leur premier concert. Et là ça ne se prend pas la tête et ça balance un punk-rock bien old-school, genre celui avec 2 accords, une batterie qui fait "tou pam tou pam" et un chant français bien à l'ancienne (vous prenez n'importe quel groupe du style, vous pouvez rapidement vous faire une idée). D'ailleurs ça m'étonne qu'il y ait une batterie, non pas que le gars soit mauvais (même carrément pas), c'est juste que plus basique on fait difficilement et je comprends beaucoup mieux l'usage d'une boîte à rythme... mais c'est pas de la technicité qu'on cherche de toute façon, on veut la bagarre, le bordel et de la bière nomdidiou ! bon, ça c'est un fan du style qui va vous dire ça, moi je ne suis pas resté très longtemps car ce n'est clairement pas mon trip. Mais pour bien délirer (car on rappelle que le groupe ne se prend pas au sérieux), ça le fait. Avis aux fans, il y a un nouveau groupe à la Nono Futur dans le coin.

Je remonte à la surface prendre un peu d'air, en profite pour prendre un verre et, je ne sais pas dans quelle faille temporelle je suis rentré mais pendant mes 5 minutes d'absences, il n'est plus possible de rentrer dans la salle, le nombre de personnes ayant pratiquement doublé (alors c'était déjà plein). J'entends donc le début du set de The Sheep Shaggers, avec leur garage/rock ultra efficace et carré à mort, avec de fort accent rock'n roll vraiment pas dégueus. Bon en même temps ça fait déjà pas mal de temps qu'ils jouent, c'est la première fois que je les vois en live et je comprends pourquoi c'est aussi reconnu dans le style. Après, à cause du monde je n'ai pas pu écouter beaucoup plus que 10 minutes à tout casser et j'ai passé le reste de la soirée pas trop loin, assez pour me rendre compte que leur set dure plus d'une heure quand même. Donc, comme d'hab', les fans devraient apprécier mais je pense qu'ils ne m'ont pas attendu.

Bien bonne soirée donc, rien à redire, on enchaîne direct avec le concert du lendemain.

(le concert n'ayant pas d'affiche je vous mets les Tortues Ninja qui disent bonjour aux Power Rangers, à moins que ce ne soit le contraire, le doute m'habite)

Lieu : Highland's Café
Groupes : Reverse (FR) ; Easily (FR) ; Inside The Tourbus (FR) ; Buddies Say : Ho ! (FR)

Drôle de soirée... un tremplin pour choisir qui sera en première partie de Headcharger, qui m'apprend pour le coup que ce groupe joue toujours. Ce soir c'est la demi-finale du tremplin et l'ambiance est assez... surprenante. J'arrive à choper le batteur de Inside The Tourbus pour papoter un peu et m'annonce un peu la couleur de l'évènement : le son des instrus est baissé pour ne pas "jouer trop fort", l'ampli basse est dégueulasse et rend la basse inaudible et la batterie n'a pas été pensée pour se prendre des volées de double pédale. Ca promet. J'arrive au moment où le premier groupe de la soirée répète et là, c'est... comment dire... j'ai l'impression de revenir des années en arrière.

Reverse, de leur petit nom, est un groupe que j'imagine jeune composé de petits jeunes d'environ 16-17 ans à vu de nez. Ils jouent une sorte d'emo-core avec alternance chant clair, chant crié et avec quelques accent un peu "metal" rendant le tout un peu chaud à classer. Bon, ça c'est en théorie, parce que les pauvres en pratique ça donne un truc plutôt quelconque, avec quelques petits solos claqués de temps en temps et des montées qui ne décollent jamais à cause d'une batterie lente au possible (le pauvre batteur qui fait des erreurs assez souvent, le stress sûrement). Après, ce sont des jeunos, c'est probablement leur premier groupe donc je ne peux pas vraiment être objectif, juste leur souhaiter de s'améliorer et qui sait de me mettre une bonne claque en concert dans plusieurs années.

Deuxième groupe, Easily, probablement le groupe avec la fan base la plus "spéciale". Je m'explique : comme il s'agit d'un tremplin, le but est de ramener le maximum de gens pour avoir un vote à l'applaudimètre pour choisir le "vainqueur" du tremplin. Les gars d'Easily, très jeunes eux aussi, ont vu l'équivalent d'une classe entière de collégiennes se ramener à leur set, enchaînant les cris super aigus à chaque mouvement de bassin ou solo du chanteur guitariste. D'ailleurs, les gars savent jouer, ça, pas de doute. Ca joue du rock/grunge tout à fait sympathique mais qui n'est pas du tout mon truc, surtout à cause de la voix du chanteur assez particulière. Mais le trip est surtout d'avoir les cris cités plus haut qui donnent une ambiance épique au concert, te donnant une toute petite idée ce que peut-être un concert de Justin Bieber ou un autre de ses clones. Donc pour le coup ce n'est pas dégueu musicalement mais c'est pas mon truc donc je remonte me chercher un coup à boire.

Et là c'est le tour des potos de Inside The Tourbus, qui ont un peu l'impression de se demander ce qu'ils font là. Deuxième et dernière date avec leur chanteur intérimaire (qui a bien assuré, merci à lui) pour un groupe qui finalement fait comme d'hab' sans se prendre la tête : nous balancer un putain de set de crossover/hardcore avec du débile dedans, des solos à la AC/DC etc.... si vous lisez ce blog de temps en temps, vous savez très bien que l'on peut facilement trouver une bonne dizaine de live report pour ce groupe et ce soir c'était toujours aussi bon avec un public bien déchaîné, le crew d'Inside étant venu en masse, faisant un peu flippé les collégiens venus pour les groupes d'avant. Donc si vous voulez plus d'infos, n'hésitez pas à fouiner un peu sur le blog et allez écouter le bandcamp du groupe au passage (et acheter leurs skeuds, hein, 'faut pas déconner). Ca enchaîne les tubes, le son de la basse est dégueulasse et on entend à peine la guitare mais c'est pas grave, on s'éclate comme des fous et je ressors trempé de sueur et avec plus de voix. Putain de bon concert, putain d'ambiance et un vote à l'applaudimètre qui promet.

Les Buddies Say : Ho ! terminent la soirée avec leur easy-core qui devient de plus en plus de pop-punk/metalcore à la A Day To Remember bien catchy et frais. Et même si ce n'est pas vraiment mon style de musique, il faut admettre qu'ils connaissent leur sujet : le chant, autant hurlé que clair, est maîtrisé et puissant, les compos partent beaucoup moins dans un bordel sonore inaudible et sont plus travaillées, tout est beaucoup mieux joué... ce qui a manqué ce soir en fait c'est qu'ils aient un vrai "son" car vu que les enceintes étaient super basse, toute tentative de mosh-part est avortée par manque de puissance, ce qui donne quelque chose d'assez bizarre qui se déroule devant nos yeux, voyant un groupe sautant partout alors qu'il n'y a presque pas de son. Mais pour le coup je suis bien content que le groupe ait évolué dans le bon sens. Donc un big up pour eux, hop, c'est cadeau, le set était bien sympathique.

Le moment du vote est enfin arrivé et c'est sans surprise qu'avec une bonne quarantaine de gueulard à la voix bien grave qu'Inside The Tourbus gagne cette demi-finale (au coude à coude avec les cris suraigus des fans de Easily tout de même). Non parce que, il ne faut pas déconner non plus : on rappelle qu'il s'agit de faire la première partie de Headcharger, donc si c'était un groupe de grunge qui avait gagné... les pauvres... m'enfin bon, une soirée pleine de fous rires avec une putain d'ambiance de déconne (merci encore Rémi pour tes figures dans le pit, des bisous) qui fait bien plaisir. Une bien bonne soirée encore, avec ce sentiment du devoir accompli en ayant hurlé comme un taré pour un applaudimètre à l'oreille. True story.

samedi 6 avril 2013

Liens du week-end

Alboum tout chelou mais très cool du week-end : Buttonhoof - A Framework : pop/punk weird comme l'aime à le décrire le groupe, ça n'en reste pas moins très plaisant à écouter, ne serait-ce que pour l'originalité (oui, je fais des phrases bien construites et tout alors que je suis mort de fatigue, parfois je m'impressionne un petit peu, pas beaucoup mais c'est déjà ça, enfin je crois, hein)

Jeu avec un nom hommage du week-end : Bearbarians : action/rpg 2D avec des oursons qui se mettent sur la tronche. Et il y a des chapeaux à collectionner car c'est trop hype, t'as vu.

Groupe tout coolos du week-end : Point Of View : ici leur dernier EP pour un groupe tout cool, avec ce qu'il faut de bonnes mélodies, c'est du bon mangez en.

Image promis c'est pas du Bioshock du week-end :

Vidéo NOOOOOOOOOOOOO du week-end :



Site OMAGAUD 1997 !!1 du week-end : Site de Far Cry Blood Dragon : ok, là, pour le coup, je suis VRAIMENT sur le cul

Clip tout qu'il est bien et tout que la chanson elle est bien du week-end : The Living Daylights - A Thousand Lights 


vendredi 5 avril 2013

Robo Geisha (2009)

Vendredi 22 Mars 2013 à Rouen. Cinéma "L'Omnia". Depuis plusieurs mois maintenant un collectif local s'amuse à balancer en projection des films que certains qualifient de gros nanars (et ils ont raison), d'autres d'usine à gaz de fun. Ca tape autant dans le film ultra gore, le porno 80's français avec les poils qui vont bien que dans l'horreur stupide et les films américains d'exploitations des années 70-80. Et puis de temps en temps ils nous sortent un bon gros film WTF des familles en allant piocher dans le cinéma japonais alternatif. Le résultat est Robo Geisha, film devenu culte sur la toile 2.0 de par une bande-annonce faisant croire à une parodie réalisée par deux mecs ayant abusé du saké et fumés trop de sushis. Ce que je croyais comme beaucoup être une vaste blague est en réalité un vrai film qui dépasse tout ce que peut (trop) montrer la version longue de cette bande-annonce (en précisant qu'elle est étonnamment glauque, avec la voix-off la plus anxiogène que j'ai jamais entendu). Voilà le contexte.

(robooooooooooooooot de geishaaaaaaaaaa)

Il est important car ce collectif organise ces fameuses "Absurde séance" dans le but de retrouver l'ambiance pop-corn, alcool et soda devant la TV entre potos le temps d'une soirée devant des films tout pourri mais à l'échelle d'une salle de cinéma. Vas y donc que la salle (pratiquement remplie) de plus de 100 personnes (je pense ne pas trop me gourer) se met à rigoler à chaque scène avec effet spécial foireux, à crier quand il y a une réplique culte, à applaudir… c'est un foutoir pas possible absolument génial que je vous oblige (si si) à aller expérimenter au moins une fois si vous êtes dans le coin. Ce type d'ambiance est parfait pour Robo Geisha, la dernière folie de Noboru Iguchi, le papa de Tokyo Gore Police, dont la spécialité est le film d'horreur de série Z à tendance nanar avec des moyens ridicules. On tape même dans le nanan dit "volontaire" dans le sens où l'on se doute bien que tout se doit d'être pris au 18e degré. D'ailleurs rien que le scénario vaut le détour.

(des mises à mort crédibles)

Kikuyakko est une geisha renommée, ce qui est tout le contraire de sa petite soeur Yoshie (imaginez des gens gueuler "IT'S ME MARIOOOOO !" dès que son nom apparaît à l'écran), rejetée par sa famille et servant de larbin pour sa soeur. C'est cependant après la visite de Hikaru, jeune homme tout droit sorti d'un drama quelconque avec sa mèche et son air beau gosse/égaré typiquement japonais, que Yoshie va dévoiler son véritable talent : avoir une force démesurée. Le jeune homme, fils du patron d'une grande entreprise familiale, décide d'inviter les deux soeurs dans le château familial, là même où est situé l'entreprise. Les deux femmes qui pensent aller à un simple repas se retrouvent (oh mais quelle surprise) prisonnière de ce qui se trouve être un centre de formation de geishas combattantes, dans le but de renverser la société et le gouvernement. Les deux soeurs se retrouvent donc à tuer pour le compte de tonton Hikaru, en ayant profité au passage pour se faire transformer en robot (parce que… PARCE QUE Y A PAS DE RAISON !). On va donc suivre l'aventure de ces deux soeurs qui vont bien entendu se rebeller contre leur maître après avoir charcuté un nombre impressionnant d'hommes politiques et d'affaires. Et là, que dire…

(les lames du derche)

C'est un festival de la connerie puissance trouzemille qui nous attend pendant près d'une heure trente. Vous avez toujours imaginé les pires armes d'un robot ? vous êtes content parce que votre "Anal Penetrator K-4000" envoie des rayon gamma sous forme de triangle isocèles ? pffff, nul. Les robots geishas envoient des shurikens avec leurs fesses, font sortir une lame de ces mêmes fesses ("lame du derche" de leur fameux nom), balancent du lait acide par leurs tétons, peuvent transformer n'importe quel objet du quotidien en arme de destruction massive (un simple beignet de crevette te rend aveugle, bitch), ont des mitrailleuses cachées dans leurs poitrines, des missiles dans leur coiffure… tout ça pour rendre Nono le robot obsolète, Robocop une petite bite, les Transformers de vulgaires jouets (olol). Trop fort. Complètement barré. Ultra stupide. Consternant. Orgasmique. Je ne sais pas vraiment quoi rajouter d'autre à ce simple descriptif même pas exhaustif de tout ce que peut faire ce monstre de puissance. Mais tout ça est au service d'un film fou.

(BAAAA LE ROBOT CHATEAU IL PWND TOUT !!!)

Déjà de part un début de film qui sert à introduire un flashback qui sera finalement tout le film. Première scène et c'est déjà le bordel, avec attaque d'un politicien par une robot geisha qui "s'ouvre" pour faire apparaître des combattantes (si si) et enchaînement de plans en grand angle au goût artistique très… personnel. Une scie circulaire qui sort de la bouche du robot et première démonstration de ce qui sera LE truc, LE petit effet tout concon propre au film et qui lui donne toute sa force : la sang. J'ai rarement vu un film aussi loupé au niveau du gore. Les giclées de sang sont soit numérique (et vraiment moches) soit des gicles de liquide qui interviennent très rarement et souvent au pire moment (un coup de katana dans le cul et ça saigne de partout, ça gicle même sur la caméra tient). Et quand c'est numérique, attention, c'est incroyablement loupé : une gerbe de sang dégueulasse digne d'un jeu PS One en guise d'impact de balle ou de coup de sabre et aucune trace sur le corps de la victime. Ne soyez donc pas surpris de voir des gens sensés être criblés de balles avec plein de gerbes toutes pouraves apparaître après la fusillade sans aucun impact sur le corps, si ce n'est un coup de rouge à lèvre rouge pour faire croire à un saignement. Et puis les morts sont souvent le moment d'un petit monologue mémorable où la personne "qui se prend du lait maternelle acide en pleine figure" nous sort en sanglotant "Noooon je me suis fait attaquer par du lait acide, c'est horrible !". Thanks captain obvious, tout ça. Et je vous épargne aussi les dialogues incroyablement nian nian pour un scénario proche du néant qui fera quand même apparaître vers son final un robot château qui se déplace par la force d'un homme qui mime la marche sur un trône (c'est assez épique au passage), château qui monte le Mont Fuji sans soucis et qui est attaqué par une robot geisha transformé en mini-tank. Tout va bien.

(geisha tank, si si)

Je résume : des scènes d'action filmé sans talent, des effets spéciaux pouraves (TOUT OBJET fait des étincelles dans ce film), des scènes qui deviennent hilarantes de par les dialogues qui viennent de nulle part (film vu en V.O.S.T. je doute qu'il existe une version doublée en français), des personnages tous plus improbables les uns que les autres… un appel à la prise de drogue, à la folie et à la bonne ambiance dans une salle de cinéma remplie de gens gueulant à chaque instant et applaudissant l'arrivée des "lames du derche" ou le gros plan dégueulasse d'un maquillage loupé d'une personne au visage fondu. Robo Geisha est indescriptible. Il est un nanar volontaire de haut niveau, emmenant le public dans un monde parallèle. S'il n'est pas le plus grand de sa catégorie, il reste une valeur sûre à s'enfiler entre potes le temps d'une soirée. Merci encore à l'Absurde Séance les gars, c'était parfait (et big up aux gars du premier rang et le gars vers le milieu pour avoir foutu une ambiance du tonnerre et engendré des fous rires en cascade). Robo Geisha, tu peux pas test.

jeudi 4 avril 2013

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Maintenant, je sais que :

- Google gagne environ 700 dollars par seconde

- le cerveau humain reste encore conscient entre 10 et 20 secondes après que la tête soit décapitée

- il existe environ une vingtaine d'adaptations en jeu vidéo de la série The Simpsons (une série qui monte, je vous la conseille c'est sympatoche), tout supports confondus (arcade comme consoles ou PC)

- Jules César n'était pas empereur mais général, ce sont ses successeurs qui le sont devenus

- c'est toujours quand vous avez le plus de charge lourde sur vous que l'ascenseur tombe en panne (loi de Murphy, toussa)

- paradoxalement, Walt Disney était effrayé par les souris. Et le dernier français à l'avoir interviewé de son vivant est Pierre Tchernia, monstre vivant de la TV.

- à la base le serpent possède des pattes, il les a perdu (pouf, comme ça) à cause de cette chienne d'évolution

- il existe un livre qui est constitué d'une unique phrase s'étalant sur des pages et des pages (livre tellement connu et référence que j'en ai paumé le nom tiens)

- les japonais sont ultra friands de bouquins d'aides pour les jeux (comme les guides stratégiques) et il est courant de voir ce genre de livre arrivé en tête des ventes dans les librairies. Celui de Super Mario Bros est d'ailleurs un best-seller.

- la production de PS2 s'est arrêtée en ce début d'année 2013, alors que le dernier jeu pour cette dernière est sorti en 2012 (plus de 10 ans de durée de vie, pas mal du tout pour la console de salon la plus vendue de tous les temps). D'ailleurs, le nombre de PS3 dans le monde a récemment dépassé celui de Xbox 360.

- le modèle de voiture le plus volé en France est la Twingo

- pour la première fois les ventes de musique en téléchargement (le modèle dit "numérique") a permis de compenser les pertes de la vente de musique sur CD (le modèle dit "physique"). Bon ça reste la grosse merde mais que voulez-vous… sinon les ventes de vinyles dans la scène alternative se portent bien, merci pour elle.


mercredi 3 avril 2013

Raaaah lovely du pixel (part 2)

Une autre fournée de photos, toujours fait maison sans retouches (par flemme parce que je ne sais pas me servir de Paint) et d'ici quelques jours une review bien comme il faut. Spoil : ça défonce tout et ça m'a marqué aussi violemment que Bioshock premier du nom à l'époque de sa sortie, autant dire que c'est du très très lourd donc.