lundi 31 mars 2014

La vidéo du Lundi



Parfait... tout simplement parfait... ou comment la surpuissance du pélican est enfin reconnue à sa juste valeur. Parfait.

samedi 29 mars 2014

Liens du week-end

Alboum trop en avance du week-end : Blacklisted - Heavier Than Heaven, Lonelier Than God : ou comment Blacklisted avait compris avant tout le monde comment évoluerait la vague de modern hardcore en incorporant toujours plus de rock et de heavy, chose qui a pas mal surpris à sa sortie en 2008, le rendant totalement culte et indispensable pour le coup

Jeu je n'en parlerai jamais assez du week-end : Sequence : le mélange de la folie furieuse du génie d'un jeu de rythme avec du RPG, donnant lieu à des combats dantesques où vous devez gérer plusieurs choses à la fois tout en suivant le rythme et en vous poilant devant les répliques drôles à souhait

Groupe ouaip', c'est cool, du week-end : The Bare Minimum : ponk/rock/hardcore juste ce qu'il faut de bruit et de fun, parfait

Image du pur génie du week-end :


Vidéo de l'incompréhension du lol du week-end :


Site de l'amour de la tueuse du week-end : Rotten Tomatoes : de la critique sévère mais juste de film, avec du participatif 2.0 de rigueur et des tomates, avouez qu'on fait difficilement plus cool comme concept. Il manque juste des pandas en fait.

Clip du retour du culte du week-end : Only Crime - Life Was Fair


jeudi 27 mars 2014

Fail participatif

Zou, en complément de mon précédent article qui contenait un peu de peur du crowdfunding, voici la chaîne tutube d'un gars qui mérite votre attention : iDubbbz. Outre des vidéos (assez cool) sur des jeux en général (surtout de l'indépendant), le gars s'amuse aussi à dénicher les Kickstarter suspect, de ceux proposant quelque chose soit ridicule, soit parfois tendant dangereusement vers l'arnaque... le gars s'est offert récemment un surplus mérité de popularité en dénonçant et pointant du doigt un Kickstarter chelou pour un jeu de drague entre... poneys. Des poneys du style My Little Pony... oui, c'est sérieux. Enfin, pas tant que ça en fait, mais l'idée me fait encore faire des cauchemars rien que d'y penser. Si vous voulez plus d'infos, n'hésitez pas à lire l'article du Journal Du Gamer le traitant, c'est très instructif. Mais bref, le plus important est que iDubbbz envoie du bois. Jugez plutôt (et la suite se trouve ici) :




mercredi 26 mars 2014

Le jour où l'on se fit Oculer

J'en avais pas beaucoup parlé, voir à peine survolé le sujet, mais il est peut-être enfin temps d'enfin lui consacrer un article : l'Oculus Rift. C'est assez rare quand je réagis face à un sujet d'actualité ultra récent, mais je pense que cela soulève assez de problématique que je trouve intéressante pour que je m'y consacre. Et comme en plus je pourrai facilement y glisser quelques vannes sur du porno jap à tentacule en réalité virtuelle, je ne vais pas me gêner.

Mais reprenons les choses dans l'ordre. En 2012, en pleine explosion du crowdfunding (financement participatif), une petite équipe de développeur présente un Kickstarter pour financer un casque de réalité virtuelle. Rien de nouveau, cette technologie déjà ringarde ayant engendré un nombre hallucinant de projets sans saveur. Pourtant, le projet explose littéralement ses objectifs, récoltant plus de 2,4 millions de dollars sur les 250 000 demandés. La raison ? pour une fois le prototype, l'Oculus Rift de son petit nom, est plus qu'emballant, proposant une technologie enfin au point et permettant une immersion totale dans les jeux, pour un prix final loin d'être exagéré (environ 300 dollars). Les premières présentations en public font un carton, si bien que certains parlent de "l'avenir du jeu PC", et les chanceux qui ont donné assez d'argent au projet Kickstarter ont déjà en leur possession un modèle de développement qui a déjà permis de créer un nombre dingue de démos et de mods pour rendre compatible la bête avec certains jeux, comme Minecraft, des simulateurs de vol... sans pour autant tomber dans l'extase totale et me rouler par terre en ayant des spasmes, je dois bien avouer que ce joujou m'intéresse beaucoup, ne serait-ce que pour les FPS, amenant une immersion totale, même si j'ai un peu peur de l'effet gadget, du genre amusant à découvrir pendant quelques heures et que l'on ne sort que devant les potos pour le montrer et les faire enchaîner les vomitos après une énième démo de Grand Huit en vue subjective.


Pour ceux qui n'aurait pas saisi le concept de casque de réalité virtuelle, c'est tout con : vous mettez une casque qui couvre totalement votre vue et il y a un petit écran devant chacun de vos yeux. Ces écrans projettent ce que vous voyez habituellement devant votre écran (jeu, film, porno moldave, petits chats qui tombent...). Des capteurs situés dans le casque permettent de reconnaitre les mouvements de votre tête et ainsi les retranscrire en temps réel dans le jeu. Un exemple tout con : vous jouez à un jeu de course. Vous êtes dans le cockpit de la voiture. Tournez la tête à droite, vous voyez ce qu'il y a à votre droite. La même chose à gauche, en haut, en bas... à 360°, quoi, de façon naturelle. L'intérêt est donc de totalement vous immerger et apparemment l'oreille interne se fait bien duper. Cette technologie n'est pas nouvelle du tout (elle remonte même aux années 80, c'est dire si c'est vieux, ça parle aux trentenaires, ces sales vieux) mais c'est bien la première fois que l'on a un temps de latence si ridicule entre les mouvements de la tête et leur retranscription dans le jeu que cela en est imperceptible pour l'utilisateur. Bref, l'Oculus Rift a déjà traumatisé tout ceux qui ont pu l'essayer, notamment dans des simulations de jeu d'horreur.


Tout va bien dans le meilleur des mondes, la société Oculus VR derrière le projet a même réussi à soulever 80 millions de dollars d'un fond d'investissement, les nouveaux modèles de développement avancent bien et il est même question d'une commercialisation du produit final pour le grand public en 2014... il y a même John Carmack, l'un des papas de Doom et d'id Software (et surtout programmeur qui aura littéralement changé la face du monde du jeu), qui a très tôt montré tout son intérêt pour le bidule, qui fini embauché comme directeur technique chez Oculus VR. Le projet est entre de bonnes mains, la hype monte de plus en plus...

Et puis il y a d'abord Sony qui présente il y a moins d'une semaine son propre modèle de casque, le Morpheus (ne rigolez pas, ça aurait pu être le Neo... quoique ça aurait été surpuissant en fait). La bête a des caractéristiques pratiquement similaires à l'Oculus, ce qui attise forcément la curiosité. Mais les grands défenseurs de l'Oculus, ceux qui ont même donné de leur thune pour lui, continuent de porter le projet, en rappelant qu'au moins Oculus VR est une société indépendante, ayant pour seul objectif d'offrir un casque parfait à destination des joueurs PC... et puis...

Cette nuit, presque vers minuit heure française, alors que je m'apprêtais à faire mon gros dodo, le flux RSS de Rock Paper Shotgun m'intrigue. Et il y a de quoi : Facebook a racheté Oculus VR pour environ 2 milliards de dollars. Bim. Coup de massue. L'improbable se produit : une entreprise qui, au début du projet, indiquait ne vouloir que proposer un produit parfait pour les joueurs (avec même son patron qui indique ne vouloir faire aucun bénéfice avec l'Oculus Rift), se retrouve gobée par l'un des plus terribles monstre d'Internet. Là, forcément, l'apocalypse est déclenché dans les secondes qui suivent l'officialisation de l'achat. Et j'exagère même pô. La page Facebook d'Oculus se fait littéralement gangbanger d'insultes, Notch le développeur de Minecraft indique sur Twitter qu'il a de suite annulé la version Oculus Rift de Minecraft, il y a même un gars qui détruit son prototype suite à l'annonce... bref, Internet s'est encore réveillé.


Mais pourquoi autant de haine ? à mon avis il y en a plein. Y compris une où un gars se plaint de ne toujours pas avoir de jeu de hentaï en réalité augmentée de la part des japonais mais là je m'égare. Il y a d'abord la peur de Facebook. Et elle est bien normale : quand Zuckerberg annonce que ce rachat, comme tous les autres avant et ceux à venir, permettra trouzemilliards de connections et toujours plus de branlette soi-disant sociales, on rit jaune. On se doute que Facebook a plutôt envie de vous inonder de toujours plus de pubs et, pour le coup, la réalité virtuelle pourra permettre d'avoir une nouvelle vision de son fil d'actualité et des demandes pour jouer à des jeux de merde. Après, je dis ça, mais Facebook n'a finalement pas donné d'indications concrète de ce qu'il allait en faire, si ce n'est qu'elle laissera la team de développement totalement libre. Mouais. Pendant ce temps là, les torrents d'insultes continuent sur Facebook, ce qui assez ironique vous admettrez.



A mon avis la raison qui provoque véritablement le plus de haine est celle des personnes qui ont backé (donner de l'argent) pour que le projet soit une réussite. Là, pour le coup, Oculus VR leur fait un joli doigt d'honneur en leur montrant que leur argent aura juste permis de faire connaître la société et rendre ses employés millionnaires. Car, au moment où j'écris, rien n'a été indiqué quant au remboursement des dons pour le projet, ce qui serait logique dans le sens où le problème de l'argent ne se pose plus (même si Oculus ne leur doit rien, entendons nous bien). Et cette situation devrait clairement faire jurisprudence pour le crowdfunding en règle générale, rappelant que ce mode de fonctionnement est loin d'être aussi parfait qu'il veut le laisser prétendre et que l'indépendance est finalement quelque chose qui peut facilement se détruire et disparaître à la vue de bons gros billets verts...


Pour autant il serait débile de tirer la sonnette d'alarme. Déjà pour une bonne raison : c'est bon, quoi, on parle d'un casque de réalité virtuelle... de plus, on ne sait concrètement pas beaucoup de choses sur comment et à quel niveau Facebook influencera le développement du bousin. Peut-être qu'au final se sera totalement transparent... on n'en sait rien. Les yeux sont maintenant tournés vers Sony et aussi vers Valve (le papa de Steam, pour ainsi dire du monde du PC) qui, même si rien d'officiel n'a été présenté, pourrait dans son coin fabriquer son propre casque. Valve aurait pour le coup raison de s'y mettre concrètement, tant son capital sympathie et respect de l'indépendance est énorme chez les joueurs, récupérant ainsi les déçus. L'avenir en tout cas promet beaucoup, y compris pour celui du tentacle porn en VR pour les plus chelou d'entre nous. Oui, j'avais promis que je la caserai celle-là, c'est fait, faites pas chier. En tout cas tout ça aura permis la création dans les minutes qui ont suivi d'un nombre indécent de mèmes et autres parodies, ce qui fait toujours plaisir. Vivement la suite des évènements avec toujours le seau de pop-corn à porté de main !


mardi 25 mars 2014

Fuck peanut !

Son !
 

You must know the rule.
The fucking golden rule.
Don't eat peanuts in a bar.
Otherwise you will swallow urine
Of guy who came out,
Of restroom without washed their hands.
 
So remember the golden rule.
Don't take peanuts.
Fuck peanut. Like soap.

Genital Jiggling - Golden Rule



lundi 24 mars 2014

La vidéo du Lundi


Je dois être le seul con qui a à peu près la même réaction que les chiens, dans le sens où, purée, où est-ce qu'il met ce satané biscuit ? sans déconner ! et ne me parlez de "MAAAAAAAGIIIIIE !!!", sinon j'implose. Et ce n'est pas beau à voir.

dimanche 23 mars 2014

Butters for President

Titre : South Park : The Stick Of Truth
Testé sur : PC
Genre : Paper-Mario un poil beaucoup ultra carrément plus trash
Config conseillée : un PC moyen devrait faire l'affaire

Je m'en souviens encore parfaitement. Seul point de discorde avec ma mémoire : mon âge à l'instant T. Probablement 9-10 ans, pas plus. Repas du midi, à table avec les parents, Canal Plus à la TV. Le dimanche midi c'est un peu la folie quand tu n'es pas abonné avec des émissions en clair et souvent une série inédite. Là, un dessin-animé mal animé, moche, apparaît à l'écran. Un générique abrupt, une musique presque stridente... nom du premier épisode : "Cartman a une sonde anale". Bim. Regards médusés de mes parents qui se demandent s'ils ont bien lu. Si si, popa moman (coucou je suis sur Internet !), vous n'aviez pas rêvé : cette série est affreusement vulgaire et trash. Et vas-y que dès le premier épisode Kenny meurt violemment, Kyle shoote dans le bébé, Cartman a une antenne parabolique de 30m de diamètre qui lui sort du cul, Stan vomit sur Wendy parce qu'il l'aime... j'ai senti à plusieurs reprises mes parents vouloir changé de chaîne mais eux aussi étaient comme hypnotisés, se demandant si ça pouvait aller encore plus loin à la fin de l'épisode... bon, forcément, après visionnage, ils m'ont bien dit que c'était "pas vraiment de ton âge" et que c'était "quand même un peu vulgaire". Trop tard : c'était déjà culte pour moi. Et South Park aussi. 17 saisons, ayant déjà repoussé à plusieurs reprises les limites du trash et de ce que l'on pensait possible de dire dans une série, donnant l'impression que le pire est toujours à venir... et surtout drôle, oh purée, oui. Ca ne plaît toujours pas à tout le monde, mais ceux qui ont le bon goût de regarder avec amour South Park savent à quel point cela relève du génie de dénoncer autant de choses tout en rigolant de ses propres pets.

(les screenshots sont volontairement très évasifs et pris durant la première heure de jeu, histoire de ne vraiment rien vous spoiler pour que vous puissiez kiffer la vibe)

Et pourtant, l'idée de voir enfin débarquer un vrai bon jeu de South Park a disparu au fil des années. Après le FPS, le jeu de kart, le quizz, le tower-defense et le jeu d'aventure/action foireux, voilà que la série s'attaque au RPG. Mais pour le coup, autant s'armer en conséquence en mettant à la réalisation Obsidian, le studio derrière Aplha Protocol (meilleur jeu à décisions/conséquences du monde que personne ne connaît) ou Fallout New Vegas, donc autant dire des gars qui maîtrisent le genre (surtout que ce sont des anciens de Black Isle donc des dieux vivants) et les auteurs de la série au scénario. Alors que le jeu se fait plutôt discret pendant son développement, son éditeur THQ a coulé, ce qui n'est pas très lol vous l'admettrez. Du coup c'est Ubi Soft qui récupère le bébé en lâchant quelques dollars. Plusieurs années après son annonce, le jeu sort enfin... et dépasse toutes les attentes les plus folles.


Et là, je vais être un peu nul en parlant le moins possible du jeu, tout en voulant à tout prix vous donner envie de vous jeter dessus. Parce que South Park : The Stick Of Truth se doit d'être avant tout vécu que raconté. A cause d'un scénario de dingue ? pas forcément... juste que le jeu te balance tellement de vannes, de situations, de références à la seconde, qui font toute mouche et qui vont donner orgasmes sur orgasmes à tous les fans. Et que des passages en particulier sont particulièrement osés, me forçant à imaginer la tête des têtes pensantes chez Ubi Soft quand on va leur annoncer qu'il y a du QTE avec de la sonde anale, un combat fantastique sur un lit... mais chut, j'en dis beaucoup trop. Pas de soucis après le passage du jeu chez la fabrique à jeu d'assassins chiants annuels : l'esprit corrosif et sale gosse est plus que présent. D'ailleurs, le jeu nous le rappelle durant le choix de classe de notre personnage ("Le Nouveau") où à côté du guerrier, magicien et voleur se trouve "le juif". Ouais. Les capacités spéciales de cette classe ? plus elle reçoit de coup et plus elle devient forte et puissante et son équipement la rend plus forte quand le personnage est en feu... besoin de d'autres preuves que l'on est bien en face de South Park ?


Tout juste je pourrai vous raconter que vous jouez donc ce nouveau venu dans la petite ville de South Park et que vous vous retrouvez embarqué dans une partie de Dungeons & Dragons IRL avec les humains de Cartman qui se battent face aux Elfes de Kyle, pour le contrôle d'une relique sacrée : le Bâton de la Vérité. Ou aka "un bâton tout con olol". Tout cela serait déjà cool, mais en plus ça se permet d'ouvrir pour une histoire absolument démente, mettant en rapport autant des zombies nazis que des extra-terrestres et Al Gore. A côté de tout ça vous avez bien entendu tout plein de quêtes annexes et secondaires que je ne peux que vous conseiller de faire, ne serait-ce pour les bonus et les séquences que cela engendre. Ah, et oui, ça se fout ouvertement de la gueule de Skyrim, vous êtes prévenu.


Au niveau du gameplay nous somme dans une sorte de parodie de Paper Mario où l'on dirige son personnage dans la ville de South Park. La même que dans la série, hein, avec chaque maison, magasin, endroit culte que l'on peut visiter et ainsi voir à peu près tous les personnages récurrents, avec même des très bonnes surprises. On se balade et l'on peut interagir avec l'environnement, ainsi que balancer un coup à un ennemi qui se trouve sur la carte avant de l'affronter, histoire d'avoir l'avantage durant le combat. Les combats sont d'ailleurs le plus pur style de la série de RPG de Mario avec du tour par tour dynamique, dans le sens où vous devez appuyer au bon moment pour renforcer votre attaque ou vous défendre des attaques adverses. Vous avez d'un côté votre personnage accompagné d'un compagnon (logique) et de l'autre les adversaires. Il y a même des attaques spéciales qui se font sous la forme de mini-jeux hilarants (ceux de Jimmy me font encore marrer tout seul sous ma douche) et des altérations d'état, du genre saignement, écœurement... bref, du très classique, certes, mais dynamique et permettant d'enchaîner les combats sans se lasser.


Mais dans l'absolu, un non-fan de South Park va-t il y trouver son compte ? dans l'absolu, oui. Le gameplay , la jouabilité, le contenu sont là, malgré une durée de vie très maigre (une quinzaine d'heures en voulant tout débloquer), il y a de quoi s'amuser. A moins d'être totalement hermétique à l'humour et des pets toutes les 10 secondes, vous pouvez foncer. Par contre, pour le fan de la série, c'est la folie furieuse, avec un jeu qui rend enfin tous les honneurs et la reconnaissance dont elle mérite. Impossible de ne pas éclater de rire. Ni de rester insensible face à la claque graphique : vous êtes dans un épisode. Mais littéralement. La frontière entre jeu et série est belle et bien brisée (notamment grâce à tous ces petits détails, que ce soit l'animation, les effets spéciaux parfois pourri qui sont comme ceux de la série...), au point que ce sont les cinématiques qui sont moins "fidèles", un comble. Pas de soucis pour autant : les dialogues et le texte sont parfaits (quoique entièrement en V.O. à l'oral, ce qui pourra décevoir certains), vous poussant à toujours vouloir aller plus loin dans les délires des auteurs.


South Park : The Stick Of Truth est un bijou d'insolence et un rappel pour dire que l'humour dans les jeux est bien trop souvent absent. Ici tout est irrévérencieux : les pics lancés aux jeux vidéo (les logs audio notamment, des barres, ou le "Dragonborn"), les vannes salaces, le pipi, le caca, le sexe... vous saviez à quoi vous vous attendiez avant de lancer le jeu, il s'amuse en vous provoquant et en mettant toujours plus de conneries. Malgré sa durée de vie faible, le jeu est bourré d'objets à collectionner, parfois même jusqu'à l'excès. Rien qui ne vient entacher notre plaisir. Et qui prouve au passage que Obsidian se doit aussi d'avoir la reconnaissance qu'il mérite... en n'ayant pas fait un vrai RPG. Ca paraît débile mais croyez moi, vous allez tomber amoureux de ce jeu, au point de peut-être comme moi ne pas vouloir le finir, vouloir que cela ne s'arrête jamais... oh, et Butters est le meilleur.


samedi 22 mars 2014

Liens du week-end

Alboum live des familles du week-end : Converge - Live At The BBC : au début on se dit que c'est décevant, que le son manque de patate... et puis les écoutes s'enchaînent... on tombe encore plus et toujours sous le charme... que voulez-vous, je suis la petite pute de Converge...

Jeu j'en ai jamais assez parlé du week-end : Lone Survivor : ou comment l'horreur fut réinventée par un jeu tout pixelisé mais absolument effrayant... un mélange parfait entre un jeu de point & click de la grande époque pour les graphismes et Silent Hill pour l'ambiance et le gameplay en 2D... en plus maintenant le jeu est en version Director's Cut avec même une traduc' en français... foncez

Groupe oh putain oh putain du week-end : Boredom : oh putain du putain de crust de putain de bon, putain que c'est énorme, putain que ça s'écoute en boucle et que putain tu ne t'en remets pas avant quelque temps

Image de la vérité vraie du week-end :



Vidéo tellement classe du week-end :



Site de la violence du remix du week-end : OverCloked Remix : du remix à gogo de jeu vidéo, ça rime certes, mais c'est surtout un gouffre temporel dingue, où tu te retrouves à passer un temps fou à écouter le moindre remix qui te semble surpuissant

Clip soooo rooooock du week-end : Priestess - Lay Down


jeudi 20 mars 2014

The Steal - Self Titled (2006) & The Steal - Bright Grey (2008)

Pour vous cela ne durera qu'à peine quelques minutes, le temps de la lecture de cette chronique. Beaucoup plus de temps si vous décidez d'écouter en boucle les albums, chose que je vous recommande chaudement vous vous en doutez. Mais pour moi, cela signe la fin d'un calvaire de plusieurs années. Un sacré dilemme : lequel des deux uniques albums du groupe The Steal je dois choisir, sachant que je porte chacun des deux très haut dans mon petit coeur ? lequel aura la chance d'avoir mon infinie soutient, semblant laisser croire, à tort, que je laisse l'autre moisir dans un coin ? pas de ça ici, je suis un ouf, un rebelle, je décide de parler directement des deux albums de The Steal, un éponyme et Bright Grey. Mais pourquoi parler d'eux en fait ? le méritent ils vraiment tant que ça ? à cela je répondrai simplement : putain de oh que oui. Voir même beaucoup plus que ce que vous pouvez imaginer de plus fou.

The Steal est un groupe anglais qui aura eu une existence aussi courte qu'intense et marquante pour quiconque aura eu la chance de se prendre en pleine face leur punk/hardcore mélodique et rapide à souhait, héritier direct de la scène 80's et de la vague plus moderne, plus "fun" à la Gorilla Biscuits, Lifetime et bien entendu Kid Dynamite. S'agissant d'un groupe "pour le fun" selon ses membres, The Steal n'a pas d'autres prétentions que de balancer la purée le plus vite possible et te faire kiffer la vibe. Quatre ans, deux albums, un split avec Set Your Goals (excusez du peu) et des tournées avec Against Me! et Paint It Black, ouais, pour le coup ce fut plus qu'intense. Mais qu'est-ce qui rend ces deux albums si indispensables à mes yeux ? en un mot : efficacité.

Car ces anglais ont tout compris à ce qui faisait le charme de ce style : jouer vite, des refrains entêtants avec si possible des chœurs à reprendre devant ses enceintes et des changements de rythmes fréquents, t'obligeant à sauter partout. Pas de solos, pas de fioriture, juste une musique rapide, des riffs de gratte assenés tels des balles de mitrailleuses, une basse omniprésente au groove de dingue et un chant purement hardcore, n'oubliant pas ce petit quelque chose en plus faisant tout le charme. Le résultat, pour chacun des deux albums : moins de 20 minutes pour 14 morceaux, 14 tubes qui ont notre adhésion dès la première écoute. Sans déconner, même des années après avoir découvert ces albums, je me réjouis toujours autant d'entendre en boucle les monstres d'efficacité et de fun que sont "Breakout", "The Possibilities Are Endless", "Living For The Weekend", "No Control"... en fait, je peux vous sortir l'intégrale des morceaux des deux albums si vous voulez... il n'y a rien à jeter, c'est assez incroyable je dois bien admettre.

Si on ne parle absolument pas de révolution ici, c'est tout simplement parce que l'on s'en fout royalement et que l'on veut du bon gros son direct, sans attendre de mémoriser des plans entiers de compositions complexes et autres branlettes que certains groupes font très bien de leur côté. Ici on est dans l’immédiateté la plus absolue, la plus directe, celle qui te fait hurler de plaisir à chaque instant. Si fondamentalement Bright Grey est un poil plus hardcore et même meilleur que The Steal, impossible de ne pas parler des deux comme d'un tout pouvant mettre tout le monde d'accord. The Steal fut un monstre dans le style et il serait criminel de ne pas se ruer dessus, surtout que le groupe vous balance gratos sa discographie sur leur site. Voilà, j'ai même pas de trucs méchant à ajouter, c'est malin...

A écouter : sérieusement, oui, en boucle
Pour les fans de : Kid Dynamite, Wank For Peace, Lifetime, Minor Threat, Homesick...

mercredi 19 mars 2014

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Maintenant, je sais que :

- tonton Jackson détient un nombre assez hallucinant de records dans le monde de la musique, comme celui de l'album le plus vendu au monde, des records d'affluence et de ventes de billets pour des concerts, tout ça tout ça, vous vous en doutez, rien de nouveau. Mais saviez-vous que le seul français a avoir vendu plus de 300 millions de disques est Tino Rossi ? ou que la plus grande vendeuse de disques féminine n'est pas Madonna mais Nana Mouskouri ? bon après pour cette dernière apparemment ce n'est pas totalement vérifiable et il y aurait eu gonflement des chiffres...

- ... ce qui est tout l'inverse de Sébastien Patoche, deuxième meilleure vente de disque en France lors de la sortie de son disque... vous en tirez les conclusions que vous voulez mais perso' j'ai vomi. Deux fois.

- le Carambar est un produit d'origine française. Aucune excuses du coup pour les vannes d'un niveau plus que douteux depuis tant de générations.

- ce n'est pas Miyamoto qui a dessiné le sprite de Mario pour Super Mario Bros mais bien Takashi Tezuka, l'éternel second toujours dans l'ombre mais à qui on doit beaucoup, oh que oui

- par un subtil tour de passe passe, le diesel est plus cher à fabriquer que l'essence mais est vendu moins cher, alors qu'il est plus polluant aussi au passage

- du fait que l'on soit tous différent et que l'on voit différemment les choses qui nous entourent, on ne voit pas véritablement notre visage comme il est réellement (car on le voit différemment de qu'il est réellement, vous suivez ?), ce qui est plutôt ballot vous l'avouerez et rend donc complétement caduque le selfie. Sauf pour les chatons, bien entendu.

- au passage, un type est mort récemment en voulant faire un selfie sur les rails d'un chemin de fer. Pas de "paf le train", juste un petit "Cloclo" avec un caténaire.

- impossible de vous donner de le nombre exact, j'ai arrêté de compter tant ça devenait ridicule, mais il existe plus d'une cinquantaine de jeux vidéo basés sur des bouquins de Tom Clancy, dont la grosse majorité sont des Rainbow Six et Ghost Recon (plus de 30 jeux réunis pour ces deux franchises mine de rien)

- encore aujourd'hui, les pads pour la Xbox One de Microsoft ne sont pas compatibles nativement sur PC alors que c'est le cas des pads Playstation 4 de Sony, une logique tellement imparable je vous dis. Bon au moins ça permet de faire un rapide rappel sur les premiers pads pour PC et... non, en fait ce serait trop cruel.

- la légende raconte que les nomades dans les déserts chauds boivent de la boisson chaude alors qu'il fait trouzemille degrés dehors car "boire du chaud ça réhydrate mieux". Na, ça réhydrate pareil, c'est juste qu'il faut faire bouillir l'eau pour tuer les microbes avant de la boire. Donc ne vous faites pas du mal à boire bouillant juste parce que "les gens du désert ils font pareil t'as vu, j'ai vu ça sur Internet".

- l'origine du mot "sosie" remonte à la Rome antique


mardi 18 mars 2014

What about our human rights ? What about our sense of community ?

Crawling through the mud all night long
Hunted like rats by the Viet Cong
Fields of death bodies piled up higher
Through the silence of the Tet cease-fire
The will to fight seems so long gone
While back at home they sing a protest song
They burned them once then they shot them twice
Shot three times for the blood of christ

Sun sets of the days of rage
What's said and done by the chosen ones

Crowd control becomes a police state
On the streets of Chicago 1968
The last call for civil liberty
The black panthers versus O.P.D.
From the Berkeley campus to the fields of Kent state
The National Guard must retaliate
The guardsman smiled said he had as choice
All he could see was the blood of Christ

Sun sets of the days of rage
What's said and done by the chosen ones
Sun sets on the days of rage
As your cities burn the revolution comes

You should see the things they've done today
Our national guard firing into an unarmed crowd
What about our human rights ?
What about our sense of community ?
First California then the world

Good Riddance - Article IV


lundi 17 mars 2014

La vidéo du Lundi


Trololololololol cat poussé à l'extrême pour le coup, balançant des "Awwwwwwwwwww !!! kawaiiiiiiiiiiiiii !!" à la seconde de façon limite insolente.

dimanche 16 mars 2014

Live Report : 15/03/14 @ Rouen


(nope, Surrounded By Sins n'a point pu être là ce soir là, j'ai donc astucieusement retouché le flyer comme vous pouvez le voir)

Lieu : Emporium Galorium
Groupes : Tetchiot Krov (FR) ; Aasrine (FR) ; Death Mercedes (FR) ; Nesseria (FR)

Alors là, je suis mitigé. J'ai beau retourné le problème dans tous les sens et tenter de me raisonner, rien n'y fait, je suis mitigé. Je ne sais absolument pas si je dois me réjouir ou me désoler. Choisir entre rigoler ou me morfondre. La solution idéale pour moi serait de m'en foutre royalement mais étonnamment je n'y arrive pas, comme si on avait blessé le petit gamin à l'intérieur de mon gros corps, celui qui sourit et s'amuse de tout. Au final ce n'est absolument pas grave, hein, la preuve j'écris ce live report fraîchement levé avec mon bol de compote de pomme et mes céréales juste à côté après un bon dodo sans agitation, c'est cool ça faisait longtemps d'ailleurs. Na, en fait je suis juste déçu... et content à la fois... va savoir... parce que c'était chouette quand même cette soirée... et rageant aussi...

Petite note avant, je ne suis pas resté assez longtemps pour assister à tout le set de Tetchiot Krov, du death-metal communiste avec toujours le chanteur armé de sa faucille collée au micro et le t-shirt CCCP de rigueur. Ca n'a pas changé depuis le temps, ça bourrine toujours et ça plaira aux fans du style de ce que j'en ai vu et écouté. Vala vala, pardon aux familles, tout ça, on peut parler de la soirée maintenant.

C'est Aasrine qui débute la soirée, avec apparemment leur premier concert ce soir si je ne dis pas de connerie. Et là je suis un peu en terrain inconnu pour moi vu qu'il s'agit de black/metal ambiant, du genre à garder la lourdeur et la longueur des morceaux du black tout en amenant des ambiances limites planantes et plutôt bien fichues. Malgré quelques pains, ça va, le truc est en place et on se laisse assez facilement emporter. Ca ne reste toujours pas mon truc mais il faut admettre que certains passages bien couillus avait cette capacité de nous marteler la tronche comme il faut tout en nous faisant à moitié planer. Le chanteur a une gueulante d'une puissance assez inouïe, même si je préfère son chant aigu plutôt que le guttural, mais il devrait peut-être éviter de demander au public "VOUS ÊTES CHAUDS ?" ou "CA VA ROUEN ?" en demandant de hurler et crier alors que le style impose plutôt le silence... boarf, c'était pas méchant de sa part, juste maladroit, amenant des moments de solitude assez violents. Un set avec quelques petite erreurs qui seront gommées au fil des concerts j'imagine pour un groupe qui vaut le coup, ouaip.

Tiens, le voilà le sentiment d'incompréhension. Death Mercedes arrive sur scène et l'un des guitaristes est complétement déchiré. Certes le gars arrive quand même à peu près à suivre le groupe, mais même, le mal est fait et pendant tout le set il va gueuler dans le micro entre les chansons pour raconter de la merde, se ramasser bêtement sur scène, galérer avec son matos... et ça fait chier parce que Death Mercedes, quand tout le groupe est ensemble, c'est juste énorme. Malgré un son réglé trop fort (avec surtout une basse bruit marron le temps de plusieurs compos au début), on en prend plein la tronche durant certains passages épiques as fuck, où tu sens que le screamo des parisiens est monstrueux (d'ailleurs je ne peux que vous conseiller le premier LP fraîchement sorti, une tuerie), enchaînant des chansons rapides aux structures parfois bien chaotique, à d'autres purement screamo à la Amanda Woodward ou Belle Epoque. Mais ce ne sera que le temps de quelques minutes pour tout le set... alors ce n'était pas non plus honteux, hein, le set était quand même bien puissant mais ça fait chier, ouais... sans ces passages bordéliques et l'ambiance un poil chelou (même si je me suis bien poilé au final), cela aurait été génial...

Et puis vient aussi une autre incompréhension : la salle pratiquement vide pour Nesseria. Là, il faudra qu'on m'explique... non pas qu'on était beaucoup ce soir non plus, mais là, c'est assez surprenant... vous avez un groupe qui est selon moi l'un des plus destructeurs et violent en live, imposant cette fameuse sensation d'être cloué sur place par toutes l'énergie déployée par le groupe, presque surréaliste, et pendant ce temps là un public qui va et qui vient, des gens qui ne viennent que l'espace de quelques secondes voir ce qui se passe, intrigués par ces gens qui font autant de bruit, d'autre qui viennent tituber devant le groupe... ce qui fait qu'on a presque l'impression d'être devant un show privé du groupe... mais à vrai dire, on s'en fout de ça. Car Nesseria est encore et toujours ce monstre, cette sale bête qui semble enragée à chaque instant et qui te rend putain de misérable. Avec un son ULTRA DE BEAUCOUP FORT qui profite à mort de la résonance de la pièce, on prend grave cher (même avec des bouchons) et leur power-violence/grindcore/chaotique est toujours aussi monstrueux. Malgré un set entaché par une ambiance chelou de la part de la salle et des problèmes techniques ayant flingué la fin du set (plus de micro pour le chant, c'est ballot), rien à redire : Nesseria est toujours Nesseria. Et il serait peut-être temps qu'on les considère enfin comme un groupe majeur depuis le temps, parce que bon, hein, il ne faut pas déconner. Une énorme mandale dans la gueule.

Des sentiments mitigés donc... car au final les concerts étaient quand même bien, mais l'ambiance était tellement bizarre... je ne pourrai pas vraiment la décrire plus que ça, mais c'était pas la fête, clairement... certes, on va me dire que pour une musique de ce style c'est presque normal, mais quand même... m'enfin bon, on fait bien entendu des bisous à l'orga' quand même, en espérant pouvoir revoir Death Mercedes dans de meilleures conditions et revoir encore et toujours Nesseria. Zou, il est temps pour moi de me faire mon nomnom, des bisous.

samedi 15 mars 2014

Liens du week-end

Alboum du groupe éternel méconnu du week-end : BoySetsFire - While A Nation Sleeps... : l'un des meilleurs groupe de punk/hardcore mélo' à tendance émo est aussi l'un des plus méconnu et injustement boudé, alors qu'un tout nouvel album est sorti l'été dernier et il est tout super comme tout, aucune raison de le bouder

Jeu du match 3 diabolique du week-end : Triple Town : ou comment le concept du match 3 est poussé dans un délire de construction de village, histoire de rendre tout ça encore plus accrocheur au possible, te faisant enchaîner parties sur parties, parce que bon, hein, on a le temps pour jouer à des petites conneries comme ça

Groupe presque Pokémon du week-end : Rat Attack : parfois il est inutile de chercher plus loin que l'efficacité la plus brut, la plus géniale et la plus immédiate, envoyant balancer toute la branlette intellectuelle que l'on s'est forgé au fil des années, se disant qu'écouter un groupe qui envoie du pâté comme il faut sans vouloir changer le monde, bah ça fait grave du bien

Image CAGEUUUU du week-end :


Vidéo classe du week-end :



Site de l'aide assistée du week-end : Biendébuter : les dieux vivants de chez CanardPC se sont dit que dominer le monde de la presse ne serait pas assez et ainsi, dans leur infini bonté, se sont dit que donner des tutos pour bien débuter dans divers jeux qui peuvent paraître rebutants, ça pourrait être cool. Qu'on les embrasse et qu'on achète en masse leur magazine.

Clip Barbie du week-end : KEN Mode - The Terror Pulse


mercredi 12 mars 2014

Live Report : 11/03/14 @ Rouen

Lieu : Highland's Café
Groupes : Silver Tray (FR) ; Unbrained (FR) ; Happening (FR) ; Gecko 5 (FR)

L'info' est partout : il fait beau. Y compris en Normandie où un petit sentiment d'incompréhension m'envahit lorsque je dois enlever sans aucune grâce mon pull pour me balader avec nonchalance sous le soleil et la chaleur de ce début de mardi soir, alors qu'au même moment il y a une semaine je galérais avec mon écharpe à choper un peu de chaleur pour mon corps frêle. Joies du global warming comme on dit. M'enfin au moins je peux profiter comme il faut d'une petite pinte et d'un peu de lecture (la biographie de Black Flag, que vous possédez déjà car vous avez bon goût) histoire de patienter un peu. Au bout d'un moment tout le monde est fin prêt, il y a même pas mal de gens ce soir ça fait plaisir pour un concert en début de semaine. Hop hop, les amplis sont allumés, les baguettes affûtées, ça peut démarrer.

Et c'est Silver Tray qui démarrer la soirée. Apparemment c'est parmi leurs premiers concerts (si ce n'est leur premier) pour ce jeune groupe, dont les membres ne le sont pas moins. On va passer sur le maquillage des yeux et les coupes de cheveux qui rappellent les heures les plus sombres de Good Charlotte pour se concentrer sur la musique : pop/punk sympatoche, chansons à 2 accords avec batterie rapide et les petits gars ont même pensé à alterner le chant, bon point. Bon après ce n'est pas foufou non plus, hein, mais ça s'écoute gentiment. En fait le truc qui marque le plus est le guitariste chanteur qui se donne à fond en faisant d'énormes gestes pour faire bouger la foule, devenant même totalement dingue par moment, avec des "COME OOOOON !!!" et "ON FOUT LA MERDE !!!" en frottant frénétiquement les cordes de sa guitare alors que la disto' est ridicule, amenant des rires nerveux de ma part. Bon au moins le gars s'éclate, hein, même si c'est ridicule et ça fait très surjoué. Après, les gars sont jeunes, et s'ils virent leur chansons ballades mielleuses qui casse plus le rythme qu'autre chose et qu'ils se concentrent plutôt à jouer qu'à tenter de faire un show, ça pourrait même devenir sympa. Mais ce sont les débuts, donc bon on les excuse... au moins ils ne font pas un groupe de reprises de Nirvana, c'est déjà beaucoup.

A chaque fois je le dis mais je me répète volontiers : j'aime bien Unbrained. Ca fait maintenant pas mal d'années qu'ils sont là mine de rien et qu'ils envoient avec toujours autant de pêche leur punk/rock mélo' à influences ricaines, du genre celui qui va vite et qui te balance du tube en chaîne. Ca file toujours autant la banane en jouant bien vite, il y a toujours tous les membres qui chantent ou apportent des chœurs ce qui donne une sacré patate bienvenue à l'ensemble et c'est même carré, avec aucun temps mort durant le set. Malgré l'absence de balance ce qui a occasionné une basse inaudible avant trois chansons, tout se passe dans la bonne ambiance et le tube. Une bonne trentaine de minutes à secouer la tête avec joie tout en déconnant avec le groupe et zou, vous obtenez un groupe qui fait toujours autant plaisir à voir en live (et ça devient de mieux en mieux, miam) et qui ferait bien de se bouger un peu le cul pour sortir son album quand même. J'aime bien Unbrained.

Happening pose une problématique trop souvent présente quand il s'agit de faire des chroniques : leur style. Alors je pourrai vous parler de mélange de hardcore, de stoner, de punk/rock, voir de rock tout court... mais ce serait passer à côté de l'aspect essentiel du groupe : balancer de la claque en pleine gueule par palettes entières. GROS GROS son (malgré une guitare presque inaudible, snif) bien lourd, là pour supporter un chant à la limite du post/hardcore (quand je dis que c'est galère à décrire). La section rythmique est lourde as fuck (avec la basse qui claque à mort et une batterie de malade, frappes secs et violentes, chirurgicales), nous forçant à remuer la tête comme des dingues et se prendre en pleine tronche ce moment de rock assez ouf. Difficile de décrire plus précisément mais on a l'impression de se prendre un 33 tonnes à chaque instant, avec un groove de folie par moments. Un putain de bon set qui a occasionné la mort d'une peau de caisse claire et qui m'a littéralement mis sur le cul. Foncez voir ça en live, ça surdéfonce.

Vient enfin les petits gars de Gecko 5, des gars vraiment cools (qui ne seront qu'en trio ce soir là, il manque leur deuxième gratteu) qui ont eux aussi tout compris au manuel de "comment qu'on fait du ponk fun chant français", du genre de l'écurie Guerilla Asso, et en très bien. Ca fonce à 100 à l'heure (avec même un batteur qui fait d'énormes geste, puissant) et même le bassiste bien bourré se permet de jouer à toute vitesse. Si le manque de la deuxième gratte se fait plutôt entendre (surtout sur les solos), on ne boude pas notre plaisir et ça commence à gentiment pogoter devant le groupe et on affiche une banane sur le visage de circonstance. Ca joue bien, c'est fun, c'est taillé pour le live avec des compos qui se détachent les unes de autres et ça donne envie d'apprendre les paroles pour les gueuler avec le groupe... bref, c'était 'achement cool. Un set qu'il était bien, oh oui.

Encore une fois on fait des bisous à l'orga' et au bar, des gens qu'ils sont bien. Une soirée qui fait plaisir, oh que oui, avec en plus la joie de rentrer chez soi avec un temps tout doux et un peu de sueur du bassiste de Gecko 5 sur le visage (ne me demandez pas pourquoi, chut, c'est notre petit secret). N'hésitez pas à aller poser votre oreille sur les groupes de la soiré, ça vaut le coup, promis.

mardi 11 mars 2014

We are tired of your abuse, try to stop us, it's no use

Jealous cowards try to control
Rise above, we're gonna rise above
They distort what we say
Rise above, we're gonna rise above
Try and stop what we do
Rise above, we're gonna rise above
When they can't do it themselves
Rise above, we're gonna rise above

We are tired of your abuse
Try to stop us, it's no use

Society's arms of control
Rise above, we're gonna rise above
Think they're smart, can't think for themselves
Rise above, we're gonna rise above
Laugh at us behind our backs
Rise above, we're gonna rise above
I find satisfaction in what they lack
Rise above, we're gonna rise above


We're born with a chance
Rise above, we're gonna rise above
I am gonna have my chance
Rise above, we're gonna rise above
We are born with a chance
Rise above, we're gonna rise above
And I am gonna have my chance
Rise above, we're gonna rise above

Rise above
We're gonna rise above

Black Flag - Rise Above


lundi 10 mars 2014

La vidéo du Lundi


Normalement je devrai me fendre d'un petit texte pour vous vanter tous les mérites de CS : GO. Mais comme je ne suis qu'un petit con qui ne veut rester que sur 1.6 mais qui n'y joue plus depuis bientôt 6 ans, ce serait incroyablement déplacé. Malgré tous ses défauts, CS : GO reste du CS : du FPS multi fun, rapide et permettant de rapidement s'éclater sans se prendre trop la tête. Même si, personnellement, je vous indiquerai de foncer sur DOD Source qui a toujours une communauté française assez dingue et surtout, surtout, qui ne se prend pas la tête et vous accueillera les bras ouverts pour déconner ensemble dans la bonne humeur. Ouais, osef de Titanfall, même pas peur.

dimanche 9 mars 2014

Liens du week-end

Alboum c'est tout frais ça sort de l'usine c'est tout chaud du week-end : Split Euglena/General Lee : on ne présente plus les très excellents et tueurs en live de General Lee, ça fait déjà des années qu'ils nous donnent du bonheur, qui partagent ici un split avec un groupe qui tape à peu près dans le même style qu'eux, en plus bourrin quand même, et qui mérite votre écoute pour un album qui est malheureusement trop court. Mais putain de bien.

Jeu pour patienter pendant l'installation de South Park du week-end : The Well : plus une expérience qu'autre chose finalement, c'est tout joli, mignon et c'est surtout très gratuit, donc au final vous ne perdez pas grand chose de vous essayez, si ce n'est de... ah, South Park est installé, adieu.

Groupe prod' de rhinocéros T-Rex du week-end : Agenda Of Swine : du groooooos groooos son qui plaira à tout ceux qui kiffent leur race le deathgrind plus proche des racines thrash/hardcore, avec ce petit côté crade qui fait du bien et évite de tomber dans les clichés de la mosh part du pauvre. Très sympa.

Image d'inception de la pizza du week-end :


Site du cheater respectueux du week-end : TASVideos : ce qui est bien c'est qu'en 2014 je peux vous balancer un site (enfin LE site pour être précis) sur des TAS, Tool Assisted Speedrun, sans forcément avoir l'impression de vous raconter n'importe quoi n'ayant aucun sens. Sauf si bien entendu vous vous tenez loin d'Internet et de la folie 2.0, vous faites comme vous le sentez hein, mais je me demande pour le coup ce que vous faites ici, m'voyez

Clip réconcilié du week-endLa Dispute - For Mayor In Splitsville

jeudi 6 mars 2014

The Grand Budapest Hotel (2014)

Pour à peu près tout, j'aime toujours découvrir quelque chose en étant totalement vierge de toute information à propos de lui. Que ce soit un album, un jeu, un groupe de musique, la nouvelle saveur de beau gosse des céréales avec masse de fibre pour faire de bon gros popos des familles, je ne veux pas savoir. A part peut-être une image ou deux, certes, histoire de ne pas me gourer totalement de sujet au moment venu où je vais devoir le savourer ou passer un instant de torture absolument terrible. C'est ainsi dans cet état d'esprit que j'ai la chance d'aller voir au cinéma (et pour le coup payer ma première place sans la réduction "jeune", nique la vie) The Grand Budapest Hotel. Et j'ai juste pu entendre deux-trois trucs à son sujet : "OVNI", "Bizarre", "Nouveau bijou de Wes Anderson". Sauf que je vais en faire hurler certains mais je ne connais point Wes Anderson. Une habile recherche sur les Internets et je me rends compte que ce gars a quand même réalisé des films plutôt cultes, notamment Fantastic Mr Fox que, oui, promis, un jour j'avalerai sans retenu, histoire de ne pas mourir honteux. Bref. Je ne connais pas le réalisateur, j'ai juste comme info' qu'apparemment le film est plutôt chelou et que le casting qui apparaît sur l'affiche est juste monstrueux. Un peu comme tout le film en fait... tout en étant étonnamment modeste malgré sa démesure par moments.

(nos deux héros, avec une image parfaite pour régler les couleurs de votre écran, c'est cadeau)

Mais reprenons tout dans l'ordre si vous le voulez bien. The Grand Budapest Hotel raconte l'histoire d'un écrivain, qui vous raconte l'histoire que lui a raconté un homme durant un voyage en Europe. Tout en sachant que le début du film montre quelqu'un lire le bouquin qui est en fait l'histoire du film. Des petites bites Inception, je vous le dis... mais j'exagère. En gros, pour faire plus simple, le film narre les aventures d'un simple "groom" d'hôtel durant les années d'entre deux-guerres qui se voit emmener dans une  folle histoire de par son patron, le concierge du fameux Grand Budapest Hotel, monsieur Gustave H. Ca ne paraît pas mais il y a du vol, du meurtre, des conflits d'intérêts... mais chut, il ne faut pas trop en dire, à vous de découvrir cette aventure.

(hey, c'est monsieur dinosaure ! kikoo toi !)

Surtout que niveau réalisation, on ne se fout pas de notre gueule, et me rappelle à quel point ce genre de cinéma est pour moi essentiel. Ce type de cinéma qui se permet de faire des plans parfois improbables (le traveling est omniprésent, certains semblent sortir de film du début du cinéma), donnant un vrai dynamisme à l'ensemble, jouant avec le contre-chant et certains plans semblant parfois pains à la main, comme dessinés et magnifiés. Ce qui fait qu'on a l'impression d'être devant une sorte de dessin animé presque, ou disons plutôt un côté burlesque délibéré et collant parfaitement avec cette ambiance d'Europe des années 30. C'est assez compliqué à décrire mais ça ne choque absolument pas à l'écran. J'ai même regardé le film avec des yeux de gosse, c'est dire à quel point c'est réussi.

(il y a même du Prison Break, sans déconner les djeunz, foncez)

Mais attention, ce n'est pas pour autant un film pour les plus jeunes. L'humour est bien là et il arrive avec finesse, ou parfois de façon un poil plus direct, mais jamais de façon honteuse ou forcée. Et c'est un humour noir, nous prenant vraiment au dépourvu par moments de par son absurdité avec le côté "tout est beau, propre" qui se fait balayer d'un seul coup par un magistral "FUCK !" ou autre "PIECE OF SHIT !" balancé quand on ne l'attend pas. Oui, j'ai eu la chance de le voir en V.O. et très sincèrement j'ai du mal à imaginer la V.F., surtout que les personnages s'amusent par moments à parler français ou allemand, hop, comme ça. Et puis comme ça parle beaucoup ça ne plaira pas aux gosses, hein...

(quand je parle de plan improbable... Dafoe a toujours l'air autant barré)

Je parle, je parle... ou plutôt j'écris, j'écris et j'oublie peut-être l'essentiel : le jeu d'acteur. Et là, ouais, putain, on tape dans le très bon. Mais plus que le jeu, c'est vraiment les personnages qui font mouche. Et même si je regrette que le rythme haletant du film (je suis peut-être le seul à le penser mais tant pis) empêche de travailler plus que ça certains second personnages qui le méritent, pas grave, chaque intervention est juste et a son intérêt pour l'intrigue. Intrigue à la fois barrée et jouissive. Ouais, rien que ça.

(toute la magie de la mise en scène en un seul plan)

Alors attention, j'en dis beaucoup de bien, mais je ne vais pas non plus crier au chef d’œuvre. Il y a ce petit côté comme je le disais que certaines séquences sont comme expédiées. Une mise en scène qui abuse un poil du grand angle au début. Mais je ne peux pas être très objectif non plus : c'est typiquement le style de réa' et d'histoire que j'aime. Quand on joue un peu avec les règles du cinéma pour sortir un truc à part, sans que ce soit une quelconque branlette artistique inintéressante. Là ça reste tout à fait regardable pour le plus grand public et je ne comprends pas trop pourquoi on parle d'OVNI en fait... c'est juste plus "magique" que d'autres films et on accepte que l'on nous raconte une histoire, parce que le cinéma c'est aussi ça : s'émerveiller. Et ça faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas fait ça... donc n'ayez pas peur, ce film ne veut que votre bien et, promis, il se regarde sans aspirine. Juste avec du bon goût.


mardi 4 mars 2014

The last maiden bitch who came here has been burt alive with public cheers

Keep pushing
Cold stones, icy rain 24/7,
No matter what's the fucking season
This city drained our hearts,
Down here love can't least
It always fall apart,

It's all fucking cold
We've got a hundred steeples but there's no saints here
The last maiden bitch who came here
Has been burt alive with public cheers
This is how we roll,
This is how we fucking roll

Concrete shoes and green water underneath
Now that you are the edge of the bridge,
Swallow your spit before you sink deep
Oh you can try to escap it,
Oh you can swear you will never comeback
Oh sweetheart don't hold it against me
But you're already a dead man to me
You've learned the hard way "what's not made of stone never last",
Oh it crumbles off when the winter is coming back

Our songs were shaped by dead-end streets,
Grey skies half-dead made us downbeat
Downbeat to death trust me,
Our dreams and hopes will never go beyond the ring road
I hardly call this place "home",
Oh I can hardly call this place "home"

Fiction As Fact - A Hundred Steeples


lundi 3 mars 2014

La vidéo du Lundi


Comme d'hab' je découvre avec des années de retard mais ses vidéos sont quand même sacrément bien foutues. Bon on passera sur celles à propos des collections persos' et autres mensuration de kekete en ligne qui sont complétement inintéressantes mais pour les autres (surtout les récaps sur des séries de jeu, un bonheur) le gars sait faire des vidéos rythmées et qui balancent tout plein de bonnes infos et du gameplay à gogo. Bref, le principal. Mangez-en c'est du bon.

samedi 1 mars 2014

Liens du week-end

Alboum pas trop mon truc mais c'est cool du week-end : Death Before Dishonor - Better Ways To Die : BOSTON HARDCORE SI SI T'ENTENDS ? BRA BRA BRA MOULINET DE BRAS, MOSH PART, PO PO PO. Et c'est plutôt fun de temps en temps. Na mais oh.

Jeu kikoo prend ta claque du week-end : The Swapper : je ne suis pas du tout fan des puzzle-games, mais là il faut admettre que ça déboîte sévère, avec une direction artistique magnifique et des puzzles bien pensés, le tout avec la dose de skill requise qui faut

Groupe tatatatatata du week-end : XharoldshitmanX : power-violence anglais avec prod' un poil bonne, pas trop dégueue' quoi, avec ce qu'il faut de "BWAAAAAA" et riffs 4e case

Image du photobomb à la chinoise le plus classe du monde du week-end :


Vidéo de la hotline des beaux mecs du week-end :


Site de l'amour de la langue française du week-end : Zéros-sociaux : surpuissance absolue de l'Internet 2.0, où l'on se rend vite compte que donner la parole à tout le monde et surtout n'importe qui ne fait rien avancer mais est putain de fendar. Ca valait le coup de perdre un peu de liberté individuelle, tiens.

Clip de l'amour du ponk du week-end : Maladroit - Mila Kunis (Will You Be My +1 ?)