samedi 30 avril 2011

Liens du week-end

Alboum chochocho cacao du week-end : The Flatliners - Destroy To Create : du ska/ponk qui te fait jumper dans la casa et pogoter ton chiot

Jeu certifié vegan powa du week-end : Roadkill Revenge : les lapins, et bah ils en ont marre de faire copain copain avec un 4x4 qui leur étale la cervelle sur le bitume, donc ils construisent une machine pour tout faire péter sur le trafic et se la jouer Burnout, ouais ma bonne dame

Groupe GRAOOOOOOOOOOOO du week-end : Killing Me Saturn : metalcore qui fait GRAOOOO avant les break

Image TI-90 du week-end :



Vidéo 25FPS du week-end :



Phrase à l'arrache du week-end : "Marre que l'on parle du mariage princier !" déchirent tout les statuts facebook qui parlent de ce qu'ils ne veulent pas parler, non non vraiment, bravo

Site à consommer avant date indiquée tout en bas en tout petit du week-end
: Become Somebody Else : c'est pas nouveau mais c'est toujours sympa à regarder pendant 10 secondes

Clip du super week-end
: Social Suicide - 5th Man On A Dead's Man Grave

vendredi 29 avril 2011

Mad Caddies - Just One More (2003)


"La nuit est déjà tombée depuis longtemps. Péniblement, on pousse la porte d'entrée du bar qui est tel une lueur dans la rue sombre, où quelques rares lampadaires attirent plus les insectes qu'éclairent. Déjà tard dans la nuit, tôt le matin. Seuls quelques habitués et piliers de bar sont assis, amorphes devant leurs verres à moitié vides. Ambiance à la fois pesante mais paradoxalement apaisante, celle qui ne peut que ce dégager d'un endroit où la fumée de cigarette semble faire partie de l'air ambiant. On s'assoit, on commande sa liqueur du soir et on observe au loin un jukebox au bois abimé dont les lumières jadis chaudes et chaleureuses émettent probablement leurs dernières lueurs. Il est à l'abandon, certes, mais il fonctionne. Véritable machine à souvenirs et spectatrice des évènements de tous les jours, il est un devoir de la faire fonctionner. On glisse la pièce et on choisit ce Just One More des américains de Mad Caddies. Douce mélodie, voyage de l'esprit, oublie de l'instant présent... autant boire jusqu'au lever du soleil pour profiter...

Drinking For 11. Début en douceur, le reggae épuré couplé à un chant tout en douceur et des paroles adéquates, on se laisse bercer. Et tout bascule dès la deuxième piste. Fini l'ambiance sombre du bar, place au ska/punk euphorisant ! comme si la lumière tamisée de l'endroit s'était éteinte pour laisser briller celle de la scène où on imagine les Mad Caddies se produire devant nous. Le groupe nous sort le grand jeu et enchaîne les mélodies nous faisant taper du pied tout en levant notre verre. Villains et sa batterie déchaînée qui semble vouloir rattraper des cuivres crachant une mélodie digne d'une musique d'un numéro de cirque, Silence qui porte très mal son nom et qui nous pousse à nous dandiner de façon ridicule, Leavin et son refrain d'une simplicité désarmante... le jukebox semble heureux, comme s'il revivait.

Le choix de Just One More n'est pas innocent. Album éclectique au possible, boulevard d'influences (du jazz, du ska, du pop/punk, de la folk...) où le groupe parvient à ajouter sa touche personnelle inimitable, il s'agit d'une œuvre unique. Une voix au chant clair loin de tout clichés, une guitare se la jouant rétro quand elle le désire, une basse omniprésente accompagnant une batterie pleine de subtilités et un duo trompette/trombone installant l'ambiance... tout cela au service d'une musique définitivement classe. Tiens, Last Breath passe là, maintenant. Ce mélange de cuivres jazzys, cette rythmique lente ramenant au rock'n'roll des années 60... on touche au sublime. Dire qu'il y a quelques minutes le groupe se permettait une balade aux accents hispaniques avec Just One More, mais sans forcer les traits... tout en douceur et avec classe... toujours... doux mélange que ce ska/punk avec cet accent rétro. On se laisse aller tout le long de l'album par cette diversité des compositions qui gardent quand même une cohérence absolue. La classe, encore et toujours...

Une fin d'album tout en joie avec un Game Show qui ressemble presque à un salut du groupe à son public. Allez, pour le plaisir, on se remet la ballade Good Intentions, parfaite bande-son pour finir son verre et partir du bar avec le sourire. L'aurore est là avec ses rayons de soleil qui semblent déjà là depuis l'écoute de l'album. En refermant la porte, on peut entendre le mécanisme de la vieille boîte à musique ranger précieusement le disque et s'éteindre. Il est déjà bien tôt, l'heure de rentrer. Retour à la réalité. Si l'envie nous reprend de nous échapper, espérons juste que la machine accepte encore de me donner ma dose de ce groupe culte, au delà des modes et des styles...."

A écouter : rien que pour Last Breath...
Pour les fans de : Big D & The Kids Table, Catch 22, Streetlight Manifesto, P.O. Box...



jeudi 28 avril 2011

Ceci est une révolution : il faut tout racheter



Vi vi, c'est le même mossieur que celui qui vous vend des téléphones hors de prix et des écrans tactiles interactifs pour jouer à Angry Birds. Ca a quand même moins de classe que Ballmer qui présente aux enfants les dangers de la drogue :



Boarf, finger in da nose, il s'est juste rappelé de son dernier plantage Windows (olol le troll).

N'empêche, en voyant tout ça, on se rend vite compte du gap aussi grand que le cratère causé par la chute de 50m d'un Texan moyen (environ 2 500kg, j'exagère peut-être un peu) entre le Macintosh (qui a révolutionné l'informatique domestique à son époque avec des caractéristiques techniques que même un Game Boy Color défonce) et les nouveaux moteur graphiques qui font rendre le zizi tout dur au fanas de fréquence de processeur et taille de carte graphique (24,1 pour ma part, huhu). Tiens, le tout nouveau tout frais moteur de chez Epic (les papas des Unreal si vous avez du goût, de Gears Of War si vous aimez les gros muscles bande de petits coquins), juste pour le plaisir des yeux :



Oui, cela n'a absolument aucun rapport avec un hardware et un OS comme Mac, mais j'ai trouvé ça joli. D'ailleurs, autant conclure en beauté avec Link qui a oublié de rester muet :

mercredi 27 avril 2011

Moustache en HD



Pour pas mal de gens de ma génération (les plus de 20 ans, on pense qu'on est déjà vieux alors que non, c'est à 30 qu'on l'est vraiment, bouh les trentenaires), la série Metal Gear Solid fut un vrai choc. Jamais un jeu sur console n'avait été aussi loin dans ses ambitions et dans ses délires. Que de scènes d'anthologies et de souvenirs impérissables pour ceux qui y ont joué dès sa sortie. Bon, il faut aussi avouer que la VF était vraiment à chier (olol les voix en mousse) et qu'il faut aimer les cinématiques car on en mange par palettes. Mais c'est aussi ça MGS, ce mélange astucieux entre gameplay d'infiltration au poil et aspect cinématographique exacerbé. Une série à part, avec autant de détracteurs que de personnes qui adulent et allument une cierge en l'honneur de saint Kojima, le Peter Molyneux des consoles. Perso, je suis un bon gros fan qui ne jure que par MGS 3 (mon chouchou pour son côté 007 assumé), probablement l'épisode où il faut VRAIMENT aimer les cinématiques et accepter de "regarder" un jeu plus qu'y jouer.

(remember MGS3)

MGS 3 et ses trèèèèès longues cinématiques m'a énormément plu. Forcément, je voulais la suite. J'ai enfin pu poser mes grosses papattes sur le quatrième (et dernier ?) épisode, censé conclure la saga "Solid" (car la série "Metal Gear" est un immense foutoir dont je vous épargne l'historique), ce fameux Metal Gear Solid 4 : Guns Of Patriots.

Je l'ai fini (wouhouuuuu), je peux enfin donner mon avis. Je peux, ouais... mais c'est... comment dire... compliqué. Je suis autant séduit que super déçu.

(l'infiltration selon MGS 4)

Alors, promis juré craché la tête à ma moman, pas de spoil ici. Je vous laisse la joie de découvrir le scénario qui, bonne nouvelle, nous donne les réponses aux questions posées dans les épisodes précédents, le tout de manière plutôt cohérente. Mais je dois bien vous avouer quelque chose : autant l'histoire possède probablement l'un des meilleurs pitch d'intro jamais créé (le dernier combat d'un Snake vieillissant et affaiblie, qui devient de plus en plus faible durant l'aventure...), autant la fin... mais chut chut, j'ai promis, je ne dis rien de plus.

On va très vite passer sur le côté technique : c'est très joli, ça sent très bon et ça se permet de ramer par moments (rien de bien méchant). Les cinématiques sont superbes, la musique somptueuse (toujours Gregson-Williams aux commandes), les bruitages parfaits... mis à part des textures plutôt moches, c'est du très bon boulot. Mais ça, vous vous en doutiez.

(Raiden est de retour et ne fait plus pitié, ô miracle)

Hop hop, allons à l'essentiel : le gameplay de ce quatrième épisode. Oubliez les autres MGS, on change complétement de style. Cette fois, vous êtes en plein sur les champs de bataille, seul, tel une unité isolée qui se glisse dans des zones de conflits entre différentes armées. Pour le coup on ne se retrouve plus à avancer dans des endroits étriqués tout en neutralisant les gardes. Ici, on est plutôt du style à carrément éviter tout contact avec des soldats et profiter du chaos pour avancer vers son objectif. Pour le coup, j'avoue que j'adore ce concept : on a vraiment l'impression de "s'infiltrer" car on passe beaucoup plus de temps à éviter les soldats, à ramper au sol et longer les murs plutôt que le "Je chope un garde, je le tape et olol je le met dans le casier juste pour le lulz." des anciens épisodes. Cadeau bonus : la combinaison de Snake agit comme un caméléon et s'adapte à la surface sur laquelle on rampe. Vous marchez sur du sable, hop, ça devient couleur sable. Même chose pour du carrelage en damier, ce qui vous permet d'avoir un super look pendant les cinématiques. Du coup, vous comprendrez que la notion de camouflage incluse avec le troisième épisode est ici primordiale pour votre survie.


(Ocelot/Liquid et ses lunettes uber fashion killa)

Du bien beau boulot, donc, mais gâché par un truc tout con et pas cohérent du tout : le marchand d'arme. Pour faire simple, vous pouvez acheter des armes et munitions à n'importe quel moment, transformant Snake en John Matrix (le héros de Commando, avec Schwarzi) qui se balade avec une bonne trentaine d'armes (et encore, j'en oublie...). On peut très vite devenir une machine de guerre surpuissante qui dézingue tout sur son passage, y compris les boss. Tiens, les boss, parlons en : grosse, grosse déception. A vrai dire, c'est sur qu'il était difficile de passer après ceux de MGS 3. Mais là, on a l'impression de perdre tout sentiment de combat épique... je vous laisse découvrir, parce que sinon ça spoil direct. Dommage, car se sentir en danger sur les champs de bataille au début du jeu est vraiment stressant, prenant. Sentiment qui s'efface vers le milieu pour laisser place à un jeu vaguement interactif... vous êtes prévenus.

(Naomi en HD... fan service mon ami)

Dernier gros point du jeu : les cinématiques. Alors comme il s'agit de la "conclusion" de la saga, vous avez intérêt à prévoir une bonne journée de libre avant de lancer une partie, car le jeu compte plus de 10h de cinématiques, certaines durant carrément plus d'une heure... heureusement, elles sont toutes excellentes et superbement misent en scène, mais c'est long... j'ai fini le jeu en 15h, je vous laisse faire le calcul de mon temps de "jeu"... ouais, ça fait mal. Mais en même temps, je ne suis pas déçu, car cela fait partie du charme de MGS cet aspect cinématique. Et j'ai grave pris mon pied pendant toute ma partie, car C'EST du Metal Gear Solid. Si on n'accepte pas ça dès le départ, impossible d'accrocher. C'est tout ou rien, pas de juste milieu. Et cet épisode en est le meilleur exemple.

Si au niveau du gameplay le jeu pêche énormément (beaucoup de bonnes idées gâchées par des mauvaises beaucoup trop présentes), on s'en fiche vu l'expérience proposée, si l'on adhère au concept bien entendu. Tout comme le premier épisode à son époque, le jeu marque. Que ce soit en bien ou en mal, il ne laisse pas insensible. Ce n'est pas le meilleur épisode, certes, mais il reste indispensable pour tout fan de la franchise.

Note : ce trailer est atroce, je sais, mais que voulez-vous, le marketing détruit tout

mardi 26 avril 2011

I don't want to be your hate and misery

I pretend to sleep while she cries at night
Then slowly dries her eyes
Vacant are the words of mine
That say we are alright

I don't want, don't want to be
Your hate and misery
But I want to be your crutch and I want to be your thing
In this eternal un-ending

Hold on tight but don't hold me down
Stay all night if you wanna
Do your worst, your worst to me
No one will ever hear you

So let me get this straight
I'll take a minute if I may
And try to take it all
Take it away for you

Black and blue with residue
Your open heart and the untrue
Try to let us go
Another night without

I don't want, don't want to be
Your hate and misery
But I want to be your crutch and I want to be your thing
In this eternal un-ending

Hold on tight but don't hold me down
Stay all night if you wanna
Do your worst, your worst to me
No one will ever hear you


Dead To Me - Special Professional

lundi 25 avril 2011

Live Report : 24/04/11 @ Paris


Lieu : Bus Palludium
Groupes : Social Suicide ; Grave Maker ; Kvelertak ; The Ghost Inside ; Comeback Kid

Il est 18h30, le Bus Palludium ouvre enfin ses portes et difficile de ne pas se marrer dans la file d'attente : "videurs" à l'entrée avec des oreillettes, petite fouille des sacs et même des poches, double vérification du billet à l'intérieur, toute sortie est définitive donc impossible d'aller bouffer un truc dehors... pour presque on a l'impression de se rendre dans une grande salle. Alors que le Bus Palludium est un endroit plutôt "coquet", du style pas forcément très grand mais à l'ambiance plutôt cool, quoiqu'il faut super sombre et qu'il y a de la moquette sur les murs... mais bon, l'acoustique est bonne, c'est le principal. Même si on a un sale goût dans la bouche en se disant qu'on a payé 24€ pour une salle comme les autres, soit beaucoup trop cher...

Social Suicide (hardcore/métal de Norvège, entre Norma Jean et Evergreen Terrace) arrive en premier. Tout le public n'est pas encore arrivé, on est très peu devant la scène et malgré les appels du chanteur à nous bouger, on va bien rester statique comme il faut. Détail amusant : un videur avec costard et oreillettes reste devant la scène pour s'assurer que tout se passe bien... ça dénote pas mal avec le gros bordel que nous assène Social Suicide. Des parties déstructurées vraiment efficaces, de la mosh-part, des passages avec une batterie en mode mitraillette... manque de pot, il y a aussi du chant clair à certains moments et il est vraiment de trop... rien de traumatisant pour autant, même si, paradoxalement, il manque au groupe un "gros son", du genre à bien nous assommer. Ca blast, ça crie, mais ça fait vraiment trop bordélique... 20 petites minutes de set plutôt sympa mais rien de transcendant non plus.

La salle est bien pleine quand c'est au tour des canadiens de Grave Maker. Hardcore two-step avec des gros passages mosh-part et tout le bouzin... mouais, pas trop ma came, mais c'est correctement exécuté et très loin des clichés que l'on peut voir chez les groupes français. Ici, pas de "WESH FOUS LE BORDEL !!!" ou autre trucs pour faire gros tatoué. Non, là, juste des gars qui font du gros son et qui jouent. Pas de discours inutiles ni d'attitude en mousse, de la musique, point. Et c'est ce genre de trucs tout cons qui me fait écouter le set du groupe sans avoir envie de me crever les yeux et les oreilles. Sauf peut-être les karatés kid qui se réveillent et qui commencent leurs katas qui me font faire un bon gros facepalm en me disant que ce soir, encore, je vais en chier... détail amusant, les videurs en mode oreillettes arrêtent les gars qui font des slams et veulent calmer les pogos... sinon, Grave Maker, si vous kiffez le style, jetez-vous dessus.

La sono crache de la techno-dance pendant le changement de scène (mais merde, c'est quoi cet endroit !) et les norvégiens de Kvelertak s'installent. Le groupe révélation de 2010 au genre indéfinissable (black/heavy metal - punk/hardcore) est fortement attendu. Les 6 gars (3 guitares !) prennent toute la scène et vont nous livrer un show juste monstrueux. On sentait déjà le potentiel "tubesque" des chansons du groupe sur leur album, mais impossible d'imaginer que ce soit aussi énorme en live. Son démentiel, chanteur sosie de Framboisier avec des cheveux longs qui crie comme un taré, enchaînement de moments de bravoure (ces solos, raaaaaah !!)... une vraie tuerie. Le mélange des genres apporte un gros plus aux compos (passage purement black/métal avec petite mélo heavy qui arrive juste après pour ensuite un passage mosh-part ultra efficace... impossible à décrire, c'est juste trop bon) et l'ambiance monte carrément d'un cran avec un public déchaîné. Grosse performance pour probablement l'un des meilleurs groupes live du moment. Le groupe s'en va sous de bon gros applaudissements largement mérités. Gros coup de cœur de la soirée.

Pendant qu'on se fait spammer les oreilles par de la dance atroce (quand ce n'est pas du metalcore sponso MTV), The Ghost Inside (Los Angeles HC gros, si si) se prépare à nous en mettre plein la gueule. On ne va pas être déçu et The Ghost Inside va parfaitement remplir son rôle. Le groupe est d'ailleurs surpris que le public connaisse les paroles et très vite les stage-dive s'enchaînent (malgré le fait que la sécurité attrape les gars pour les faire descendre) pour tenter de choper le micro. L'ambiance est vraiment bonne... mais au premier rang seulement. Car juste derrière, c'est le coin des mosheurs : un grand trou au milieu du public pour laisser quelques gars se mettre sur la tronche. Forcément ça dégénère assez vite et les premières embrouilles arrivent, surtout quand ces cons foncent dans les gars qui n'ont pas demandé à se prendre un coup de latte en pleine tronche... mais revenons à The Ghost Inside. C'est carré, c'est énergique et on prend grave son pied, surtout pendant les parties sing-along. Du bon gros hardcore bien efficace et qui évite les clichés du genre, j'achète. Très bon set de la part des ricains, le tout avec le sourire. 'Sont forts ces américains.

Les stars de la soirée, les fameux Comeback Kid, arrivent enfin sur scène (il est 22h, wouhou). Un peu comme pour Cancer Bats, vous vous en doutez, le set va être énorme, sans fausses notes, avec enchaînement de tubes, le tout les doigts dans le pif. On aura droit à des chansons de tous les albums (et celles du dernier ont un gros potentiel en live), du son ouf-guedin, de la sueur... je ne vous apprend rien, c'était une tuerie, avec le toujours mythique Wake The Dead pour clôturer le tout dans l'apothéose. Très bon set, mais tout comme pour The Ghost Inside, j'ai juste pris trop cher avec ces mosheurs du dimanche qui n'ont fait que foutre une sale ambiance. Entre un gars qui veut péter la gueule à la sécurité, un autre torse nu qui se bat avec un gars à coups de lattes, autant dire que c'est chiant... c'est déprimant de se faire massacrer des concerts par des gars qui n'ont rien compris à ce que devait être le "hardcore" comme ils disent et qui ne pensent qu'à faire les tough guys trop contents de montrer leurs muscles... au bout du 10e coup dans le bide, je décide de partir sur le côté, dégoûté. Vraiment dommage, car si on retire "la cage à mosh" (dédicace à celui qui se reconnaîtra) du milieu de la sale, l'ambiance est vraiment bonne. Mais bon, impossible de vraiment profiter du concert avec cette ambiance pourrie...

Récapitulons : un excellent show avec de très bon groupes, une salle vraiment trop space (sérieux, des videurs pour empêcher les slams...) et une partie du public qui n'a décidément rien compris... ouais, c'est mitigé, et c'est d'autant plus frustrant que c'est de plus en plus de concerts qui sont gâchés par cette ambiance vraiment pourrie et cette montée du côté hardcore = baston... heureusement que la musique, le principal, était d'un haut niveau... pas déçu de ce côté là et on va essayer de ne garder que ça en mémoire...

La vidéo du Lundi



Gifler sans modération les karatékas en mousse qui détruisent l'ambiance des concerts.

samedi 23 avril 2011

Liens du week-end

Album top remix 1997 dance floor du week-end : Anaal Nathrakh - Eschaton : fuckin-brutal-death-grind-metal-supersonicboom-weshcoupdanslecul qui te détruit la tête si tu veux faire du headbang en rythme

Jeu France Telecom approved du week-end : 5 minutes to kill yourself : très belle simulation d'une journée typique d'un cadre de chez Orange, avec une maniabilité en mousse par contre

Groupe palm mute motha fucka masta du week-end : Job For A Cowboy : "Bonjour, on a des couilles et une guitare qui fait aussi basse, on ne fait que passer, hein."

Image SVGA upscalée full HD ready du week-end :



Vidéo insoutenable qui fait péter des papillons du week-end :



Phrase alaconmaisbientrèsbien du week-end
: "Tu écoutes du métal et tu n'es pas capable du bouffer un oignon cru ? tite bite !" merci Guigui, tu me vends du rêve (et garde ton oignon pour toi, pitié)

Site de la décadence utile du week-end
: Panpanpan QQQ : du blog qu'il est bon à lire (et aussi Croustination, miam)

Clip qui fait slamer ton hamster nain du week-end
: Between The Buried And Me - Alaska

vendredi 22 avril 2011

District 9 (2009)


Bluffant. Si il y a bien un mot qui ressort après la vision presque hallucinée de District 9, c'est celui-ci. Et on a aussi envie de crier au génie, de dire "Enfin ! enfin, un jeu de science-fiction intelligent !". Ca faisait bien longtemps qu'on avait pas dit ça, tiens...

Dans un présent (pas si) alternatif, un vaisseau alien stationne au dessus de Johannesburg. Pas d'attaque ni d'invasion, non, juste un vaisseau en perdition qui reste au dessus de la ville. Le vaisseau est inspecté par les forces de l'ONU qui y découvrent des aliens sous-alimentés, malades, perdus... l'ordre est donné de tous les mettre dans un camp, le District 9...

Et c'est tout, on n'en dit pas plus, car je me sens presque coupable de vous avoir posé le décor, tant District 9 est plaisant à découvrir. Caméra à l'épaule, filmé comme un documentaire (avec interviews et images d'archives), tout est fait pour nous mettre mal à l'aise et rendre le tout crédible, réel. Ca fonctionne parfaitement et très vite le rythme effréné du film nous empêche de décrocher. Je ne parle même pas de la superbe musique ni des effets spéciaux hallucinants... tout est du grand art.

Le gros soucis de District 9 est que l'on a envie d'en parler, de le faire partager comme j'essaye maintenant... alors qu'il est possible de réellement le décrire sans gâcher la surprise. Je parlais d'un film intelligent... oh que oui... héros qui n'en est pas un, message on ne peut plus explicite mais habilement caché sous cette histoire d'extraterrestres (des étrangers, des camps, des exclusions... non vraiment, vous ne voyez rien ?) et avec une deuxième moitié de film qui nous prend littéralement de court et qui nous met mal à l'aise... grosse performance.

Difficile de ne pas voir en District 9 un certain renouveau du film de science-fiction qui renoue avec les idées de base du genre (une critique de notre présent, je schématise volontairement), le tout appuyé avec des effets spéciaux qui permettent enfin toutes les folies possibles, tout en évitant d'en faire trop. Une œuvre essentielle dont on parlera encore pendant longtemps.

jeudi 21 avril 2011

Le nutella ché cro bon sur de la brioche au chocolat


Aujourd'hui je vous fais partager quelque chose que vous connaissez déjà tous :

Deux gars absolument géniaux qui ont tout compris à l'humour. Oui ma bonne dame, rien que ça :



Oh, et sinon, on m'a fait découvrir ce gars là aussi :



Et voilà... purée, j'ai même pas la force de faire des vannes foireuses tellement j'ai envie de courir nu dehors en me frottant contre des arbres millénaires vu le beau temps...

mercredi 20 avril 2011

War, war never changes



Il y a dix ans maintenant, j'obtenais mon premier PC. Un truc assez minable, 166 Mhz, 32mo de ram, 2 gigos de disque dur et une carte 3DFX. Déjà à l'époque c'était complétement dépassé. Mais je m'en foutais grave, car j'avais enfin un PC pour jouer à Age Of Empires, mon gros fantasme de jeuno. En me vendant son PC, mon poto (salut à toi le bûcheron) m'a refilé quelques jeux avec. Comme un gros con, je n'y touchais pas, voulant à tout prix enchaîner les parties cheatées sur AOE. Et puis, au hasard, je tombe sur une petite pochette avec un dessin assez déroutant : un casque futuriste et une ville dévastée en fond. Nom du jeu : Fallout. Hop, essayons, on sait jamais.



Après 1 heure de jeu je suis traumatisé. Même si je ne pige pas tous les détails du scénario (je rappelle que j'ai que 13 ans à cette époque, j'étais jeune et frais avec plein de boutons et 10Kg en trop), impossible de ne pas ressentir une sorte de malaise. L'ambiance de ce jeu est étouffante, malsaine, anxiogène... si bien que je décide d'arrêter le jeu après plusieurs heures à errer un peu n'importe où sur la carte du monde. Limite j'en ferais des cauchemars... alors qu'il ne s'agit que de graphismes en 3D isométrique et que tout est plus suggéré que vraiment explicite. Le jeu s'en ira prendre la poussière dans un carton pendant que je m'éclate comme un foufou sur Half-Life.

Plusieurs années plus tard (il y a 5 ans environ), je ressors Fallout. Je peux enfin mieux comprendre les subtilités, le cynisme et pourquoi on idolâtre autant ce jeu. Car oui, Fallout est bien le plus grand jeu de rôle PC jamais fait. Une liberté totale donnée au joueur, des choix avec des vraies conséquences, un scénario non manichéen (et effrayant de cohérence), la possibilité de tout régler à sa manière (le dialogue, à coups de bazookas...), fiche de perso démentiel permettant du RP de haut niveau, système de combat aussi génial que simple... se balader dans le Wasteland pour tenter de connaître la vérité est une véritable quête initiatique, autant pour le personnage principal que pour moi, pauvre joueur qui ne connaissait pas encore ce mythe du jeu vidéo...



Forcément, après avoir vécu ça, il me faut la suite de la série. Fallout 2 enfonce le clou en proposant encore plus de liberté et de choix au joueur. Pour ma part, Fallout 2 est aussi un monument mais je n'ai pas eu la même histoire d'amour qu'avec le premier épisode... la surprise en moins, sûrement. Mais comme tout joueur découvrant Fallout 2 après le premier épisode, on se sent plus fort dès le départ, moins dérouté et forcément plus endurci devant notre premier gang-bang de scorpions radioactifs. Peut-être est-ce pour ça que je n'ai pas ressenti la même peur que dans le premier, où chaque déplacements sur la carte occasionnaient un stress non mesurable sur l'échelle du "j'ai-fait-dans-mon-froc-pardon-moman". Mais j'ai quand même eu l'impression d'avoir joué à quelque chose de hors-norme... il me faut la suite, vite.

Après, il y a eu Fallout 3... et... bah... comment dire... non, mieux vaut se taire, car Bethesda a plus que détruit l'univers du jeu, au point que l'on se demande bien pourquoi il s'appelle Fallout tiens (une histoire d'argent ? meuuuuh non, c'est pas possible ça, ce que vous pouvez être négatifs vraiment...). Non mais sérieux, foutre des aliens dans cet univers... le fait que j'ai à peine joué 5 heures avant de pleurer du sang tout en voulant me tailler les veines avec les débris du DVD du jeu prouve bien que (je suis fou) je me suis senti violé ("Pas comme je le voudrais." comme dirait l'autre).



A tout ceux qui n'ont joué qu'au 3e épisode, par pitié, sauvez votre âme et achetez les deux premiers (ainsi que l'épisode à part Fallout Tactics, excellent RPG-tactics ne proposant que des combats). Ils se trouvent facilement depuis leur réédition en coffret, ou même sur Steam ou sur GOG (en anglais par contre)... aucune excuse donc.

Pourquoi je parle de tout ça ? parce que je vais enfin débuter Fallout : New Vegas (avec des mois de retard, comme d'hab') et enfin pouvoir vérifier s'il s'agit du VRAI Fallout 3. Et comme il y a dix ans, je me lance dans l'inconnu, la boule au ventre. Et merde, j'aime ça...

mardi 19 avril 2011

Live Report : 18/04/11 @ Paris


Lieu : Glazart
Groupes : Butcher's Rodeo ; Admiral's Arms ; Vera Cruz ; Cancer Bats

Je hais Paris. Impossible de trouver une place ni un parking proche de la salle, des gens qui conduisent comme des gros bourrins, les très bons concerts uniquement chez eux... Cancer Bats est déjà venu un bon paquet de fois en France et à Paris, et à chaque fois je les ai raté. Ca y est, ce soir, j'ai ma revanche, et je vais enfin pouvoir sentir la sueur de ces bûcherons. Même si je dois aller à Paris... snif.

Etant donné la superbe infrastructure routière de cette ville (en gros, de la merde, je le dis parce que je suis un sale étranger vivant en province), on loupe Butcher's Rodeo. On me dit que c'était bien cool, raison de plus pour être dégoûté. Tant pis, on enchaîne direct avec Admiral's Arms.

Hardcore bien rentre dedans avec des petits relents de Poison The Well, le groupe envoie bien et essaye par tous les moyens de faire bouger la salle, en vain. Grosse performance du chanteur avec une bonne gueulante et un chant clair jamais niais et toujours bien amené. On adhère très rapidement tant les compos sont efficaces (les breaks sont bien amenés), diversifiées et foutrement énergiques, tout en gardant cet aspect "ambiance" typique à la Poison The Well ou Shai Hulud (de bonnes références, ouaip). Ca ne révolutionne pas le hardcore, mais ça prouve que des groupes de haut niveau sont aussi là en France et ça fait grave plaisir. Très bonne surprise, à écouter d'urgence.

On enchaîne avec les potes de tournée européenne de Cancer Bats, les frenchies de Vera Cruz, hardcore/punk avec quelques touches de rock'n'hardcore (sérieux j'en ai marre des étiquettes) à la Cancer Bats (tiens tiens...) et Ritual . En gros, ça bourrine sévère, le son est bien lourd et le groupe donne vraiment tout (la voix du chanteur est bien puissante comme il faut). Les breaks sont monstrueux de lourdeur, les passages fast bien... fast, ouais, et ça donne clairement envie de courir partout. Seul soucis : la grosse performance du public parisien. Personne ne bouge. Alors, si, à un moment on s'est retrouvé à 4 à lancer un pauvre pogo, mais on a vite arrêté vu le ridicule. Et ca va être pareil tout le long : circle pit avec 10 gars qui sautillent, un braveheart à 5... ouais, ça craint. Et c'est pas le groupe avec des phrases comme "BOUGEZ VOUS LE FION !!!! VOUS CONNAISSEZ LES CIRCLE PIT ???" qui va changer grand chose. Pire, l'ambiance en prend un sacré coup. J'ai toujours beaucoup de mal avec cet état d'esprit "hardcore = mosh pit" que veulent lancer certains groupes... mais bon, pas grave, le principal est que Vera Cruz est un excellent groupe live, et c'est ça le principal.

Vient enfin le tour de Cancer Bats et... wait, un instant. Vous êtes forcément des personnes de goût et vous écoutez déjà Cancer Bats. Donc forcément, vous vous doutez un peu de la performance du groupe, na ? oui, en effet, c'était clairement le pied. Peut-être même l'un des meilleurs concerts que j'ai vu, confirmant le statut déjà culte du groupe.
Pour ceux qui ne connaissent pas, petit rappel : Cancer Bats est une sale bestiole canadienne qui balance un hardcore bien imbibé de métal et de rock'n'roll, avec un son reconnaissable parmi des milliers et une discographie à écouter si ce n'est pas déjà fait. Pour ceux qui connaissent déjà, on a eu droit à une bonne leçon de live à la canadienne : gros gros gros gros son, présence scénique impeccable et imposante, des chansons qui proviennent de tous les albums (mention spéciale à Pneumonia Hawk, la best) avec une alternance chanson lourde/fast qui nous laisse peu de temps pour souffler et un final apocalyptique avec Hail Destroyer. On ne vas pas tourner autour du pot : c'était ultra bandant, point. Une bonne heure de set, le chanteur qui tente (et qui réussi plutôt bien) de parler français (avec un accent québécois bien tripant) entre les chansons et un enchaînement de titres plus efficaces les uns que les autres... et ouais, Cancer Bats déchire grave. Mais ça, vous le saviez déjà...

Par contre, le public... autant certains jouaient bien le jeu en tentant les sing along et les slams bien coolos, autant le reste... et vas-y que ça sautille sur place comme si on était à un concert de pop/punkrock (il y avait beaucoup de kids), et vas-y que les gros lourdos pogottent comme des merdes en ne cherchant qu'à t'éjecter sur les côtés... j'ai bien pris cher, dans le mauvais sens du terme. Mais bon, rien qui ne m'a empêché de bien triper, même si ce genre d'ambiance est toujours chiante à subir... excellent soirée quand même qui m'a permis de perdre mes 4L de sueur mensuelle, ce qui est top moumoute.

Wall of death dive off the stairs

I’m going to the show,
Really really wanna go,
Who’s playing,
Who’s on the bill,
I don’t know,
Don’t ask Will

Call more dudes !

It’s at the Mid-Waste Motel,
Mosh it up till it stinks like hell,
Wall of death dive off the stairs,
Nate’s old school he don’t have hair

Call more dudes !


In Defence - Call More Dudes

lundi 18 avril 2011

La vidéo du Lundi



Ca tombe bien, je dois regard... pardon, jouer à Metal Gear Solid 4.

dimanche 17 avril 2011

Live Report : 16/04/11 @ Rouen


Lieu : Emporium Galorium
Groupes : Abym ; Aussitôt Mort ; As We Draw

On est quand même super chanceux en France : nous avons l'une des meilleures scène screamo/post-hardcore. Mieux, c'est en Normandie que ce style explose, avec quantité d'excellents groupes. Est-ce la beauté naturelle et la beau temps 1 mois dans l'année de la région qui pousse ses habitants à jouer une musique dépressive et violente ? va savoir... en tout cas, on ne va pas s'en plaindre et plutôt pleinement profiter de cette petite soirée qui réunie les fameux Aussitôt Mort aux "petits nouveaux" d'As We Draw. Petit retour sur cet excellent concert, malgré le son atroce que propose l'Empo (on s'y habitue mine de rien).

Le groupe local Abym qui débute la soirée me permet de jouer à un jeu tout pourri qui consiste à vouloir à tout prix coller une étiquette à un groupe. Jeu totalement stupide et auquel je perd trop souvent. Ici, impossible de coller une véritable étiquette : ça oscille entre le rock expérimental de Radiohead, le stoner de Queens Of The Stone Age, l'emo-core de Fugazi... bref, mettons "post/rock" pour ceux qui en veulent une à tout prix.
Passons, passons, car Abym est la bonne surprise de la soirée : chant clair toujours juste supporté par une batterie en roue libre (grosse performance du batteur) et une guitare qui enchaîne les solos et les nappes sonores envoûtantes, planantes... pour enchaîner sur des passages purement rock, à la limite du screamo au niveau du chant... c'est très bien joué, sans surenchères et on se laisse bercer par les petites mélos de guitares vraiment sympa, avant de bien bouger la tête pendant le break avec la batterie et le chant qui s'affolent, avec parfois l'ajout de percussions jouées par le chanteur. Peut-être un set un peu long (près d'une heure), mais j'ai passé un très bon moment. Une bien bonne découverte donc.

Après la résolution d'un problème technique, Aussitôt Mort peut enfin jouer. Groupe majeur de la vague post-hardcore française, Aussitôt Mort assume parfaitement son rôle en nous livrant un set aussi efficace que trop court. Si l'on n'entend malheureusement que très peu le chanteur, on s'en fout royalement car on prend quand même sa claque avec ces compos où la batterie et les guitares sont toujours sur la brèche, prêtes à nous assommer sans prévenir. S'éloignant toujours un peu plus du screamo de Amanda Woodward ou de Belle Epoque, le groupe possède son propre son, directement reconnaissable, où les mélodies servent de véritable support à des montées en puissance qui arrivent au bon moment. Entêtant, le groupe dégage une véritable aura, nous laissant presque sur place. Et c'est tout ce que l'on demandait...

As We Draw est là pour clôturer la soirée dans la violence. Ouais, je pense qu'avec As We Draw, on retrouve le screamo à tendance hardcore, proche du power-violence sans ses excès, où la musique est spontanée, émotionnelle et violente. Le trio nous lâche un son de dingue en pleine tronche, avec le guitariste gueulant comme c'est pas permis dans le micro pendant que le bassiste bouge dans tous les sens et que le batteur s'acharne sur sa batterie. Ca joue vite, tout en prenant soin de poser une ambiance bien lourde, et l'on s'en prend plein la gueule pendant tout le set. Ces trois là il faudra bien les surveiller car s'ils continuent comme ça, on ne peut que leur promettre un avenir plus que prometteur.

N'hésitez pas à aller écouter/télécharger les albums d'As We Draw de façon libre (tout se passe ici) et à lire les différents textes que le bassiste d'Aussitôt Mort propose aux concerts (ou à lire dans Sedition), traitant des évènements en Grèce. Et le plus important, n'oubliez pas d'aller aux concerts de ces groupes, merci d'avance pour eux.

samedi 16 avril 2011

Liens du week-end

Album collection printemps 2011 du week-end : Night Gaunts - Full Body Tourettes (Pt II) : ska/core avec plein d'autres influences (hip-hop, reggae...), avec la dose de références, pour les fans de Sonic Boom Six et Chocking Victim (si si)

Jeu tout pourri tout naze du week-end
: Perfect Parking : jouez à garer sa voiture... ouaiiiiiiiiiiis, pur gameplay gros

Groupe non savoyard du week-end
: Worker : n'hardcore comme il en existe plein... plein... influence Comeback Kid spotted.

Image avatar de portable du week-end
:



Vidéo caca prout boudin du week-end
:



Phrase anxiogène du week-end
: "WAAAAAAAAAAAH TOAAAAAAAAAAAAAA YAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!" les cris dans Yakuza 3 sont très... hmmm... ben, j'ai un peu l'impression de mater un épisode de Ken le survivant par moments...

Site ouaib que tu vas trop kiffer mon grand du week-end
: World's biggest Pac-Man : construire le plus grand Pac-Man du monde grâce au HTML 5... et à Facebook, et ouais, y'a bien une couille quelque part

Clip de la mort mortelle de l'enfer des tréfonds du week-end
: Speedball - Pretext !

vendredi 15 avril 2011

United Nations - United Nations (2008)


L'histoire raconte qu'il y a quelques années, des pointures du milieu du hardcore/screamo se sont rassemblées pour former un groupe. On y trouve des membres de Thursday, GlassJaw, Converge... des habitués du mélange des genres, prêt à montrer à tous toute leur rage, leur haine du monde actuel. Quel meilleur nom que United Nations pour provoquer, pour faire réagir ? ajoutez à cela un artwork sujet à polémique et l'envie de tout donner en un seul album et vous obtenez une pollution sonore on ne peut plus bandante.

Chaotique. Déstabilisant. Foutrement violent. Efficace. Ce premier album de ces timbrés portant tous un masque de Reagan ne laisse pas indifférent. Screamo/power-violence rapide et incisif, la musique du groupe est on ne peut plus directe, totalement destructrice. Du début purement power-violence de "The Spinning Heart Of The Yo-Yo Lobby", au final screamo de "Say Goodbye To General Figment Of The USS Imagintation" (avec son sublime final au saxophone), le groupe nous balance des raclés sans s'arrêter, tentant à tout prix de nous mettre K.O.

Loin de tomber dans la violence musicale sans fond, le groupe sait alterner les ambiances, varier les tempos. "Resolution 9" et ses paroles prêtant à la folie qui se marient parfaitement aux riffs hypnotiques, "The Shape Of Punk That Never Came" et sa montée en puissance digne d'une épopée, "Model UN" qui est le quota violence maximale, "Keep Living The Same Day" et ses sons électros qui remuent l'estomac... impossible de rester indifférent face à ce déferlement de trouvailles, de technicité (il y a même une chanson avec un texte subliminal, c'est dire le côté barré de l'ensemble). Loin du simple concept album fait à l'arrache, chaque chanson a sa personnalité et s'installe à coups de perceuse dans notre crâne dès la première écoute.

Ce premier album des United Nations a tout du sale gosse turbulent, incontrôlable qui veut n'en faire qu'à sa tête et balancer un doigt d'honneur à tout le monde. C'est frais, ça secoue méchamment la tête et c'est déjà culte.

A écouter : parce que vous êtes des gens de goût
Pour les fans de : Converge, Orchid, Glass Jaw, Maths...

L'album en écoute

The Shape Of Punk That Never Came (live)

jeudi 14 avril 2011

Qui a mit du LSD dans mon Granola ?





Saints Row 2 rend fou.
J'aime Saints Row 2.
Putain que ce jeu est ultime.
Raaaaaaaaah putain qu'il est bon ce jeuuuuuuu aaaaaaaaaaaah !!!!
NEED MORE !!!11

Avant et après la thune





Et comme dirait le nom d'un de leur album : "Answer That and Stay Fashionable"

Mouarf.

mercredi 13 avril 2011

Casse ta tirelire sale jeune !


Stoppez tout ! L'évènement tant attendu par des milliers d'acheteurs compulsifs fanas de gros gigos de données et ayant un cœur gros comme l'alimentation d'une Xbox 360 est enfin là !
Note : si vous n'avez jamais vu d'alim d'une bobox, demandez à quelqu'un qui possède cet objet du démon si c'est si énorme que ça; normalement, ses yeux vont se révulser et il chantera la chanson des Sardines de Sebastien tant se rappeler d'un truc aussi atroce est perturbant, tiens d'ailleurs, rien que d'y penser...

aaaaaaaaaaaaaaaaaah *les sardineuuuuuuuuuu*


Encéphalogramme du Vincent : -----------------------------------------------------
Vite vite, agitons un chapeau de TF2 devant son nez, ça devrait fonctionner... oui... voilà. Non mais quel geek sérieux...

Ahem... je disais quoi déjà... ah, vi, cet évènement tant attendu n'est autre que le tout nouveau tout beau tout frais tout trop fort :

Humble Indie Bundle Number 3

(ça c'est du nom qui envoie de la cacahouète)

Ce nouveau bundle, sous-titré "Fronzenbyte", propose un pack de 5 jeux de ces développeurs finlandais qui sentent bon le métal nordique. Vous ne connaissez pas le principe du THE HUMBLE INDIE BUNDLE ? c'est pas compliqué :

- un pack de 5 jeux d'une valeur 50$ (soit environ 2 baguettes de pain pas trop cuites de nos jours, purée que c'est cher) si on les prend séparément
- vous payez la somme que vous voulez, de 1 centimes à trouzemilles roubles, pour ce pack
- l'argent est entièrement reversé aux développeurs et à des associations
- vous pouvez choisir dans quelles proportions vous distribuez cet argent (tout pour les chevelus ou tout pour l'asso' parce que vous êtes trop un nice people)

Et les jeux que l'on obtient me direz-vous ? du très sympathique :

- Shadowgrounds et sa suite Shadowgrounds Survivor : du shoot à l'ancienne avec une caméra à la verticale, où vous déplacez votre personnage dans des couloirs sombres et devez éviter de vous faire prendre le boule par les aliens locaux. Des graphismes plutôt mignons, une jouabilité au top, de la difficulté... si vous êtes des fans des Alien Breed et Alien Swarm, vous allez adorer.

- Trine : sorte de clone moderne à The Lost Vikings, vous incarnez 3 personnages différents (un chevalier, un magicien et une voleuse) dans un jeu de plate-forme/action/réflexion qui se déroule dans un univers médiéval/fantastique très bien rendu. Une pépite qui a déjà reçu des récompenses et un succès critique amplement mérité.

- Splot : on ne sait pratiquement rien sur ce jeu, si ce n'est que l'on a probablement à faire à de la plate-forme old-school avec des graphismes 2D tout choupinoux

- Jack Claw : un mec qui fait joujou avec son bras en balançant des bagnoles un peu partout... c'est très bizarre, mais c'est surtout encore en phase de prototype (jouable uniquement au pad Xbox 360). Pas de panique, en achetant le pack, vous achetez ce jeu et vous aurez accès au jeu complet dès qu'il sera prêt. En tout cas ça a l'air bien zarb comme j'aime.

Cinq jeux qui font passer un bien bon moment (Trine fait partie de ces indispensables à posséder) et qui vous sont proposés sans DRM alacon, ni limites de téléchargements et avec des clés enregistrables pour votre compte Steam, OnLive et Desura. Faites vous plaisir, surtout que les gars à l'initiative de ces packs réservent souvent des bonnes surprises aux acheteurs, comme l'accès gratuit aux deux anciens pack si l'opération est un succès. Au moment où j'écris, ils ont déjà récoltés plus de 233 000 dollars. Le million devrait vite arriver. Attention petit internaute, fait vite, car l'amour n'attend pas et l'offre s'arrête dans 15 jours.

Lien : The Humble Frozenbyte Bundle

mardi 12 avril 2011

Smile you fucker, it's not often you get this chance

I am a very important person.
I've acquired a genetically altered handshake capable of speeds up to 30 mph.
Hair arranged by the most advanced landscape surveillance
Operators our company can afford.

I have a very expensive pen.
I use big words quite often in substitution for semantically equivalent words.
I attribute this success to my professional demeanor
And my strong stock portfolio.

Though it may not appear so,
I am quite comfortable in my surroundings.
I have everything, let me show you around.

Smile you fucker, it's not often you get this chance.
Love is just an exchange of corporate documents.
I've reviewed your rapport and I feel you're a prospect for mechanical salvation.
This is a joint venture that will be mutually advantageous to both parties involved.

Technically this is just a business merger.
A consolidation of liquid assets.
We are respectively geared towards customer service.
There is a great possibility for corporate sponsorship

If you're willing,
I am sure we could synchronize agendas.
Swift, and efficient satisfaction.
Through innovative planning,

We could form a strong strategic partnership capable of overcoming sensitive
And adverse predicaments which will be discussed at the next goals assessment meeting.
Promotion possibility and additional benefits are diagrammed in my preliminary objective outline.
Raises are granted based on performance


Everytime I Die - The Logic Of Crocodiles

lundi 11 avril 2011

La vidéo du Lundi



Une vidéo qui est juste un gros prétexte pour vous faire acheter le nouveau The Chariot, Long Live (il se trouve facile à moins de 10€), probablement l'œuvre la plus cohérente, violente et délicieusement dérangée de ces gros timbrés. Et prenez le reste de la discographie si vous ne l'avez pas encore, parce que là vous passez à côté de quelque chose quand même.

dimanche 10 avril 2011

Cabin Fever (2004)


Autant le film d'épouvante pur ne m'a jamais vraiment attiré, autant c'est tout l'inverse pour le cinéma gore. Souvent sans concessions et allant droit au but, certains de ces films sont de gros prétextes à foutre de l'hémoglobine un peu partout, si possible du sayxe et des viscères encore fumantes, le tout juste pour le fun. Vous savez bien, ce genre de films que l'on voyez quand on était plus jeune dans les magasins de location de VHS (ouais, ça date) et qui avaient des pochettes aussi ridicules qu'explicites. Ouais, juste à côté des dessins-animés et des pornos... toute une époque... mais je m'égare, je suis là pour vous parler de Cabin Fever, un bon petit film de série B qui a acquis une petite renommée bien méritée avec le temps.

Car oui, Cabin Fever est ce que l'on peut appeler un film gore... mais pas que. D'ailleurs, il est assez difficile de donner une étiquette à ce film : angoisse/suspens/gore... ce film mélange un peu tous les genres au service d'une intrigue des plus coconne : 5 jeunes ricains qui partent en vacances dans un chalet situé en plein milieu d'une forêt dans la campagne profonde américaine. Forcément, vous vous en doutez, ça va vite partir en couille et une maladie mystérieuse va se propager parmi le groupe.

Bon, dit comme ça, je vous l'accorde, on a envie de pousser un gros "LOL" et repartir checker les vidéos de chats qui tombent sur tutube. Mais ce petit film sait se montrer plutôt malin en mettant en scène un thème que j'adore tout particulièrement, que Sartre avait exacerbé avec son Huis Clos : l'enfer des autres. Comment va réagir chaque personne de ce petit groupe face à l'infection qui commence à se propager ? vont-ils s'unir ou plutôt péter un plomb ? je vous laisse la joie de regarder le film pour en savoir d'avantage...

C'est là le gros point fort du film : son aspect "authentique". On peut très facilement s'identifier aux personnages et se dire "Ouais, moi je ferai pareil. Get off, bioootch !!!!". Et c'est d'autant plus jubilatoire de voir certains perdre complétement la tête et se faire un remake de Delivrance en venant foutre le bordel chez les habitants locaux (qui sont... disons... très peu compréhensifs). Mention spéciale à la séquence finale du film, un modèle du genre, qui arrive sans prévenir et qui est probablement l'une des meilleures fin que j'ai pu voir d'un film. Carrément.

Du sang, du sayxe, de la bidoche, de la binouse et de l'humour noir... c'est exactement ce que l'on cherche pour un film sans prise de tête pour passer une bonne soirée. On s'en fout presque du jeu d'acteur pas forcément juste, ni même d'un rythme parfois un peu lent, car on passe un bon moment. Et c'est ça l'essentiel, vraiment. Cabin Fever se trouve facilement en occaz à 2€, mangez-en.

samedi 9 avril 2011

Liens du week-end

Alboum psyché wff du week-end : Pneu - Highway To Health : nouvel effort (ouais, je sais pas pourquoi on dit ça, mais c'est la coutume) du duo intrumental français, qui envoie assez méchamment et qui divisera autant le public, parce que c'est quand même ultra space comme musique, 'faut dire

Jeu qu'on jouera pas vu qu'il fait beau dehors du week-end : Canary : qui n'a jamais rêvé d'avoir un gros laser pour couper de la roche ? hein ? un rêve enfin réalité, merci l'intraouaib du fioutur

Groupe pour les noreilles qui saignent de ta tête du week-end : Dead Bird : modern hardcore à la limite du screamo qui promet beaucoup, miam

Image trau pas hot du week-end
:



Vidéo sponso tutube du week-end :



Phrase qui en dit long (ou pas) du week-end : "Espèce de kebab au sucre !" y'a pas à dire, quand des gosses de 7 ans s'insultent, ça envoie du lourd

Site qui fait péter ta bande passante du week-end
: un coït canin : owi fait l'amour à l'objectif... ouais, super ! vas-y, continue ! plus de passion ! oouuuuaiiis, parfait !

Clip omagaud de oufzor du week-end : Holding Sand - The Future Belongs To Hearthless Whores

vendredi 8 avril 2011

Back 2 school (and stay ghetto, si si)


C'est cool d'être gamin. Rappelez-vous, à cette époque bénie, vous pensiez que tout était trau cool et indispensable : la Megadrive du grand cousin, votre compilation de la Stroumph-party, votre voisine du même âge avec qui vous rêver de vous marier, les dessins-animés Rambo (qui défoncent tout)... et ouais, autant on pouvait kiffer des bons trucs (on déconne pas avec la Megadrive), autant on avait grave des goûts de chiotte (purée, la voisine quoi...). Des exemples ? les parodies de chansons de notre jeunesse. Si vous avez vécu l'âge d'or de la Dance et de la House des années 90, vous savez à quel point nos oreilles ont pu écouter de la merde. Mais quelque de super violent, comme un énorme étron de buffle lâché juste devant votre nez, qui pue bien la bouse de caca qui pue et qui s'impose à vous sans avoir demandé votre permission (rappelez-vous les pubs pour les compils' DANCE MACHINE qui passaient toutes les dix secondes...). Ajoutez à cela des émissions comme le Hit Machine (olol Charly & Lulu) et vous vous dites "Sacrebleu, on était vraiment des gros ignorants à l'époque !".

Et comme je suis cro gentil, je vous fais une piqure de rappel avec ce somptueux duo qu'était Le Festival Robles...







Et oui, c'est aussi pourri que dans vos souvenirs... mais avouez que quand vous étiez gosses, vous surkiffiez ce genre de trucs... bon maintenant, ces ptis cons écoutent en boucle Sexion D'assaut... tout se perd bourdayl.

jeudi 7 avril 2011

Powered by Wikipedia Part 17


Maintenant, je sais que :

- Charlie Sheen, selon sa page Wiki, est quelqu'un de mi-homme/mi-cocaïne (et était super dans Wall Street)

- la 3DS propose un effet 3D de "profondeur" et non de "relief", donc non, n'imaginez pas de jeux avec des boobs qui vous arrivent en pleine tronche (vous pouvez garder vos mouchoirs pour pleurer)

- la décennie 2000 - 2010 est la moins meurtrière de l'histoire de l'humanité

- un char Leclerc peut atteindre une vitesse de 70km/h sur route, soit l'équivalent d'un papy sur autoroute, ce qui fait grave rêver, avouez le

- Homefront (fraîchement sortie sur PC et consoles) est probablement le meilleur exemple de ce qu'est un FPS récent sans saveur, originalité et qui est un doigt d'honneur foutu en plein dans l'œil du pigeon/joueur qui ne sait toujours pas que S.T.A.L.K.E.R. est au dessus de tout (et si vous l'avez sur consoles, haha... non, sérieux, vous payez 70€ pour ça ? merde...)

- des trèfles à cinq feuilles ont déjà été découverts... probablement pendant la fête de la Saint Patrick

- le pharaon Akhenaton était un gros branleur vu qu'il avait déjà instauré une religion monothéiste en ordonnant de qu'on ne vénère qu'un seul dieu, tout ça bien avant le judaïsme

- la Gizmondo était une console portable qui était un prétexte pour blanchir de l'argent de la part du PDG de la boîte qui l'a édité... c'te classe

- les filtres à air des voitures récentes ne filtrent pas vraiment les particules mais les rendent encore plus fines ce qui leur permet de rentrer encore plus profondément dans nos petits corps frêles et soyeux, c'est ti pas cro gentil de leur part

mercredi 6 avril 2011

La voix de son maître un poil hardcore


Mon chien kiff le screamo.
Ou alors il attend seulement que je le sorte.
Petit con va.