
Lieu : Le Prado
Groupes : Scalp' Hell ; Hell Burns Away ; In Defence
Enfin la rentrée des concerts ! A faisait longtemps une bonne petite soirée de ce type, on en profite donc, à peine arrivé, pour revoir des têtes connues et se faire des gros bisous et montrer qu'on est content de tous se revoir (ouais, on est trop hardcore) dans ce qui est probablement la plus petite salle que j'ai fréquenté pour l'instant : le sous-sol du bar Le Prado qui peut accueillir au maximum 40 personnes en étant tous tassé, et pas assez de place sur la mini scène installée tout au fond pour que tous les membres d'un groupe soient visibles, obligé de se terrer dans un petit coin (une pensée à Dimitri, bassiste de Scalp' Hell, et à l'un des guitaristes de Hell Burns Away que l'on a point vue durant leurs sets respectifs).
Ca commence tôt ce soir (à 20h) et ça joue très fort dès le départ avec Scalp' Hell. Death metal bien lourd, chant guttural omniprésent, et compositions de plusieurs minutes avec nombreux breaks et changements de rythme. Le groupe commence à être bien carré maintenant, et le seul vrai reproche que j'aurai à faire est peut-être un set un poil trop long (plus de 40 minutes), qui lasse vers la fin l'oreille, faute de vrais changements entre les compositions. Mais bon, ça s'écoute quand même bien. Comme d'hab', groupe à suivre.
Hell Burns Away (from Caen) arrive peu de temps après, et c'est partie pour une bonne demi-heure de hardcore / punk de haut niveau. J'avais un très bon souvenir de leur prestation il y a quelques mois au Bateau Ivre. Autant dire que j'avais hâte de les revoir (oh que oui). Ce soir, ils vont carrément mettre tout le monde d'accord, et livrer un excellent set tout en puissance et en efficacité. Malgré la scène minuscule, le groupe n'arrête pas de bouger, et balance un hardcore bien catchy qui pourrait se définir comme la rencontre d'Agnostic Front et d'Have Heart (soirée sponsorisée par ce groupe d'ailleurs, avec pas moins de 4 personnes avec un t-shirt ou un sweat de ce groupe, moi y compris). Les compositions s'enchaînent sans temps mort, et le public commence à enfin bouger. Et c'est parti pour les moulinets de bras, les tabassages du sol à coups de poing, de pogos assez violent, le tout démultiplié par le côté très minuscule tout petit pas grand de la salle. C'est un peu chiant de se prendre dans le bide un gars qui a cru qu'il fallait obligatoirement se jeter comme une boule dans le public pour apprécier la musique, mais on fera avec. Au final, excellent set d'un groupe qui mérite vraiment une reconnaissance digne de ce nom.
Vient enfin les invités de la soirée, pour leur tournée mondiale, les américains de In Defence. Outre le fait que ce soit des gars adorables (conversation d'un bon quart d'heure avec le chanteur, à l'écoute et heureux que des gens viennent les voir), ce sont surtout des p**** de musiciens, et ils vont bluffer tout le monde présent ce soir. In Defence fait dans le hardcore old school, limite fast-core, sans fioritures, malgré quelques rares passages plus lourds. En gros, ça va à 10 000 à l'heure, c'est ultra carré, et les parties mosh-part sont énormes. Le groupe n'hésite pas à parler au public entre deux chansons, et ne cache pas sa joie de jouer en France. Comme d'habitude, Matiouz (mascotte PMA locale, bonjour au passage gars) était survolté ce soir, enchaînant les slams dans un public qui ne l'attendait pas vraiment, et les sing along avec le chanteur, qui lui n'ont plus ne s'y attendait pas trop, ce qui l'amènera à le remercier presque à tous les morceaux. Au bout d'une bonne demi-heure (et après une fausse sortie de scène de... 10 secondes), le groupe finit son set, conclut par des applaudissements hautement mérités. Constat final : une énorme baffe, grâce à la diversité des compositions, un second degré parfois bien tripant (No War... But Star Wars), et une sincérité de chaque instants. Un des meilleurs groupe qu'il m'ait été donné de voir, sans aucun doute.
Ah, la rentrée, quand ça se passe comme ça forcément, on en redemande... Call more dudes !!!!
























