samedi 28 février 2009

Live Report : 27/02/2009 @ Rouen


Lieu : Emporium Galorium
Groupes : Woodson ; Mass Confusion ; Bad Ethics

Petit concert en ce vendredi soir, avec deux groupes que je ne connaissais point du tout, Woodson et Mass Confusion. Pour Bad Ethics, c'est ma deuxième fois. Oh que oui.

Woodson commence, et c'est une bonne surprise : un punk mélo avec un petit côté rock du style Foo Fighters, mais en plus rapide, pour des chansons bien speed, efficaces, avec des mélos bien pensées au niveau des guitares. Seul regret, le chant vraiment en retrait, quasi inaudible.

Arrive ensuite Mass Confusion, dans un set qui se veut être dans la mouvance pop punk californien, le soleil et les adolescentes au premier rang en moins. Le groupe nous joue donc du pop punk dont les influences font immédiatement penser à Fenix TX, MXPX et autres groupes de ce style. Ce n'est pas mauvais en soi, le groupe en plus bouge pas mal et le guitariste et le bassiste n'hésite à tout le temps sauter, mais les chansons se ressemblent malheureusement un peu toutes, même si les mélodies sont parfois bien trouvées. A réserver aux fans du style, pour un groupe efficace en live, et c'est peut-être ça le principal.

Puis vient enfin Bad Ethics. J'ai l'impression qu'ils étaient plus carrés que la dernière fois que je les ai vus, et c'est toujours aussi bon à écouter, quoique qu'un peu lassant sur la longueur, à cause d'un chant crié identique du début jusqu'à la fin, et pratiquement le même schéma pour chaque chansons. N'empêche, les chansons de leur album (Pirates Against Earth Killers) rendent plutôt bien, et c'est clairement un groupe à voir, qui en plus dégage une bonne énergie.

Mais je ne peux pas parler de la soirée sans évoquer celui qui a encore été la mascotte du concert : Matiouz. C'est qu'il est agile le gars, et qu'il fait un peu tout pour se remarquer (avec chorégraphie de Damien Jean balancée en plein milieu du set de Mass Confusion). N'empêche, petit message pour toi : pitié, la prochaine fois que tu t'amuses à sauter dans le public, évite de m'envoyer direct tes fesses dans mon visage. J'ai juste reculé de 5m en une seconde de par la violence du choc. Ah vi, sinon, il déchire. Et son groupe aussi au passage, hein. Oh que oui.

Liens du week-end

Album du week-end : Bad Religion - Tested : album live, que dire de plus sur ce groupe culte. Peut-être qu'ils sont fan du finger board.

Jeu flash du week-end : Ice Breaker : petit puzzle game avec des vikings et de la glace. Ca manque juste de finger board.

Le groupe du week-end : Dolores Riposte : skate punk avec influences finger boardistiques, au chant français, et pour fan de Guerilla Poubelle.

Le clip du week-end : Sons Of Buddha - Drunk Punk

vendredi 27 février 2009

Liberation Frequency


Internet est comme vous le savez sûrement le plus grand foutoir de tous les temps, reléguant presque l'Irak au rang d'un Etat où il fait bon vivre entre deux attaques chirurgicales des iouéssais (chirurgicales car elles ne visent que des points précis, les nenfants et les écoles, c'est ce qui rapporte le plus de points). Et Youtube y participe grandement, tant il permet la mise à disposition au grand public d'œuvres qui font dire "Pourquoi" et "comment un cerveau humain peut il concevoir quelque chose comme ça". On peut aussi y rajouter "cuitas les bananas", mais restons simples.

Comme des petites sectes vicieuses, une partie de la communauté de Youtube s'est rassemblée pour faire un brainstorming monstrueux et vraiment dégueulasse, pour au final mettre en place un nouveau type de vidéo : les Youtube Poop (caca de youtube dans la langue de Jean Pascal).

Le principe est simple : faire une vidéo sans aucun sens ni but, en utilisant un maximum de références et de d'extraits vidéos, et en ayant un talent énorme pour monter un court métrage complètement incompréhensible. Toutes les références les plus kitchs y passent : les vidéos des jeux sur CD-I (la console bien pourrie de Phillips, avec ses affreux jeux Zeldas et Marios), les dessins animés, les mangas, les vieilles séries, les jeux vidéos... tout ce qui passe sous la main de ses malade de la table de montage numérique (et qui en plus doivent prendre une dose hallucinante de petits cachetons que l'on peut retrouver à la sortie de n'importe quelle bonne boîte de nuit). Le mieux, comme d'habitude, est d'illustrer tout ça par une vidéo :



Oui oui, c'est dingue, je sais, mais imaginez qu'ils sont maintenant des centaines à faire des vidéos de ce style... bon ok, je l'avoue, je suis fan, et j'ai vraiment un faible pour la saga sur Mama Luigi (et aussi pour les vidéos en boucle, du genre celle-ci). Oui, je suis fou. Vi vi. Oh que oui.

jeudi 26 février 2009

Grimoire d'algebre


On va aujourd'hui s'intéresser à un style musical très atypique, complètement barré :

Le mathcore


Le mathcore est en fait un gloubiboulga géant de divers styles musicaux qui n'étaient pas forcément destinés à se rencontrer : du métal, du hardcore, du punk, du free-jazz, de l'électro... on pioche dans chacun de ces styles pour y choper une partie intéressante, on mixe le tout, et on obtient une musique unique, complètement barrée.

Le groupe qui a réellement imposer ce style est The Dillinger Escape Plan, vers la fin des années 90. Un véritable groupe ovni, avec une musique qui est réellement déstabilisante de par sa richesse et sa violence.

Car oui, le mathcore emprunte énormément au hardcore pour sa vitesse, au métal pour la puissance de son "son", à l'électro pour installer des ambiances et au free-jazz pour la complexité et pour l'improvisation omniprésente des compositions. Ne vous étonnez pas donc de vous prendre l'équivalent d'un rouleau compresseur couplé à une fusée arianne la première fois que vous tomberez sur un album de ce groupe, qui se permet de vous sortir le son le plus violent possible pour dans la seconde qui suit enchaîner avec une petite rythmique jazzy et les petits solos guitares qui vont avec. Petit extrait en vidéo, qui donne une assez bonne idée du style :



Attention toutefois, ne vous arrêtez pas simplement à cette chanson, tant le style de ce groupe évolue d'une chanson à l'autre (pour preuve, ici et ici). Forcément, vu la compléxité de ce style et du niveau technique hallucinant qu'il faut avoir, il existe peu de groupes de mathcore. On peut, à ma connaissance, citer From A Second Story Window et Tangaroa. Un style très peu accessible, mais qui une fois apprivoisé ne vous quitte plus. Oh que oui, et oh que oui que c'est bon.

mercredi 25 février 2009

Humm ? Qué ?



Me demandez pas pourquoi, mais cette vidéo m'est revenu en tête quand j'étais dans le métro il y a une bonne semaine. Un jeune de base, armé de son téléphone portable et de haut parleurs envoyant du gros son, du rap français totalement insupportable, style Miss Amanda avec des couilles et à 23 ans. Une chanson prenante, vantant les mérites des performances sexuelles du chanteur et de son gros gun (peut être qu'il ne parle que d'une seule et même chose au final), qui m'a tout de suite rappelé la performance du rappeur à Ouï FM.

En fait, je crois que ce qui m'a rappelé cet émouvant appel à des caresses buccales, c'est surtout le fait d'avoir vu et entendu d'autres jeunes de bases, habillés en jogging et tee-shirt Lacoste (précision importante), s'insultant dans la rue, avec à chaque phrases la mère d'un des gars qui revenait. Ah tiens non, en fait ils s'insultaient pas, ils se chamaillaient juste un peu les petits coquinous. C'est peut être ce que fais le doc sur cette vidéo finalement. Ou pas bien sur. Un bon "casse toi pauvre con" (malheureusement absent cette année) aurait sûrement beaucoup plus claqué, mais on a la classe ou on l'a pas. Et c'est pas les Worlds Apart qui me diront le contraire.

mardi 24 février 2009

Lost Planet


Il y a pas si longtemps de ça, Microsoft sortait son monstre, la Xbox 360, qui fait à la fois office de console de jeu, de turbine d'avion à réaction, de radiateur et peut aussi faire cramer une maison avec son fameux Red Ring of Death, le signal qui indique la fin de vie de ce chouette bout de technologie, qui se permet d'accueillir de bons petits jeux. Et Lost Planet en fait partie.

Cependant, comme je joue sur PC, n'ayant pas la chance d'avoir une télé HD pour mettre la bobox à Mister Bill, j'ai du attendre pas mal de temps avant de pouvoir jouer à ce fameux jeu, qui à l'époque se présentait comme étant le premier "vrai" jeu avec des graphismes "next gen". Et il faut dire qu'il avait des bons arguments le bougre : une animation ultra fluide des monstres, assez bluffante pour l'époque, et l'apparition de ce qui sera en fait le vrai "cache misère" des jeux en 2007 et 2008, le flou. On bavait littéralement devant les vidéos, qui présentaient un jeu bien fun, avec canardage d'aliens qui ferait presque passer Starship Troopers pour un épisode de Navarro. Le jeu sort finalement début 2007 sur Xbox 360 et en fin d'année sur PC et PS3. Je n'ai joué qu'à la version PC, mais apparemment les trois versions se valent (ou pas, bien sur, on ne sait jamais, peut être que sur PS3 c'est un remake de La petite maison dans la prairie avec Charles Ingalls qui décide de prendre les armes pour repousser les communistes, je ne sais pas).

Pour tout dire, quand il est sorti sur PC, ce fut une cata complète : framerate (nombre d'images par seconde) bloqué et qui chute pratiquement tout le temps, même sur une configuration ultra puissante, pleins de bug d'affichages, les boutons Xbox 360 qui apparaissent dans les menus... autant dire que cela sent l'adaptation fait à l'arrache. Puis les mises à jour sont venues résoudre à peu près tout ça, et c'est un jeu enfin jouable que j'ai pu acquérir il y a peu (je m'étais toujours dit d'attendre qu'il baisse de prix, il est à 10€ neuf maintenant).

Bon baaaaaah, que dire ensuite... c'est du shoot à la troisième personne, l'action est très soutenue, c'est plutôt jolie, même si le fameux effet de flou est en fait là pour cacher des textures parfois très moches. C'est très jouable avec le combo clavier - souris, quoiqu'un peu trop d'ailleurs, car les ennemies restent étrangement statiques... On a l'impression de jouer à un jeu old school (un niveau avec génocide d'ennemies et à la fin un boss qui nous attend sagement pour qu'on le latte bien comme il faut) enrober de zolis graphismes. Et ma foi, c'est assez réussi. Il ne m'a fallu qu'à peu près 5h30 pour le finir, ce qui est assez correct pour ce style de jeu, et même si vers la fin l'action est assez redondante, on a pas vraiment le temps de s'ennuyer, sauf pendant les cinématiques.

Car oui, Capcom a voulu nous pondre une vraie belle histoire, digne des pires nanars de science fiction. Et c'est incroyable comment ils ont pu à ce point se planter. C'est niais, avec des longs dialogues, pour une histoire pleine d'incohérences, heureusement sauvée par des personnages assez charismatiques, même si on a l'impression qu'il sont tous sorti d'un manga de base. Puis j'ai rarement vu un final aussi naze... mais bon, rien de grave. A noter aussi que les robots prennent une place vraiment importante, ce qui est très appréciable, et rend les combats encore plus apocalyptique (on y voit parfois plus rien tellement il y a de fumée, mais c'est d'autant plus jouissif).

Si vous cherchez un bon jeu d'action sans prise de tête pour pas cher, foncez. Par contre, une connexion Internet et un compte Steam sont obligatoire pour y jouer. Et puis n'ésperez rien du multijoueur, plus personne n'y joue en multi (sur PC bien entendu). M'enfin, ça reste un bon jeu bien sympathique. Et il l'est encore mieux avec du Dick Rivers en fond sonore.

Will light my way

But I adore her
this will never happen

but I adore HER

this will NEVER happen

over my DEAD body

of course I think ABOUT it

burn my path if it does

shape my body as I feel

torn

shape my body as I FEEL

torn BROKEN

and if it happens

I'll BURN and crawl deeper in my hole

darkness ALWAYS says hello

and your BURNING BODY will light my way

burning body LIGHT MY WAY


Poison The Well - Botchla

lundi 23 février 2009

Freeeee biiiiiiiiiird


Quote Unquote Records est un label de musique vraiment pas comme les autres : ses sorties sont numériques (des meupeu 3, en veux tu en voilà), et fonctionnent sur le principe du don. En gros, l'album est gratuit au téléchargement (sans protection et avec une excellente qualité) et à l'écoute, et c'est à l'auditeur de choisir s'il veut faire un don à l'artiste, un peu comme pour le site Jamendo. Vous pouvez aussi commander certaines sorties de ce label en cd ou en vinyl, histoire d'aider encore plus les groupes et le label.
Une très bonne initiative, pour une sélection d'artistes qui est d'ailleurs assez éclectique, avec autant du ska/punk que du rock garage, ou même de l'électro. A noter la perle The Arrogant Son Of Bitches, avec un album live qui reprend en ska les plus grands tubes de Radiohead, un vrai régal.

S'il y a bien un groupe qui se démarque de ce label, c'est Bomb The Music Industry !, l'un des meilleurs groupes de ska/punk avec une petite touche d'électro. Leur discographie est assez chargée, et un nouvel album est sortie il y a tout juste quelques jours (très bon, comme d'habitude). Un groupe au son vraiment unique, qui fout vraiment la patate à chaque écoute, avec des chansons parfois complètement délirantes, qui font le même effet que si l'on avait confondu notre dragibus avec un LSD, puissance 4000. Hésitez pas, c'est gratuit, et en plus c'est du bon. Si vous êtes déjà fan de Farewell et Motion City Soundtrack, foncez, c'est encore meilleur.

Puis si vous êtes toujours pas content, je vous balance ça :



Ah, on fait moins les malins tout de suite, hein ? Non ? Bon... tant pis.

La vidéo du lundi



Un classique. Perso, je ne m'en lasse jamais. Ils mettent quoi dans leur ramen sérieux...

dimanche 22 février 2009

Le 5e aliment

C'est la criseeeeeeeeeeeeeeeeeeeee. Baisse du pouvoir d'achat, future disparition du planning familiale, toujours pas de clip pour la chanson (?) de M. Vendetta...

MAIS PETER S'EN FOUT !!!!!!!! PARCE QUE IL Y A CA !!!!!!!


Vous prenez le biscuit sucré sacré pour votre café, le spéculos, ce fameux petit sablé croquant au goût aussi unique et qui à chaque bouché renvoi l'orgasme comme un vulgaire rictus nerveux devant une publicité pour Optic 2000, et vous le transformez comme l'aliment principal du concept de pâte à tartiner ultime. Une pâte légèrement pâteuse, qui rappelle, au choix, le beurre de cacahouète ou une soirée au Macumba ayant mal terminée, une zolie couleur qui brille presque comme de l'or, pour un goût fondant, sucré... du spéculos quoi. Un goût divin. D'ailleurs, Peter va de suite se fournir carrément par palettes, histoire de rendre bien dég tous les habitants de la Guadeloupe au passage.

Si avec ça Peter ne prend pas directement tous les kilos qu'il a voulu perdre après les fêtes de fin d'année, c'est vraiment de la mauvaise volonté... Quel con ce Peter...

Encore plus parfait avec le Quid et Space Mutiny

Poooooooop


Impossible d'imaginer une de mes (fabuleuses) journées sans une bonne animation flash. C'est que c'est addictif une vidéo avec pleins de pitites images qui bougent dans tous les sens. Je crois même qu'Internet n'aurait plus vraiment d'intérêt sans elles, si ce n'est bien sur pour consulter les cours de la bourse et mater le dernier épisode de Plus Belle la life en streaming bien entendu.

Attention toutefois, il faut parfois avoir l'esprit bien ouvert, et accepter les choses les plus improbables du monde pour apprécier tout ce bon foutoir qui sent bon la prise de substances illicites, mais ô combien essentielles à n'importe quel artiste incompris (il suffit de regarder Loana par exemple). Je pourrai donc vous évoquer mon amour pour l'art moderne, pour le Japon, pour les stylos Bic, que le poireau c'est canon, idem pour Pulp Fiction... mais non, je crois que j'aime encore plus les crabes, tout ça grâce à flash, mon ami.

La folie, y'a que ça de vrai en fin de compte. Si en plus on peut avoir un cornet de frite...

samedi 21 février 2009

Defeater - Travels


Dans mon bilan musical de 2008, j'ai complètement oublié ce qui est sûrement la plus belle révélation de cette année : le groupe Defeater. Un pote qui me fait écouter une chanson, j'accroche directement, et le soir même je me décide de commander le cd. Au même moment je reste accroché au dernier (qui le restera pour le groupe malheureusement) album de Verse, Agression, autant dire que j'avais déjà pris une belle baffe.
Quelques jours plus tard, je reçois le colis d'Amazon, le déchire, sort l'album (avec une magnifique pochette), me saisi du tout aussi magnifique, quoique très sombre, livret et le cd part directement dans la platine. Et c'est parti pour une nouvelle baffe...

Au niveau musical, Defeater fait du "modern/old shool hardcore", ce fameux style qui emprunte autant à l'émo-core qu'au hardcore "brut", digne de Minor Threat et autres. En bref, c'est rapide, avec une voix à la limite du screamo parfois, et des compositions complexes. Sur ce point, Defeater se hausse directement parmi les meilleurs du genre, ce qui est déjà énorme. Mais là où le groupe nous impressionne le plus, c'est l'utilisation même de sa musique.

Nous avons à faire à un concept album, et qui dit concept album dit une certaine continuité dans les paroles et dans les chansons. Et c'est là toute la force de cet album. On lit les paroles du livret comme s'il s'agissait d'un livre. Autant être franc tout de suite, je n'ai pas d'assez bonnes notions d'anglais pour vous faire un résumer de l'histoire racontée, mais en gros cela parle de plusieurs personnages, de leurs souffrances et de leurs incompréhensions, en débutant en Mars 1945 pour s'étaler jusqu'en 1962 (sauf erreur de ma part bien entendu). Cependant, on comprend clairement les paroles, et on comprend d'autant plus les cris du chanteur, comme si s'était pour lui sa seule chance d'expier tous ses problèmes. Même s'il ne parle jamais de lui à la première personne, on sent bien que ces personnages ne sont que des allégories à tous ses questionnement, tout en sachant pertinemment qu'il ne trouvera jamais de réponses à ses questions. On nage ainsi dans un univers poisseux, sale, où la mort est omniprésente ainsi que la souffrane.
Le pari était risqué pour un premier album d'utiliser ce principe, mais le groupe s'en sort avec tous les honneurs.

Autant dire que la musique prend tout d'un coup une tournure sinistre, morbide, qui prend l'auditeur aux tripes, et qui en même temps ne peux s'empêcher d'être happer par la qualité des compositions, qui rivalisent sans soucis avec bon nombres de groupes du même style. Si bien que l'on peut être mal à l'aise à l'écoute de cet album (dépressifs s'abstenir), mais ce n'est qu'une preuve de plus de la grande qualité de cet album. Un des meilleurs disques de 2008, et sa réédition récente lui permettra de s'imposer comme un indispensable de 2009. N'oubliez surtout pas de lire les paroles pendant l'écoute, au risque de passer à côté de quelque chose de presque unique. Une future référence, pour un groupe déjà culte...

Pour les fans de : Have Heart, Verse, Shai Hulud
A écouter : et à lire

Myspace du groupe

Liens du week-end

Album du week-end : Encore un week-end crapuleux sans album... le retour la semaine prochaine je pense
Jeu flash du week-end : Totem Destroyer : détruire les structures crapuleuses pour sauver le petit totem, avec un moteur physique comme d'hab' impec.
Le groupe du week-end : Tony Sly : le chanteur compositeur de No Use For A Name se permet quelques écarts crapuleux en acoustique et en solo, très joli.
Le clip du week-end : Unsane - Scrape

vendredi 20 février 2009

La cible

Il y a un à peu près un mois, je fêtais dans dans la décadence la plus extrême (sacrifices de smarties, jus de carotte coulant à flot et du Gilbert Montagné en fond sonore) mon anniversaire. Et ma meilleure amie m'offre le cadeau ultime : LA CIBLE !!!!



Une boîte magique renfermant un pistolet à fléchette à ventouse avec une cible où l'on peut mettre la photo de ce que l'on veut exploser. Et depuis un mois, c'est la guérilla chez moi : pratiquement tout objet léger a eu droit à son one shot dans la tête digne des meilleurs frags sur Counter Strike. Toutes les techniques de camouflage sont assimilées en un temps record pour pouvoir se morfondre avec le canapé ou le pot de fleur, jusqu'à l'assaut final sanglant. A moi les joies des attaques nocturnes, avec impossibilité pour la cible de distinguer la source de sa souffrance la plus atroce. Ouaip, ce jouet, il te transforme un geek de base en geek avec un pistolet à fléchette, donc une certaine avancé dans un sens.

Me manque plus qu'un bon gros fusil Nerf (avec les fléchettes en mousse), un bazooka à eau avec réservoir de 5L et je pourrai enfin devenir la terreur de mon HLM, enchaînant les crimes les plus terribles avec un sourire aussi sournois que celui de Peter. Pour vous convaincre de la surpuissance de ce jouet, une petite vidéo s'impose :

jeudi 19 février 2009

One Piece


J'ai eu ma grande période manga au lycée (il y a, ouh lala, au moins 2 ans), avec lecture intensive de ces petits livres avec ces dessins si rigolos et avec des onomatopées qui prennent parfois toute une page (un peu comme Guy Carlier sur un écran géant). Une lecture saine, avec des univers originaux et qui permet d'apporter un peu d'exotisme à côté de la nouvelle bd "c'est trop conceptuel pour que tu comprennes, sous-merde" française ou belge (mis à part Gaston Lagaffe, on ne touche pas à un mythe pareil). Car, si l'on met de côté quelques bonnes séries (Troll de Troy, euuuh... il doit y avoir des bonnes choses, mais je vois pas), j'ai vraiment du mal avec la bande dessinée. Un jour sûrement je m'y mettrai sérieusement, remplissant encore plus ma chambre d'objets culturels aux côtés de mon Edog et de ma 9600 pro (256mo, attention) avec encore son carton d'origine (c'est tellement classe avec le logo GIGABYTE en plein milieu, et avec le jeu (?) Will Rock en cadeau, un appel au suicide émouvant).

J'ai aussi beaucoup regardé à cette époque des animes, et malgré Bleach que j'ai suivi pendant un bon moment avant de lâcher parce que cela devenait tout simplement indigeste, avec la dose d'épisodes hors séries sans intérêts, j'ai vraiment eu du mal à accrocher à une série comme j'ai pu l'être avec Dragon Ball et Dr Slump ou Full Metal Panic ! Fumoffu (le meilleur anime jamais sorti pour moi, sans aucun doute).

Et c'est il y a pratiquement un an que je découvre, comme d'habitude longtemps après tout le monde, One Piece. Et là, ce fut le choc. Dès le premier tome acheté, impossible de ne pas accroché : l'univers des pirates est réellement original quand il est traité par un mangaka, avec une volonté de rendre hommage à cet univers et à toutes les notions de camaraderies qui en découlent (FRA-TER-NI-TE, combat jusqu'à la mort mortelle, douches communes avec concours de la savonnette...), un dessin très stylisé et toujours en mouvement, avec de magnifiques décors, ce qui fait vraiment plaisir à voir après Naruto et ses super paysages avec trois arbres et une cheminé, et surtout, un humour très réussi. Impossible de ne pas rire, tant l'humour est efficace et toujours amené là où on ne l'attend pas forcément, avec toujours cet effet de surprise.

Pour l'histoire, sachez que vous suivez les aventure de Monkey D. Luffy, jeune pirate qui a mangé un "fruit du démon" quand il était jeune, ce qui lui donne le pouvoir d'avoir un corps en caoutchouc, et qui veut à tout prix devenir le seigneur des pirates en découvrant le fameux trésor tant recherché, le One Piece. Comme pour dans beaucoup de manga, l'univers n'est pas vraiment ancré dans une époque bien précise, les anachronismes étant très nombreux.

C'est avec cette base toute simple que l'auteur Eiichiro Oda nous balance une histoire qui se renouvelle sans cesse, et qui ne lasse jamais, avec toujours des rebondissements, et l'arrivée de très nombreux personnages, tous très réussies et charismatiques (Chopper, tu es mon dieu), si bien que j'ai littéralement perdu toutes mes économies pour acquérir tous les tomes, sans jamais me lasser, et en voulant toujours savoir la suite de l'histoire. C'est sûrement là la grande réussite de One Piece, et qui fait qu'il est déjà un shonen (terme pour désigner les mangas pour les ados boutonneux) culte. Si vous n'êtes pas contre un manga sans prise de tête, avec beaucoup d'humour et d'actions, foncez. Sinon, je vous laisse avec le dernier manga ultra sophistiqué pour "toi la sous merde qui comprend pas mon style über recherché et psychologique" de base.

Ah vi, je n'ai jamais regardé l'anime de One Piece, donc je ne peux pas vraiment donné d'avis, même si j'imagine que cela doit tout déchirer sa méga race.

mercredi 18 février 2009

Derrick Vs Superman (fichtre)

Dans un ancien article, je parlais d'une œuvre majeure du 7e art, La Classe Américaine. Un détournement hallucinant, qui est encore une référence de nos jours, et qui risque difficilement d'être détrôné (quoique, le futur film Dragon Ball a l'air tellement naze, on pourrait presque parler d'un détournement...). J'ai oublié de parler du court métrage de la même équipe du Grand Détournement, le fameux Derrick Contre Superman.
Pour tout fan de détournement, c'est un film mythique, avec sa dose de passages cultes (les fameuses insultes de Navarro, le chasseur de Superman...). Personnellement, j'ai découvert toutes ces répliques grâce aux albums des Burning Heads, qui s'éclatent à les mettre entre certaines chansons. A regarder sans modération.

mardi 17 février 2009

Taaaaaaakeeeeeeee meeeeeeee ooooooon

On va faire une petite exception aujourd'hui dans les cover songs avec un article entièrement dédié à Reel Big Fish, groupe mondialement connu (sauf en France, comme d'habitude) de ska/punk délirant, et qui n'hésite pas à faire des reprises (très réussies) de différents tubes de pop musique (oui oui, le genre de musique que fait Obispo, le rebelle). D'ailleurs, leur dernier album en date (tout frais, il vient à peine de sortir) est entièrement fait de reprise (Fame, Fortune And Fornication, tout un programme). Mais aujourd'hui, on va revenir sur deux chansons : Take on Me et Talkin Bout A Revolution, respectivement par A-Ha et Tracy Chapman.

Take On Me :





Talkin Bout Revolution :





Comme quoi, la reprise en version ska, ça pue la classe, surtout pour celle de A-Ha. D'ailleurs, au passage, si vous adorez les reprises de ce style, je vous conseille l'album Greased de Less Than Jake qui s'amuse à reprendre la plupart des morceaux de Grease (Travolta quand il était jeune et insoucieux, avec la banane, le blouson en cuir... toute une époque que je ne regrette pas, tiens !) en version punk avec quelques passages ska. Du fun, du fun, et surtout un bon moyen de se la péter pendant les soirées karaoké en faisant croire que vous connaissez toutes ces chansons qui ne sont pourtant pas de votre époque. Et peut être passer pour un ringard, mais il paraît que ça marche bien avec les filles, surtout si vous avez une Fiat Panda tunnée.

Aussi, je sais que la reprise de Take On Me est sur la B.O d'un film de Trey Parker et Matt Stone (les sulfureux parents de South Park) dont j'ai malheureusment oublié le nom (Baseketball, un truc de ce style) mais qui dans mes souvenirs est franchement débile, donc excellent. Si quelqu'un s'en souviens, je lui offre ma gratitude, et un carton de Cola de la marque Tennis. On ne se refuse rien ici.

There are things I need to share

I don't want to be a doctor
There are things I need to share.
Can you treat me like a person?
There are things I need to share.

I want you to love me,
sharing all your love with me.
Sorry I can't be your asian prodigy.

I don't want to be a lawyer
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Can you treat me like a person?
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I want you to love me,
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Sorry I can't be your asian prodigy.

I have thoughts on my mind.
There are things I need to share.

Mike Park - Asian Prodigy



lundi 16 février 2009

Sick Sad Little World


Peter marche dans la rue, les yeux fixant un point imaginaire sur le sol. Un sol sale, poisseux, dégoulinant de honte et supportant les crasses les plus indélébiles. Il suffit que Peter regarde autour de lui pour voir la triste réalité : pleins de gens, une masse uniforme qui vaque à son occupation. Chacun pense avoir sa propre tâche, bien individuelle et unique. Chacun pense être différent. Chacun pense qu'il est unique, de par un habit, une action, des convictions, une façon de penser...

Tout est commun.

Bon, Peter a peut être une petite baisse de morale, d'accord. Il faut dire aussi qu'il n'est pas aidé : des métros bondés, des groupes d'étudiants se rebellant contre des choses qu'ils ne comprennent sûrement pas, une insatiable envie de frapper la vieille qu'il croise pratiquement tous les jours et qui le regarde d'un œil suspect, comme s'il était différent, ou plutôt menaçant. Pourtant, il est comme elle, fatigué, énervé...

Tout est commun.

Quel con ce Peter... vraiment...

La vidéo du lundi



Diantre, la fiabilité des informations est toujours aussi inébranlable (et ce n'est pas sale). Ca me rappelle France 2 avec ses images du Moyen Orient qui dataient de plusieurs années et qui étaient présentées comme des témoignages actuels du conflit... et dire qu'il y a encore des personnes qui croient ces journalistes... service public, mon ami.

dimanche 15 février 2009

Let's go to the punk rock show !!

Tu débutes dans la musique ? Tu ne sais pas quel album acheter (ou télécharger si tu es un méchant pirate, et c'est pas bien, oh que non) quand tu te retrouves en face du dernier best of de Frank Michael ou l'intégral de Larusso (un unique single) ?

Déjà, c'est une bonne démarche que d'aller dans les magasins. Si si, vraiment. Par contre, mis à part le disquaire du coin (qui me permet d'avoir ma dose mensuel de grindcore, miam) ou le rayon de la Fnac avec 10 cd des Sex Pistols qui est censé représenter le rayon punk/hardcore (j'ai déjà vu trash/punk une fois, ainsi que hard rock/punk, comme quoi), pour un prix sympatoche de 23€ le skeud le plus souvent (en prix vert), il est vraiment difficile de trouver son bonheur, comme des albums de A Wilhelm Scream, Alexisonfire, Sons Of Buddha, No Fun At All et j'en passe. La meilleure solution reste quand même Internet. Et là, Amazon et Alapage sont vos amis, avec un choix immense et un prix souvent imbattable (un meilleur rapport qualité/prix que le kébab, c'est dire). Acheter les cd pendant les concert est aussi une très bonne méthode, en plus tu peux parler de tes mycoses avec le groupe, ça rajoute un côté humain vraiment sympa.

Mais je parle, je parle, et j'en oublie le thème principal de cet article : ma petite sélection personnelle. Parce que, j'ai beau faire des chroniques d'albums, je ne montre jamais vraiment ce que j'écoute. C'est donc parti pour une petite sélection ultra hype, et j'invite mes 4 visiteurs quotidien à me donner leur avis, voir même, soyons dingues, une petite sélection de leur musique. Je choisie volontairement une toute petite sélection, mais ça regroupe au moins un bon dixième de ce que j'écoute. Tout ça pour montrer mon ouverture exceptionnelle à la musique : depuis peu, je m'intéresse au slam des clodos des rues de Rouen, genre qui risque de s'agrandir dans la France entière et qui risque de saturer. Ah oui, Jordy, c'est le best.

Leptik Ficus - Hey Conard !



Satanic Surfers - U+I R 1




Beanath The Massacre - Society's Disposable Son




Champion - The Truth




Joey Cape - Not A Dull Moment


samedi 14 février 2009

Umbilical Brothers

Merci Caparzo pour cette découverte, my boy

Umbilical Brothers : deux frères qui sont nés sur la planète Zargoth détruite par des lapinous géant. Non, ce n'est pas encore un fantasme inavoué, je tiens ces infos de leur biographie, ici). Non non, ce ne sont pas non plus les Bogdanov, mais deux artistes humoristes qui sont spécialistes du mime et du rire visuel.



Comme vous avez pu le constater, c'est qu'ils sont doués ces petits extra-terrestres. Mon coup de coeur revient à la fin, avec le battle de peluche, poilant.
Il existe une quantité assez hallucinante de vidéo que je vous laisse regarder avec (ou pas) un bon gros paquet Granola et du jus d'orange Bopi (fuck le jus d'orange Joker !!!! nous vaincrons!!).

Liens du week-end

Album du week-end : Deezer fait sa diva en ce moment... mise à jour et tout... j'attends un petit peu avant d'en remettre un. Site de beau gosse cependant.
Jeu flash du week-end : Roly-Poly Cannon : booooom avec des canons, et un moteur physique de beau gosse
Le groupe du week-end : Seekers Of The Truth : Hardcore Old Shcool français de beau gosse
Le clip du week-end : Mad Caddie - Leavin (ska/punk de beau gosse)

vendredi 13 février 2009

Live Report : 12/02/2009 @ Paris


Lieu : Bataclan
Groupes : Incite, Soulfly

Encore quelque chose que je peux rayer de ma liste des "choses à faire avant de mourir dignement dans la souffrance la plus totale devant un épisode de Plus Belle La Vie après s'être anesthésié avec un fût de Tropico" : voir Soulfly en concert.

On arrive un peu en retard, loupant les 3/4 de la première partie, Incite, groupe indonésien de trash metal, qui avait l'air vraiment sympa. Après l'achat du cd d'Incite (5€, avec en prime une petite dédicace du chanteur, et un petit dialogue avec lui, vraiment très sympa) et d'un tee shirt Soulfly pour se la péter dans les couloirs de la Fac, on attend patiemment on se mettant dans la fosse, avec une sono qui balance un peu de tout comme musique (du Dropkick Murphys à un moment, avec solo de cornemuse).

Puis les lumières s'éteignent, l'intro du dernier album en date Conquer passe en fond sonore, la salle pleine à craquer scande les paroles de cette chanson (Blood Fire War Hate), le groupe arrive, et c'est un Max Cavalera en turban et avec des dreads blondes énorme (il a toujours son style homme des cavernes apparemment) qui arrive. Et là, c'est le bordel. Tout le monde se met à sauter, les pogos se lancent, et le groupe balance un son bien lourd et rapide, avec un Max en pleine forme, hurlant avec une puissance hallucinante. Le groupe va enchaîner pendant plus d'une heure des chansons d'un peu tous leurs albums, et c'est la folie dès le début avec l'enchaînement Back To The Primitive, Prophecy, Jump Da Fuck Up, la reprise de Sepultura Refuse Resist, Tribe... tout le monde hurle les paroles, le groupe fait beaucoup participer le public (Max fait carrément monter un type du premier rang pour un petit passage avec des percussions, avec chant brésilien derrière). On s'en prend plein la figure, et on en redemande.

Pendant les petits passages instrumentaux qui font de Soulfly ce groupe si unique, on se prend une énorme claque, tant le guitariste enchaîne les solos avec une simplicité déconcertante, et surtout un avec une guitare au son acoustique, qui ferait presque passer un guitariste gitan pour un débutant. Bluffant. Idem pour le batteur, en mode automatique pendant pratiquement tout le concert, avec ces fameux passages avec une rythmique tribale, très réussis. Dommage que le bassiste soit en peu en retrait, en restant statique pendant tout le set. Max Cavalera joue avec sa fameuse guitare aux couleurs brésiliennes sur tous les morceaux, même s'il est vrai qu'il agit plus en tant qu'hurleur (de talent) plutôt que guitariste (il abandonne même carrément sa guitare sur quelques morceaux). Pour l'occasion, il se transforme aussi en Arturo Braquetti, en changeant à chaque fois de tee shirt dès qu'il sort de scène (avec un total de 6 tee shirt je crois, dont le dernier avec le logo du PSG, la classe).

Le groupe termine son set avec un Eye For An Eye d'anthologie, et une autre chanson que j'ai malheureusement oublié, même si je regrette beaucoup que ce ne soit pas la reprise Roots Bloody Roots. Mais bon, pas grave, tant le concert fut de qualité, avec un groupe au meilleur de sa forme, un public tout acquit à sa cause et avec une bonne ambiance. On sort avec les oreilles détruites, mais qu'est-ce que sa valait le coup ! Comme le dit si bien Max Cavalera :

MERCI FUCKING BEAUCOUP !

jeudi 12 février 2009

Wii Wii


Depuis les grandes vacances, j'ai craqué, et j'ai acheté une Wii. Oui, je sais, quand on se dit hardcore gamer, et que l'on adore jouer à Fallout 1, à tous les Metal Slug et que Ghost Recon, c'était mieux avant, il n'y a aucune raison logique pour acheter la Wii, la console de casual gaming par excellence. Mais bon, j'ai craqué.

Je suis un grand fan de Mario (Super Mario World reste le meilleur jeu de plate forme 2D jamais réalisé), et j'avoue que la vision de sa salopette et de sa moustache provoque chez moi les prémices des fantasmes les plus pervers à base de tuyaux et d'absorption de divers champignons. Idem avec Link, et rien que le fait de l'imaginer tripoter la Triforce me rend tout chose. C'est donc avec confiance que je perd toutes mes économies obtenues durant mon travail des grandes vacances (travail dans les mines et dépeçage d'oursons). Et là, pour ceux qui ne l'ont pas encore, oubliez tout de suite les promesses d'une nouvelle façon de jouer. La fameuse télécommande (la Wiimote) n'est pas le monstre de technologie que l'on veut nous faire croire. Elle ne sait même pas se reconnaître dans l'espace, bel hommage aux femmes d'un certain côté (bouuuh le macho, bouuuuuuh).

Au niveau des jeux, on pourrait presque se contenter de Wii Sport fournit avec la console, tant le jeu de Bowling est un must, grâce à une jouabilité instinctive et à la présence des petits personnages trop mignon (surtout quand on veut faire ressembler son avatar, le Mii, à Philip des 2b3). Bon par contre, après, il faut vraiment faire attention, et c'est limite un parcours du combattant pour trouver dans un magasin autre chose que la série des Léa passion prostitué ou tous les petits jeux flash gratos sur Internet fait à la va vite (puis également le jeu Bienvenue Chez les Ch'tis, le néant enfin illustré).

Pourtant, il y a des vrais bons jeux sur Wii. Et c'est à partir de ce moment que l'on s'amuse réellement, et que l'on est face à quelque chose d'assez peu commun : malgré leur faible nombre, quasiment tous les bons jeux de la Wii sont des chefs d'oeuvres. Mario Galaxy ? Le meilleur Mario en 3D. Zelda Twilight Princess ? La saga au meilleur de sa forme. Super Smash Bros Brawl ? La bible pour tout fan de Nintendo. Metroid Prime 3 ? La meilleur de la série...

Il y a aussi les nouvelles licences, comme Okami, chef d'oeuvre de la PS2, Les Lapins Crétins devenus cultes, ou encore No More Heroes et son hommage à l'époque des jeux 16 bits... on a aussi le rêve enfin réalisé de ridiculiser les Japonais avec le multijoueur online de Mario Kart. Et rien que pour ça...

Même si la console a d'énormes lacunes (son online avec un service minimum, une manette pas franchement révolutionnaire...), si l'on se repose uniquement sur ses bons jeux, la Wii peut vous occuper pendant un bon moment. Et en plus, vous deviendrez trop cool avec cette console : on vous invitera dans toutes les soirées juste pour que vous rameniez cet objet si convoité. Ah par contre, ils ne vous invitent que pour elle, vous pouvez rentrer chez vous juste après être arrivé. Faut pas déconner non plus.

Live Report : 11/02/2009 @ Rouen


Lieu : Bateau Ivre
Groupes : Nebulous , Dry My Tears , Livarkahil

Encore une soirée placé sous le signe de la douceur et de la fête grâce à Mister Cocktail : 3 groupes de death/metal, hop. Un peu comme pour ma dernière chronique, je ne vais pas m'amuser à écrire des centaines de lignes. En effet, nous avons droit à 3 groupes qui ne s'amusent pas à faire dans l'original, mais dans l'efficace, et on les remercie, car ils le font bien.

Nebulous. La dernière fois que je les ai vu, j'avais vraiment beaucoup apprécié leur évolution, avec une meilleure maîtrise, et un groupe beaucoup plus à l'aise sur scène. Et ce soir, c'est encore mieux. Ca reste du death, avec un chant guttural toujours efficace (et qui parfois se permet d'être plus crié qu'hurlé, un bon point), des petits solos de guitares de temps en temps vraiment réussies, et un second degré présent (le groupe hésite pas à déconner, et c'est tant mieux). Ils se permettent même d'introduire de très très bref passages de math-core (tout dans un prochain lexique, promis), vraiment sympa, même si ça reste anecdotique. Un très bon set.

Dry My Tears. Cette fois, on a droit à un clavier qui intervient dans quelques chansons pour introduire des mélodies (assez jolie d'ailleurs) et à un chanteur kangourou surexité qui donne une bonne patate aux compos. Encore, c'est du death, donc rien d'original, même si le groupe se permet quelques passages calmes, avec un chant parlé (qui sont réussis), et des compos efficaces. Une bonne découverte.

Livarkahil. Groupe de Paris, avec un death qui là par contre ne s'embête pas avec des passages calmes. Ca balance, c'est brutal, avec même parfois des passages qui font penser à du metal-core. Malgré un batteur handicapé d'une partie de sa grosse caisse, le son est massif, carré. Le chanteur n'hésite pas à parler au public (peu présent, une quinzaine, mercredi soir oblige) et casse les clichés que ce style de musique peut dégager (malgré la présence de cheveux longs en abondance, avec concours de ventilo en prime), en évitant toutes les phrases bateau du style "Le bordeeeeeeeel" par exemple. Un très bon set, et un groupe à écouter pour tout fan de death.

Trois groupes et une ambiance sympa (c'est ça l'avantage de jouer entre potes), un prix raisonnable (565 620$, soit 5€), des groupes carrés... ouép, encore une bonne soirée.

mercredi 11 février 2009

Thrice - Vheissu (2005)


The Illusion Of Safety en 2002 : la future référence
The Artist In The Ambulance en 2003 : la consécration
Vheissu en 2005 : le mythe

Si Thrice était déjà un groupe très influent en 2005, c'est clairement avec Vheissu qu'il va devenir culte, en nous donnant une référence de l'émo-core, au sens noble du terme. Une œuvre difficile à décrire, tant son potentiel est énorme.

Tout d'abord, il faut clairement oublier les anciens albums pour pouvoir bien écouter Vheissu, tant il semble faire oublier les racines hardcore du groupe. Les fans intégristes pourront toujours pleurer, mais Thrice a su évoluer, et de la meilleure des façons, en adoptant une musique plus aérienne, et qui laisse encore plus de place à l'émotion et à la mélodie.

Tout commence avec The Image Of The Invisible : le mot Vheissu en morse, un intro à la guitare irrésistible, une mélodie tout simplement magnifique, un refrain plein d'énergie... dès le départ, on est happé, captivé. Le chant de Dustin Kensrue est encore plus parfait qu'avant, et les paroles toujours aussi travaillées (la foi en l'être humain et tout ce qui en découle est le thème principal de cette chanson, ainsi que de l'album entier). On reconnaît automatiquement le style du groupe, en plus évolué et avec une touche mélodique limite pop à la Coldplay (on en reste très loin cependant), et complètement assumée.

Et que dire du reste de l'album... le groupe enchaîne les chansons poignantes (Between The End And Where We Lie, Atlantic, Music Box...) avec des chansons qui conjuguent parfaitement la beauté de la pop avec la hargne du hardcore (la magnifique For Miles, avec son final au chant hurlé magnifique et qui prend instantanément aux tripes, la purement hardcore Hold Fast Hope...). Rarement un groupe n'a réussi à autant maîtriser ce mélange des styles, et le résultat est au final des chansons toutes plus magnifiques les unes que les autres, avec cette énergie punk omniprésente (et nécessaire), ainsi que cette rage qui, quand elle n'est pas contenue, est clairement dévastatrice.

Quand on termine l'avant dernière chanson Stand And Feel Your Worth, avec son final à en chialer d'intensité, on se demande clairement comment le groupe va faire pour nous impressionner. Et là, ils nous sortent Red Sky, surement une des plus belle chansons jamais écrite par le groupe. La voix est magnifique, et c'est sur une touche de tristesse (de par les paroles) et d'espoir (sentiment que l'on ressent durant l'écoute de tout l'album, et qui se transcende avec cette chanson) que se termine ce chef d'œuvre.

Une œuvre unique, bouleversante, qui se base sur nombre de symboles (sur la nature de l'Homme, sur la philosophie...), et qui rappelle le talent incroyable de ses 4 artistes. Une réussite artistique indéniable. On se rapproche clairement de la perfection, et rien que pour ça, cet album marque un tournant dans la musique actuelle... un des meilleurs album jamais réalisé pour moi.

Pour les fans de : Envy, Poison The Well, Cave In
A écouter : sans s'arrêter

The Image of The Invisible

Red Sky :



The Earth Will Shake (live) :

mardi 10 février 2009

Old Guards, New Methods


Un petit post, juste pour donner quelques petits jeux qui pourront émerveiller vos longues soirées d'hiver, avec un bon paquet de chocobon et la rétrospective des JO de l'an dernier (avec l'intégrale du parcours équestre en bonus, c'est cadeau) en fond, et le remix de l'international en version tektonik, pour la petite touche de fantaisie. Attention toutefois, si votre vie est comme ça tous les jours, le suicide existe (si tu es un jeune émo aussi).

Hordes : le coup de coeur pour beaucoup de 2008. Imaginez un jeu qui s'inspire de l'univers des jeux comme Fallout (les deux premiers) et qui propose à des rescapés d'un cataclysme de survivre dans un village contre l'attaque des zombies qui intervient chaque soir. Vous jouez l'un de ces rescapés, et vous vous retrouvez avec une trentaine d'autres joueurs humains pour survivre ensemble dans la joie et la lolitude. Chacun peut faire un peu ce qu'il lui plaît : rester en ville pour faire avancer les travaux (des fortifications pour la ville et autres), sortir de la ville et essayer de trouver des ressources (indispensables) en essayant d'éviter les zombies, ne rien branler de la journée et s'amuser à voler (ou frapper) ses concitoyens pour au final se faire bannir, voir pendu... on peut réellement choisir de jouer seul ou en équipe, même si se la jouer en solo ne paye pas vraiment, et est très mal vu.
On obtient un jeu vraiment sympa, avec une interface simple et soignée, et dont l'intérêt principal est la communication entre joueurs (le forum de la ville est le seul moyen de communiquer), ce qui apporte un réel plus, malgré l'invasion des Kevin93 et Prout12025, et c'est qu'ils sont tenaces ces petits cons ("hey, lol, g bu tro dalcol, mon perso il arive pa a parler, lol, mdr").

Croque Monster : Monstres & Co. , le chef d'oeuvre de Pixar, vous voyez ? Et bien, c'est un peu sa déclinaison en jeu vidéo. Vous êtes à la tête d'une société qui engage des monstres pour allez effrayer, voir manger des pitis nenfants un peu partout dans le monde. Chaque monstre possède ses propres capacités, qu'il faudra choisir en rapport avec les contrats (certains enfants seront plus résistant à une capacité qu'à une autre, rien de bien compliqué). A vous aussi les entraînements et autres produis dopant pour booster vos monstres pour qu'ils deviennent des futures Régine en puissance. Pareil, le côté communautaire est mis en avant, grâce à un système de syndicat vraiment sympatoche, même s'il est tout à fait possible de jouer en solo (vu que je n'ai pas d'amis, c'est ce que je fais depuis bientôt un an). Un bon petit jeu, qui vous occupera quelques minutes par jour.

A noter que ces jeux sont fait par le même éditeur, à savoir Motion Twin, qui commence à avoir un catalogue de jeu vraiment intéressant et diversifié, que je vous propose d'essayer, ou pas, après tout, vous faites ce que vous voulez.

Are you okay? Are you awake?

Wait, planet earthquake
Planet heartbreak, give me this day

Dates pass through a maze

Are you okay? Are you awake?

Pride, yours flies to high

Yours is to great, yours is to die

I, I'm taking no side

I'm going under, for once alive

Wait, falling airplanes


Today, my worries fade away

In suspended dream state

Somehow I knew

Erase, everything stops now


And now I crash with them

I am a bank deposit

I'm held accomplice to man's will

The faith transcending reason,

The passenger descending

And in an instant time stands still

Fade, planet heartbreak

Stop thinking

Bad Astronaut - The Passenger


lundi 9 février 2009

Powered by pépito


Et bien dit donc... qu'est-ce qu'il a comme problème de nutrition Peter quand même...
On a beau avoir tout ce que l'on désire, toutes les senteurs, tous les goûts et toutes les saveurs qui font que chaque repas devient un moment de privilège plus qu'un simple instant pour assouvir sa faim, qui devient pratiquement inexistante (ah, les joies de manger à horaires fixes), et on arrive quand même à mal se nourrir.

Peter regarde bêtement la télévision, comme ça, en se disant que c'est toujours plus intéressant qu'un petit suspens en se demandant combien de temps peut tenir un œuf dans un micro onde sans exploser (les enfants, faites le chez vous, c'est dangereux). Puis il tombe sur ces fameuses émissions qui nous apprennent à mieux manger (en gros des légumes hors de prix et on évite la forêt noire du 4h, triste vérité pour Magali Vaé) et des publicités ventant les mérites de tel ou tel élément (omega 3, vitamine A,B,C,D, sang de nain...) qui apparemment, même s'il est totalement naturel, n'est pas en quantité suffisante dans notre corps.

Qu'est-ce qu'on a comme soucis pour se nourrir dit donc dans nos pays surdéveloppés. On dépasse facilement notre quota de calories par jour et on arrive quand même à mal manger. Heureusement que toutes ces entreprises sont là pour t'aider Peter, sinon tu ne mangera jamais comme il faut. Et oui, le duo beurre de cacahouète et chocolat chaud, ou donots sucré avec un flan, c'est pas bien. Il faut s'alimenter normalement, et n'oublie pas que si c'est un nutritionniste qui te le dis dans la pub, cela ne peut qu'être vrai.
Quel con ce Peter...

La vidéo du lundi



La brouette mexicaine, la classe américaine.

dimanche 8 février 2009

L'Etrange Histoire de Benjamin Button (2009)


1918, fin de la Grande Guerre. En Nouvelle Orléans, comme partout dans le monde, on fête la fin de ce massacre. Au même moment, un enfant nait. Un enfant vraiment unique... Il apparaît comme difforme, comme s'il n'était pas humain. Sa mère meurt tout juste après avoir accouché, et son père décide de l'abandonner, par peur. Cet enfant est recueilli par une jeune femme qui travaille dans une maison de retraite. De par sa foi, elle décide de s'occuper de lui, malgré sa difformité, qui va en fait se révéler être une étrange maladie : le nourrisson nommé Benjamin est en effet né avec l'apparence d'un vielle homme, et son corps rajeuni avec le temps. Tout le contraire d'un autre être humain en fin de compte. Et c'est lui même qui nous raconte son étrange histoire...

Si l'on s'arrête au synopsis, aussi original que génial, on est persuadé de se retrouver face à la nouvelle fantaisie de Tim Burton. Mais non, il s'agit bien de David Fincher (Fight Club, Seven) qui est derrière la caméra. Et c'est bien Brad Pitt (totalement méconnaissable en vieil homme) que l'on voit devant, nous livrant une très grande performance d'acteur, pour bien rappeler qu'il est l'un des meilleurs de sa génération. Cate Blanchett, magnifique, s'accorde parfaitement et fait littéralement vivre son personnage.

Mais au delà du génie du réalisateur (son style unique est rapidement reconnaissable, avec des effets spéciaux magnifiques, idem que le travail sur le maquillage), et qui se permet comme à son habitude de s'amuser et d'introduire de l'humour avec réussite (le pauvre homme et la foudre qui s'est abattue 7 fois sur lui, image à l'appui), c'est réellement l'histoire qui est prenante. Adaptation d'une nouvelle de Francis Scott Fitzgerald, l'étrange histoire de ce fameux Benjamin est tout simplement magnifique, et mêle plusieurs styles et thèmes : l'amour, la fantasie, l'émancipation, la difficulté de s'imaginer un avenir... tout cela est traiter avec justesse dans le film, avec une mise en scène magnifique (je me répète je sais). On est comme un gosse devant ce film, comme devant un conte qui prend vie.

Malgré sa longue durée (2h35), et malgré quelques longueurs au milieu, on reste absorbé, et l'on est émerveillé par la magie de ce récit. Suivre la vie de ce Benjamin est un vrai plaisir, du magnifique début jusqu'à la sublime image de fin. Fincher signe encore une fois une œuvre immédiatement culte, et qui le restera pour très longtemps.

samedi 7 février 2009

Pikachu was a punk

C'est typiquement le genre de vidéo qui met sur le cul, et qui apparaît comme surréaliste : 2 gosses de 9 ans maxi qui interprètent Refuse/Resist de Sepultura, et ce avec talent...



Non mais là, oh la la, pfffff, laisse tomber... ouaib 2.0 et tout ça... oh la la la... ma nouvelle page d'accueil.

Liens du week-end

Album du week-end : Thrice - The Artist In The Ambulance : groupe culte, album culte
Jeu flash du week-end : Closure : un concept original, une ambiance pesante, un puzzle-game vraiment à part
Le groupe du week-end : An Albatross : du crust/hardcore/electro/rock'n roll psychédélique complètement frappé
Le clip du week-end : Primal Age - Chimera Dominion


vendredi 6 février 2009

Ein grosser Krieger

Aujourd'hui, on va s'intéresser à la chanson 99 Luftballons de la chanteuse allemande Nena.



Derrière des sonorités et un style typiquement années 80 (attention aux yeux, ça pique) se cache en fait une chanson avec des paroles intelligentes et engagées, ce que peu de gens apparemment savent (les 99 ballons représentent en fin de compte des bombes, des ministres, des soldats...). De plus, il s'agit d'un des rares (le seul?) tube allemand qui ait connu un succès internationale, surtout grâce à la version en anglais, renommée 99 Red Balloons pour l'occasion. Il n'est donc pas étonnant que bon nombre de groupe l'ait reprise. Une petite sélection, comme d'habitude :

Par le groupe de Ska/Punk Goldfinger :


"Légèrement" remaniée par Richard Cheese :

Des violons avec Melo-M :


Par le groupe (culte) de hardcore 7 Seconds :