jeudi 31 mars 2011

Au royaume de l'inutile, l'indispensable est roi


Le radio-réveil Hokuto No Ken :



Le mini frigo USB :



Une 3DS : autant sur le papier cela a l'air bien classe (de la 3D sans lunettes, merde quoi !), en réalité ça marche bien, mais ça n'apporte absolument rien aux jeux. Espérons que j'ai tort d'ici quelques temps, mais pour l'instant vous pouvez continuer à jouer à Tetris sur votre Game Boy Pocket

L'USB 3.0 : ololol le nouveau format d'USB qui peine à rentrer sur le marché... peut-être parce qu'Intel qui s'en occupe a trouvé un nouveau genre de connectique (je n'ai plus le nom en tête) qui explose littéralement les caractéristiques de l'USB 3.0 ? meuuuuuuh non, l'argent n'a rien à voir là-dedans, voyons, voyons...

Heavy Rain : du gameplay à l'état pur



Le riz surgelé : l'intérêt d'un tel truc m'échappe complétement... du riz nature surgelé... non, vraiment, je vois pas...

Les trouzemilles versions de Street Fighter II : surtout qu'à cause de toutes ces version il a fallu attendre prêt de 10 ans pour avoir un Street Fighter III et encore 10 ans pour Street Fighter IV... chienne de vie

Le dance-core : de la musique de club avec des grosses guitares pour faire true rebelz, purée, la génération intraouaib 2.5 déchire l'anus d'un bouquetin



(ne vous forcez pas à regarder, hein, restons civilisés)

C'est à peu près un dixième de ce que je vois d'inutile en ce moment. Mais attention, le mini-frigo USB et le réveil Hokuto No Ken sont monstrueux et méritent de voler une vieille dans la rue (ou se servir dans le gobelet d'un pauvre) pour se les procurer. Bawé, chui trau un ouf gros.

mercredi 30 mars 2011

Nain d'jardin


Mais qui est-il que ce petit nain d'jardin tout mimi tout plein qui sent bon la terre retournée et le sunshine de la west-coast de Dunkerque ? lui là, qui se la pète dans la vidéo qui suit :



Ouais, tout de suite, on sent la surpuissance absolue et irréfutable d'un personnage comme lui. Quand on se dit qu'il s'agit d'un nain de jardin que l'on pouvait apercevoir comme simple objet de décor dans Half Life 2, forcément, on se demande pourquoi il est l'objet de tant d'attention. Comment il est passé de petit truc que l'on shoote au shotgun à personnage à part entière...

Bah en fait, c'est tout con : Half Life 2 donnait la possibilité au joueur d'interagir avec pratiquement n'importe quel objet (grâce au moteur physique Havok, tout nouveau à l'époque). Très vite, tout le monde s'amusait à faire nawak : des pyramides de canettes, bloquer un PNJ avec une télé, se faire un abri de fortune avec des matelas et des planches en bois... et se balader avec un nain de jardin. Un type lambda a eu l'idée un jour, comme ça, de prendre le nain de jardin qui traînait dans un coin et de l'emmener combattre avec lui. Les développeurs, Valve, toujours très à l'écoute de leur communauté et qui n'hésitent pas à insérer un nombre incalculable de conneries, ont adoré le truc et ont carrément foutu un succès dans la suite, Half Life Episode 2. Le but du succès ? emmener un nain de jardin du début à la fin du jeu, où une petite fusée l'attend pour l'emmener rejoindre sa famille. Cay bôôôô. Valve continue de déconner comme un gosse et intègre un mode spécial à Left 4 Dead 2 où les survivants doivent protéger le nain de jardin.

Et oui, les meilleures légendes du net proviennent de conneries toutes connes-bébêtes-pas-malines. Et non, ce nain de jardin n'est pas un symbole mystique quelconque que je vous aurai expliqué sur un long article avec plein de mots sans rapports les uns des autres. Qui a dit "la flemme" ? c'est pas très très gentil ça.

mardi 29 mars 2011

Upgrading culture, conformed to cruise on the main stream

Nike commercials telling me that skateboarding is not a crime
Maybe not anymore since they bailed it out
From independent and resistant to contracts, million dollar cars
Upgrading culture, conformed to cruise on the main stream

Graffiti in the galleries, studded belts at the H&M
Tattoos on the playing field, counterculture fully enclosed

Upgrade underground culture if you cannot forbid their domain
Or push them out of the market. If you can't beat 'em, join 'em

They try to cut the ground from under our feet and steal our thunder
How are we supposed to dissociate us from them ?
And resist against the mainstream if that mainstream keeps on chasing us
Before you know it, you will hear this, on your radio


Antillectual - Cut The Ground From Under Our Feet


lundi 28 mars 2011

La vidéo du Lundi



Merci encore à celui qui m'a fait découvrir ça, ma vie en est métamorphosée.

dimanche 27 mars 2011

Le cochon qui voulait être mangé


Aujourd'hui mes loulous on va parler de philosophie. Et vu que je vais écrire cet article d'une seule traite, j'avoue que je ne sais pas du tout à quoi m'attendre, si je vais partir dans un délire métaphysique pour vous expliquer pourquoi quand vous faites l'amour à votre copine (ou copain) vous le faites sans le savoir à votre mère (ou père), ou si je vais ressortir mon petit calepin rempli de notes diverses sur tout et n'importe quoi (tiens, par exemple, je regarde ma dernière note : "acheter un agenda", difficile de faire plus trépidant n'est-ce pas ?) et tenter de donner une explication pas logique sur la raison, la pensée, la morale et le pourquoi du comment que l'on fait ceci ou cela. Comment se manifeste notre "moi" intérieur quand on tente d'ouvrir une boîte à cornichons avec une cuillère en plastoc de chez Mac Do ? sommes-nous réellement apte à être conscient d'être ce que nous sommes dans une vie vivante où la vie ne trouve son existence que dans l'existence de la pensée ? pourquoi... ah tiens, le four m'appelle, mon repas m'attend, je reviens.

*nom nom nom*

*buuurp* hum, miam miam. Alors, j'en étais où... aloreuuuu... awé, le bouquin de philosophie que j'ai lu. D'ailleurs, faire la chronique d'un livre est un grand évènement pour moi : j'ai réussi à lire plus de 300 pages sans coloriages ni jeux, un véritable exploit. En plus, ce fameux livre qu'est Le Cochon qui voulait être mangé... et 99 autres petites histoires philosophiques est vraiment une petite merveille. Trouvé en solde à 2€, j'avoue qu'au départ j'ai acheté ce livre parce que le trip "une anecdote = une explication" me plaît toujours. Aussi, le fait que tout soit détaché en petites histoires permet de lire par petites sessions, un peu comme un petit jeu flash tout concon. Heureusement, ce livre est beaucoup plus intéressant qu'un énième clone de Tetris qui remplace les briques par des pénis volants.

Nous avons à faire ici à 100 petites histoires, très courtes (une page, pas plus), qui sont soit une invention de l'auteur (Julian Baggini), soit un extrait d'un film/livre. Chaque histoire sert de support pour évoquer un thème et l'auteur s'amuse à trouver une solution philosophique sur à peu près tout et n'importe quoi : est-ce que nous téléporter revient à nous tuer puis à ressusciter ? tuer une personne innocente pour éviter la mort de milliers est il vraiment immoral ? est il possible de trouver son véritable "moi" sans sombrer dans la folie ?

Bref, en partant d'un sujet souvent stupide (la fameuse histoire d'un cochon qui veut être mangé), l'auteur embraye assez vite sur des notions purement philosophiques et plutôt bien écrites pour qu'on ne se sente pas blaser au bout de 15 secondes. Prévoyez quand même un tube d'aspirine, parfois ça part plus loin qu'un JCVD sous amphèts. Rien qui empêche pour autant de s'intéresser à cet art qu'est la philo, celui qui fait qu'on peut écrire nawak et être pris au sérieux parce qu'on a une chemise blanche cro belle (allez-voir son site, c'est du lourd). Un bon livre bien écrit, passionnant et qui nous apprend plein de choses. Il manque plus qu'une photo de l'auteur nu sur une peau de chamois pour atteindre la perfection.

samedi 26 mars 2011

Liens du week-end

Album ta mère elle va jumper sa race du week-end : No Turning Back - Holding On : hardcore lourd et fast comme il faut, bien à l'ancienne et qui donne envie de casser le premier crayon de couleur qui ose passer devant nos yeux

Jeu qui l'est cro bien du week-end : BeGone : un FPS multi qui tourne direct dans le browser sans avoir à télécharger de client ou plug-in et qui permet de s'amuser, pfiou, 6 minutes au moins

Groupe pour briller en société du week-end
: Anchoress : c'est l'histoire d'un gars qui s'appelle Toto et qui décide d'aller acheter... ah oui, merde, on en a rien à foutre

Image pas fond d'écran du week-end :



Vidéo over 9000 fps du week-end :



Phrase cogito du week-end : "Na na na na, je refuse de sortir avec le nuage radioactif au dessus de nos têtes !" c'est vrai qu'une parisienne qui dit ça profite quotidiennement d'un air pur dans Paris intra-muros

Site pour méditer devant l'idée de ne rien faire du week-end
: interview de Copy Of A Copy : le groupe est très moyen mais l'interview vaut vraiment le coup d'œil, si si

Clip pas en hachedé-reliefeu du week-end : Stick To Your Guns - Amber

vendredi 25 mars 2011

jeudi 24 mars 2011

L'enfer c'est les autres (bouh les méchants)


Il FAUT que vous lisiez Walking Dead. D'ailleurs, si vous lisiez Walking Dead, vous ne seriez pas ici à lire ceci. Si vous ne lisez pas encore Walking Dead, vous loupez un épisode entier de l'histoire du comics/bande dessinée, rien que ça.

Toute façon, vous connaissez déjà l'histoire (si ce n'est pas le cas, vous craignez, et craindre, ça craint trop, t'as vu) de ce groupe de survivants, errant dans un futur où l'invasion des zombies a eu lieu, et qui nous fait bien comprendre que le vrai danger n'est pas le zombie en lui-même mais l'être humain...

C'est intelligent, dramatique, noir, et effrayant de cohérence... mais de toute façon, vous connaissez déjà tout ça, vu que vous avez du goût et que vous vous délectez de chaque pages de chaque tomes de ce délicieux comics, n'est-ce pas ? dans tous les cas, Walking Dead, mangez-en. C'est tellement surpuissant que je suis obligé de contre balancer autant de classe avec un truc bien cheap :



BLAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

mercredi 23 mars 2011

Mais nage, bordel


Je fais partie de ces joueurs qui ont regardé le premier Assassin's Creed d'un œil plutôt indifférent. Certes, le jeu est joli, ça a l'air vraiment bien foutu et tout mais on sent très vite les limites du concept, qui se répète finalement dès la première heure de jeu. J'ai directement joué au deuxième épisode (après avoir été limite harcelé par des potes me le conseillant) qui est l'un de mes meilleurs souvenirs de jeu vidéo. Carrément. Un jeu d'une richesse incroyable, des graphismes au top, un scénario passionnant... bref, un grand jeu.

Je décide de rattraper mon retard en me faisant le premier épisode, surtout pour bien connaître le scénario et enchaîner sur Brotherhood. Et là, attention.

J'ai une vidéo pour résumer assez efficacement le jeu sur PC :



Mis à part ça, le jeu est sympatoche mais ne tient clairement pas la comparaison avec son petit frère. Faites vous plaisir, si vous ne connaissez pas encore cette série, prenez direct le second et spoilez vous la race en lisant le scénario du premier sur le ouaib. C'est pour votre bien. Sur ce, je m'en vais le terminer, car mine de rien le scénario sauve pas mal le jeu. Et les supers screenshots que l'on peut faire :





On notera la bogossitude du héros. Plié.

mardi 22 mars 2011

We are all that's left, we'll take all that's left

We're here to destroy the world.
You tried, we failed.
It's just too easy now to do the right thing,
And we need a challenge.
We won't stop till we take everything.
We won't stop till we kill everything.

Please don't listen when I say that I care
I stopped when you stopped watching.
We quit and no one cared.
You screamed and we just stared.

We want the world, and we're not asking for it.
And when you give it, we'll just hate you for it.
We never tried to get out. No one tried to find us.

We are your children
So far from what you thought you made.
We are your children
Never learned to build... we just break.
We are your children
Three steps back from a giant leap.
We are all that's left.
We'll take all that's left.

And we will rob you while you look away.
We'll kill you as you kneel to pray.
And we'll hate you for letting us.
We'll hate you for making us.
So just step back watch us destroy the world.

Killing The Dream - Blam The Architects


lundi 21 mars 2011

Live Report : 20/03/11 @ Rouen


Lieu : Bateau Ivre
Groupes : Dirty Fonzy ; Uncommonmenfrommars

Miam, voilà une affiche qui a de la gueule pour un concert local ! enfin ! les Uncommonmenfrommars à Rouen, ça fait plaisir ! en tournée avec leurs potes les Dirty Fonzy, c'est en plein Dimanche après-midi que le Bateau Ivre accueille cette bande de sales gosses qui sont comme en sortie de colo. Ouverture des portes à 17h, début du concert vers 18h, le retard habituel d'une heure est respecté.

Originalité de la soirée : c'est un court métrage réalisé et joué par les membres de deux groupes ("Attack Of The Living Dead Punkers") qui est projeté avant le concert et qui sert de fil rouge pour toute cette tournée. Un film d'horreur bien kitsch, réalisé avec les moyens du bord et avec une bande son du tonnerre faite par les deux groupes. Ca ne se prend pas au sérieux, c'est plein de références, on se marre bien et le sang gicle de partout. Re-miam.

Hop, pas de temps à perdre, Dirty Fonzy débarque direct après le film. Honnêtement, je ne connaissais le groupe que de nom et n'avais jamais vraiment écouté, si ce n'est quelques extraits. Et c'est dès la première chanson que je regrette. Je regrette de ne pas les avoir connu avant et écouté en boucle leurs albums. Car Dirty Fonzy est une machine à tube pop/punk. Une putain de machine bien huilée, capable de nous sortir LE refrain entêtant que tout le monde reprend avec un gros sourire. Ca joue carré, ça déconne, ça passe du pur pop/punk au punk mélo, au ska/punk, le tout de façon très naturelle et on semble revenir au bon vieux temps du punk mélo californien, où l'on ne se prenait pas la tête. Après une heure de set (avec la reprise de Tatoo des Unco qui fait toujours plaisir) et un rappel, le groupe s'en va sous les applaudissements mérités. C'est typiquement le genre de groupe à voir dans une petite salle, rien que pour profiter de la bonne ambiance dégagée par le groupe. D'ailleurs, le chanteur profite d'un moment de folie pour frotter le câble du micro avec ses couilles. Il lance le câble qui atterri sur ma gueule. VDM. Un groupe dont je vais dévorer la discographie et que je ne peux que vous conseiller.

Tout s'enchaîne assez vite et après quelques balances, les Uncommonmenfrommars rentrent en scène. Si vous les avez déjà vu, vous connaissez déjà la suite : les Unco en live, c'est une tuerie. Un monstre d'efficacité, de présence scénique et de bonne humeur, qui explose tout sur son passage. Leur dernier bébé, le I Hate My Band est bien représenté ce soir (alors qu'il n'y aura que deux chansons de mon chouchou, Noise Pollution, snif snif) et fonctionne très bien en live. Idem pour les chansons de Functional Dysfunctionalty, l'album honteusement passé inaperçu l'an dernier. Et c'est parti pour une heure de tubes, de tubes, de tubes et de tubes, où le groupe pioche dans sa discographie ses petites pépites dont il a le secret (aaah, Authority Freak, Fat Boy ou même All Or Nothing). On en prend plein la tronche, le groupe ne tient pas sur place et le grand final arrive avec la chanson du court-métrage, avec arrivée des zombies sur scène. Les Dirty Fonzy ne sont jamais loin pour foutre un peu le bordel avec livraison de boissons bien bizarres, une paille de 1m pour boire dans une bouteille... bref, bonne ambiance, set impeccable, groupe sincère et déconneur... ouais, c'était vraiment énorme.

Il est 21h (si si) quand on quitte la salle. Excellent concert, même si le bar n'était qu'à moitié remplie... pas grave, les gens présents ont pris leur pied et c'est ça le principal. N'hésitez pas à vous penchez sur Dirty Fonzy, ça vaut clairement le coup...

La vidéo du Lundi



After me : "Wrestling is real ! wrestling is real !"

dimanche 20 mars 2011

Finch - What Is It To Burn (2002)


Au début des années 2000, la nouvelle vague émo-core fait son apparition. S'éloignant des influences plus hardcore pour se rapprocher du pop/punkrock et du métal, ce "nouveau" style va s'auto-détruire dans ses propres clichés à une vitesse assez hallucinante. Si bien que faire la chronique d'un groupe comme Finch, c'est un peu s'exposer à des critiques légitimes du genre "Mais mec, ça craint, un groupe à mèches, avec chant hurlé tout pourri et chansons sur les filles !" ou "Olol Finch, des mèches.", ce qui est totalement vrai. Mais il faut apporter une petite nuance : Finch fait partie des premiers groupes de cette vague et s'est imposé comme l'un des leaders, arrivant à rester éloigné de toutes les dérives du style. Pourquoi ? et bien écoutons leur premier album.

What Is It To Burn surprend dès sa première chanson. Chant clair maîtrisé, batterie imprévisible, chœurs hurlé pour supporté le chant et guitares au riffs simples mais efficaces... c'est mélodique mais on sent un petit quelque chose d'imprévisible. Et c'est ça qu'arrive à apporter Finch à son époque : l'imprévu. Si des chansons comme "Letters To You" font office de singles taillés pour la radio avec ses paroles niaises et son refrain entêtant, d'autres comme "Post Script" gardent ce côté mélodique où de petits éléments viennent perturber leur aspect gentillet. Chant clair qui disparaît pour un autre plus crié, double pédale qui s'incruste, accélération du rythme... on sent que Finch ne peut rester en place.

Sentiment confirmé par le reste de l'album où l'on a presque l'impression de ne plus entendre le même groupe : "Perfection Through Silence" avec sa rythmique sur la brèche, "Project Mayhem" purement hardcore, "Untitled" et son final dantesque... si les premières écoutes font croire que Finch n'est qu'un simple groupe d'émo-core comme tant d'autres, très vite on est surpris par la qualité des compositions, oscillants entre le mélodique et l'urgence hardcore. Si tout cela paraît évident de nos jours, il ne faut pas oublier qu'à l'époque le style ne s'était pas encore imposé et n'avait pas tous ses clichés qu'on lui connaît.

Finch était (et oui, ils ont définitivement splitté après une longue pause en 2010) un groupe qui avait ce petit quelque chose en plus, cette qualité d'écriture que beaucoup de clones n'avaient pas. Et la chanson "What Is It To Burn" qui clôture l'album surprend d'autant plus qu'elle est à la fois un gros cliché de ce style émo-core (chant clair, hurlé, paroles sur l'amour, mèches...) et une excellente chanson qui parvient à garder son identité... c'est ça la grande force de Finch au final : avoir su apporter beaucoup à un genre tout en s'éloignant de tomber dans ses travers. Et What Is It To Burn reste leur meilleur exemple.

A écouter : tout, tout...
Pour les fans de : Funeral For A Friend, From Autumn To Ashes, Matchbook Romance...



samedi 19 mars 2011

Liens du week-end

Album méga bass du week-end : Emmure - Speaker Of The Dead : du gros hardcore bien fat avec une prod' de fou furieux, pas forcément le meilleur album du monde, mais qui fait bien plaisir pour s'en prendre plein la tronche

Jeu port'nawak du week-end : Action Turnip : un radis qui destroy tout ce qui passe devant lui, dans un déluge de musique énervante et graphismes qui font saigner les jeux. C'est juste ultime.

Groupe qui arrache la moquette du week-end : Hoglust : powerviolence/grind bourrin, fast, avec un album de moins de 10 minutes, vous pouvez en abuser, c'est fortement conseillé

Image qui ramdam du week-end :



Vidéo pour toi lecteur du week-end :



Phrase malus alcool du week-end : "Allez, tournez vous, je vous montre un strip-tease, allezzzzzzzzzzzz, aaaaaaaaaaah !" c'est sayxe une hippie cinquantenaire bourrée et accessoirement effrayante

Site prout prout du week-end : The Great Paper Adventure : shoot du papier, c'est écolo et c'est rigolo (et ça rime, purée que je suis trop fort)

Clip blaaaaa du week-end : Born Of Osiris - Now Arise

vendredi 18 mars 2011

Live Report : 17/03/11 @ Rouen


Lieu : Shari Vari
Groupes : Pavé ; Zombies Are Pissed ! ; Caves

C'est le gros bordel sur Rouen ce soir. Les pubs et bars locaux sont littéralement envahis par des gens habillés de chapeaux et casques verts tout bizarres qui arrivent à ingurgiter des quantités de bières qui rendraient jaloux Gerard Depardieu. Saint Patrick's Day mon ami, j'évite les cadavres (autant humains que de verres) pour aller au Shari Vari. "Début de la soirée à 22h" sur le flyer. Ouais, comme d'hab', je suis pratiquement le premier arrivé. Heureusement les gens se ramènent plus tard, après avoir bien profité de la vague verte de ce soir. 23h, début du concert, Pavé entre en scène.

Je les avais déjà vu il y a un certain moments, dans des conditions assez chiantes (chaleurs étouffante, pas de bouchons pour les oreilles...) mais j'avais gardé un assez bon souvenir. Duo basse/batterie impossible à classer, entre le free-jazz/rock/post-rock/math-rock, le tout totalement instrumental. Petite nouveauté : une trompette accompagne parfois les chansons et apporte un vrai plus, rendant certaines compos limite "dansantes". Toutefois, on reste à la limite de l'expérimental, avec des variations de rythmes très fréquentes et une démonstration technique des deux musiciens (qui sont toujours aussi bons). Pour le "style", Pavé est en haut de panier, clairement. Par contre, ce n'est toujours pas mon style de musique et j'avoue m'être assez vite lassé, le set durant un peu trop longtemps à mon goût. M'enfin, ça reste une bonne expérience live et un groupe de très bon niveau qui plaira beaucoup aux fans de musique-expérimentale-mais-pas-trop.

Si le Shari Vari est tout petit, il ne lésine pour autant pas sur les moyens : effets de lumières à rendre épileptique, lampes éteintes pour éclairage à la bougie... ça rend apparemment tout chose une femme à la cinquantaine qui nous fait son revival Woostock, en criant pour la paix dans le monde et en tournant sur elle-même parce que "Les lumières me donnent envie de tourner !", le tout en vous fixant du regard et en essayant de vous toucher avec sa main. Chienne de vie, elle m'a pas mal collée et j'ai flippé pour mon intégrité physique.

Revenons en au concert. Zombies Are Pissed ! de Caen. Punk/hardcore bien fast et mélo, à la Kid Dynamite. Miam. Le public se rassemble, l'ancienne scène fast-core de Rouen est là et c'est rapidement le bordel : un pogo est lancé à la 3e chanson et les bières volent. Pour le reste du set, on aura le droit à des gars bien bourrés qui hurlent des conneries. C'est un peu chiant car le groupe entre les chansons essaye de nous parler de concerts de soutien, de leurs convictions face à la scène hardcore (et ainsi dénoncer, entre autre, l'homophobie)... bref, si t'es pas Have Heart ou Defeater pour dire ça, on t'écoute pas. Oui, c'est très con. Manque de pot aussi, le groupe n'est pas totalement carré et les longues pauses entre les chansons bien courtes (moins de 2 minutes en moyenne) cassent beaucoup trop le rythme. Mais ça m'empêche pas de m'éclater et de profiter d'un groupe qui, mine de rien, joue un style qui manque à la scène locale. Un groupe à suivre.

Petite discussion forte agréable avec le chanteur des Zombies et les anglais de Caves entrent en scène. Et là, c'est juste trop bien. Du pop/punk dans le bon sens du terme, rapide, bien rock, avec un chant féminin toujours à la limite du juste/faux, toujours sur la brèche, qui donne une grosse patate aux morceaux. C'est carré, ça bouge bien et la bonne humeur s'installe. On ne se prend pas la tête, on profite. Bon, l'autre tarée de tout à l'heure fait des doigts d'honneur au groupe et n'arrête pas de gueuler, ce qui fait un peu beaucoup très chier. Mais comme la bonne humeur est de mise avec Caves, on lui demande gentiment de partir, avec des "TA GUEULE !! DEGAGE !!" qui ne sont pas accompagnés de gestes physique (une grande avancée, il est vrai). Après près d'une heure de set, les Caves s'en vont comme ils sont arrivés, tout en simplicité et en remerciant tout le monde d'être venu. Et on les remercie aussi, parce qu'ils sont juste excellents.

Hop, je salue les potos à la sortie et je repars m'aventurer dans les rues de Rouen, cette fois en évitant les vomis et les assauts de gars très gentils me hurlant dans l'oreille "OUAIIIIIIIIIS LA BIERE AAAAAAAAAAAAAAAH !!!!!", tout en me rendant compte qu'il y a toujours autant de monde à 1h du mat devant le O'Kallaghan's. Et toujours en zigzaguant entre les cadavres, je peux rentrer comme un grand chez moi avec ma tuture, pour enchaîner avec un autre jeu : esquiver les gars bourrés qui courent en imitant le canard. Mais ça, c'est une autre histoire...

jeudi 17 mars 2011

I'm not crazy, you're the one who's crazy


Ohlala, beaucoup trop d'évènements dramatiques surviennent en ce moment. C'est le merdier, la folie, l'apocalypse... appelez cela comme vous le voulez. Pour Peter, c'est son instant de gloire personnelle tant attendu. Le fameux moment dans la vie d'une personne (un jouet jaune tout con pour le coup) où il va clairement annoncer ses convictions et balancer un gros "JE SUIS PAS CONTENT, LE MONDE IL EST TOUT CACA ! POUAH !!!" en postillonnant le plus possible, ça fait homme viril qui sait ce qu'il dit (bonus de charisme avec barbe et positionnement Communiste). En gros, Peter sait que c'est déjà l'image d'une fin du monde autour de lui depuis des années, et que là, hop, parce qu'il est inondé d'informations/désinformations, il se sent directement concerné et veut tout faire changer.

Grande tristesse que les évènements tragiques au Japon, vraiment... idem pour le soulèvement des populations renversant leurs dictateurs (qui pour le coup peuvent rentabiliser leur grosse tirelire bien remplie au fil des années), car si la liberté est présente, on a bien peur qu'elle ne soit qu'éphémère... surtout que le soutien demandé aux autres peuples n'est pas vraiment écouté... Peter fait semblant d'être "heureux" pour eux, car il sait que tout peut basculer dans le mauvais sens...

Pour en revenir au Japon, là, difficile pour Peter de ne pas claquer des fesses. La catastrophe nucléaire fait grave flipper sa race et remet en question pas mal de choses. Peter doit il continuer à utiliser tout son attirail électrique, consommant ainsi de l'énergie grassement fournie par le nucléaire local ? ou doit il faire enfin péter son installation pour énergie solaire, sachant qu'avec le climat de sa Normandie il a de quoi alimenter un Game Boy pendant 2 heures par an ?

Ou doit-il simplement se dire qu'il n'est pas responsable de tout ça ? c'est vrai, il n'a pas choisi à sa naissance entre la puissance du vent et celle de l'atome qui pulvérise tout sur des kilomètres, on ne lui a pas demandé son avis. Pourquoi se rebeller maintenant ? parce que la catastrophe tant attendu est revenue (remember Tchernobyl...) ? attendre la tempête pour l'attaquer à coups de mots et de doigts d'honneurs ? vous voyez le topo... tu vois le topo Peter... autant pisser dans un violon, au moins c'est rigolo (tout en étant salaud).

Allez, baisse ton poing Peter, patiente encore... soit patient... soit con et tais-toi pour le moment...

mercredi 16 mars 2011

"Power armor is for pussies !"



Si vous suivez ce blog depuis quelque temps maintenant (succès débloqué), vous avez pu remarquer que j'exècre le FPS console. Si l'on peut croire que je fais du pro-PC de base, j'ai mes arguments. Et je vais aussi nuancer mes propos : je hais, je vomis, je balance une colique explosive sur ces jeux, d'accord, mais je ne déteste pas directement les jeux en eux-mêmes mais plutôt ce qu'ils représentent. Suivez le guide, je vous fais un petit topo.

(COD, ou comment être fashion victim dans ta life de gamer)

Le FPS est un genre né sur PC. Si au début on se contentait d'un clavier pour jouer (Doom, Heretic...), le fait de pouvoir viser avec la souris (avec le jeu Marathon sur Mac... oui, ça fait mal) apporta énormément. D'un coup, on sent le potentiel réel du genre : agilité, rapidité et habilité sont les armes du joueur pour venir à bout du jeu. Le FPS dans son sens le plus noble sur PC demande donc au joueur d'être tout simplement le meilleur. Le succès des FPS purement multis comme Quake 3 ou Wolfenstein : Ennemy Territory reposent sur ça : le meilleur joueur gagne parce qu'il est le meilleur sur la partie.

(le ketchup à l'écran, since COD 2, merci encore à lui)


Au même moment, sur consoles, le genre arrive timidement, le plus souvent par le biais d'adaptations (les Doom, Duke Nukem 3D, Quake 2...). Il faudra attendre Goldeneye sur N64 pour prouver que le FPS est possible sur consoles. Toutefois, sans remettre en cause les qualités réelles du soft, il s'agit d'un soft jouable uniquement sur consoles. Le mettre tel quel sur PC serait le tuer : le fait que l'on vise mieux et plus vite avec une souris décuple la puissance du joueur qui rencontre face à lui des ennemis censés réagir à un joueur plus "lent". Le jeu a donc parfaitement sa place sur console mais pas sur PC.

(snipe + pad = epic fail)


Le FPS sur console a donc commencé a évoluer à son rythme, toujours en s'adaptant le mieux possible au support. L'arrivée de la PS2 / Xbox / Game Cube apporta les manettes à deux sticks et donc la possibilité de créer des FPS plus jouables, plus nerveux. Les développeurs font donc des FPS pour consoles et certains sont de vraies réussites (Time Splitters 2, Cold Winter, La Fureur de l'Etranger...) pour leur support. On ne cherche pas à les comparer aux FPS PC, beaucoup plus hardcore et nerveux, tout simplement parce qu'il n'y a aucun intérêt à le faire. Bref, chacun fait ses jeux de son côté, tout va pour le mieux, les chevaux font l'amour dans un océan d'arc en ciel, tout ça...

Mais le drame arriva avec les Xbox360 et PS3...

Les consoles peuvent enfin rivaliser niveau technique avec les PC (j'y reviendrai), le marché du jeu explose tout sur son passage, il est donc normal que les développeurs s'intéressent au portage des FPS sur consoles. Coup de bol, les développeurs mettent en place des moteurs capable de facilement développer à la fois sur console et sur PC (le Unreal Engine 3 par exemple).
D'un seul coup, c'est l'orgie d'adaptations : Call Of Duty 2, F.E.A.R., PREY, Quake 4... les adaptations sont parfaites, les joueurs consoles peuvent enfin se faire plaisir. Et c'est malheureusement à ce moment que tout bascule... ces adaptations marchent bien, mais elles sont coûteuses. Programmer sur des consoles next-gen est beaucoup plus cher que sur les générations précédentes de consoles. Difficile donc pour un studio de devoir faire une version console ET une version PC vraiment différente. La facilité est choisie et la version console sera privilégiée vu que c'est celle qui se vend le mieux (c'est comme ça, j'y peux rien, ne me regardez pas comme ça, vous me faites peur, beuuuh).

(les FPS PC résistants aux FPS consoles en image)

Vous vous rappelez quand je vous parlais des Peusseu3 et bobox360 à la puissance proche d'un PC ? c'était le cas... en 2006 en tout cas. Si niveau puissance de calcul, les consoles garde un bon niveau, en ce qui concerne la mémoire et la puissance graphique, c'est une toute autre histoire. Le peu de mémoire dans les consoles entraînent un véritable problème : l'impossibilité de créer de vastes étendues de jeu sans rogner sur les graphismes. Sur PC, ce problème est très facile à résoudre, la puissance des bestiaux explosant littéralement les consoles.
Manque de pot, on est sur consoles. A vous donc la joie de niveaux dit "couloir", des mêmes graphismes qui ont à peine bougés en 4 ans et une difficulté ridicule avec absence totale de véritable challenge. Les joueurs consoles ne sont pas forcément plus mauvais, c'est juste que jouer aux sticks ne peut être aussi efficace que le clavier / souris, il faut donc adapter le jeu en conséquence. Si tout cela n'arrivait que sur console, je m'en ficherai. Mais comme je l'ai dit, les développeurs mettent en avant le jeu console. On est passé d'adaptations de jeux PC à l'adaptation de jeux consoles... un comble. C'est comme si l'industrie de l'automobile ne jurait plus que par les Kangoo, quitte à en foutre le moteur dans des Ferraris, vu que ça se vend mieux. Depuis quelques années donc (surtout depuis l'arrivée de Call Of Duty : Modern Warfare 2), le FPS, c'est ça :



Oui, ça fait peur. Le FPS sur PC s'est consolisé (HUD géants, check-points, vie qui se régénère toute seule, succès alacon...) et les VRAIS FPS sur PC sont une espèce en voie de disparition...

(le fioutour du FPS : le FPS casual sur iPhone... le monde va mal)

Pour être honnête, à l'époque du collège, j'aurai adoré avoir ce type conversions sur consoles (je n'avais pas de PC assez puissant à cette époque). Se dire que l'on a sur console le même jeu que sur PC, c'est un peu comme à l'époque des adaptations de jeux d'arcade : se dire que l'on a la même chose chez nous sur une simple cartouche. L'idée est excellente, loin de moi l'idée de la remettre en cause. Mais le fait que le FPS sur PC ait subi un nivellement par le bas (tout comme plein d'autres genre de jeux) fait gravement chier. On a l'impression d'être pris pour un con, comme un vulgaire consommateur, avec des FPS fait juste pour être digérés le plus vite possible. On ajoute à cela le fait que graphiquement, mis à part quelques exceptions (S.T.A.L.K.E.R., Metro 2033, Crysis...), les FPS ont peu évolués pour pouvoir restés programmables sur consoles.

Maintenant, durant les salons de jeux, les FPS sont présentés au pad. Les serveurs dédiés sur certains jeux multijoueurs disparaissent, détruisant la scène du modding, ... ouais, si ça continue comme ça, le FPS sur PC est mort.
Si vous vous dites vraiment joueur, stoppez l'achat des COD et de tous ses clones, ainsi que les DLC et jouez sur PC. Merci de votre attention. Maintenant, je retourne sur Pokémon, bawé, c'est super comme jeu, il faut pas croire, hein...

mardi 15 mars 2011

Am I the only fucking exception ?

Strained eyes toward infinite night skies,
Hemlocks, sunsets through white pines,
Roadmaps and distant state lines.
It only took one trip to understand,
The dam is cracked with no room to expand
And seats are filling up quick inside.

From coast to coast,
Wrapped up in all these earth tones.
Wrapped up and warm in earth songs.
It's one small step.
Another step for man and i’m sick of getting stepped on.
Eyes fixed on the prize, generations side by side.
They’re marching through the trees,
Blinded by reality.
Status: endangered and the species consists of me.

Am I the only living exception with vision un-obscured and clear ?
Jump up, get down, hypothesize, cut the ties,
Cross the lines, re-posses everybody’s life.

Am I the only fucking exception ?

And this disease will bring the planet to its knees.
No self-defense left to dispense on kings, citizens, and queens.

Is it too late to start pretending ?
Throw it in reverse and skip the ending ?
No, its on the way
I’m reminded every single day.

From coast to coast,
Wrapped up in all these earth tones.
Wrapped up and warm in earth songs.

Homogenize the countryside,
Big city lights and small town pride.
An orb of water and life drained from the outside.
It has begun.
I’m the only one touched by the setting sun.
It has begun.

No Trigger - Earthtones


lundi 14 mars 2011

Nounours revient pour nous poutrer la gueule


LES NOUNOURS DEBARQUENT ET CA VA CHIER !!!1


*Spoil*


Il s'agit d'accessoires du théâtre tout près de mon lieu de travail, mis sur le toit pour le lulz. Donc na, pas la peine de sortir votre carabine à plomb et autres Nerf, tout va bien, la fin du monde, c'est pour plus tard.

La vidéo du Lundi

dimanche 13 mars 2011

samedi 12 mars 2011

Liens du week-end

Album mammouth du week-end : Unsu - Moral Distortion : papapapapapapam / GROUIIIIIIIIIIIII / riffs démoniaques, ouaip, on est dans du bon grind qui tâche

Jeu parkinson du week-end : Click The Frog : utilisez votre souris comme vous ne l'avez fait auparavant... et non, PAS COMME CA, bande de gros cochons, bouh

Groupe trau batcave du week-end : Life Erased : crust/grind ... et j'ai pas grand chose à ajouter, non

Image wouuuuuush du week-end :



Vidéo à l'arrache du week-end :



Phrase lolante du week-end : "Prenez un chewing-gum Emile !" Cité de la peur dans Bulletstorm = Epic Win

Site non compatible IE version 2.0 du week-end : Interstellar Marines : un jeu indé AAA (équivalent blockbusters américains) où l'acheteur peut influer sur le développement, qui lui-même dépend de l'argent des pré-commandes, qui elles-mêmes sont un peu cher... bref, un beau merdier mais une bonne idée

Clip bouge ton booty du week-end : Architects - Early Grave

vendredi 11 mars 2011

Les gens peuvent voler mais pas sauter

(nouveauté top moumoute : j'illustre cet article avec mes propres screenshots. Comment ça osef ?)

Déception. C'est probablement le terme qui reviens le plus quand on évoque Bulletstorm. Peut-être que les fans de bon gros FPS ont misé un peu trop d'espoir dans ce jeu, attendu comme le messie du bourrinage. Moi le premier d'ailleurs, pensez donc : le nouveau FPS des développeurs de Painkiller, la référence avec Serious Sam du FPS old-school où l'on charcute des centaines d'ennemis avec tout plein d'armes que même un SM master serait jaloux, tout ça sans le trip "la vie qui remonte quand on se cache 5 secondes olol" et autres conneries des FPS actuels. Les polonais de People Can Fly, depuis rachetés par Epic Games, avaient donc une énorme pression sur les épaules en annonçant leur nouveau jeu. Et c'est qu'ils nous mettaient l'eau à la bouche les cons :

- système de skill-shots où plus on tue avec style, plus on gagne de points pour pouvoir acheter des armes et améliorations
- une pâte graphique qui joue à fond le second degré
- un côté "hardcore" assumé
- des graphismes qui font bien plaisir

Bref, tout pour plaire. Et si finalement le jeu remplie pas mal de ses attentes, il se montre également très faiblards sur certains aspects. Hop, examinons donc tout ça (en route Marcel comme dirait Jamy, avec cette étincelle dans l'œil tout en vérifiant avec doigté les mécanismes de sa reproduction de volcan entièrement fait en papier mâché et qui balance un savoureux mélange maïzena/eau/lait... hmmm...oulà, pardon, j'oubliais que j'étais sur mon blog).

(hop, un petit bonus Vertige avec un bon coup de pied dans la gueule)

Bulletstorm est un excellent FPS dans son aspect extérieur, mais malheureusement massacré par une volonté évidente de vouloir toucher un public moins hardcore : les joueurs consoles (en matière de FPS, hein). On le sait depuis quelques années mais là on ne peut plus se voiler la face, nous les fans de FPS PC : la console est en train de tuer ce genre. Lancement du jeu : le menu d'accueil vous demande d'appuyer sur un bouton (tiens, comme sur console avec le bouton Start). Une assistance à la visée activée d'office. Une aide à la couverture. Un mode normal ridiculement facile... brrrr, ça n'engage rien de bon tout ça. Allez, on va essayer de jouer en faisant abstraction de tous ces "détails". Ah, on ne peut pas sauter... ok... par contre on peut glisser comme un taré, un peu comme dans Vanquish, et c'est plutôt bien foutu... gné ? à peine 15 minutes de jeu et déjà des QTE... oooookkk... des indications à l'écran pour bien me dire sur quel bouton appuyé (oh rly ? clique gauche pour tirer ? omagaud, heureusement que le jeu me le rapelle !)... gnnnn... ah, tiens, on reçoit le fameux lasso pour choper nos ennemis et enchaîner les meurtres avec classe. C'est bien foutu, simple à utiliser et plein de possibilités dès le départ. Ah merde, un nouveau QTE pour passer un précipice en appuyant en rythme sur clic gauche / clic droit...

(oui, c'est trèèèès bôôôôôôô)

Bon, vous l'avez compris, ça pue le FPS console, ce qui fait un peu chier pour un jeu se voulant réellement "hardcore". Mais ne voyons pas tout en mal, le jeu est quand même bien fun. Si l'idée de devoir faire des frags avec classe fait craindre que cela soit redondant au bout d'un certain moment, ce sentiment de lassitude n'arrive heureusement pas (tout du moins en mode Campagne, mais j'y reviendrai) grâce à l'arrivée de nouvelles armes et "figures" à réaliser de façon ponctuelle. Et puis, rien ne vous empêche de vous la jouer FPS classique en flinguant tout comme un taré, cela n'empêche pas le scénario d'avancer. Mais vous passerez à côté du fun bien sadique que procure certaines mises à morts ("L'entrée des artistes" est assez explicite). On pourrait même rapprocher le jeu comme étant un MadWorld en FPS, sans être aussi extrême que ce dernier.



(le moteur d'Unreal 3 a quand même de beaux restes)

Comme je le disais, il existe une campagne solo, plutôt bien foutue. Mieux, le scénario se révèle plutôt sympa à suivre (une histoire d'un mercenaire qui se venge de son ancien patron) malgré un final en mousse. La VF est vraiment bien foutue, bon point (avec une référence à La Cité de la peur glissée dans un dialogue, la classe). Même si elle est assez courte (environ 7 heures de jeu) et ultra scriptée, elle est bien rythmée et permet au joueur de se familiariser avec toutes les possibilités de meurtres.
Nous avons ensuite le mode Echo qui permet de rejouer les niveau de la campagne mais juste pour le score et un mode multijoueur. Et c'est là que le jeu montre ses faiblesses. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la rejouabilité est presque inexistante. A moins d'être un fan ultra hardcore du scoring, se retaper les mêmes niveaux pour juste faire plus de points est finalement ultra useless, vu qu'on a pratiquement déjà tout expérimenté avec la campagne. Il y a bien le fun de certaines scènes à refaire, mais c'est ultra limité... et le mode multi possède le même problème.
Un seul mode de jeu où une équipe de quatre joueurs maximum doivent survivre à des vagues d'ennemis de plus en plus importante. Pour aller à la vague suivante il faut inscrire un minimum de point, chose possible qu'en effectuant des combos en groupe. Autant dire que si l'idée est bonne, dans la pratique, à moins de se retrouver avec des potos pour jouer, c'est le gros bordel à l'écran. Pire, on se lasse assez vite vu que les seules choses à débloquer sont des skins pour notre perso... et oui, pas de mode co-op, ce qui est aberrant vu que l'on est tout le temps accompagné d'un PNJ pendant la campagne... à mon avis, un bon gros DLC bien payant viendra "corriger" cette erreur... et ça c'est moche.



(les minis-boss font tout dans la finesse)

Que garder de Bulletstorm alors ? déjà, le jeu est magnifique, aucun doute là-dessus. Les décors sont superbes et l'univers traversé se renouvelle sans cesse. Les animations et effets spéciaux sont excellents et le tout tourne sans soucis avec les graphismes à fond, même sur une machine d'il y a 4 ans. Le feeling des armes est plutôt bon et le fun est bien présent pendant que l'on joue. Non, en tant que jeu, Bulletstorm est très bon. C'est juste que son côté "cul entre deux chaises" qui hésite sans arrêt entre hardcore PC et FPS console le rend énervant. Le potentiel est là, on sait que les gars de People Can Fly sont capables de grandes choses (Painkiller est toujours une référence) mais on sent qu'Epic Games est également derrière le jeu, avec des personnages typés Gears Of War et une absence de véritable difficulté pour ne pas brusquer le client/joueur. Du coup, pour l'argument hardcore, c'est dans le cul Lulu. C'est ça le jeu vidéo maintenant, coco.

jeudi 10 mars 2011

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Maintenant, je sais que :

- Bulletstorm est le parfait exemple d'une excellente idée de FPS massacrée pour pouvoir sortir sur consoles

- la saga Pokémon s'est vendue à plus de 200 millions d'exemplaires, ce qui en fait la deuxième meilleure vente d'une série juste derrière... Mario. Nintendo, c'est plus fort que toi (sorry Sega, petite bite pour le coup)

- j'ai un Sackboy en peluche, il est cro crognon et cro super, il trône fièrement à côté de mon ordi... comment ça on s'en fout ?

- d'ici une quarantaine d'années, il sera impossible pour l'Homme de fournir assez de viande pour toute la population mondiale, ce qui imposera aux fanas de Charal de bouffer des insectes... be vegan mec, il n'est jamais trop tard

- bientôt on pourra payer en passant une puce placée dans son portable (ou dans son cul, l'avenir est plein de surprises) devant un détecteur; à vous les joies de vous déhancher comme une biotche devant le distributeur de Kit-Kat si vous laissez votre phone dans votre poche, mesdames

- dans Rock Band 1 il y a la chanson de Timmy de South Park, et ça, c'est épique

- il y a un concours du bébé qui pleure le plus fort au Japon. Japon supérieur, toussa...

- Duke Nukem Forever va sortir avant Half Life : Episode 3... tout se perd...

mercredi 9 mars 2011

Live Report : 08/03/11 @ Paris


Lieu : Le Café de Paris
Groupes : Revival ; Carpathian

Les plus belles histoires commencent toujours quand on n'y attend pas. Début de semaine dernière, en pleine partie multijoueurs de Bulletstorm, pendant que le sang gicle de partout et qu'on décompose des ennemis dans la joie et la bonne humeur, mon acolyte de la partie m'envoie un simple message, sans prétention : "Au fait, tu viens voir Carpathian Mardi prochain ?". Carpathian, Carpathia... hummm... ah oui, groupe chez Deathwish, modern-hardcore à la Modern Life Is War, Verse et autres, avec un côté un poil plus sombre bien agréable... j'avais acheté le CD il y a un certain moment et j'avais gardé un bon souvenir. Mais bêtement, j'ai pas écouté plus que ça. Pas grave, l'occasion de voir un groupe de ce niveau et de ce style est toujours sympathique, je décide donc d'y aller. Hop, réponse envoyée sur le chat, avec "olol" qui va bien avec. Et on repart direct dans notre partie en explosant les scores, limite comme s'il s'était rien passé.

Mardi soir. On arrive, non sans le risque toutes les cinq secondes de se prendre un scooter fou ou une voiture en mode gangsta, devant le Café de Paris. La terrasse est remplie de gars venus voir un match de foot et c'est la même à l'intérieur avec un grand écran squatté par plein de gars envoyant des "ENCULAYYYYYYY !!!!!1" en groupe avec une certaine coordination qui m'impressionne. En rentre dans la "salle" du concert, bien cachée à côté des toilettes et avec très peu de lumières. Premier constat : purée, c'est minuscule. Deuxième constat : purée, il fait trop chaud (chaleur bien étouffante en plus). Troisième constat : purée, y'a Matiouz (ah, normal on me dit, vu qu'il organise), et ça fait grave plaisir de le revoir depuis tout ce temps. On doit être une bonne quarantaine et on remplie complétement la salle. Un mini mosh pit et je sens que tout le monde prend cher. Pire, à cause de la chaleur, un simple mouvement de tête fait couler 10L de sueur. Au moins j'aurai droit à mon quota sport de la semaine...

Petite première partie avec Revival, groupe local de modern-hardcore. Set minuscule d'à peine 15 minutes, à cause d'un remplacement de batteur de dernière minute et ayant répété à peine quelques petites heures avant ce soir. Dommage, parce que mis à part un chant peut-être un poil trop à l'arrache, le groupe se démerde plutôt bien : rythmiques et mélos efficaces, des breaks bien amenés et des passages purement hardcore (comprenez "bien fast") qui font plaisir. Ca ne révolutionne pas le genre mais ça le fait très bien.

A peine 15 minutes et je suis déjà liquéfié. Petite pause à l'extérieur histoire de faire un peu baisser la température corporelle et hop, retour en enfer. La salle se remplie, un canapé gonflable pour piscine est balancé dans le public, Carpathian s'installe et tout le monde est en sueur. Ca promet. Matiouz s'improvise distributeur de bouteilles d'eau et, merde, qu'est-ce qu'il ne sait pas lancer... après avoir probablement crevé l'oeil de 2-3 personnes, le show commence.

Petit rappel : avant de venir, j'étais en mode "Ouais, Carpathian, c'est bien cool.". Après le live de ce soir, j'ai envie de me faire tatouer Carpathian sur la fesse gauche. Parce que le set de ce soir sera juste monstrueux, dans tous les sens du terme. Groupe carré comme c'est pas permis, un smile sur le visage en permanence, une sincérité de chaque instants, un chanteur au taquet... bref, la machine se met en route et détruit tout. Le groupe a même l'air surpris que l'on connaisse aussi bien leurs paroles et les sing-along s'enchaînent, avec chanteur porté par le public, tout le monde se sautant les uns sur les autres pour choper le micro... ça s'éclate tout en souffrant de la chaleur. A vrai dire, on n'y fait même plus gaffe que l'on est en train de perdre 10kg tellement on prend notre pied, même si la sueur au sol nous transforme en Holiday On Ice hardcore. Les pyramides humaines s'enchaînent tout comme les slams (et j'ai du sauver la vie de je ne sais combien de gars en leur évitant de se manger le sol, c'est chiant d'être le plus grand).
Pendant près d'une heure le groupe va tout donner, enchaînant les moments de bravoure et remerciant entre chaque chanson le public d'être venu. L'ambiance est énorme et la tension ne baissera qu'à la fin du rappel avec une reprise de Joy Division (ouais, c'est zarb, je sais). Fin du set. Une claque énorme. Ca m'apprendra à mieux réécouter mes albums avant de venir voir un groupe aussi talentueux.

Je vous épargne la suite de la soirée qui fut épique dans un certain sens (merci encore à mon GPS foireux...) et l'envie vraiment pressente de partir de cette ville qui m'énerve. Elle m'énerve parce qu'elle arrive à la fois à être invivable, avec des gros cons de conducteurs sur la route, mais aussi parce qu'elle a les meilleurs concerts... c'est vraiment pas juste...

Petit cadeau : une vidéo conseillée par Matiouz avec l'un de ses potes qui rate lamentablement son stage dive, vers le milieu.

mardi 8 mars 2011

The abundance of numbness can claim self rule

So many have lost their way
So many have fallen to their grip of faith
Controlled by their words of hate
Divided we ravage our homelands

The abundance of numbness can claim self rule
Diseased transmission can claim us all

A system of panic enslaves
The binding obtainment brings darker days
A stand must be taken to save
No cries for us, the war is waged
It's done

I strive to find my way
My will be done
Work these hands until they bleed
My will be done
I'll listen for the call
My will be done
Now pray for your miracle
My will be done

No cries for us, the war is waged
My will be done

The abundance of numbness can claim self rule
Diseased transmission can claim us all

So many have lost their way
So many have fallen to their grip of faith
Controlled by their words of hate
Divided we perish

Now I strive to find my own way
My will be done
Work these hands until they bleed
My will be done
I'll listen for the call
My will be done
Now pray for your miracle
My will be done


Unearth - My Will Be Done

lundi 7 mars 2011

Photos de ma life de gamer (again)


Le multi de Bulletstorm vend du rêve.

La vidéo du Lundi



Si je devais vraiment regarder la TV, ce serait seulement pour ce genre de conneries qui prouvent que les ricains ont tout compris au sens du mot "entertainment". Ouais, bon, ok, à côté il y a tout ce que la TV propose de pire mais crotte, je suis un Bisounours et je ne vois que ce qu'il y a de beau et parfait donc je vous prout.

dimanche 6 mars 2011

Brain Dead (1993)



Un jour, un pauvre gars bossant dans le spectacle s'emmerdait. A force de devoir créer des effets spéciaux avec plein de trucs en plastique et de liquide de diverses couleurs et à l'aspect douteux, il se dit que ça pourrait être cool de fabriquer les trucs les plus barrés possibles. Comme un bras qui s'arrache avec plein de sang qui gicle. La même chose avec une tête. Oh, et s'il essayait avec un corps tout entier ? et s'il mettait des litres et des litres de faux sang, jusqu'à remplir une salle ?
Bref, en allant de plus en plus loin dans son délire, ce gars s'est dit qu'il avait de quoi fournir tout un arsenal de bidoche pour un film bien gore comme il faut.

Sauf que...

Non.

Il n'était pas allé assez loin dans son délire. Il a trouvé pire que lui : un gros barbu de Nouvelle-Zélande qui veut réaliser le film d'horreur de ses rêves en utilisant l'équivalent de 10 usines chinoises de jouets en plastoque et assez de faux sang pour remplir une piscine olympique. Vraiment une petite bite l'autre gars à côté.



Brain Dead est donc le film de tous les fantasmes de son réalisateur (je vous laisse la surprise de qui c'est à la fin pour ceux qui ne le savent pas encore) : une histoire débile avec un pseudo singe-rat qui rend les gens morts-vivants, une histoire d'amour ultra niaise et des personnages tous plus déglingués les uns que les autres (mention spéciale au prêtre karatéka), tout ça au service d'un apocalypse de gore qui va crescendo (mais d'une puissance) pour un final qui tâche bien comme il faut.



Parce que Brain Dead va très loin dans ses délires et l'assume complétement avec un côté second degré jubilatoire. En vrac, vous aurez le droit à tout les membres du corps humain arrachés ainsi que la vision de tous les organes qui le compose, des mains qui passent au mixeur, un bébé zombie plus timbré que n'importe quel gosse épileptique devant un épisode des Pokémons, une tondeuse à gazon, du sayxe tout en finesse, du dégueulasse... du bon gros film gore à l'ancienne, sans le trip "du cul-de la torture" des films récents du même genre.



Timbré comme c'est pas permis, filmé avec une caméra rarement fixe (et beaucoup de gros plans), des effets spéciaux plutôt bien foutus (pas tout le temps, mais certains s'en sortent vraiment bien) certifié sans images de synthèse en mousse et un final tout en massacre mythique, Brain Dead mérite amplement son statut de film culte, aux côtés des Evil Dead et autres Bad Taste (du même réalisateur) pour le trip horreur/gore/humouralacon. Et pour casser le suspens qui a tendu votre slip (ou string, ne soyons pas sexiste), c'est monsieur Peter Jackson qui est coupable de ça. Si si, le même que celui qui fera Le Seigneur Des Anneaux plusieurs années après... comme quoi...



Et un lien vers la séquence à la tondeuse à gazon, en mode spoil et pas pour les enfants : ici.