Plus j'y repense et plus je me dis que Mass Effect 1, c'était quand même de la bonne : un univers riche, pleins de possibilités, un scénario prenant... même ses petits défauts me font plus rire qu'autre chose maintenant. Et pour me remémorer tout ça, il a fallu que je me mette à Mass Effect 2, toujours des mois après tout le monde, on ne change pas les bonnes habitudes. Bon, même si le jeu permet de reprendre les sauvegardes du premier épisodes (avec de véritables changements dans le scénario), j'ai changé d'ordi depuis et je préfère prendre le jeu tel qu'il est, comme les développeurs ont voulu me le donner. Parce que merde, derrière tout ça, on a les gars de chez Bioware, autant dire des gars qui touchent pas mal niveau RPG. Hop, le jeu se lance, interface soignée et tout, création rapide du perso et en voiture Simone.
("Hmmpf hmmpf !" une combinaison où il ne faut surtout pas péter (oui, elle est facile, pardon aux familles, toussa, hein))Pfiou... c'est beau, y'a pas à dire, la modélisations des personnages est toujours aussi remarquable. Ooooooh, les beaux décors... et cette animation toujours irrésistible des aliens qui sont toujours plus "réalistes" que les humains... dans tous les cas, Mass Effect 2 porte une très belle robe grâce à une version PC merveilleusement optimisée.
Bon, voyons le fond maintenant. Oh. Barge.
Autant tout dire tout de suite, Mass Effect 2 n'est plus un RPG au sens stricte du terme : plus d'inventaire, pas de fiche de perso, une simple barre de pouvoir à upgrader selon les points d'expérience et des combats qui se résument à du TPS assez nerveux mais pas extraordinaire pour autant. La première heure, ça surprend quand même beaucoup, on a limite l'impression d'être pris pour un sacré con pour tout vous dire. Et puis, le temps passe et on crie au génie. Pourquoi ? parce que Mass Effect 2 est bourré d'éléments de role-play dans le sens noble du terme.
(Na na, ce n'est pas Tron mais juste un pouvoir surpuissant balançant un testicule sur vos ennemies. Classe) Car durant les nombreuses phases de dialogues, vous devrez souvent prendre des décisions. Si certaines sont sans réelles importances, d'autres le sont beaucoup plus et influencent énormément sur le reste de l'aventure. L'univers autour de vous évolue réellement en fonction de vos choix et vos coéquipiers vous seront plus ou moins loyaux selon vos prises de décisions et actions. Tout cela est amené de façon remarquable par un scénario toujours aussi passionnant et cachant un background effrayant de cohérence et absolument gargantuesque. Tout est décrit dans les moindres détails et c'est un plaisir de chaque instant que d'essayer de comprendre la géopolitique locale de chaque système solaire, d'apprendre pourquoi telle race d'alien se trouve proche de l'extinction... les dialogues sont superbement écris et l'adaptation française est toujours de haut niveau.
Mass Effect 2 est beaucoup plus linéaire que son grand frère : on enchaîne presque les missions avec cette succession dialogue / combat qui paraît basique mais qui cache toujours le gros du jeu, à savoir son écriture passionnante et son monde évolutif. Les phases en véhicule bien pourrie du premier épisode ont disparue pour notre plus grand plaisir et l'on pourra à la place s'adonner à un mini jeu un peu saoulant à la longue qu'est la recherche de minerais sur les planètes (rien de rédhibitoire pour autant).
Loin d'être un obstacle, la linéarité du jeu nous pousse à nous immerger dans une histoire beaucoup plus mature, sombre et dont on comprend mieux les enjeux et les finalités. Mieux encore, il est fortement recommandé de recommencer le jeu en essayant différents types d'approches (plutôt sage, plutôt bourrin, plutôt neutre) et se rendre ainsi compte de la différence de l'expérience de jeu. Et n'hésitez surtout pas à vous intéresser aux histoires des personnages de votre escouade car vous aurez droit à de véritables moments de bravoure et à des missions aussi originales que passionnantes à vivre, donnant une véritable consistance à chacun des membres de votre équipage.
Mass Effect 2 est beau, plutôt long (une bonne vingtaine d'heures en ne faisant que la quète principale, doublez ce nombre pour tout faire), linéaire mais à tout du grand jeu. Role-play dans l'âme, ceux qui ne cherchent qu'un vulgaire jeu d'action peuvent regarder ailleurs. Pour les fans de RPG hardcore, c'est sur, le jeu va déranger. Mais ce serait passer à côté de l'une des meilleurs histoire que j'ai pu voir dans un jeu... vivement la suite et la conclusion de la trilogie... oh que oui.



































