Titre : The Legend Of Zelda : A Link Between Worlds
Testé sur : 3DS avec la 3D A FOND GROS
Genre : Zelda vu d'en haut
Config conseillée : aimer Zelda, bonus nostalgie pour plus de 20 ans
"Ouais, ça vaut le coup."
Parce que au cas où vous vous demanderiez s'il est tout bien le nouveau Zelda qui en plus est la suite oh-putain-le-meilleur-Zelda-evaaaaar-putain-trop-bien, aka
Zelda : A Link To The Past de la Super Nes, bah ouais, ça vaut le coup, foncez l'acheter et perdre une bonne quinzaine d'heures dessus. Après, si vous vous demandiez s'il marquera les esprits comme son grand frère, et bien... nope. Est-ce que ça en fait un mauvais jeu pour autant ? ou juste un mauvais Zelda ? rien de tout ça, et même que je vais t'expliquer à toi, jeune fougueux/fougueuse, le pourquoi du comment que c'est trop du ballon. Diantre que d'animation par ici.
(tu vas en couper de l'herbe)
Alors là c'est le moment de parler de l'histoire. Et on lol un bon coup, hein, parce qu'on parle d'un Zelda, là. Donc en gros, dans le Hyrule de A Link To The Past (même carte grosso modo mais remplie que d'éléments inédits, ne paniquez pas), tout va bien pour Link qui bosse pour le forgeron, même que tranquille pépère il se réveille un beau matin, tac tac tavu, mais qu'un méchant monsieur fout la merde dans le royaume et patati, patata, ça transforme la princesse Zelda en peinture et Link aussi au passage, sauf que, grâce à un élément scénaristique de ouf, Link échappe à la malédiction et garde la possibilité de se transformer en peinture quand il veut sur une surface plane et ainsi il va pouvoir allez tuer le méchant du jeu. Comme d'hab' il faudra passer par différent donjons pour récupérer la Master Sword et puis aller dans le monde alternatif des ténèbres de la mort qui tue et tout pour libérer du monde et tout ça... et à vrai dire, aussi con que cela puisse paraître, ça me plaît. Tout comme les Mario, je ne demande qu'à un Zelda d'être un Zelda. Un scénario convenu mais qu'au moins on a toujours en tête et qui permet de se concentrer sur une seule chose : le gameplay.

(Joie : se coller aux murs n'est pas un simple gimmick mais une vraie bonne idée, la foule est en délire et les femmes enceintes pour 150 générations. Au moins.)
Et là, quand on parle de gameplay avec ce nouveau Zelda, on touche au quasi-parfait. Ouais, même pas peur de le dire. En même temps dans cet épisode Link se manie comme dans un bon vieil épisode vu de dessus, c'est à dire de façon fluide, au pad circulaire et sans connerie de stylet (oui, les épisodes DS m'ont saoulé avec le stylet, aussi bons qu'ils soient). Même qu'on peut changer d'item à la volée en passant par l'écran tactile, que Link répond à la milliseconde et que, sans m'en rendre compte, il s'agit de l'épisode où Link est le plus smooth à contrôler. Et puis il y a la nouveauté de cet épisode : le fait de se plaquer sur une surface lisse, c'est à dire sur à peu près n'importe quel mur. Au début j'avais peur du gimmick inutile... et en fait ça marche à mort. Le level-design du jeu est complétement adapté à cette capacité, si bien que les développeurs se sont amusés à cacher un nombre indécent de bonus avec ça, pratiquement partout. Même les donjons sont fait pour qu'on se colle un peu partout et limite ça devient naturel comme geste et j'ai même l'impression qu'il sera difficile de ne plus l'avoir dans les prochains épisodes. Une bien bonne surprise. Après, comme d'hab', on taillade avec son épée, on fait des roulades, on se protège avec son bouclier, on utilise les items récupérés au fil des donjons et... ah, tien, ça non, ça a changé. Tiens donc.

(tu peux maintenant acheter tes items chez le marchand qui est directement chez toi (littéralement) et même que ça coûte un max, bravo le message véhiculé aux plus jeunes)
Car la "grande nouveauté" de cet épisode est qu'il se veut "non linéaire", entendez par ici : TU FAIS LES DONJONS DANS L'ORDRE QUE TU VEUX COCO, C'EST CADEAU, CA NOUS FAIT PLAISIR ! et dans les faits, c'est le cas. "Mais comment qu'on fait pour choper l'item qui va nous permettre d'entrer dans le donjon ?" que tu te demandes ? et bien, grâce à un vendeur qui s'installe pépère chez vous dès le début du jeu, vous pouvez louer pratiquement tous les items du jeu dès le début du jeu. Oui, louer. Entendez par là que si vous mourrez, les items retournent chez le marchand et vous devez les repayer. Sauf si vous les acheter une bonne fois pour toute, mais ça coûte un max. Sauf que dans cet épisode, la thune, c'est pas vraiment un soucis : on se retrouve très vite avec une quantité de rubis tout simplement indécente, du genre plus 5 000 de rubis (5K, T'ENTENDS ?) en fouinant à droite à gauche, si bien qu'au début j'ai presque cru à un bug ou alors que je passais trop de temps à tailler dans les herbes hautes. Après, dans la réalité, oui, vous pouvez faire les donjons dans l'ordre que vous voulez. Mais pour le coup leur difficulté n'est pas croissante, ils sont presque au même niveau et ça ne change pas grand chose au déroulement de l'histoire, vu qu'on peut très bien se balader sur pratiquement toute la map' dès le départ vu qu'on possède tous les objets. Ca paraît inutile ? oui... et non, car, encore une fois, on parle d'un Zelda, là.

(les donjons envoient trop du ballon)
Et les donjons dans Zelda, c'est une institution, un cas d'école que tu pourras à tout prix essayer de copier mais que tu n'égalera pas. Et même si l'on n'est pas dans les donjons les plus réussis de la saga, ça reste quand même du très haut niveau. Il y a toujours cette bonne idée dans le level-design, ce petit truc en plus qui fait que les énigmes sont suffisamment compliquée pour que tu cherches un peu sans bloquer. Par contre, gros défaut : c'est facile... mais vraiment. C'est d'ailleurs le gros point faible de cet épisode : on se balade. Que ce soit dans les donjons ou partout ailleurs, on se balade. Pas de gros défi, même le boss de fin se fait gentiment exploser... bon je sais bien que comme la plupart des joueurs de cet épisode j'ai un certain passif sur la série, faisant en sorte que je suis très à l'aise, mais même. Dommage...
(il y a même un mode multi compétitif par Streetpas mais il est tellement anecdotique que je l'ai volontairement oublié, oui, vil que je suis)
... clairement dommage, car à côté de ça, le jeu est fantastique. On prend un pied monstrueux à se balader sur ce monde aussi familier que nouveau, on essaye de trouver tous les bonus, on fait très vite un nombre indécent de quêtes secondaires, on explose du monstre à tout-va... c'est du Zelda à l'ancienne tout en étant moderne dans son approche. Bref, du très bon. Mais il lui manque ce petit truc qui le rendrait mémorable, qui m'ôterait cette sensation de jouer à un épisode "secondaire", car après l'avoir fini, même si je me suis éclaté, j'ai bien du mal à vous dire s'il m'a véritablement marqué. A peine fini, je l'ai presque oublié, ce qui est un peu bizarre quand on joue à un Zelda quand même... mais bon, même si le style graphique va en rebuter plus d'un (à raison, Link est incroyablement moche), le jeu est fluide, beau à en pleurer, la 3D est très agréable (et pas indispensable, juste très bien intégrée) et la musique... oh putain, oui, l'OST de cet épisode rentre direct dans le haut du panier. Entre réorchestration des thèmes de
A Link To The Past et nouveaux thèmes, ça envoie du pâté comme rarement, si bien que j'ai encore du mal à croire que c'est ma petite 3DS qui crache un son pareil. Et malgré une durée de vie un peu faiblarde (environ une quinzaine d'heures pour terminer la quête principale), je ne peux que vous conseiller de foncer. Surtout si vous aviez joué et aimé
A Link To The Past, pour le coup la nostalgie fait un bien fou.