jeudi 31 mai 2012

Men In Black 3 (2012)



Saviez-vous qu'il existe encore de rares pêcheurs de par le monde qui continuent à utiliser les oiseaux pour pêcher ? c'est le cas des pêcheurs au cormoran en Asie qui, tel des dresseurs de tigre dans un cirque, envoient ces volatiles choper les poissons tout frétillants direct dans l'eau, tout en restant sur leur barque, surveillant le bon déroulement de cette « chasse ». L'animal tout foufou de pouvoir se gaver fonce tête baissée et avec son long bec se fait plaisir tout en ramenant sur le bateau du pêcheur les pauvres poissons. Toutefois, le cormoran étant vicieux, il se dit qu'il peut tout gober et ne rien donner au pêcheur. Le fait il ? que nenni : une corde attachée autour de son cou l'empêche d'avaler les poissons. Bien entendu, le pêcheur lui donne de temps en temps un poisson en récompense. Le lien entre l'homme et l'animal est ici très intime, le cormoran servant autant d'outil de travail que de véritable animal de compagnie que l'on doit entretenir, aimer et dresser. Une pêche à l'ancienne, respectueuse de la nature.

Mais il existe aussi d'autres choses fabuleuses dans notre monde. Tenez, regardez l'hippocampe : il s'agit du seul animal dont c'est le mâle qui s'occupe de donner la vie. C'est lui qui garde les œufs et qui ensuite « accouche » en expulsant tout plein de petits hippocampes tout kawaii par dizaines. Ou encore le fabuleux monde des aigles et autres rapaces. Déjà, ce sont des êtres majestueux, chasseurs hors pair, pourfendant le vent pour attraper avec ses pattes aux griffes acérées avec une précision chirurgicale un rongeur décelé à des dizaines de mètres d'altitude. Mais surtout l'éducation des petits est surprenante : la mère va entraîner ses petits à chasser de façon hardcore en les forçant à se lancer dans le vide pour apprendre à voler. Si l'un des petits est en difficulté, la mère le laisse se débrouiller, quitte à ce qu'ils se blessent, voir meurent pour certains. Une sélection naturelle de ceux qui sauront se débrouiller en quelque sorte... mais provoquée par la mère, prouvant une intelligence qu'on ne soupçonnait pas.

Oh, car vous ne le savez peut-être pas mais les oiseaux possèdent une intelligence plus développée que d'autres animaux : par exemple une pie est capable de se voir dans un miroir, de se reconnaître (mettez lui un objet dans les plumes, elle le verra dans le miroir et s'aidera de son reflet pour le retirer). Et ce fameux gorille, Koko, à qui on a réussi à apprendre la langue des signes et qui était capable de communiquer, de façon certes basique, avec les humains. On se rend ainsi compte que l'animal a de l'empathie quand il apprend la mort d'un chat qu'il a adopté, qu'il se rend compte de son existence et qu'il peut même apprendre à compter !

C'est fabuleux quand même, non ? vous vous en foutez ? vous vous demandez ce que je raconte depuis le début alors qu'il y a en gros marqué Men In Black 3 en début d'article ? c'est simple : j'ai rien à dire sur ce film.

Sérieusement.

(détail qui fait la différence : le gâteau remue plus que ses seins)

Entre son manque d'humour, de cohérence, cette impression que les acteurs s'en foutent royalement, le scénario digne d'une rédaction d'un enfant de CE1, une fin faussement émouvante… si Men In Black le premier était une très bonne comédie qui passe très bien les années, si Men In Black 2 était une bouse infâme que seuls quelques gags bien trouvés sauvent in extremis du plantage total, Men In Black 3 laisse pour sa part juste indifférent. Sérieux, juste après la séance j'avais déjà oublié le film. Donc ne vous faites pas de mal et n'allez pas voir ce film dont il n'y a rien, mais alors rien à garder. Achetez, sortez la vieille VHS ou downchargez (faites comme vous voulez je m'en fous) le premier épisode, brûlez le DVD du second et faites un doigt d'honneur à l'affiche du troisième. Et pitié Will Smith, refais des bons films, ceux où tu fais à la fois le con et le tough guy. C'est peut-être pas fin mais au moins ça détend et on sent que tu t'éclates. Parce que là tu touches le fond et ça me rend vraiment tout triste. Et remets toi à la musique : ton survêt' bleu pétant manque cruellement pour régler les couleurs de mon écran.
Donc foutez moi ce neurolaser avec puissance maximale dans les yeux que j'oublie tout ça et que l'on fasse comme si c'était un mauvais rêve. Oh oui, ce serait si beau...



Je préfère vous mettre une compétition de Divekick AVEC LE SON A FOND QUI SATURE PARCE QUE C'EST LOL

mercredi 30 mai 2012

Shampoo nippon

Ce qu'il y a de bien quand tu découvres quelque chose d'unanimement adulé par la populace et les gens de bon goûts des années après tout le monde, c'est que tu peux vérifier si cette œuvre passe le temps et si elle te mets toujours une claque en pleine face. Donc là, je "découvre" enfin Samurai Champloo en anime, série aussi courte que mythique qui a marqué tout ceux qui ont pu y jeter un coup d'oeil. Profitant d'une fête du slip chez le supermarché local qui a foutu les coffrets DVD d'anime à 20€ (miam, Berserk), je me prends le coffret "gold edition" qui contient l'intégral de la série en 6 DVD avec quelques bonus alacon qui n’intéresseront que les fans hardcore et je me matte ça. Au début à petit rythme pour au final me faire pratiquement la moitié des épisodes restants en une seule traite. Et je peux comprendre ceux qui ont été marqué : c'est aussi unique que fabuleux.

(notre fine équipe en pleine méditation)

Dans un japon de l'ère Edo (de 1600 à fin 1800 pour faire simple) fictif rempli de plein d’anachronismes, une jeune fille, Fuu, recherche un certain samouraï qui "sent le tournesol". Par un concours de circonstances, elle se retrouve aux côtés de deux hommes qui, pour le coup, eux aussi se rencontrent par le plus grand des hasards. D'un côté Mugen, jeune homme fougueux, impétueux et foufou, et de l'autre Jin un ronin (samouraï sans maître) calme, taciturne et excellent combattant. Les trois se retrouvent à voyager ensemble malgré leurs différences en partant donc à la recherche de ce fameux samouraï aux tournesols.

(la matraque de la justice, c'est t'y pas magnique)

Un pitch de départ certes simpliste mais propice à un enchaînement d'aventures pleines de rebondissements et d'action. Mais plus que ça, ce qui rend Samuraï Champloo si mythique c'est son aspect unique : un mélange entre le chambara (les films de combats de sabres japonais) et la culture hip-hop. Ne soyez donc pas étonné si la B.O. est composée de rap de qualitay, si Mugen se bat en effectuant des figures de breakdance et autre capoeira et si un narrateur intervient en rappant son speech. Il y a plein d'autres trouvailles mais c'est étonnamment bien intégré à l'anime, sans jamais en faire trop. Il en dégage une sorte d'esprit "punk" pas dégueulasse, donnant une pêche inédite aux scènes d'action tout en gardant une certaine continuité dans les scènes plus "traditionnelle". Vraiment bluffant et terriblement efficace.

Avec un mélange d'humour et d'action (les combats de sabres sont excellents et bien animés) qui fonctionnent parfaitement, une B.O. d'enfer, un style de dessin réussi de bout en bout (c'est le popa de Cowboy Beebop aux commandes, excusez du peu) et une histoire pas si innocente que ça (avec un final épique et inattendu), difficile de décrocher et de ne pas se maudire d'avoir regardé trop vite les 26 épisodes en quelques jours seulement. Si vous cherchiez un vrai anime qui a de la gueule et que vous kiffer les combats classes et le fun, vous pouvez foncer les yeux fermés. Et bien entendu, ça se matte en V.O. sous titrée (donc je peux même pas vous dire si la VF est bonne ou pas vu que j'ai même pas essayé de l'écouter mais à vrai dire on s'en fout complétement).

Life is hard life is stress life is such a pain in the ass

Woke up hung like a ton of bricks
Don't know where the hell I am
Who's this naked next to me
What did I do I gotta pee
Can't work or go to school today
Can't remember if I do that anyways.
Got some money got no clue
The world's a mess

I hate my life

Crashed the car lost the job I'm dirty smelly total slob,
Lot's of sex little love stimulation no satisfaction.
Life is hard life is stress life is such a pain in the ass
Saturday night and I'm not dressed how can I go

I hate my life
Your life's so bad they're gonna take it take it all away,

Complain, complain life sucks anyway
It it's all so hard let them take it all away.
Why the competition why stress to death
Be happy with waht you have most have so much less
I hope one day we realize how good it really is.
Yeah, I may hate my life at times but I always try to live


Youth Brigade - I Hate My Life

lundi 28 mai 2012

La vidéo du Lundi



Le comeback du yo-yo dans les années fin 90-début 2000 fut aussi imprévisible que violent. Et là je me dis que c'est toujours pas terminé... pitié, pas le fluo, on mérite pas...

dimanche 27 mai 2012

Versus libre

C'est en faisant le hipster de base en scrollant ma page Twitter bourrée d'info' diverses, de liens trop lol pour le commun des mortels et surtout, SURTOUT, des vidéos survenant de nulle part, qui arrivent pour te choper à la gorge, te cracher dessus et repartir bien sagement dans les tréfonds du stream pleins de tuyaux, que je tombe sur un truc assez violent pour le cerveau :



Forcément, un bon WTF sort. Je vais me laver les yeux à la javel. Je retourne sur l'écran, je revisionne la vidéo. Relavage des yeux, avec de la soude en plus. Puis je me dis "Diantre, c'est bien animé quand même cette animation. Pas mal, pas mal.". Sauf que... après quelques petites recherches (environ 5 secondes quelques grosses minutes) j'apprends qu'il s'agit d'un jeu. Si si : ce que vous voyez est bien une partie jouée. Bon, probablement par des japonais poulpes et ayant une déconnexion assez sévère avec la réalité, mais c'est du vrai. Donc je vous invite à lire la magnifique page Wikipedia du soft MUGEN et allez vous faire votre ELYSEE 2012 : BATLLE FOR MONTARGIS et finir ainsi en beauté ce week-end magique marqué par l'Eurovision (ou pas).




samedi 26 mai 2012

Liens du week-end

Alboum sentant bon la folie de nowel du week-end : CanISay? Records - Christmas Album : ZE compil d'un label qui commence à bien s'installer et qui propose une tripotée de bien bons groupes et albums, notamment le tout récent tout beau split Justin(e)/Santa Cruz que vous devez acheter, c'est un ordre

Jeu qui t'empêche de retourner sur Diablo du week-end : Infectonator 2 : rend le monde tout plein de zomzom pour que tout le monde meurt dans la violence et la déchéance, c'est beau

Groupe qui promet de promettre du week-end : The Hardest Season : n'hardcore du courant moderne et chaotique avec une certain approche mélodique dans ses traits plus fins, tout juste entre les bourrasques de guitares et les bombes de caisse claire

Image pour faire péter le ouaib du GSM du week-end :

Vidéo du ouaib fou fou fou du week-end :



Site qui te rend citoyen du week-end : Kickstarter Carmageddon : si ce projet prend vie, on aura le droit à une vraie suite de Carmageddon. UNE. VRAIE. SUITE. CARMAGEDDON. Vlan.

Clip toutouioutou du week-end : Adelleda - Don't Worry, I'm Drunk

vendredi 25 mai 2012

Live Report : 24/05/12 @ Rouen

Lieu : Bateau Ivre
Groupes : Unbrained (FR) ; Die Hombre! (FR) ; One Thousand Directions (FR) ; Wank For Peace (FR) ; Fights & Fires (UK)

Curieux. C'est toujours quand tu veux faire une bonne soirée peinard dans un bar avec des bons groupes pour te faire remuer la tête et perdre ta voix tout en s'hydratant de jus de pomme que la météo vient foutre le bordel. NON MAIS SANS DECONNER !!! C'EST QUOI CA ?? en 24h on a gagné presque 20° là. Alors que j'étais encore en début de semaine avec mon tee-shirt manches longues, le jean et la veste au cas où, là on ressort les pantacourts, les t-shirt bien larges et on s'enfile de l'eau pour ne pas finir comme une larve au bout de 5 minutes. Et on va profiter de l'effet sauna de la salle, faire de cette soirée un expérience pouvant nous qualifier pour Koh-Lanta. En tout cas je suis au taquet et même si je sais que je vais finir coulant dans ma sueur, je veux profiter, BOURDAYL !!

Moi j'aime bien Unbrained. Des jeunos qui balancent du punk/rock à la californienne, le tout bien speed avec les mélos qui vont bien et ce double chant à la fois clair et hurlé qui donne une bonne consistance aux compos qui, même si elles sont hélas peu nombreuses, te font passer un bien bon moment. Tu crois parfois entendre du The Offspring, du Pennywise, tout ce qui a bercé ton époque collège/lycée. Là c'est la même, avec cette énergie et cette envie d'enfiler tes skate-shoes pour sautiller partout et espérer tenter ton premier slam. Même si ce soir les quatre gus ont dû faire avec un pétage de corde qui a provoqué un arrêt de 10 minutes du set, sans proposer de meubler avec des trucs de base comme cracher du feu, des tappings de basse, un caps à l'échelle d'un bar... mais on s'en fout, ça bouge bien, c'est bien foutu et tu prends ton pied. Sinon les mecs vous sortez un truc bientôt ? non parce que mon ipod a besoin de se nourrir, vous comprenez...

L'enfer du sauna va cette fois toucher les Die Hombre! qui ce soir en profitent pour sortir leur premier EP. La recette ne change pas : punk/rock aux sonorités plus rock, avec un chant hargneux et des chœurs bien amenés. Ca reste toujours sympatoche, ça reste aussi un jeune groupe avec ses défauts de jeunesse (un petit riff trop long ici, un chant un poil raté de là, rien de bien méchant) mais ça s'écoute toujours avec plaisir, même si je ce soir je suis plus resté à l'extérieur pour tenter de respirer un peu et chercher de la fraîcheur, sans véritable succès malheureusement. Mais de ce que j'ai vu, c'est un groupe plus à l'aise sur scène et qui a une marge de progression assez prometteuse. A suivre donc... en tout cas ils commencent à tourner donc vous pourriez les voir près de chez vous si tout se passe bien d'ici quelques mois.

Grosse surprise du genre punk/rock de la scène française de ces derniers mois, les One Thousand Directions sont présents pour mon plus grand bonheur de groupie de leur premier album (avec son magnifique emballage fait par Des Ciseaux Et Une Photocopieuse). On a là du punk/rock à la Burning Heads, avec un petit côté street-punk pas dégueu du tout et ces mélodies qui entraînent des "WOHOO WOHOO !" en chœurs assez facilement, te forçant à gueuler en bon moment avec le groupe. Ca joue 'achement bien (le bassiste est vraiment très bon), ça bouge bien et ça fout la patate... même si j'avoue que les chansons plus "dub" avec des rythmiques plus lentes cassaient le rythme d'un set plutôt court... ça tient ses promesses donc même si j'ai trouvé le groupe beaucoup plus efficace dans ses chansons speed et rentre dedans... à voir sur le long terme mais ça reste à vivre en live et à écouter en boucle sur skeud. Très bon live en tout cas.

Mes chouchous de Wank For Peace, les Kid Dynamite à la française, viennent nous donner du plaisir en balançant leur hardcore/punk ultra speed et mélodique, dans le plus pur style du groupe mythique cité plus haut. Malgré un son vraiment brouillon et un chant parfois inaudible, la sauce prend direct grâce à un chanteur survolté, heureux de chaque paroles chantées par le public et n'hésitant à mouiller le maillot (vu la chaleur de ce soir il le liquéfie carrément) en enchaînant les tubes (raaaah "The More We Drink The Worst We Sound" ou les énormes cover de Blink-182 et The Steal) faisant que ta mère va jumper. Le set défile à une vitesse folle et le nouveau batteur semble avoir toujours été là tant il est à l'aise. Je suis un sale groupie mais franchement dans le style c'est vraiment excellent et difficile de trouver meilleur actuellement de part chez nous. Donc on leur fait de gros bisous et on attend avec impatience un nouvel album qui va mettre tout le monde d'accord.

Gros moment : le set de Fights & Fires. Mais vraiment... vous savez ce truc... genre, vous avez déjà vu le groupe en live et vous aviez adoré. Vous gardez un bon souvenir, vous achetez le CD, vous l'écoutez avec beaucoup de plaisir et le temps passe... quelques jours avant le concert vous réécoutez la disco' du groupe histoire de bien se remettre les paroles en tête et vous vous dites "Ah tiens ça sonne carrément punk/hardcore en fait..." à cause d'un prod' étonnant lisse et peu puissante, alors que vous aviez un autre souvenir du son du groupe en live... et c'est précisément quand le set des anglais commencent que vous vous prenez en pleine gueule ce souvenir : Fights & Fires est un monstre de hardcore'n'roll à la The Ghost Of A Thousand ou Cancer Bats avec un côté rock'n'roll plus nuancé. Ouais, une bonne grosse claque, avec un son aussi énorme que la taille de la chemise du chanteur (on tape dans le 3XL là) grâce à un guitariste et un bassiste au son ravageur, destructeur, tout en gardant ce feeling hardcore donnant une puissance dingue aux compos. Le chanteur est ultra présent, baladant son pied de micro partout dans le public, parfois même en chantant avec tout en tenant le micro à la main (Gallows style, mec) et fait son boulot sans accroc. L'ambiance est là, avec un guitariste s'amusant du mode sans fil de sa guitare pour se balader et faire des solos n'importe où dans le bar et un public acquis à la cause du groupe qui reprend les paroles ("SHAAAAKE IT SHAAAAAAAAKE IT !") pour un final explosif avec un "Better Dreams" et ses "Proof that ghosts exist !" repris par tout le monde... ce fut bien bon, ce fut même excellent et ça me conforte dans l'idée que l'on a bien là un successeur sérieux aux défunts Gallows (oui je troll) et Ghost Of A Thousand. Putain de bon groupe live !

Allez, on profite enfin d'un peu de fraîcheur pour aller racketter la distro' locale et remplir encore plus sa collec' de vinyles et on rentre tout transpirant d'une bien bonne soirée qui a au moins eu comme mérite de proposer à la fois du bon son et la possibilité de perdre facilement 4kg avec la sueur. Le rock c'est la vie, gros.

jeudi 24 mai 2012

Du hast copié ma musique

Malgré 11 ans d'allemand à l'école et la perte totale depuis de tout ce que j'ai appris durant cette période de ma vie, une adoration pour le metal et le gros son qui te fait headbanger, le côté rebelle en ayant des sweet à capuche Blink-182 à 13 ans, je n'aime pas du tout Rammstein. Mais alors paaaaaaaaaaas du tout. J'accepte encore que ça passe en fond à 15 mètres de mes oreilles dans un endroit tout cool et proposant des boules quiès pour me boucher le cérumen, mais pas plus. Je ne sais pas, le son est peut-être trop "propre", trop "machine qui peut pas déconner" et même si j'admets que niveau indus grand guignole on fait difficilement mieux, je me suis senti grand rebelle en n'écoutant pas ça au collège et lycée. M'enfin bref, tout ça pour vous dire que par contre j'adore l'une des cover des teutons : un groupe de kids qui s'appelle Children Medieval Band. Vlan. Avec un nom comme ça, déjà, c'est le jackpot. Mais mieux que tout : ILS SONT DOUES LES BATARDS ! surtout la fille à la percu' pour qui je pronostique un avenir glorieux dans le grindcore. Ou pas. En tout cas ça s'écoute super gut.



A noter qu'ils ont été repéré par Rammstein pour jouer en première partie d'un de leur concert. C'te classe quand même, à part pour la gamine de 4 ans qui va légèrement flipper en voyant le chanteur arriver avec un chibre en plastique de trouze mètres giclant les 5 premiers rangs de spectateurs. C'est aussi ça la classe à l'allemande.

mercredi 23 mai 2012

Robot qui pwnd tout


Les jeunes ultra connectés de maintenant ne peuvent pas comprendre. Quand tu es un joueur console de la fin des années 90, tu profites de ta Playstation acquise après des mois d'argent mis de côté (et tu rages à 24 ans de ne pas avoir choisi la Saturn mais ça c'est un autre débat) et tu achètes des magazines de jeu vidéo. Oui, car l'élément Internet n'était pas super bien répandu, tout comme les sites de jeu en général, donc si tu voulais savoir l'actualité de ton média préféré, tu ACHETAIS des magazines. Et surtout, Saint-Graal ultime : tu avais un CD-Rom de démos. Et rétrospectivement, tu te rends compte que t'as presque plus joué à des démos qu'à des jeux finalement, tant la collection de CD de démos grandi aussi vite que les CD Aol ou Infonie de l'époque. Et parfois vous tombez sur la démo d'un jeu et vous accrochez tout de suite, vous VOULEZ ce jeu comme un sale gamin que vous êtes. Comme à l'époque ma compétence "argent de poche" n'était pas très développée, je devais trouver les jeux qui m'intéressaient en occaz' dans des magasins spécialisés indépendants (car oui ça existait à l'époque, Micromania, Score Games ou Ultima te prenaient déjà pour des pigeons donc autant faire gagner le petit indépendant qui galère). Et un jour, pouf, gros coup de moule, je trouve le jeu que je cherche et dont j'avais saigné la démo.

FUTURE COP L.A.P.D. 
aka 
CA PETE DE PARTOUT AVEC NONO LE GROS ROBOT

(des affrontements avec de la finesse)

Sorti en 1998 sur PS1, PC et Mac, ce bijou trop méconnu est ce que l'on appelle dans le jargon un bon gros shoot des familles. Le scénario ? on s'en fout mais en gros dans le futur de Los Angeles c'est la grosse merdasse, les ponk sont dans la rue en masse tout comme les terroristes, la ville est à moitié en ruine... on vous envoie donc vous, cher policier de la L.A.P.D. sur place à bord de votre bon gros robot qui rend misérable Robocop en quelques secondes (à noter que le design ressemble fortement au ED-209 du même film). Véhicule toutes options : mitrailleuse, lance-roquettes, laser, mortier, la TNT et distributeur à Smarties... vous choisissez vos armes avant une mission, vous déboulez sur place et vous faites le ménage. Mais violemment : vu que vous faites environ 4 mètres vous pouvez écrasez les ennemis humains, mitrailler et faire exploser les robots ennemis, balancer un bon gros missile sur des tourelles... la sensation de puissance est démentielle, surtout pour un jeu de cette époque, grâce à des effets spéciaux omniprésents et qui flattent la rétine (des éclairs, du feu, des explosions, du sang...), faisant de Future Cop L.A.P.D. l'un des plus beau jeu de son époque et de la PS1 tout court.

(équipement anti émeute tout juste envoyé de la France pour sauvegarder votre dictature, c'est cadeau)

Si vous avez joué à Heavy Gear II (vous avez du goût) ou à la série Mechwarrior, vous savez qu'un gros robot c'est puissant mais c'est trèèèèèèèèèèèèèès lent et trèèèèèèèèèèèès lourd. Le robot de Future Cop L.A.P.D. n'a pas tout ces problèmes et pour cause : on est dans un bon gros jeu d'arcade bourdayl ! notre robot peut straffer, sauter (bon, par très haut ni loin, mais il peut le faire, même si ça engendre des parties de plate-formes vraiment inutiles et plombant le rythme) et, encore mieux, faire son Transformers en changeant de forme pour devenir une sorte de tuture, gagnant à mort de la vitesse mais perdant tout le côté destruction massive du coup (par contre le jeu se transforme en Carmaggedon le temps de quelques écrasements). C'est ultra jouable (à part le saut comme dit plus haut), le robot répond au poil et il aisé d'utiliser les différentes armes, toutes utiles selon la mission (donnant un côté stratégique certes riquiqui mais présent)...en un mot : jouissif !

(le pixel qui vole c'est vous et là, vous venez de prendre cher)

La campagne solo n'est pas très longue mais la difficulté est bien présente, rappelant la parenté assez bâtarde que le jeu possède avec la série Desert Strike, et le tout peut se jouer en co-op avec un poto et du soda. A deux c'est clairement le bordel mais ça reste ultra jouable et prenant. Mais, là où le jeu bluffe vraiment, c'est dans un de ses modes multijoueur juste complétement en avance sur son temps. Je vous décris la scène, vous allez comprendre : en 1vs1 chaque joueur possède une base sur une map symétrique. Sur cette map vous avez des tourelles dites "neutres" qui n'attendent qu'à être prise par l'un des deux joueurs. Chaque tourelle donne des points qu'il est ensuite possible d'utiliser pour fabriquer des robots qui vont parcourir la map selon un chemin prédéfini en direction de la base adverse. Les deux joueurs, à bord de leur robot, vont donc tout faire pour choper les tourelles, gagner des points pour construire plus de robot pour rentrer de plus en plus dans la base adverse tout en essayant de buter l'adversaire pour le ralentir... ça vous rappelle quelque chose ? c'est normal : c'est ni plus ni moins que l'ancêtre du MOBA (les jeux comme League Of Legends, Defense Of The Ancients ou DoTA...). Autant dire que les parties s'enchaînent tant le concept est surpuissant et prenant comme c'est pas permis. Limite ce mode se suffit à lui-même pour l'achat du jeu.

(le mode Assaut ou le MOBA avant l'heure)

Future Cop L.A.P.D. est un jeu d'action qui passe le temps sans soucis (malgré des graphismes qui ont vieilli forcément) grâce à une action frénétique, des niveaux longs et difficiles, de la co-op qui fait plaisir et surtout un mode MOBA excellent et qui explose la durée du vie d'un titre définitivement culte. Mais culte de chez culte, hein. D'ailleurs, si vous voulez y jouer il est dispo' sur le Playstation Store pour 5€ en version PS One, jouable à la fois sur PSP ou PS3 (pour Vita je ne sais pas point par contre). Evitez la version PSP par contre : le manque de boutons L2-R2 rend le straffing injouable. Par contre sur PS3 faites vous plaisir : ça poutre encore pas mal de jeux de maintenant.



(version PC, c'est pour ça que le jeu à l'air tout propre et tout anti-aliasié et c'est allemand pour plus de classe)

mardi 22 mai 2012

Staring at the screen not saying what you mean

How easy is it to go through life disregarding everything.
Thoughtlessness flows in a time where wrong is right.

Yeah I'm gonna prove you wrong,
Let me tell you about your flaws, I know them all
Staring at the screen not saying what you mean
There's gotta be more to life than complaining
There's gotta be more that you can offer.
Let me tell you about your flaws.

Everyone is all the same, everyone you know.
Hiding. Watching. Waiting.
 

You've built this anger because you don't want to put any effort 
Into saying something worth saying.

Negative and violent, we're all so important.

Let me tell you about your flaws, I see them all.
Everyone is all the same, everyone you know.
Hiding. Watching. Waiting.
 

There's gotta be more to life than complaining

Negative and violent
We're all so important


Stray From The Path - Negative And Violent

lundi 21 mai 2012

La vidéo du Lundi



Chaka est de retour avec un tout nouveau tout beau site, il a même réussi à obtenir des fonds pour se filmer en caleçon (dans le meilleur des cas) avec une caméra HIGH TECHNOLOGY et avoir encore plus de bières. Ce n'est peut-être pas son meilleur test mais ça me permet de vous rappeler que non, Postal III est clairement une bouse. Le deux encore reste rigolo mais là non. Non, vraiment.

samedi 19 mai 2012

Liens du week-end

Alboum du week-end : Equal Minds Theory - Equal Minds Theory : quand les russes ne sont pas contents ils le font savoir. Bruyamment.

Jeu du week-end : Super Mario Bros Crossover 2.0 : la suite du crossover Nes ultime, na mais

Groupe du week-end : State Of Mind : n'hardcore ponk ma bonne dame

Image du week-end :


Vidéo du week-end :



Site du week-end : Game Boy Color : le retour du tueur de productivité

Clip du week-end : The Living Daylights - What Keeps You Breathing

vendredi 18 mai 2012

Juste de passage


Vous cliquez ICI

Vous lisez un petit peu.

Vous jouez à la démo.

... PROFIT !!! 
(et merci encore Barre De Vie)

jeudi 17 mai 2012

Beneath The Massacre - Dystopia (2008)


Vous connaissez ce sentiment d'être complétement largué, à la ramasse, semblant subir un évènement plus qu'autre chose sans rien y comprendre tout en adorant ça. Plaisir masochiste peut-être, mais plaisir quand même, surtout quand au final on s'accroche, on fait fi de toute la violence qui s'acharne sur nous en se disant qu'on a déjà connu pire et on analyse un peu tout ça. Et on n'arrive toujours pas même après des centaines d'écoutes à tout comprendre ni décrire. Mais au moins on n'est plus largué, on peut profiter un minimum de ce qui se passe et débloquer un succès imaginaire pour notre fierté intérieure.

Ca paraît bordélique ? c'est un peu ce que l'on ressent quand on s'écoute Dystopia de Beneath The Massacre, probablement les québécois les plus timbrés et talentueux dans le monde du metal. Le style ? du death-metal, définitivement, du violent, du viscéral, celui qui t'arrache la tronche sans prévenir et qui te malaxe dans son maelström de guitares et chant guttural. La particularité du groupe ? une technicité hallucinante mettant à l'amende autant un nombre infini de groupes que l'auditeur lui-même. Un bordel de branlage de manche ? non, cent fois non.

La première écoute vous laisse définitivement perplexe et vous vous dites "Diantre, mais il s'est passé quoi dans mes oreilles là ?". C'est normal, pas de panique, la musique de Beneath The Massacre ne se laisse pas apprivoiser comme ça. Du départ tonitruant avec une batterie en mode blast automatique (et un batteur pieuvre vu la vitesse), une voix qui ne sera jamais en mode chant clair et vous dégueulera à la gueule ses paroles sans sommation et surtout des guitares qui s'occupent de vous hacher menu avec des riffs entêtant, presque des boucles, donnant un sentiment de vertige inédit et qui part très loin. Rien que la première chanson doit contenir un nombre hallucinant de parties de solos, de riffs en montée et descente orgasmique. C'est crazy, c'est massif, c'est Beneath The Massacre. Vlan.

Les fans de metal technique connaissent déjà, les non fans vont hurler à la technique inutile et au remplissage. Impossible d'être entre les deux : soit on adore, soit on déteste. Néanmoins, Dystopia est une bombe de composition, de solos et de patterns de batteries hors-normes. Et rarement l'adjectif "bûcheron" donné aux québécois n'a aussi bien été adapté à des gens comme eux.

A écouter : la totalité, plusieurs fois, en s'accrochant
Pour les fans de : Meshuggah, Suffocation, Mumakil, Cerebral Bore...

mercredi 16 mai 2012

Legogo gadgeto (oui, bon...)


Quand on jette un regard sur notre passé de jeunes enfants fougueux se couchant à 21h en faisant un gros doigt d'honneur aux parents qui referment la porte à 20h et pensent que l'on dort paisiblement (ah les cons), il y a systématiquement un jouet qui revient en mémoire de tout ceux qui ont la chance d'y mettre nos sales mains pleines de Nutella et biscuits Mario : les Lego.

C'est vrai, alors qu'on encense Minecraft et que le voxel (un pixel en 3D pour faire simple) arrive dans pas mal de jeux avec son côté rétro' qui fait chaud au cœur (3D Dot Game Heroes sur Peusseu 3, un bijou méconnu), le pixel art, tout ça n'existerait sûrement pas sans ces jouets destructeurs d'aspirateurs, de doigts, de dents (quand on est hardcore pour retirer les pièces récalcitrantes) et de cahiers de vacances (parce que osef de réviser les multiplication à un chiffre à 9 ans quand tu peux construire un PUTAIN DE GROS DRAGON EN LEGO VERT FLUO !!!1). Et le plus drôle c'est que les Lego perdurent encore aujourd'hui, malgré une jeunesse actuelle ne voulant plus trop s'embêter avec des objets à monter quand ces petits cons ont déjà tout sous la main. Mais le pire (ou le meilleur, ça dépend de votre état mental) est que les Lego sont devenus encore plus monstrueux qu'avant : la voiture que vous aviez construite et avec un volant qui permet de faire à peine tourner les roues et dont vous êtes super fier ? pfffff, de la crotte de lapinou, maintenant on fait carrément l'Etoile Noire et le background de Star Wars, le tout fonctionnel et permettant de se faire ses petites batailles à l'ancienne.

Ca vous paraît basique ? attendez vous à flipper alors en regardant les différentes vidéos :







Et ce n'est que la parti émergée de l'iceberg... entre le pr0n Lego (si, si, malheureusement), les films en stop-motion, des jeux vidéo, des logiciels de construction qui rend ridicule le moindre outil d'architecte, des bouquins de montages plus gros que des bottins, la plus grande tour de Lego qui atteint des hauteurs insoupçonnées (31,9 mètres) et de la partouze de licences (Lego avec Star Wars, n'Harry l'Potter, Seigneurs n'Anneaux etc...) il y a encore de quoi faire pendant des décennies. Et c'est tant mieux, car outre le fait qu'il s'agit probablement du meilleur des jouets jamais fait par un esprit nordique tordu (avec les PUTAIN DE PISTOLET NERF), il ne faut surtout pas oublier que les Lego permettent d'avoir ça (et c'est priceless) :

lundi 14 mai 2012

La vidéo du Lundi



Normalement, cette vidéo doit faire office de teasing pour un article, juste prévu depuis des mois, sur le groupe Thrice qui s'apprête à se mettre en hiatus pour une durée indéterminée. Outre le fait que rien que d'y repenser j'en pleure dans mon t-shirt Fights & Fires (la promo, ça c'est fait), ça me rappelle que j'ai foutrement envie de parler de ce groupe trop souvent sous-estimé. Et là, paf, je viens tout juste de me souvenir que demain sort Diablo III, annihilant toute forte productivité dans les jours à venir. M'enfin, je vais faire de mon mieux et continuer ma partie de DayZ sur ARMA II plancher sérieusement sur l'article. Des bisous à vous.

samedi 12 mai 2012

Liens du week-end

Alboum joie et bonheur du week-end : Six Brew Bantha - Six Brew Bantha : coucou maman, j'écoute toujours du bruit et ça s'arrange pas

Jeu nanananananana du week-end : Talesworth Adventure : The Lost Artifacts : d'hab' c'est pas du tout ma cam les puzzle game mais là il faut avouer que ça déboîte pas mal sa moman

Groupe mythiquement bruyant du week-end : Blank Stare : du PUTAIN de hardcore brutal et lourd comme on n'en fait plus assez

Image je l'ai piquée à l'Internet pas taper pas taper du week-end :


Vidéo de la folie douce du week-end :



Site de l'histoire du week-end : Histware : la story du video game sur l'intraouaib mondial, avouez que ça déchire

Clip de l'amitié des animaux du week-end : Crossing The Rubicon - Mkultra

vendredi 11 mai 2012

La déclinaison du déclin


J'aime bien quand un groupe que je surkiffe ma race rend hommage un groupe que je surboule le kiff.

J'aime bien quand un album ne fait qu'une seule piste, prouvant que le travail de composition est un exercice difficile y compris dans le milieu du punk.

J'aime quand ça crie et quand on peut passer cette musique pour faire le rebelz auprès de sa mamie.

J'aime Le Déclin de Mon Autre Groupe et comme je sais que je suis incapable d'en faire une vraie chronique et que c'est exactement la même chose avec The Decline de NoFX, autant vous laisser écouter, encore et encore, surkiffer et vous rouler par terre chez vous de joie et vous rappeler que le dernier EP de Mon Autre Groupe "Tumeur" les fait définitivement pencher vers le hardcore à la F-Minus avec un chant féminin de haut niveau.

J'aime quand un article est simple à écrire, j'ai plus de temps pour glander sur Starcraft II écouter le tout nouveau tout frais "Tales Of Innocence And Experience" de The Great Divide (promis j'en reparle très vite).


jeudi 10 mai 2012

Live Report : 09/05/12 @ Rouen

Lieu : Bateau Ivre
Groupes : Unbrained (FR) ; Die Hombre! (FR) ; Buddies Say : Ho ! (FR) ; Mute (CA, Québec)

Alors que Mute existe depuis bientôt 15 ans il aura fallu attendre 2008 et la sortie de leur monstrueux troisième album The Raven pour qu'enfin nous, pauvres européens, nous commencions à jeter une oreille attentive à ce fabuleux groupe (oui, je suis une groupie, je vous prout) venant du pays des caribous et de la poutine. Enfin l'occasion pour moi de voir ce que ça donne en live et se prendre une méchante baffe au passage, c'est gratuit et ça fait toujours plaisir. Donc hop hop on file au Bateau Ivre, on lace ses skate shoes, on remonte son pantacourt et on s'apprête à sortir son meilleur look jeune skateur-rebelle-mais-pas-trop pour la soirée.

Début de la soirée avec les "nouveaux" Unbrained, anciennement "The Dead End!". Si le nom change, musicalement ça reste la même came, du bon punk/rock à la sauce californienne, bien speed avec un chant à la fois mélo' et rageur pour une musique qui se rapproche beaucoup de The Offspring et de Anti-Flag (on a connu pire comme référence). Et c'est vraiment bien foutu, la preuve avec des compos recherchées qui tiennent vraiment bien la route et qui se différencient les unes des autres. C'est donc une bonne surprise même si je m'y attendais beaucoup et même si il y a eu quelques pains, on s'en fout et on kiffe, même si ce sont encore de sales jeunes qui sont très bons et sportifs et nia nia nia je suis jaloux... dans le style ça reste une prochaine valeur sûre ma bonne dame.

On reste dans le même trip avec un autre groupe encore tout récent, les Die Hombre! et leur punk/rock qui lorgne plus vers des influences plus rock pour un résultat franchement sympa. Même si ça se cherche encore un peu (vu l'âge du groupe, juste quelques mois, on ne leur en veut pas) ça reste agréable, avec des chœurs bien amenés qui donne une bonne patate aux morceaux et un chant qui rappelle beaucoup celui de Dirty Fonzy (la voix plus rauque). Ca doit encore faire ses preuves mais avec le temps nulle doute que ça sera 'achement bien.

Place cette fois à un tout autre style avec Buddies Say : Ho ! et leur easy-core/emo-core/metalcore (je mets des étiquettes si je veux, d'abord) qui fait de plus en plus penser à un mélange entre du A Day To Remember (pour le côté emo-core FMisé avec ce côté pop/punk-rock) et du bon gros metalcore de chez Victory Records. En gros ça gueule autant que ça balance de la mélo' efficace, avec des gros passages mosh-part en mode rouleau compresseur vraiment efficaces et un chant autant clair que crié toujours coolos. Bon, quand ça part en metalcore j'adhère moins et parfois c'est bien bordélique mais ça tient quand même la route, avec un clavier qui donne une petite touche Can't Bear This Party bien sympa quand il arrive de temps à autre. Malgré un set un peu moins bon que d'hab', le groupe commence à faire son petit bonhomme de chemin et leur tout nouveau tout bel EP devrait à coup sûr plaire aux fans du style.

Vient enfin les tant attendus Mute. Alors là on rentre en mode 0% objectivité mais apparemment tout le monde était d'accord pour dire que, sérieusement, Mute, ça déboîte la boîte à camembert. Mais violemment, hein, pas juste un petit "Coucou, je peux ?" mais carrément en mode "GG NEXTMAP !". A peine le tube "Bates Motel" lancé que les québecois nous mettent cher : du punk mélo' technique à la Much The Same, Belvedere ou A Wilhelm Scream t'en veux ? ON A CA COCO ! avec la petite touche heavy/metal dans les solos de gratte qui fait son petit effet et qui jamais ne fait tache. C'est carré à mort, le groupe déconne bien entre les chansons (en même temps l'accent aide beaucoup) et ça saute partout, déversant des litres de sueurs tout en enchaînant les moments de bravoure, hop, les doigts dans le pif (les solos sont parfaitement exécutés, les voix toujours justes, ces putains de passages au taping qui font pleurer de joie). Pour la set-list c'est un sans faute avec que des tubes de The Raven qui s'enchaînent ("Apocalypse Soon", "Coming Back", l'ouragan "Fading Out", le final en apothéose avec "King Of Spades") et un dernier album, Thunderblast, qui passe putain de bien l'épreuve du live. C'est simple, pendant près d'une heure on s'éclate, on sourit, le pogo se lance gentiment pour finalement éclater vers la fin du concert et on regrette que cela se termine... ouais, un concert déjà mythique dans la mémoire de ma tête.

Si la scène locale de ce soir n'a pas à rougir, il faut bien avouer que Mute a littéralement fait exploser tous les compteurs de puissance scénique dans le style et s'impose comme un groupe déjà culte. Et même si je continue à faire le fan de base, il faut bien avouer que c'était vraiment un putain de concert. Allez zou, on espère les revoir très bientôt !

mercredi 9 mai 2012

Korean Run Run


J'ai beaucoup de chance quand même d'avoir une grande sœur qui sait utiliser à 300% la puissance de l'intraouaib 2.0 et dévoiler des qualités d'amatrices de choses bizarres que je ne lui connaissais point. Si c'est grâce à elle que j'ai eu une bonne éducation à base de films cultes (les Hot Shots, Wayne's World, les Goonies, Histoires de Fantômes Chinois...), de mangas (TOUT Dragon Ball, TOUT Dr Slump ça vous forge un gamin) et autres choses de fou furieux (le riz gluant, de la "soupe de marron", le fromage fondu...) qui vous font penser que vous êtes en train de découvrir des milliards de choses pour faire de vous un enfant déjà bien geek avant que le terme ne soit à la mode. Mais je m'emballe et j'en oublie l'essentiel : la passion de ma sœur pour tout ce qui est asiatique et kitsch. D'ailleurs j'aurai dû commencer dès le début par dire ça mais au moins là j'ai l'impression d'avoir écrit un peu de ma vie et laisser une trace sur ce vaste livre qu'est Internet... ou pas, hein, tout le monde sait que le 2.0 c'est pour les tubes et les chats, non mais.

(wait for it, wait for it...)

Alors, asiatique et kitsch... hmmm.... déjà, il faut comprendre par là que ma sœur est fan ABSOLUE de drama, ces fameux films/téléfilms/séries avec des acteurs qui sont le plus souvent adaptés de manga à succès ou autres bouquins chelou écrit dans des caractères aussi rigolos qu'illisible pour un mortel. Et dans le cas qui nous intéresse aujourd'hui, on va parler de la Corée. Car oui, la Corée du Sud (en plus du Japon of course) est le paradis de tout fan de dramas et autres sitcom qui font bien rire de par leur côté kitsch et l'absence totale de budget derrières ces "œuvres". De plus, il faut rajouter un phénomène disparu chez nous mais qui cartonne veugra (comme disent les jeunes de ma cité, Rouen Rive Gauche si si) en Corée et au Japon : les boys-band. Oui oui, comme les Backstreet Boys mais avec des chanteurs plus petits et habillés en cosplay de manga. Une autre culture en sorte... qui provoque des barres de rire.

(des écrans pas du tout surchargés)

 Mais trêve de blabla, le principal à retenir c'est tout ça :

- au Japon et en Corée du Sud les acteurs de dramas sont très connus
- de même pour les membres de boys-band ou les idols
- des producteurs sont présents pour créer les émissions de télé les plus nawak et WTF de toute la planète

(de la finesse)

Vous mixez le tout et vous obtenez des émissions ULTRA WTF qui font un carton monstre et dont parfois le concept est tellement bordélique qu'en faire un résumé mérite un blog pour chacune d'entre elles. Vous avez donc le droit à des émissions où des stars locales s'amusent dans des épreuves encore plus loufoques qu'Intervilles et le Bigdil réunis ou encore des battle de chansons avec costumes alacon qui font hurler (littéralement) de rire ma sœur. Et enfin le mix ultime : le combo STARS + CHASSE A L'HOMME + MUSIQUE DE FOUS A BASE D'ELECTRO ET DE CRIS = RUNNING MAN. En gros, une équipe de gars habillés en costume saillant sont lâchés dans un endroit et doivent tout faire pour éviter des "chasseurs" qui doivent les choper. Les derniers restants sont les winners, tout ça se fête avec des tentacules et des objets divers de formes phallique (bon, j'exagère un peu mais en gros c'est la grosse boum). Ca paraît super con et ça l'est totalement. Après, ne me demandez pas pourquoi j'adore cette émission... je vous laisse découvrir la folie de la télé coréenne et japonaise, ça vaut clairement le coup d’œil, sachant que je n'ai ici qu'effleuré le sujet. Ah oui, par contre désolé mais c'est tellement le bordel pour trouver une vidéo en sous-titre anglais sans qu'elle soit supprimée le jour même je vous laisse chercher par vous même, Internet est votre ami. Vous vous en sortirez très bien, j'en suis sûr.



(il y a aussi des gamins qui font mieux que 90% de la pop française)

mardi 8 mai 2012

So it's gonna happen we're gonne break it down

Tons of oil
Slickened sea
You don't care
Cars can't see
Giants fall
Crashing down
Wipe your ass
Happy now ?

So it's gonna happen
We're gonna break it down
It's gonna happen
We're gonna blow it into pieces

Pollution, disasters
Breathe that poison in the air
Dioxin in your soup
Suck it up, now you're hooked

Globalizing
Realizing
Optimising
Compromising

Keep it going
Keep on buying
Keep on working

Look around at what's now left
You've dug your grave now lie in it
Millions dying with you
You know we're never gonna stop
Smash our heads against the wall

Burning Heads - Globalize






lundi 7 mai 2012

La vidéo du Lundi

De la crotte de caca


Le Youtube Poop j'en parle et balance déjà pas mal sur le blog. Véritable appel au suicide mental et à la dépravation de tout ce qui peut-être doté de l'intelligence et d'un minimum de savoir vivre dans un rayon de trouzemille centimètres, ce type d’œuvres d'art a pour particularité d'être à double tranchant 5 lames : soit ça déboîte la boîte à camembert soit c'est totalement une purge qui ne demande qu'à être huée et qu'on pisse dessus par dessus notre vomi. Et il faut dire que si certains nerd étrangers ont parfaitement chopé le principe totalement inhérent de folie destructrice et WTF à grande échelle qu'engendre le poop, les français ont clairement du mal à tenir la comparaison : on a souvent le droit à des mauvais montages même pas drôle qui consistent le plus souvent à faire répéter ZIZI ou CACA pendant 5 minutes sans que cela ne fasse vraiment sourire (ce qui est pourtant la base de l'humour post période anale si je continues à raconter n'importe quoi en mettant plein de mots sans rapports les uns avec les autres pour faire genre).



Mais, fort heureusement, le talent arrive parfois là où on ne l'attend pas (Patrick Sebastien par exemple) et ENFIN des poop version french vraiment drôles font leur apparition et cela me rend heureux et tout frétillant. Maintenant je peux enfin être fier de pourrir ma connexion avec de la qualitay française. Ou pas, peut-être que ces obscurs artisans du ouaib sont des francophones. En tout cas je leur fais des gros bisous sur la moustache car ils ont définitivement eu raison de moi. Merci cousin.





dimanche 6 mai 2012

Liens du week-end

Alboum de la beauté pure et du dithyrambique du week-end : Make Do And Mend - End Measured Mile : comme quoi on peut encore faire du punk/rock émotionnel de qualité sans tomber dans le niais

Jeu tout flashouillé du week-end : Epic Combo : de quoi bien remplacer l'Angry Birds tout pourri fourni avec la bobox Revolution

Groupe fout le bordel dans ton HLM gros du week-end : Boredom : crust/D-Beat à l'ancienne, à écouter de préférence dans ton squat préféré

Image toute belle, ça brille du week-end :


Vidéo de la joie totale du week-end :


Site de l'artistique à travers le globe du week-end : Box Vs Box : comme quoi on prend cher niveau pochettes...

Clip toupamtoupam du week-end : The Sheds - Self Doubt

vendredi 4 mai 2012

Powered by Wikipedia Part 30


Maintenant, je sais que :

- le miel ne se périme pas grâce à son pouvoir auto régénérant à la Deadpool ou Wolverine (en gros les bactéries dedans détruisent les mauvaises bactéries qui salopent tout, m'voyez), ce qui est méga classe américaine vous l'avouerez

- récemment un FPS a permis à 1000 joueurs de se mettre sur la race en même temps, en 500 vs 500 le temps d'une petite heure, juste le temps qu'il faut pour que ce soit un record alacon (le plus grand nombre de joueurs sur un serveur de FPS en même temps, ouaaaaiiiiiiiiis). L'histoire ne dit pas que c'était un jeu tout pourri et que les joueurs n'étaient là que pour la beauté du geste. Et les cookies gratuits promis si l'on rejoint le côté obscur.

- Salvador Dali a été fait marquis par le roi Juan Carlos 1er d'Espagne, probablement pour avoir porté la moustache, signe de puissance absolue s'il en est

- Nintendo va proposer du DLC pour ses futurs jeux, rattrapant un retard de plusieurs années. Pour une fois que l'entreprise du plombier moustachu avait zappé un truc vraiment cool, là on peut dire qu'ils font vraiment les cons

- raison de plus pour ne plus regarder la télé : les publicités Mac Do avec des cons qui chantent. PUTAIN MAIS ILS SONT VRAIMENT QUE DES DES CONNARDS LES GENS DU MARKETING ! parce que là on touche le fond (pro tip : éteindre sa télé durant ces pubs permet de ne pas faire de crise de nerf)

- la corde à vide est l'accord le plus utilisé en bullshit hardcore/metalcore/crab-core de part son côté "olol ça fait mosh-part"

- Mac Mahon, le beau gosse de la république comme on l'appelle dans le milieu, est le président de la république française élu avec le plus gros score : 99,74% des suffrages exprimés. Hop, dans le fion de n'importe quel dictateur.

- la recette de la tartiflette ne date que des années 1980. Ne me regardez pas comme ça, je n'y peux rien, de toute façon j'en mange pas je préfère ma bonne vieille tarte épinard/fromage chèvre (et CA TUE).

- Nova est une série de FPS pour appareilles mobile (Android et Iphone) qui a commencé comme clone/plagiat à peine masqué de Halo pour maintenant être un frère jumeau maléfique de Crysis 2, le tout en mode "même pas peur". Bon en même temps, jouer à un FPS sur téléphone, c'est comme jouer à un FPS avec un pad, c'est se faire du mal, huhu.

- la bière débouche les artères, donnant un bonus +10 permanent aux PV des belges

- l'ancien chanteur de Gallows (hardcore'n'roll) connu pour son côté trash assez prononcé chante maintenant dans le groupe Pure Love, de la pop de... de... de la pop de base et... monde de merde

jeudi 3 mai 2012

Le boulot des vacances


Ah, les vacances... ce moment où l'on s'élève intellectuellement en profitant du temps libre pour faire ce que l'on a toujours mis de côté en attendant d'avoir du temps : ranger ses chaussettes par usures, planter un arbre dans son plafond, réussir le riz gluant (edit : CHECK !), se nourrir à base de biscuits et finir TOUS les jeux amassés au fil du temps. Et dire que j'ai une tour de jeux qui m'attend est un euphémisme... allez zou, on s'enfile du jus de fruit, de la caféine, on met son plus beau caleçon et on met sa race à ces bouts de code et autres MEGA PIXEL BUMP MAPPE SA MERE. Petit tour d'horizon des "trophées" de ces vacances. Hop hop.


The Legend Of Zelda : Skyward Sword (aka "Le mal aimé")

A tout seigneur tout honneur on débute avec du classique et le dernier Zelda sorti sur Wii en fin d'année dernière. Y'a pas à chier : ça reste du très bon jeu d'action-RPG/aventure au dessus de la moyenne même si plein de petits trucs nous empêchent de prendre pleinement notre pied : le début est plutôt long à démarrer alors que la fin est presque ridicule avec des situations qui se répètent comme pour combler un vide, un système de craft trop timide et à la fois trop chiant, pas de véritable monde à visiter... mais ça reste un Zelda. De plus, après avoir goûté à la (fantastique) maniabilité au Wii motion plus il va être difficile de revenir au concept de devoir juste appuyer sur un bouton pour frapper les ennemis. Si vous êtes fan, vous l'avez déjà et je ne vous apprends rien. Si vous hésitez encore, foncez.


Red Faction : Armaggedon

Alors que le troisième épisode Guerilla était finalement une bonne surprise avec son monde ouvert pratiquement totalement destructible, transformant le jeu en simulation de BTP mais à l'envers ultra bourrine et fun, cet épisode prend la forme d'un vulgaire TPS linéaire qui apporte comme seul nouveauté un gant permettant de reformer ce que l'on a détruit. Un exemple ? pouf, vous pétez un pont par accident. Pas grave, un petit coup du gant magnético-quelque chose et le pont se refait comme avant. Le problème est que cet aspect est vraiment gadget et rien ne vient enlever la monotonie du "j'avance je bute" sans âme et répétitif, avec comme seul décor des grottes et encore des grottes... seule bonne idée : un putain de lance-aimants surpuissant niquant complétement l'équilibre du jeu mais super jouissif à l'usage. A réserver aux fans du style, ce n'est pas honteux mais pas foufou non plus.


Renegade Ops

ZE grosse surprise qui fait plaisir. Jeu arcade par excellence, Renegade Ops vous met au volant de véhicules surarmés où le but sera d'avancer dans des niveaux en butant tout le monde. Maniabilité au poil (de préférence à la manette, un stick pour avancer, l'autre pour tirer), une réalisation sans faute (c'est mignon et ça ralentit jamais malgré le bordel à l'écran), ça pète de partout, le rythme est ultra soutenu... le tout au service d'un scénario volontairement second degré et qui n'est là que pour nous faire marrer. Gros défaut : la durée de vie, avec un jeu qui se termine en 4 petites heures en ligne droite. Mais en sachant qu'il existe un mode co-op en ligne, la possibilité de faire monter en niveaux les différents personnages (près d'une dizaine) et le plaisir de refaire les niveaux pour exploser son score et faire un concours de quéquète en ligne, il y a de quoi faire et le fun est toujours présent, surtout que le jeu est dispo' en téléchargement pour 13€ environ (PC, bobox et peusseu 3), on va pas se plaindre. Gros atout de la version PC : déjà c'est sur PC (mouahaha) et il y a Gordon Freeman en perso' bonus. Vi, vous pouvez pousser des petits cris aigus et acheter ce petit bijou.


Alien Breed 2 : Assault

Remake d'un classique des années 90 fait par l'équipe Team 17 responsable de la série des Worms, ce shoot/aventure/survival-horror se joue comme à l'ancienne avec une vue de dessus, un perso' à balader et à faire survivre dans un vaisseau alien. Autant être bref : c'est chiant, ça a très mal vieilli et le jeu est à la ramasse graphiquement. Vous pouvez lui préférer Shadowgrounds vendu pour quelques miettes maintenant ou carrément Alien Swarm sur Steam qui lui est totalement libre et gratuit et qui propose un gameplay cent fois plus nerveux. Hop, au suivant !


Sonic Generations 

La renaissance du hérisson bleu avait débutée avec l'énorme Sonic Colours, Generations en remet une couche et est un brillant hommage à la carrière de la mascotte de Sega. Jouabilité au poil, des graphismes aussi beaux que lisibles (pas tout le temps mais rien de grave), une animation qui déboîte et des tonnes, des tonnes et des tonnes de trucs à débloquer. Le gameplay qui alterne niveaux 2D à niveaux en 3D (qui sont jouables, ô joie) revient aux sources de la série et nous fait presque hurler de bonheur quand tout le décor se met à s'effondrer alors qu'on continue à courir comme un dératé. Aussi bon pour les anciens joueurs que pour les petits nouveaux, ce Sonic ne demande qu'à être décortiqué dans tous les sens et joué avec le son à fond pour profiter d'une B.O. qui déchire tout.


Warhammer 40 000 : Space Marine

Alors là je suis déçu, je suis tout triste. Moi qui attendait tellement de ce TPS situé dans un univers que j'adore au plus haut point... il faut dire aussi pourquoi personne n'avait eu l'idée avant : si vous voulez faire un jeu de bourrin, l'univers de Warhammer 40K est ce qu'il faut, avec des brutasses d'Ultra Marines qui défoncent des Orks à coups de latte et de tronçonneuses quand la machine-gun n'a plus de munitions, avouez que ça donne envie. Et le jeu est réussi de ce côté : le système de combat qui permet de passer du corps à corps à l'arme à feu de façon instantanée est bien foutu (et se doit d'être repris), c'est violent et gore, les impacts font mal... mais c'est très monotone aussi. Si les développeurs ont volontairement choisie de ne pas permettre au joueur de se couvrir derrière un abris quelconque (bah oui, on est des Ultra Marines bourdayl !), le level-design pour le coup est ultra linéaire, tout en couloir. On va donc d'un point A à un point B tout en trucidant des paquets d'ennemis au passage. Oh, oui, c'est fun, c'est bien fait... mais c'est calibré pour la console et la difficulté, même en difficile, n'est pas vraiment là (vous remplacez un stick analogique par une souris, forcément le nombre de headshot à la seconde explose) et le boss final, arrivant au bout de 5 heures (et oui) se fait en QTE... reste un mode multi vraiment sympatoche et prenant pour un jeu à conseiller à petit prix. Ca tombe bien, on le trouve facilement à moins de 20 euros sur consoles et carrément moins de 10 euros sur PC. Et si vous êtes fan hardcore de l'univers, vous allez surkiffé tant chaque détails de chaque unités et respecté à la couleur près.


Alice : Retour au Pays de la Folie

On termine avec le jeu le plus étrange et celui qui m'a vraiment mis le cul entre deux chaises. Suite de l'excellent American McGee's Alice sorti sur PC il y a plus de 10 ans déjà, ce jeu d'aventure/action est un paradoxe à lui tout seul. Déjà, et c'est important, c'est le premier jeu potable sorti par American McGee depuis... ah oui, Alice, et il faut dire que le bougre est bien un tueur niveau chara-design et background quand il fait du bon boulot : l'univers du jeu est unique et la direction artistique est fantastique, que ce soit au niveau graphique ou sonore. Si techniquement le jeu est plutôt à la ramasse (certaines textures sont vraiment atroces), on ne peut nier le soin apporté à l'univers qui représente le gros point fort du jeu. Problème : on ne va presque jouer à ce Alice que pour ce dernier, tant au niveau du gameplay c'est sans originalité et très mou. Les combats sont bien fichus mais on tombe dans le cliché du "j'attaque, j'esquive olol, j'attaque loooooool" tout en se baladant dans des niveaux qui se ressemblent tous au niveau de leur structure et tout résolvant des énigmes digne d'un cours de CP... mais je lui pardonne, le jeu est plutôt long (comptez facilement une quinzaine d'heures pour en voir le bout) et l'histoire est vraiment prenante (qui se révèle glauque au possible), avec ses différents sens de lecture (et purée ça parle de cul comme rarement). Un bon jeu au final mais dont il faut s'accrocher pour en voir la fin en essayant de ne pas tomber de sommeil.

Sinon, si je dois vous donner quelques conseils de jeu en ce moment, c'est de foncer sur Tribes : Ascend (en passant par NoFrag si possible, merci pour eux) pour le PC et Pandora's Tower sur Wii. Il est très rare quand je prend un jeu à sa sortie et il le vaut très largement en ce plaçant dans le top 10 des meilleurs jeux de la console, hop, les doigts dans le pif. Ah, et le 15 il y a Diablo III, mais ça, vous le savez déjà...

mercredi 2 mai 2012

Zomzom du démon


Vraiment, pour arriver à me mettre mal à l'aise avec un comics, il faut y aller. Après m'être enchaîné The Preacher, The Boys, Transmopolitain et après avoir lu presque d'une seule traite les Berserk, il en faut VRAIMENT beaucoup pour me choquer. Et là, vlan, le scénariste de The Boys nous balance Crossed. Tellement gore, trash, hardcore et immoral que ça ne tient "que" en deux tomes. L'histoire ? pfiou, trois fois rien : par on ne sait quel évènement (virus, châtiment divin, boîte à rythme de Bjork qui explose) une partie de la population mondiale devient tarée. Mais quand je dis tarée, je dis par là complétement folle, transformant n'importe quelle personne en monstre de la pire espèce. Les gens deviennent des violeurs, s'amusant à enfoncer leur zboub dans n'importe quelle partie du corps et se plaisant à sortir les pires jurons tout en découpant un enfant, décapitant un passant qui s'il est lui même infecté sera limite en train de jouir de ce qu'il lui arrive.

Ouais, même en me relisant je me dis que c'est foutrement dégueulasse. Et pourtant, j'ai l'impression d'être loin de la vérité...
(vui, c'est gore, vous êtes prévenu)

Vous l'aurez compris, Crossed est réservé à un public adulte TRES averti, capable de ne pas vomir ou se sentir choqué s'il voit du sang ou une situation ouvertement atroce. Et pourtant, dire que Crossed n'est que ça serait totalement mentir. On suit les aventures d'un groupe de survivant composé de gens tout à fait communs (attention aux apparences toutefois...) tentant de... survivre, oui. Comme d'hab' avec Garth Ennis (scénariste/dieu vivant), tout n'est pas gratuit et les scènes de dialogues font passer plein de messages que je vous laisse décoder (et ça balance) tout en calmant la violence avec parfois cet humour noir qui arrive sans prévenir... c'est un excellent boulot encore une fois et l'écriture a fait l'objet d'une finition à tous les niveaux. Le dessin (par Jacen Burrows) est excellent également, sachant être détaillé et "crade" à la fois (difficile comme style à décrire, je ne suis pas spécialiste, pardon aux familles et tout) s'adaptant parfaitement aux textes. Deux tomes ça peut paraître court mais ne vous inquiétez pas : plus long on aurait difficilement tenu face à tant de tensions.

Et que dire de ça... Crossed : Valeurs Familiales

 (au moins la pochette donne le ton)

Un one-shot par deux autres auteurs (David Lapham au scénario et Javier Barreno au dessin) qui garde le même principe de base (les gens deviennent foufous, ça viole et tue dans tous les sens) en essayant d'aller le plus loin possible dans l'amoral et le malsain, sous fond d'une histoire de famille assez atypique. Si si. Sans déconner : ce bouquin est VRAIMENT MAIS ALORS VRAIMENT RESERVE A UN PUBLIC ADULTE ! ça va TREEEEEEEEEEES loin, c'est presque indescriptible tant c'est violent... et c'est putain de jouissif. Si on ne retrouve pas le même humour noir que seul sait amener Garth Ennis, difficile de faire la fine bouche quand vous êtes fan de gore grotesque et de zomzom. Limite Brain Dead à côté paraît fade, c'est dire... amateur de sauce BBQ et de boucherie, tu seras fan de Crossed, oh que oui.

Pour calmer un peu tout le monde je vous met une vidéo avec un chat. Ou plutôt faite par un chat. BREF, ça calme. Bordel.