Perfect Blue représente tout ce que j'aime dans le cinéma et surtout ce que j'aimerai qu'il soit beaucoup plus souvent : inventif, prenant, puissant, éprouvant et surtout intelligent. Quand un film sait que son spectateur n'est pas un idiot, il marque beaucoup de point pour ma part. Et quand par dessus tout il s'agit d'un anime japonais... c'est la fête des strings à glaçon.
Plutôt inattendu le format du dessin animé pour donner vie à une histoire aussi complexe que ce thriller... et pourtant, ce choix disparaît presque de nos yeux après quelques minutes. Si le dessin n'est pas photo réaliste et garde les marques de fabrique de l'anime, on se laisse avoir et on oublie les simples dessins défilant devant nos yeux. Et puis parfois, quand arrive certains évènements troublants, presque effrayant du scénario nécessitant un certain effet spécial, le dessin "reprend vie", nous rassurant presque. Aussi réaliste que l'anime veut l'être, il nous surprend à vouloir reprendre ses droits à nous montrer l'impossible, l'improbable. Autant dire que l'effet de style est aussi transparent que saisissant à nos yeux.
Mais ça parle de quoi Perfect Blue me direz vous ? et bien, l'histoire d'une "idol" voulant se reconvertir dans le métier d'actrice. Tout ne va pas se passer comme prévu et notre héroïne, Mima, va se retrouver harceler par un sinistre fan et sombrer dans la folie... rassurant, tout est absolument cohérent et même si l'on est perdu pendant pratiquement tout le film, la fin sait nous donner les informations qu'il faut pour finalement tout comprendre. Mais vraiment subtilement, chose vraiment rare, d'où l'intelligence du film.
Perfect Blue mérite amplement sont statut de pépite de l'anime japonaise et même de film culte tout court. Si vous avez aimé Requiem For A Dream, vous noterez même que ce dernier rend hommage à Perfect Blue par le biais d'une scène limite copiée collée... je vous laisse la surprise. De toute façon vous allez le voir si ce n'est pas déjà fait, na ?
Ca fait pas mal de temps que je n'ai pas laissé la parole à ce petit trublion jaune et inerte qu'est Peter. Ah, que de temps à ne rien faire, à se balader au gré de mes coups de coude sur mon bureau, par terre, dans les manifestations... la teuf de tous les instants, la gymnastique de la chute à son paroxysme et surtout la saleté s'accumulant malheureusement sur ton magnifique sourire niais. Qu'à cela ne tienne, l'eau est une denrée rare, profitons en pour la gaspiller en te faisant briller de mille éclats de plastique, en évitant soigneusement les pièces de ton mécanisme défectueux et t'éviter la paraplégie totale. Un petit peu de savon, oui, comme ça... hum, bref, laver un jouet, contrairement ce que l'on croit, c'est tout sauf ultra awesome et jouissif comme activité. C'est comme regarder pyramide en yougoslave, c'est marrant 2 minutes mais après on se pose des questions sur son équilibre mental...
Mais bref, après cette longue introduction qui au final ne sert absolument à rien, voyons ce que Peter observe autour de lui. Qu'est-ce qui te turlupine mon petit ? ah, il est sur que de nos jours, la tristesse est plus visible que la joie (c'est con comme phrase, mais bref, passons). Les expulsions d'immigrés qui sont intolérables, l'hypocrisie toujours plus étouffante d'un pouvoir mis en place qui utilise la communication de manière provocante, la mort du patron de l'entreprise qui construit les Segways... en Segway (chute d'une falaise)... oui, c'est la merde, chienne de vie, pendons nous dans les bois, brûlons nos slips et laissons la douleur et la honte nous envahir car nous ne faisons rien pour changer tout ça.
Quoi Peter ? j'ai encore parlé à ta place ? meuuuuh, ça m'étonnerait, jamais je ne ferai ça. Tout le monde connaît tes prises de position et sait à quel point tu es immobile et inerte, sale petit jouet que tu es... Ahlala... quel con ce Peter... vraiment...
I'm always gone, Always on the run, I need you to know, You take my thoughts, You take my thoughts away, When I’m gone, Always on the run, I am so sorry I missed that moment when you needed me back home.
I can't, right now I can't, I can't let you go, can't let it end.
Coming back, I'm coming back, You know that I am not staying long, You know I miss you, it feels so good to fool around with you, I know we argue but still I'm glad to see you stick with me, I know it's hard to you to let me go cause you never know, But I think about you, believe me I do.
I'm always gone, You say that I'm away for too long, I understand, When you say you're all alone, when I'm gone, And when I’m gone the nights are long, I got time to put these words together, to let you know that.
I can't, right now I can't, I can't let you go, can't let it end.
Coming back, I'm coming back, You know that I am not staying long, You know I miss you, it feels so good to fool around with you, I know we argue but still I'm glad to see you stick with me, I know it's hard to you to let me go cause you never know. But I think about you, believe me I do, So alone, you know you're not, no you're not.
Il y a un peu plus d'un an je découvrais par hasard grâce à une invitation d'ami sur myspace un groupe. "Fake Off". Ma foi, n'ayant jamais entendu, tendons une oreille. Purée, c'est super bon. C'est bien fast avec ce petit côté technique pas désagréable. Merde, ils sont français, sérieux ? et le bouche à oreille se fait assez rapidement, le groupe contaminant pas mal de mes potes ayant tous la même réaction : "Putain mais c'est du bon !". L'album acquis quelques mois après (Appalling Options, à déguster sans modération) et hautement apprécié, il va s'en dire que les voir ce soir me fait réagir comme un petit gamin à qui on offre sa première barbapapa. En gros, un sourire niais et une envie de dingue de profiter de leur set. Ah oui, accessoirement, il y a aussi Nine Eleven... oh que cette soirée va être mémorable, je le sens...
Le Highland avec sa petite salle en sous-sol commence mine de rien à devenir un bon lieu pour les concerts locaux. Mis à part des soucis assez chiants comme un sol glissant et une chaleur sauna étouffante, la petite salle est bien aménagée et le son très correct. J'essaye de m'y engouffrer mais c'est plein à craquer. Et merde, quelle chaleur, c'est vraiment à crever.
Hope You Die Fast joue son hardcore bien lourd en mode tough guy. Mouais, j'ai toujours autant de mal avec ce style à base de "mosh-part / break / mosh-part". Parfait pour les fans, mais de mon côté je vais plutôt chercher la fraîcheur en remontant à la surface. Ah cool, les gars de Fake Off sont là, la discussion s'impose (en gros je leur dis que je kiff grave leur boule) et ces gars sont juste super sympa. Un vrai plaisir de parler avec eux pendant une bonne partie de la soirée. Idem avec quelques membres de Nine Eleven, ces mecs ont des choses à partager, ça fait plaisir.
Mais bref, revenons à la musique. En plus Fake Off va débuter. Merde, je suis en sueur alors que je n'ai même pas bougé, chaleur mon amie... chaleur qui n'a pas l'air d'embêter les membres du groupe qui bougent dès les premières secondes comme des dingues en sautant partout. Et c'est du bon, du très bon. Mieux encore, l'un des défauts que je trouvais au groupe était l'accent anglas du chanteur parfois un poil too much. En live, rien de tout ça, sa gueulante étant parfaite. Ca paraît même beaucoup plus rentre dedans et hardcore que sur CD, tout en gardant les breaks de taré et le côté technique au dessus de bon nombre de groupes. Le public réagit bien, mais la chaleur aura raison de nos tentatives pour lécher la sueur du chanteur. Les compos s'enchaînent sans soucis, c'est carré à mort et les nouvelles chansons sont vraiment bien taillées pour le live. Tiens, une reprise. Waaaa, Promises Kept de Champion ! il faut que je gueule avec le chanteur, vite vite... mais non, à peine un mouvement que je perd 1L de sueur. Merde. La fin du set arrive et la claque est bien présente. Ca valait bien le coup d'attendre tout ce temps pour les voir et de se liquéfier. Vite vite, à boire.
Quelques minutes après, Nine Eleven vient nous achever. Je vais me répéter et passer pour un vieux fan boy, mais tant pis, Nine Eleven est un monstre sur scène. Le son est ultra massif, le chanteur toujours aussi charismatique (dommage qu'il parte, vraiment...) et le groupe joue le sourire aux lèvres tout en vivant ses chansons. On essaye de bouger un minimum en essayant de faire fi du sauna ambiant et l'ambiance monte d'un cran. Tout le set sera parait de bout en bout. Moment de bravoure avec un Sen d'anthologie. Baffe en pleine tronche avec The New Shame Of Punk To Come. Mini mosh-pit sur Panem et Circensens de circonstance. Final en apothéose (vraiment) avec The Story Of Our Life. Bref, Nine Eleven quoi... que dire de plus ? je suis un sale fan boy, je ne peux pas être objectif, mais au vu des réactions du public, ceux qui doutaient encore ou ne connaissaient pas le groupe sont conquis. LE groupe référence du style en France et qui peut réellement jouer dans la cour des grands au niveau mondial, surtout avec l'album City Of Quartz sous le bras...
Encore un gros bravo à la toute jeune asso' Burn mi'molette Burn pour ramener des groupes de ce niveau. Merci aussi à la salle de m'avoir encore fait perdre 10L d'eau, mais ça valait vraiment le coup. Hop, une soirée concert encore mémorable, ça fait toujours plaisir.
Album du week-end : Raised Fist - Dedication : BAM DANS TA GUEULE AAAAAH hardcore, pourquoi faire compliqué, vraiment, hein ?
Jeu du week-end : Crush The Castle 2 : owi, lancer des bouboules sur des figures royales, quel passe temps ô combien réjouissant et relaxant
Groupe du week-end : Burn Hollywood Burn : groupe essentiel de la scène hardcore rouennaise (et française) tout simplement
Image du week-end :
Vidéo du week-end :
Phrase du week-end : "La différence entre un arroseur automatique et une femme qui refuse la sodomie ?" c'est qu'on en apprend des choses durant le Journal de la santé, tous les midis sur France 5 (à voir absolument)
Site du week-end : Guerilla Asso DL : vous pouvez écouter, télécharger à prix libre et même commander des albums du label Guerilla Asso, c'est t'y pas magnifico
Clip du week-end : Arsonists Get All The Girls - Shoeshine For Neptune
Je n'en peux plus... mon corps refuse de m'obéir, mon esprit se fabrique les pires images morbides et me fait jouer dans un mauvais spectacle de marionnettes où la mort et la déchéance m'accompagnent jusqu'à un petit puits où se trouve ce qui restait encore de sain chez moi, d'humain semble-t-il... enfin, plutôt du peu de quiétude et de bonheur dont je pouvais encore jouir avant d'accepter de descendre dans les enfers d'Amnesia : The Dark Descent. Et dire que je vais devoir accoucher sur cet article d'un épisode traumatisant...
J'ai déjà affronté les fameux Penumbra du même développeur, Frictionnal Games. Son fabuleux deuxième épisode m'avait effrayé comme rarement un jeu ne l'avait fait. Douceur de la folie qui s'empare de notre personnage et récit schizophrène ont constitué un parfait mélange pour mettre mal à l'aise le joueur. Comment imaginer après un tel jeu que ses géniteurs puissent démultiplier ce sentiment de malaise perpétuel qui rendrait même jaloux un Silent Hill...
Une jouabilité toujours à part, avec la souris qui sert véritablement de main, où pour ouvrir une porte on doit rester appuyer et tirer ou pousser avec la souris, tout cela en vue à la première personne. Cela paraît anecdotique dit comme ça, mais imaginer que vous devez faire ce genre de manœuvre quand vous êtes poursuivi par une présence invisible... et aussi pervers que cela soit, on réagit bêtement, comme dans la réalité, c'est à dire dans la précipitation. On rate son coup, on ouvre pas assez la porte, on essaye de se retourner mais on n'ose pas... troublant... étonnant... mais surtout effrayant de lucidité de la part des développeurs... ils ont très bien anticipé nos réactions...
Je vais juste effleurer le scénario qui nous fait vivre l'histoire d'un homme amnésique se retrouvant dans un manoir guère accueillant... et encore, l'horreur qui n'est jamais explicite se révèlera se plus en plus en face de nos yeux et pas forcément de la manière dont on l'attendait. Casque vissé et jeu dans le noir total sont les conditions obligatoire pour profiter de cette expérience. D'ailleurs le début du jeu nous le rappelle : il n'y a rien à gagner... à tous les sens du terme.
Bande sonore hallucinante, graphismes suffisamment bon pour nous immerger et absence de combat obligeant l'infiltration et surtout l'échappatoire et l'impuissance face à une menace inconnue, Amnesia a ce luxe de nous faire peur avec notre propre ressenti. Ne vous attendez pas à des effusions de sang, à du gore... rien de tout ça, juste du psychologique à outrance qui remue l'estomac bien comme il faut. Jamais gratuit, jamais simple, affreusement humain... voir son personnage perdre en santé mentale et ne plus être maître de son corps nous fait ressentir ses malaises, son chemin de croix. Et s'il est relativement court, il n'en ai pas moins marquant, surtout la dernière partie, à la limite de l'insoutenable.
Amnesia n'est pas pour tout le monde. Clairement effrayant et pouvant vraiment mettre mal à l'aise, il est a réservé à un public adulte plutôt habitué à vouloir se faire peur. Mais pas comme un simple train fantôme... si vous franchissez le pas, vous goûterez à l'un des meilleurs jeu que j'ai pu jouer depuis bien longtemps dans le style. Et rien n'est plus comme avant... 15€ environ sur PC, Mac et Linux.
Compte rendu de la journée de manifestation du Jeudi 23 Septembre 2010
source : Le Monde.fr (da world en France dans ton journal, si si t'inquiètes)
On atteint des sommets comme à Marseille où la Police compte 10 fois moins de manifestants que les syndicats... no comment... hop, une vidéo pour éviter que je devienne tout rouge :
Preacher est une instituion, un comics culte. Un sale truc à la fois dérangeant, provocateur, immoral, violent, à l'humour noir nauséabond qui fait bien tâche et qui ne laisse pas indifférent.
Jamais gratuit, avec un vrai message à faire passer (un gros majeur à la face de tout le monde), Preacher raconte l'histoire rocambolesque et pleine d'aventures dépaysantes (voilà, le quota nian nian de l'article est rempli) du prêcheur Jesse Custer qui se retrouve avec un pouvoir du jour en lendemain : la voix de Dieu. En gros, il peut ordonner à n'importe qui de faire ce qu'il dit. Et vraiment TOUT (oui oui, imaginez même le pire, ça marchera). Déjà qu'à la base ce J.C. (pas si innocentes les initiales) est un personnage au charisme en béton armé et très loin d'être un prêcheur tout concon distribuant les hosties par paquets XXL, on imagine le foutoir incroyable qu'il met en place quand il se met en tête d'aller parler en tête à tête avec le créateur, Dieu quoi... comme ça. Sur sa route, il rencontrera des personnages assez fous pour l'aider (je vous laisse la surprise de découvrir qui ils sont réellement) pour créer une sorte de team aussi déglinguée que surpuissante (ô joie qui m'envahit rien que d'y repenser).
(vi vi, il prêche à sa façon quoi...)
C'est sur, vu comme ça, le scénario paraît un poil original, mais sans plus. Il ne faut juste pas oublier ce qui fait de Preacher ce comics culte des années 90 et début 2000 : son politiquement incorrect de chaque instant. Rarement un comics n'avait été aussi loin dans la provocation et dans la dénonciation d'un sujet ô combien sérieux qu'est la religion, sachant que l'histoire se passe au Texas... plus que ça, les auteurs (Garth Ennis au scénario et Steve Dillon au dessin, deux génies) osent dénoncer et montrer des choses que l'on oserait jamais voir dans un comics, n'hésitant pas à se moquer des clichés. Je préfère vous laisser la surprise de la découverte, mais attendez vous à du très lourd et surtout du très crade... surtout quand c'est avec des animaux... ou alors imaginez ce que l'on peut faire avec un couteau à un gars chauve pour le punir... ou encore ce que ce l'a fait d'ordonner à quelqu'un d'aller se faire foutre, littéralement...
(de la passion avec des bisous dans le cou)
Ajoutez à cela un scénario passionnant à suivre et une galerie de personnages tous plus tarés et charismatiques les uns que les autres (impossible de tout vous décrire, ça dépasse tout simplement toute notre imagination) et vous obtenez Preacher. Culte culte culte culte, et culte. Et surtout réservé à un public bien adulte et FORTEMENT déconseillé aux âmes sensibles. Parce que ça va quand même très loin dans le politiquement incorrect... c'est environ 26€ par Tome environ dans les bonnes boulangerie, sachant que la réédition comporte 8 Tomes pour le moment.
(aucun rapport, mais j'aime beaucoup le prêcheur karaté, trop la moumoute classe)
Les lumières s'éteignent. Le rideau s'ouvre. La pièce "I Am Hollywood" est jouée. Audacieux dès la début, He Is Legend démarre tête baissée avec le tube déjà mythique "The Seduction", titre qui porte très bien son nom autant dans les paroles que dans son approche envers l'auditeur. Mélange quasi parfait de chant clair / crié jamais cliché ni mielleux, rythmique folle et mélodie accrocheuse, avec une folie palpable. On accepte volontiers cette invitation du groupe. Et puis le vrai début de l'album se fait après.
Chansons plus calmes, le chant clair s'installe parfaitement, et les guitares font résonner de jolies mélodies. Pop de base ? que nenni, la folie arrive toujours sans prévenir, avec le chanteur qui ne peut se retenir à certains moments de lâcher une rage trop contenue, le reste du groupe l'accompagnant en musclant son jeu, comme pour s'adapter. Tous ces petits moments ne tombent jamais par hasard, tout est parfaitement amené.
Troisième chanson, fin de l'Acte 1. Début de l'Acte 2.
On avance dans l'histoire, celle de la ville d'Hollywood, ou plutôt de son "mythe". Celle où l'on peut très bien y devenir une idole, une star comme sombrer dans la pire des dépressions. Toujours le cul entre deux chaises, He Is Legend dépeint magnifiquement ce paradoxe de la gloire qui mène à la déchéance, toujours grâce à ces compositions astucieuses qui mélangent passages calme / tempête. Exercice périlleux. Le groupe s'en sort avec tous les honneurs.
Les Actes 3 et 4 sont du même niveau. On se laisse mener par le groupe, se demandant si cette folie toujours contenue ne va pas finir par nous exploser en plein visage. Fin du suspens à la dernière chanson, au titre évocateur de "I Am Hollywood". Plus d'échappatoire, Hollywood est bien un lieu sale, crade, loin de toutes les paillettes artificielles qu'il veut afficher. Le groupe se lâche complétement, les plans s'enchaînent, la voix est rauque au possible, les guitares sont incisives et la batterie nous martèle comme c'est pas permis... la fin, la destruction. Il ne reste plus que des cendres et de la poussière.
Le rideau s'abaisse. Fin de la pièce. He Is Legend intrigue de par son mélange screamo / rock / hardcore / pop qui est incroyablement homogène. On garde en mémoire ce fameux chant toujours sur la corde raide, près à partir en sucette à chaque instant. Aussi unique qu'efficace, ce I Am Hollywood est une pièce beaucoup trop sous-estimée...
A écouter : oooooowiiiiiii Pour les fans de : Alexisonfire ; Evergreen Terrace ; Funeral For A Friend ; A Static Lullaby...
The Seduction
I Am Hollywood (clip non officiel, tu m'étonnes...)
Now I'm gonna tell you a story A tale of wrong and right And freedom is the reason You can't take it without a fight
So now I'm startin' up a posse To come and look for you We're gonna put a stop To what you want to do You fuckin' whores That's all you are You say our records are offensive Our messages ain't right You say "Where gonna label records So our kids can grow up right" You fuckin' whores That's all you are
Shit, fuck, satan, death, sex, drugs, rape These seven words you're trying to take Shit, fuck, satan, death, sex, drugs, rape Right or wrong it's our choice to make America the beautiful, land of the free Don't change the words to land of hypocrisy
Now I'm startin' up a posse And we'll damn sure make you see Something that offends you May not be offensive to me You fuckin' whores That's all you are
Now you might take offence To a word like " Fuck " or " Shit " But you fuckin' don't have the right To descriminate me for saying it You fuckin' whores That's all you are
So now I'm startin' up a posse To fight for freedom of choice To fight for freedom of speech We're gonna make you hear our voice
And now I don't do this to shock you I don't do this for spite You've got the choice, don't buy it, don't read it And don't say your opinion's right You fuckin' whores That's all you are
You know you can't censor my feelings You can't censor my thoughts Censorship's against Everything America stands for You fuckin whores That' all you are
Rendez-vous est donné chez un pote à Rouen pour 18h. Arrivée un peu en avance, petite discussion traitant de tout et n'importe quoi, petite partie sur un jeu flash en attendant notre pilote de la soirée et la copine de mon pote. Tout le monde est là, on est près, on s'installe dans la Peugeot qui va cracher ses chevaux pour un voyage palpitant sur l'autoroute. Destination : Paris pour un concert de Ritual, la nouvelle tuerie rock'n'hardcore allemande.
L'ambiance est plutôt calme pendant le trajet et du More Than Life, Dead Swans et un autre truc de modern hardcore dont j'ai lamentablement oublié le nom tournent en boucle. Quelques discussions sur la zik en général avec un débat sur le nouveau Comeback Kid (qui est très bon au passage), des ships qui se font génocider et la découverte pour ma part du Pulco citronnade, LA boisson sucrée parfaite.
On arrive sur Paris, petits embouteillages. Classique. On galère pour trouver une place près de la Miroiterie, lieu de débauche de la soirée. Comme prévu mais-on-était-pas-sur, le concert se passe dans un petit bar un peu plus haut, le Chiquito. Place trouvée, juste à 1 minute du bar, chapeau au pilote. On entre : pas une trace de flyers ni même de merch', j'en chiale presque et 'suis prêt à hurler "QUOI QUOI QUOI RIEN A ACHETER ?!!". Pas grave, le concert débute à peine dans le sous-sol, on va attendre patiemment.
C'est une cave incroyablement petite qui sert de salle. Son massif à prévoir. Le groupe en première partie envoie un screamo/hardcore assez sympa, pas dégueulasse, mais l'absence de flyers m'a complétement fait oublier son nom. Dommage. De toute façon, on écoute à peine une chanson vu que l'on préfère rester au rez-de-chaussée pour savourer notre bière. Une vieille ardoise devant sûrement servir à annoncer l'heure de l'happy hour indique Ritual avec une écriture qui semble venir d'un enfant de 5 ans. Cependant, le groupe allemand n'est toujours pas là. Inquiétude et stress m'envahissent. On reste en terrasse en sirotant notre pression.
Un livreur pour le supermarket à côté du bar fait sa livraison de produits frais. Le bal des palettes à ce petit quelque chose d'à la fois passionnant et ennuyant. Un joyeux paradoxe. En plus, le suspens et l'action vont s'inviter quand le livreur va faire une marche arrière meurtrière sur les endives et éclatant presque une palette entière. Tout est écrasé par terre, sur le bitume bien salle de cette rue de Paris qui ressemble beaucoup trop à Rouen. Pas d'inquiétude, les produits seront ramassés et remis tel quel au magasin. La qualité d'abord. L'apprenti pendant ce temps risque de renverser une palette entière en la déplaçant avec la dextérité d'un éléphant dans une maison de Hobbit. Mais c'est aussi à ce moment qu'une phrase vient effacer mon sourire niais : "Ritual ne sera pas là ce soir !" dixit un des organisateurs.
Merde.
Putain.
Forcément, on est juste un peu beaucoup dégoûté. Pas d'explications : le groupe est injoignable. On se concerte et on décide de rester encore un peu sur place, vu qu'on s'est pas tapé plus de 100km pour rien. En plus, sait on jamais, le groupe va peut-être arriver... tiens, le chanteur de No Guts No Glory est là et il vend le dernier LP du groupe. Miam. Petite discussion, un type vraiment super humble et sympa. Achat de l'album (qui est vraiment excellent) et retour sur la terrasse rejoindre mon petit groupe. On est juste dégoûté et déçus comme des enfants sans leur doudou. Mais, ô, miracle.
Alors que l'on s'apprête à partir, Ritual arrive. Purée, j'en ai presque les larmes aux yeux. Le groupe apparaît très gêné de son "léger" retard et on leur propose un deal assez con : jouer tout de suite et pour 20 minutes max. Je regarde l'heure : il est à peine 22h. Quel est ce bar qui ferme aussi tôt ? Ritual se dépêche de sortir son matos, installe tout en 5 minutes chrono et débute son set directement, comme ça. Fait amusant : les teutons ont tous la même tête et coupe de cheveux, on dirait 4 clones. Je trip tout seul. Les premiers accords et cris se font entendre. Et putain, ça envoie. Mais méchant. C'est massif, carré et foutrement rentre dedans. Le groupe saute partout, l'énergie est énorme... et les lumières se rallument. Fin du concert après 4 chansons. 10 minutes. Le groupe et le public est jeté limite comme une merde du bar. J'entends un gars dire "Dommage qu'on puisse les faire jouer que 10 minutes, ils sont bon quand même." Mais merde, c'était juste énorme ! en 10 minutes, Ritual a mit à l'amende 90% des groupes que j'ai vu en concert, comme ça. Encore plus dégoûté pour le coup. Le groupe se morfond en excuses sincères et on le sent vraiment mal à l'aise...
On a peine le temps d'acheter CD et T-Shirts que l'on doit repartir. Fait amusant : on nous demande de partir alors que le bar semble encore bien rempli. Ecoeuré, clairement. On retourne dans la voiture : il est juste 22h30... chienne de vie. Retour à Rouen avec un arrière goût amer et du Ritual en boucle. Putain de 10 minutes quand même...
(note : toutes les photos ne proviennent bien évidemment pas du "show")
Album du week-end : The All-American Rejects - Move Along : oui, oui, vous pouvez me lancer des carcasses de pigeon, des crachats mélangés à de la barbe à papa, mais j'aime bien cet album... oui, on a chacun ses faiblesses, c'est bon...
Jeu du week-end : Portal : the flash version : oui, toujours 15 ans après tout le monde je post les liens über surpuissants
Groupe du week-end : Dead To Me : oh, trois fois rien, un petit groupe de ska/punk qui commence à s'imposer...
Image du week-end :
Vidéo du week-end :
Phrase du week-end : "Hum, pas mauvais ce groupe en fait !" j'en reparle demain dans un live report un poil différent des autres...
Site du week-end : dotemu : équivalent français de GOG, avec un très bon choix de jeu et une section jeu flash qui fait plaisir
- la série de jeu vidéo la plus vendue est celle de Mario, dont la série Super Mario Bros fête ses 25 ans, avec plus de 240 millions de jeux vendus. Oui, normalement, là je balance une vanne en comparant avec les ventes de M. Pokora ou Cindy Sanders, mais non, ça ne se fait vraiment pas, surtout quand l'écart est aussi immense avec leurs ventes minables, na na, pas de ça.
- si la Neo Geo de SNK est sortie en 1990, la fin de sa production s'est fait en 2004, ce qui est assez violent comme durée de vie pour une console 2D qui n'a jamais connue d'extensions ou autres ajouts hardware. Non, elle propose juste des jeux d'arcade à la maison, avec des prix défonçant tout (environ 300€ le jeu, soit le prix de la console). Bon par contre la Neo Geo CD, c'était de la bonne grosse bouse.
- un zoo à Madrid a eu la chance d'accueillir deux nouveaux monstres : deux bébés pandas. On s'en fout royalement mais c'est toujours la classe de parler de Panda sur un blog.
- un homme a été frappé par la foudre 5 fois et il a toujours survécu. C'est typiquement le type de personne qui va mourir d'une connerie, genre un gros rhume ou la tête bloquée dans un pneu de tracteur, plutôt que de clamser avec un certain standing.
- la date de 2012 qui fait faire dans le slip à la planète entière est peut-être déjà passée vu que notre calendrier accuse des retards de plusieurs années (pour diverses raisons que je ne saurai vous expliquer)... mais comme 2012, il s'agit d'une théorie, donc bon, pensez à réserver chez Chuck Norris
- manger 5 fruits et légumes pour éviter que les gamins deviennent des américains serait apparemment une grosse fumisterie, un peu comme celle de boire 1,5L d'eau par jour. Boarf, ils sont pas à une connerie près les marketeux.
Il est vrai que j'aborde assez rarement des faits d'actualités dans mon piti blog où la joie et l'allégresse se partage le gâteau de l'amour universel entre deux tentatives de record du monde d'apnée au Pakistan. Non pas que je ne m'intéresse pas aux événements qui frappe notre petite planète bleue. Non, il y a tellement de sujets sur lesquelles j'aimerai lever un poing rageur et puissant et casser du sucre sur le dos des méchants de ce monde (oui je suis tout foufou). J'ai mes propres opinions, convictions et réflexions mais il m'est assez difficile de m'exprimer clairement sur ce type de sujet... allez savoir pourquoi...
Peur de mal être compris ? ça arrive tellement souvent que ça ne me fait presque plus rien. Enfoncer des portes ouvertes ? je le fais les doigts dans le silicium tout en mangeant des bretzels avec mes pieds enchaînés avec du réglisse, donc ce n'est pas vraiment un problème à vrai dire
Na na, il doit bien y avoir une raison... allez, regardons un peu l'actualité.
Des sujets à débats, c'est pas ce qui manque si vous suivez un minimum les ragots de votre boulangère ou de Gégé à la machine à café.
Tiens, les retraites, voilà un sujet qui sent bon la révolte, le soulèvement, l'indignation et le "PAS CONTENT !!!1" dans la rue en masse (j'en ai fait partie d'ailleurs, comment que jme la pète) : une réforme faites à l'arrache, sans débats avec les principaux intéressés (nous en l'occurrence) et votée par une trentaine de bonshommes en cravates entre deux siestes et apéros à la cantine de l'Assemblée. Oui, c'est un scandale, une honte, je crie haut et fort "PUTAIN MAIS C'EST QUOI CE BORDEL ? ON NOUS PREND POUR QUOI ? ET MERDE, COMMENT JE VAIS FAIRE PLUS TARD ? SNIF SNIF !!" avec mes tripes et un ton sentant fort la détermination et la conviction, un peu comme si on avait mixé Hulk avec un le gars de la camionnette CGT dans les manifs (avouez que c'est la classe quand même).
Mais...
Je ne sais pas, je n'arrive pas à écrire sur ce type de sujet, je n'arrive pas à montrer ma frustration, mon dégoût et la douleur que l'on m'inflige sans vaseline ni préliminaires. Non, je n'y arrive pas... quoique...
Raaaaah, putain ! Bayonetta ! quel jeu, mais quel putain de bon jeu ! une claque énorme dans ta gueule comme dirait le moindre Kévin exécutant sans classe un frag sur le tout niou Halo Reach (il a même pas honte en plus, bouh à lui). Bayonetta est un peu l'équivalent de Devil May Cry et plus récemment de God Of War : une nouvelle référence pour les beat'em all, un modèle impossible à égaler mais qui pose des bases fondamentales pour tout soft voulant à tout prix oser défier ce bijou.
(ahem... bonjour madame)
Bayonetta est l'œuvre du studio Platinium, formé par d'anciens de Clover, studio lui-même composé d'une certaine dream-team du jeu vidéo d'action japonais (on retrouve les gars responsables de Resident Evil, Devil May Cry... un CV de gros Bill). Et autant dire tout de suite qu'avec des gars comme ça derrière avec comme principale idée de vouloir rebooster le beat'em all, on peut s'attendre à tout et surtout au meilleur. C'est bien simple, le pari est entièrement réussi et ce sur tous les plans possibles et imaginables. Non, encore mieux, Bayonetta défonce sa super race de wapiti et propose une générosité de la part des développeurs aussi grande que les formes de l'héroïne...
(un graphiste a été chargé de dessiner les "fesses parfaites"... ils ont vraiment la classe ces japonais)
Bayonetta est une sorcière d'un style, disons... unique. Habillée grâce à une robe noir ultra moulante composée par ses cheveux (oui, sur le papier ça paraît bizarre, mais en vrai c'est beaucoup plus classe que le manteau en cuir de hamster), qui se trouve être amnésique et cherchant à tout prix à comprendre pourquoi elle se trouve si souvent menacée par des esprits du paradis. A elle d'aller enquêter directement sur place, en essayant d'aller directement causé aux gens du paradis, rien que ça. Hop, elle enfile ses 4 pistolets (2 pour les mains, 2 pour les chaussures), prépare ses sucettes (elle en raffole) et va dessouder de l'ange par paquets de 100. Scénario débile ? original plutôt, étant donné le plaisir assez énorme d'aller éclater des être du paradis en jouant en quelque sorte une "méchante", avec un scénario plutôt sympathique à suivre et qui réserve son lot de surprises. La mise en scène est très soignée, avec des cinématiques ultra stylisées et des séquences à images fixes présentées comme des images d'une pellicule de film. A noter l'aspect parodique et très "japonisant" de l'univers et du jeu en lui-même, avec cette volonté de tout le temps mettre en avant les atouts féminins de Bayonetta. Vous allez en bouffer de gros plan sur ses fesses, de poses suggestives, de trucs qui vous feront dire "MAIS WTF QUOI ?" et bien vous faire marrer. A noter que cela est toujours à prendre au second degré et que c'est totalement gratuit et débile (et juste coquin, rien de plus). Un délire totalement japonais qui pourrait rebuter mais ce serait passer à côté de séquences déjà cultes (aaaah, ce concours de danse sexy...).
(talon dans TA GUEULE BATAAAAAR)
Graphiquement, c'est juste ahurissant : le jeu est fluide, sans accrocs, avec des animations aux petits oignons (jamais compris cette expression mais bon...) et des personnages et décors superbes. Le travail artistique est quasi parfait, que ce soit au niveau de l'ambiance obligatoirement stupide que pour le design général (big up aux boss qui prennent tout l'écran). Et que dire de l'héroïne principale... ayant pris le parti de faire un personnage devant être la représentation d'un certain "fantasme" masculin (femme avec un look de secrétaire à cause des lunettes, corps parfait et tenue moulante), les auteurs n'ont pour autant pas oublier de lui donner de la consistance et de la dérision de chaque instant. C'est que c'est une femme forte, na mais...
(prout)
Tout ça est sublimé par un gameplay reprenant les meilleurs idées des jeux made in Clover et Capcom. Si l'on rapproche souvent Bayonetta à Devil May Cry (alternance de combo attaques corps à corps / tir aux flingues et découpage de l'histoire en chapitres), il se rapproche en fait beaucoup plus d'un Viewtiful Joe : chaque niveau est composé d'actes (les "Verse") où dans chacun vous devrez combattre les ennemies si possible avec les meilleurs combos, le plus rapidement possible et en prenant le minimum de dommages. Quand vous avez niqué tout le monde, un score vous est attribué, donnant plus ou moins de bonus. A la fin du niveau une note finale vous est décernée, toujours avec un bonus possible à la clé. Tout comme Viewtiful Joe... idem avec l'idée de ralentir le temps en esquivant au dernier moment une attaque. Mais on trouve aussi une idée piquée à God Hand (le dernier jeu du studio Clover, chroniqué sur ce magistral blogeuu, c'est ti pas magnifique) qui est de remplir une barre de magie en multipliant les combos tout en évitant de se faire toucher, permettant ainsi de lancer des attaques dévastatrices... dans tous les sens du terme. Les combats, bien que parfois bien brouillons par l'omniprésence d'effets spéciaux à l'écran, sont parfaitement jouables et toujours ultra dynamiques. Bref, ça démoule son méga boule.
(on notera les poses que prend en permanence Bayonetta, avant d'aller mettre méchant au... méchant, oui)
Un gameplay quasi parfait, une bande son jazz-rock étonnante (avec ZE chanson qui sert de fil conducteur, je vous laisse la surprise), des graphismes somptueux, une durée de vie honorable (une dizaine d'heures sans tout débloquer) et une difficulté pas trop hardcore, même en mode normal... j'avoue que j'ai beaucoup de mal à trouver des défauts... rarement un jeu d'une telle ampleur n'a sonné aussi sincère, comme un cadeau de fans pour des fans. A noter enfin les multiples références à différents jeux (Viewtiful Joe en tête, ainsi que Okami) qui fera plaisir aux plus geek d'entre nous. Bayonetta n'est pas une femme facile, vous n'arriverez jamais à la dompter, mais purée qu'est-ce qu'on est bien à ses côtés... 30€ neuf sur peusseu 3 et bobox, avouez que c'est tentant.
Don't worry about me, I'm gonna make it alright Got my enemies crossed out in my sight I take a bad situation gonna make it right In the shadows of darkness I stand in the light
You see it's our style to keep it true I've had a bad year, a lot to go through I've been knocked out, beat down, black and blue She's not the one coming back for you
If I fall back down, you're gonna help me back up again If I fall back down, you're gonna be my friend
It takes disaster to learn a lesson You're gonna make it through the darkest night Some people betray one and cause treason We're gonna make everything alright
Well the worst of times, now, they don't phase me Even if I look and act really crazy I went way down, she betrayed me Now my vision is no longer hazy
I'm very lucky to have my crew They stood by me when she flew I've been knocked out, beat down, black and blue She's not the one coming back for you
If I fall back down, you're gonna help me back up again If I fall back down, you're gonna be my friend
"Alors c'est un film, tu vois, où le réalisateur s'amuse à faire une sorte d'hommage aux films de série B voir Z des années 70/80, ces films bien kitchs avec du ketchup partout et plein de nichons. Mais alors plein, hein, plein de filles à poil. Si possible dans du ketchup, vi vi. Tu vois le délire qu'avait fait Rodriguez avec son Planète Terreur ? voir même avec Une Nuit En Enfer ? bah tu prends le même délire en y mettant des piranhas mutants datant de la préhistoire, qui ressurgissent dans un lac au USA à cause d'un tremblement de terre libérant le lac souterrain où ils ont survécu pendant des siècles et des siècles. Forcément, c'est pas des piranhas bisounours, na, ils sont ultra féroces et te bouffent un homme en 15 secondes, en laissant les os bien propres. Et pour rajouter au côté kitsch, on va dire que l'histoire se passe en plein pendant les grosses fêtes pour les jeunes américains où tout est permis, histoire qu'on mette la tonne de nichons à l'écran. Oh et puis si on mettait le tout en 3D ? t'imagines ? ouais, coco, rien que sur le papier ça déchire grave l'anus d'un pingouin."
Voilà en gros ce qui a dû se passer dans la tête du producteur qui a proposé Piranha 3D. Et putain qu'il a eu raison : cela faisait bien longtemps que je n'avais pas autant triper devant un film aussi gore que stupide. Ne cherchez pas une seule seconde de sérieux, le principe est explicite : montrer du sang, des boobs et de l'humour bien con. Avec aussi une pseudo histoire d'amour pour le passage et un mec ultra balèze et beau gosse qui se trouve être scientifique, flinguant au fusil à pompe les piranhas (bogossitude inside). Pour résumer assez vite le film, vous avez :
- des piranhas plutôt cool au début qui mangent juste une personne à la fois - l'apparition de Christopher Llyod (Doc dans Back To The Futur) qui fait plaisir - du boobs en relief - encore des boobs et des fesses - du boobs ensanglanté - un génocide de jeunos par les piranhas vraiment pas contents - des boobs, des boobs, des boobs (j'exagère à peine) - du gore ultra stupide et bien cradingue, comme dans Braindead
Bref, c'est ultra fun et plutôt bien foutu. Petit bémol : le côté 3D est vraiment anecdotique (sauf peut-être pour voir Kelly Brook nue en relief...) ce qui fait que ce film a plutôt sa place, pour ma part, sur une télé et avec une bande de potos pour se taper des barres que dans une salle obscure où l'on se tape ces p**** de lunettes trop lourdes. Ca fait du bien de voir un film ne pas se prendre la tête et nous faire passer un moment aussi dég' que divertissant. Hop, ça me redonne envie de me remater ma collec' de vieux films gore.
Album du week-end : Motörhead - Ace Of Spades : chevauchons notre bécane de pur biker, avec la réserve de Whisky et la blonde à l'arrière, pour une épopée ô combien rock'n'roll (ça envoie plus que Johnny quand même)
Jeu du week-end : Company Of Heroes Online : la même tuerie du STR mais online cette fois, avec apparemment un mode solo qui propose les mêmes campagnes que le premier épisode. 'Fin je dis tout ça, j'ai pas du tout testé, trop occupé à ranger mes CD par genre et couleur de pochette pour former une pyramide aux couleurs de notre grand dieu à tous, Peter (comment il se la pète ce con)
Groupe du week-end : Filigram : new référence from Le Havre de screamo efficace et expérimental (un petit peu) à la fois
Image du week-end :
Vidéo du week-end :
Phrase du week-end : "BRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR" Trop la classe les vuvuzelas pendant une manif
Ah ça, c'est sur, j'en use et abuse de tutube et de dailyyyyyyyyy (ainsi que tous les autres fournisseurs de vidéos en stream avec des chatons qui tombent). Qui maintenant possède sur son ordi un dossier rempli de vidéos ? fini le temps où l'on gravait tout sur un CD et que l'on balançait ZE ULTIMATE CRASH COMPIL OF DA DEATH (qui tue) avec de vrais morceaux d'inédits. Maintenant, nouvelle génération, on a un dossier rempli de favoris avec lequel on s'amuse à spammer tous ses contacts avec ZE ULTIMATE KITTY QUI TOMBE COMPIL. C'est boooo le progrès quand même.
Et malgré des milliers d'heures de vidéos de chutes, crash, bébés pandas et de chanteurs engagés breton, j'arrive encore à être surpris. Comme quoi le fait de permettre à tout le monde de contribuer à remplir un vide par du vide, c'est aussi magique qu'inutile. Mais ça fait zizir aux zygomatiques, le principal en fait.
(oui oui, j'ai flippé moi aussi)
(magnifique le regard de la fille à la fin, plié)
Voilà, vous avez perdu encore un peu de votre temps. Mais de rien.
Je ne vous refais pas le passage du "Mafia, mes enfants, si vous saviez à quel point c'était bon... une putain de tuerie, sa mère, comme on disait dans notre collège !" ou "Mafia premier du nom, c'était juste un de ces jeux cultes qui sert de références pour des années." vous savez sûrement déjà tout ça (si ce n'est pas le cas, achetez ce jeu, c'est un ordre). En plus si vous suivez un petit peu l'actualité des jeux vidéo, dès que Mafia II a été annoncé, tous les gros réacs et fans du premier épisode ont à la fois sorti les apéricubes et le martinet pour punir les développeurs en cas d'échec. Il faut dire aussi que pendant le développement du bousin, pas mal d'annonces se sont succédées, autant des "ouh chouettos les biscottos !" que des "roooooooh putain !" : ce sont les développeurs du premier épisode qui sont toujours aux commandes (miam), mais le jeu sortira simultanément sur les consoles peusseu 3 et bobox 360 (en gros : gameplay adapté aux consoles et perte du côté hardcore-gamer). Bref, le jeu était attendu avec une certaine angoisse par les joueurs PC. Pour les joueurs consoles, ce sera l'occasion d'enfin profiter d'un vrai Mafia sur consoles (car vu la qualité des conversions du premier épisode... les pauvres...).
(gun-fight dans un abattoir... c'est toujours aussi classique qu'efficace, surtout quand le héros est plein de merde)
Mais pour le lecteur qui ne sait pas de quoi donc que je parle avec mon style fluide et onirique (rien que ça), on va le faire vite fait : Mafia II est la "suite" de Mafia qui était un jeu d'action / conduite qui s'inspire un poil des GTA (sans en être un) en ayant une aire de jeu plutôt grande (une ville quoi, avec la campagne à côté), tout ça dans l'univers des USA des années 30. On garde en mémoire un soucis du détail hallucinant et une ambiance OMGAUD trop du ballon associés à un gameplay au poil (malgré des courses poursuites à 50km/h qui puaient un peu quand même), bref, du très bon jeu PC. Mafia II reprend ces fondamentaux en plaçant cette fois l'histoire dans les Iouéssai des années 45 (puis ensuite dans les années 50, avec le rock'n'roll et les minis-jupes qui vont bien avec). Toujours orienté action et suivant une vraie trame scénaristique (on ne se balade pas dans la ville en cherchant les missions, chaque mission étant une mission en elle-même, donc exit le côté GTA), Mafia II se permet d'ajouter quelques éléments à son grand frère, histoire d'être dans la vibe.
(même s'il est niais à s'en crever les yeux, il faut avouer que le perso principal a une certaine classe quand il est bien habillé... sinon le reste du temps, c'est pire que Peter Parker...)
Tout d'abord, on inclut un système de couverture très piqué à Gears Of War (hmm, ma foi, pourquoi pas), la vie qui se régénère (grrr, pas bien), de nouvelles sensations de conduite avec des tutures plus puissantes et plus lourdes (wabon !) et un nouveau scénario. En parlant de l'histoire, je vais encore faire mon faignant en ne disant que l'essentiel : vous jouez un jeunot américain d'origine italienne qui, de retour de la guerre en 45, se rend compte que sa famille est endettée (zut, patatra, crotte de chameau, chienne de vie). Devant chercher au plus vite de l'argent en grande quantité, notre héros (que j'appellerai Popol pour plus de clarté) se retrouve à refaire copain-copain avec son pote d'enfance qui se trouve être dans le banditisme (que de bonnes fréquentations mon Popol). Très vite il va se retrouver à intégrer la Mafia et donc se retrouver dans la grosse merde... si l'idée de départ est sympa, il faut avouer que le héros principal manque cruellement de charisme, surtout face à ses coéquipiers. On y ajoute un scénario pleins de clichés (avec un passage en prison bien poilant) mais qui se laisse toutefois suivre, malgré un dénouement qui se fout ouvertement de la gueule du joueur, comme si les développeurs avaient décidé d'arrêter l'historie comme ça, d'un coup, hop. Notons l'effort pour garder un ton résolument adulte sans tomber dans la vulgarité débile et qui rend assez bien l'aspect vraiment noir de la Mafia. Tout cela est raconté par le biais de cinématique très réussites et artistiquement superbes, avec un véritable effort sur la mise en scène, le tout appuyé par un doublage pas trop mauvais.
(y'a aussi une séquence génocide de chinois, c'est cadeau)
Au niveau du jeu en lui-même, on enchaîne les missions (l'histoire comporte une quinzaine de chapitres) qui ont le mérite de ne pas trop se répéter, malgré le syndrome "prend ton poto et ramène le chez lui". Les séquences de gun-fight en tout cas font mouche : c'est rythmé, le système de couverture est bien foutu sans pour autant être trop efficace, les impacts de balles sont biens visibles et foutent une patate monstre aux affrontements et la difficulté est bien présente (on peut facilement mourir, 3 balles peuvent suffire). Bon point également pour la conduite des véhicules (si on active le mode simulation) qui demande un minimum de subtilité si on ne veut pas se retrouver dans le premier mur venu. Par contre, l'I.A. réagi parfois bizarrement, principalement celles des policiers (olol le policier qui vous laisse griller tous les feux rouges et emboutir tout le monde mais qui vous engueule si vous dépasser d'1 km/h la limite de vitesse). Les rebondissements sont légions et le rythme est toujours soutenu, malgré l'utilisation abusive du combat 1 vs 1 dont apparemment les développeurs sont fiers. Mais, mais....
(vi vi, le jeu est vraiment magnifique, surtout sur PC)
... je ne sais pas, il y a un truc qui cloche. L'ambiance qui se dégage du jeu est excellente, la ville est réellement vivante et pleines de détails sympathique, mais il manque un truc... quelque chose qu'avait le premier Mafia. Ah oui : des scènes cultes. Et il faut avouer que même si Mafia II propose de belles scènes d'actions, difficile de garder en mémoires de vrais moments de bravoure, qui étaient légions dans le premier Mafia. D'un côté, j'ai été happé par le jeu et par son ambiance ahurissante, par son gameplay franchement efficace, mais je n'ai pas pu m'empêcher de me dire "Mais merde, pourquoi ils sont pas allés plus loin ?". On le sent, les développeurs pouvaient clairement faire mieux... manque de temps ? devoir se plier au public console ? une attaque de ratons laveurs mutants dans le studio ? on ne le saura peut-être jamais...
(BAISSE LES YEUX BATARD !!!)
M'enfin, n'allez pas penser que le jeu est mauvais pour autant. Même s'il est plutôt court (une petite dizaine d'heures), il se dégage de ce jeu une certaine âme, et ça, peu de jeux actuels peuvent y prétendre. On profitera également que le jeu est vraiment bien optimisé pour les PC (même si un bon bestiau est recommandé) et vous obtenez un bon jeu d'action (je me répète, mais quelle ambiance !) avec de biens belles finitions comme cette bande-son parfaite et des graphismes somptueux. Mais qui laisse toutefois un sale arrière goût pour tout fan du premier épisode...