jeudi 31 décembre 2009

Numbeure ouane


Sabres laser, délires 8-bits, un maître d'arts martiaux scatophile, un otaku avec son chat, des toilettes, du sexe à peine suggéré, une moto géante, déminer une plage, retrouver les balles d'un ivrogne russe... ça se passe comme ça à Santa Destroy, lieu de la perdition et surtout du grand n'importe quoi jubilatoire et orgasmique du jeu No More Heroes sur Wii. Hommage et parodie du jeu vidéo, ce faux GTA-like est un ovni, un jeu à la fois basique mais d'une originalité abyssale. Ou quand les délires d'un artiste (en l'occurrence le mystérieux Suda 51) prennent vie.

(de la finesse à chaque instant)

TOUT est n'importe quoi dans ce jeu, à commencer par son scénario : Travis Touchdown, un otaku d'habitude occupé par son look et ses vidéos pornos, se retrouve à tuer pour les yeux d'une belle blonde un assassin. En faisant cela, il devient le 11e meilleur assassin du coin. A lui d'obtenir la première place pour obtenir les faveurs de la mystérieuse blonde... c'est très con, oui, et ce n'est que le synopsis. C'est que pendant la dizaine d'heures que vous occupera le jeu, vous allez en voir des conneries...
Je passe très vite sur le système de jeu, vraiment secondaire : on se balade donc dans Santa Destroy, une ville incroyablement vide, pour aller remplir des missions d'assassinats ou des jobs (comme ramasser des noix de coco, des scorpions, remplir les voitures d'essence...) pour se faire de l'argent et ainsi payer les frais d'inscriptions pour participer aux combats classés pour monter dans le classement des best killer of ze world. Et bien entendu, entre chaque combats, acheter des améliorations, s'entraîner... le système de combat est très basique (un bouton pour attaquer, le nunchuk pour se déplacer), et les "finish-moves" se font en dirigeant la wimote du bon côté au bon moment. C'est très simple et très efficace.

(ou comment résumer le scénario, avec notre winner en gros plan)

On attaque donc le gros du morceau : l'univers du jeu. Si vous êtes fan de jeux vidéo, vous allez tomber à la renverse, tant tout le jeu est un hommage entier à la grande époque des jeux 8 bits : les icônes, les bruitages, le côté basique des combats, le scénario stupide au possible... tout est fait pour se rappeler que l'on est bien dans un jeu. Le graphisme est peut-être très sommaire (malgré l'utilisation très stylisée du cel-shading qui fait son effet), mais on s'en fout royalement, on rentre dans un trip ultra addictif et plus qu'acidulé, complétement barré. Rien que le fait de sauvegarder sa progression en s'asseyant sur les chiottes, le shoot'em up qui s'enclenche pendant le rêve du héros ou tous les autres trip comme la scène finale d'un niveau de débilité très élevé... tout est collector. A noter aussi que les 10 fameux boss du jeu, les 10 meilleurs tueurs, ont tous un design complétement barré et un charisme qui met à l'amende 90% des boss de tous les autres jeux. C'te classe.

(le plus beau menu de sauvegarde du monde, totalement bio)

No More Heroes est un jeu indispensable pour tout gamer qui se respecte, très loin devant tous les jeux pré-mâchés qui sortent de plus en plus ces temps-ci. Et malgré ses défauts (trop court, des passages parfois crispants à cause de la mauvaise gestion de la caméra, des allers-retours parfois longs dans une ville beaucoup trop vide...), on reste collé devant l'écran. Il fait partie de ces jeux où l'aspect graphique passe clairement au second rang pour mettre en avant l'univers et le game design, ici surréaliste et hilarant à chaque moment. Un appel au n'importe quoi qui se permet de parodier toute la pop culture avec un humour décapant, au service d'un jeu certes basique mais fun. Et c'est bien là le principal.

A noter que le jeu, disponible sur Wii pour 10€ environ en neuf (bah ouais, il ne s'est pas vendu, snif), va connaître une suite (toujours sur Wii) et qu'un remake va sortir sur Xbox 360 et PS3. Foncez, ça vaut le coup.



A noter qu'il n'y a pas de sang dans la version européenne et japonaise. Pour une fois, ce sont les américains qui ont la version non censurée... les temps changent...

mercredi 30 décembre 2009

My Chemical Romance - Three Cheers For Sweet Revenge


J'en vois déjà d'ici qui rigolent, me pointent du doigt, me lancent des tomates pourries et des saucissons ninjas... que je les comprend. C'est vrai, quoi de plus cliché que My Chemical Romance ? quoi de plus typé émo et commercial que ce groupe ? quoi de plus stupide que leurs maquillages et tenues de scène ? et pourtant, ce groupe est bien à l'origine de l'un des albums les plus tripant sortis ces dix dernières années. Et surtout, première chose à mettre au point une bonne fois pour toute : non, My Chemical Romance ne fait définitivement pas partie de la scène "émo-rebelles-à-mèches", c'est beaucoup plus subtil. Surtout au niveau musical, ce qui m'intéresse le plus en fin de compte.

MCR, et plus particulièrement sur cet album, est une machine à tubes, dans le bon sens du terme. Alternant les styles sans difficultés et avec une maîtrise presque insolente, des refrains ultra efficaces et accrocheurs dès la première écoute... le groupe impressionne et se passe surtout de tout le côté mielleux qui englobe pratiquement tous les autres groupes du même style. Quoiqu'il serait stupide de comparer MCR à ces autres groupes, tant ce groupe est unique.

Mélange improbable de punk, de metal et de rock au sens général, le son de MCR possède ce petit grain de folie qui le rend définitivement attachant. On ne s'étonne même plus des cris venant de nulle part ("You Know What They Do To Guys Like Us In Prison"), de rythmique improbables et parfois épileptique ("Hang 'Em High"), d'une chanson limite pop-punk (le tube imparable "I'm Not Okay (I Promise)") ou d'une autre carrément metalcore ("Thank You For The Venom" et son début limite piqué à Bullet For My Valentine)... le fait que chaque chanson soit unique, avec presque son propre style musical mijoté à la sauce MCR, renforce la qualité de cet album presque inclassable. Le chant parfois juste ("The Ghost Of You" ou la très Radiohead "Interlude"), parfois limite schizophrène ("Give 'Em Hell, Kid")... tout ça se colle parfaitement au sentiment de bordel bien organisé, de folie permanente.

Un album qui restera toujours incompris et boudé par un certain public qui ne verra que l'aspect extérieur du groupe (son image, ses paroles parfois trop "cliché émo") sans s'attarder sur le cœur même de ce groupe, leur musique ô combien rythmée et qui se permet d'être créative sans tomber dans le n'importe quoi. Un album unique. A y'est, vous pouvez relancer vos projectiles sur moi. Miam, des asperges.

mardi 29 décembre 2009

Like rotten tomatoes

You came twice last year like a Sears catalog,
Cause your last boyfriend makes love like Boss Hogg,

Well now you're seeing me but soon I'll have you seeing God,

Cause girl I'll get you panting like you're Pavlov's dog,

Like a DC-10: guaranteed to go down,

But baby your black box is the one that I found,

I'll give you the gift that keeps on givin' it won't cost you any money,

Then she grabbed me by the ears and said kiss me where it smells funny.


So down I go like I'm 2000 Flushes,

I can tell I'm doing something right by the way that she blushes,

She's one that's speechless, I'm the one that's tongue tied,

She's thinking holy mackerel I'm thinking tuna on the side,

There must be something wrong with Al Pacino's nose,

Cause the scent of a woman is like rotten tomatoes,

Yeah I'm snorkeling for clams and it doesn't matter if I wanna be,

Don't come up for air until you kiss me where it smells funny.


Drop my face below her waist and stay on third base,

I can tell that the cherry's ripe by the way it tastes,

Yeah I could make a lot of wine with the yeast I find inside her panties,

And then drink it while eating out down at the Seafood Shanty,

Drop my face below her waist and stay on third base,

I can tell that the cherry's ripe by the way it tastes,

Yeah I could make a lot of wine with the yeast I find inside her panties,

And then drink it while eating out down at the Seafood Shanty.


The Bloodhound Gang - Kiss Me Where It Smells Funny


lundi 28 décembre 2009

La vidéo du lundi



C'est classe quand même le système d'accumulation des peines en Espagne, je crois même que l'on devrait appliquer ça pour un jeune qui télécharge des mp3 de Lorie + port de la casquette à l'envers + verlan + un doigt d'honneur à son prof + manger à Quick. Ouais, ce serait la classe.

dimanche 27 décembre 2009

Liens du week-end

Album du week-end : Satanic Surfers - Going Nowhere Fast : cet album est fait par des professionnels, n'essayez pas de le refaire chez vous, à moins d'avoir des mains bioniques

Jeu du week-end : sauver wikipedia : bah ouais, quoi de plus amusant que de corriger des articles remplis d'erreurs pas gentilles du tout ? hein?

Groupe du week-end : RAVI : quelque part entre le post-hardcore et l'emo-core, un groupe français de qualitayyyy

Image du week-end :


Vidéo du week-end :



(réalisé sans trucages)

Phrase du week-end : "Allez, Vincent, un sourire !!! Mais non, pfffff !" les joies des photos de famille pour n'importe quel évènement, comme par exemple nowel, et vu que je déteste les photos... hop, on montre son cul

Site du week-end : GOG : des promos de ouf guedin, de quoi remplir son ordi de "vieux bon jeux" qui feront oublier la bouse incroyable qu'est COD 6.

Clip du week-end : City And Colour - Comin' Home

samedi 26 décembre 2009

Là-haut (2009)


Je pourrai sortir l'excuse "Ouais, on a tous gardé une âme d'enfant en chacun de nous, c'est pour ça que, tu comprends, j'aime bien regarder les films Pixar", tout en ricanant et on gobant un pépito au chocolat blanc, à un enfant de 5 ans qui comprend pas pourquoi je regarde des dessins animés (débat houleux d'ailleurs, j'ai du lutter pour gagner, par K.O technique en sortant la fameuse botte secrète du "Ouaiiiiis mais tu vois, le Père Noël, est bien, IL -censuré pour les pitis n'enfants- PAS ! AH, TU FAIS MOINS LE MALIN, HEIN ??????"). Non non, pas d'excuses. Pixar est probablement le seul studio capable de nous pondre des petits chef d'œuvres à la chaîne avec leurs fameux différents niveaux d'interprétation qui les rend si attachants pour n'importe quelle tranche d'âge. Là-haut n'échappe pas à la règle.

Dès le début du film, on sent que quelque chose a changé, que Pixar a grandi : plusieurs thèmes adultes sont évoqués de façon explicite, comme la mort, la détresse d'un couple qui ne peut avoir d'enfants, les rêves d'une vie qui s'effondrent... en 10 minutes, presque sans dialogues, on découvre l'histoire d'un homme, de sa jeunesse jusqu'à de nos jours, de façon habillement subtile et poétique, qui se permet un luxe incroyable de nos jours : faire régner le silence. Dès le début de son film, Pixar surpasse bon nombre de films traditionnels en apportant ce que certains ont oublié dans l'extravagance et la poursuite du sensationnel : la retenue et la pudeur. Une introduction toute en douceur et en beauté, qui est paradoxalement d'une tristesse poignante.

A peine remis de cette introduction qu'arrive l'arme principale de Pixar, l'humour. Subtil, fin, parfois complétement dingue (les fameux chiens qui se figent au son du mot "ECUREUIL !!"), toujours bien amené et jamais pompeux. Les moments de pur comédie sont réussis, obligeant même le plus blasé des spectateurs (moi en l'occurrence) à sourire et rigoler.

Pixar oblige, l'image est magnifique, très loin devant la concurrence. Se dire que de simples personnages d'images de synthèses parviennent à avoir une âme et nous faire partager des émotions est bluffant... tout en évitant le photo-réalisme en proposant des personnages volontairement typé dessin animé, le réalisme va quand même très loin. Un vrai plaisir pour les yeux, et autant pour les oreilles, avec un thème principal très réussi et des bruitages parfois hilarants (je vous laisse entendre les chiens...).

Mais la grande force de Là-haut, outre un rythme sans temps mort et un enchaînements de scènes déjà cultes, c'est la puissance de son scénario et de ses multiples relectures possibles : simple comédie d'aventure, récit d'un vieil homme qui pense à tort n'avoir rien réalisé de sa vie, l'idée que chaque homme se doit de vivre son rêve, qu'il soit un jeune enfant ou un vieux grabataire... impossible de tout citer. Chacun aura "son propre" Là-haut, et ça, très peu de films peuvent s'en vanter.

Un appel magnifique au rêve, à la poésie, sans niaiserie aucune, et une comédie réussie, tout en étant touchante du début à la fin... Pixar vend du rêve, et on en redemande volontiers, avec le regard et l'attitude d'un gosse devant son dessert préféré : on sait que l'on va adorer, qu'on va le savourer, et qu'on en ressortira pas indemne...

vendredi 25 décembre 2009

eBay revenge


La liste des bonnes résolutions jamais tenues et qui ne le seront jamais :

- jouer à la Dreamcast et finir Shenmue
- lire plus d'un livre dans l'année
- ranger VRAIMENT ma chambre (et pas seulement mon bureau)
- avouer mon hétérosexualité à mon entourage (très difficile)
- ranger mes CD par ordre alphabétique (pas le courage)
- faire un vidéo-test
- manger 50 chicken-wings en moins de 2 minutes
- réaliser mon documentaire sur la reproduction des esturgeons en milieu naturel
- jouer du Frank Michael à la guitare (pour me la péter devant les filles)
- conquérir la Bretagne

jeudi 24 décembre 2009

Xmas tonight (mais chuuuuuuuuuuuut, c'est un secret)



Ah ouais, Joyeux Noël, c'est vrai, j'oublie toujours. Surtout les enfants, buvez beaucoup, et pas d'eau.


mercredi 23 décembre 2009

Si j'avais des crayons de couleurs


L'hiver est enfin là ! Le décor du théâtre qui abrite la vie de Peter met sa plus belle robe blanche pour rappeler la venu du froid, du rhume et du drift sur verglas avec monospace tunné.

L'hiver est là ! Les fêtes de la fin de l'année arrivent, les oies et les canards sont gavés à la chaîne sous un rythme effréné pour satisfaire l'estomac avide de sensations fortes de Peter. On n'oublie pas non plus les huîtres et autres aliments comestibles savamment cuisinés pour faire jaillir des saveurs et des sensations inconnues du commun des mortels.

L'hiver s'installe ! Petit à petit, la neige se fait la malle et laisse place à une couche d'eau, soit glissante (qui fait chuter les rebelles de la forêt avec leur booster), soit bien dégueulasse avec une couleur marron / grise grâce à l'apport du sable et de la terre. Le froid est coriace par contre, et se fait un plaisir de congeler Peter.

Et après l'hiver, le beau temps ! Ou pas, n'oublions pas que Peter habite en Normandie...

Ah, quelle saison que l'hiver ! Les Pères Noël inondent les supermarkets, des étudiantes fauchées les accompagnent en évitant les tapes aux fesses de ces derniers, les SDF se réunissent pour faire péter les marshmallows devant un bon feu de bois pour survivre, la France se retrouve bloquée sous 5cm de neige, les Restos du Coeur font des heures sup'... Cela devient presque frustrant ce sentiment de déjà-vu qui perdure... Peter aimerait se lever, taper du poing et dire "Ah mais non ! il faut que cela change, na mais oooooh !" en chantant les chansons du Chanteur Masqué et en donnant tout dans les actions Eurotunnel... mais non, Peter ne peut point faire cela... il est bloqué chez lui à cause du verglas et d'un rhume apocalyptique, l'obligeant à se déplacer avec une citerne de mouchoirs tout en ayant la voix du fils illégitime de Marge Simpson et Dark Vador...

Quel con ce Peter...

mardi 22 décembre 2009

Tribulations et journalisme total



Trop la classe les décos des grands magasins, surtout quand deux petits renards... euuuh... baah... non, je vois pas quoi dire de plus.

Do you care enough to see ?

The last selection in the ballgame.
Does never get a pass.
"Not appreciated's" just his first name.

He's the scapegoat of the class.

There are no friends to cheer him up and
No girls, no sweet romance.

It's impossible to expand,
When you never get a second chance.


Do you know, who's that guy, who's all alone?

Do you care enough to see? He's in pain and misery.


He's not going to the school-prom.
He said he had the flu.

Trumped-up excuses as he told mom.

- I´m safer here with you.

She told her son.

- Someday, they'll all be sorry for mistreating you.

Don't be afraid my son and trust me,

You'll be someone they will look up to.


Do you know, who's that guy, who's all alone?

Do you care enough to see? He's in pain and misery...

Do you care to see?


Do you know, who's that guy, who's all alone?

Do you care enough to see? He's in pain and misery


Millencolin - The Ballad


lundi 21 décembre 2009

Live Report : 20/12/09 @ Rouen


Lieu : Le Prado
Groupes : Pink Flamingos - Woodson - Nina'school

Après avoir affronté le blizzard normand et fait un petit rally entre les plaques de verglas, on arrive finalement devant le minuscule bar du Prado pour une soirée à l'affiche ô combien alléchante et qui fera plaisir aux petits et grands... mouais, enfin ce sera surtout pour ceux qui auront eu le courage de braver le froid, et on était pas vraiment nombreux ce soir... pas grave, la soirée s'annonce quand même très très très bien. D'ailleurs, ça permet de causer un peu avec les membres des groupes, dont le bassiste de Nina'school, un mec vraiment cool. Un petit bonjour aux gars de Woodson, et on attend patiemment devant la scène (qui doit faire 3 mètres de long et pleines de petits trous, pour la déconne, toujours).

Après un léger retard sur le planning (soirée prévue à 19h, début des hostilités à 21h30), ce sont les Pink Flamingos qui débutent, après un mini concours de blagues assez hardcore. J'avais eu quelques échos sur ce groupe, qui aurait ce "petit quelques chose" qui nous fait trop kiffer notre boule. Et j'avoue que je me suis pris une bonne claque, tant le groupe assure méchamment : punk/hardcore rapide et mélodique, avec ce côté californien, à la NoFX et autres groupes de ce style, vraiment sympa, en plus bourrin quand même. Les chansons s'enchaînent, l'énergie est là, et les compos se démarquent les unes des autres, ce qui fait toujours plaisir. Un set bien rempli, un groupe qui déconne, une bonne ambiance... et une grosse envie de les revoir très vite. Bonne surprise de la soirée.

Woodson enchaîne peu de temps après. Et l'autre bonne surprise arrive : on entend enfin le chanteur (ô joie, ô miracle, tout ça tout ça) ! et ça change pas mal les choses quand même. Pour le reste, rien à redire : c'est carré, les mélodies sont bien trouvées (et restent dans la tête), toujours ce côté Hot Water Music / The Draft pas dégueulasse, pour 30 minutes d'un set encore meilleur que les autres... ouais, Woodson commence à bien grandir, les nouvelles compos le montrent bien et affirment le style du groupe. A voir en concert !

Et c'est le groupe Guerilla Asso certified Nina'school, de Bordeaux, qui vient nous mettre la claque pour finir la soirée. D'abord, il faut tout de suite mettre de côté la comparaison avec Guerilla Poubelle, tant Nina'school est beaucoup plus direct, rapide et surtout beaucoup moins sérieux. Dès la première chanson, les guitaristes sont déchainés : ça saute dans tous les sens, la batterie est en mode automatique, les chœurs sont puissants et le chant français réussi. On est parti pour 30 minutes de punk/rock dopé aux amphets', pour un groupe complétement survolté et déconneur. C'est ultra carré, les vannes fusent entre deux chansons (mention spéciale à la fausse intro Blink-182, Sum 41), ainsi que les tubes (-instant pub- que vous retrouverez en intégralité sur le super album, même le prix vous fera rire, et vous offrez un kebab au batteur en l'achetant directement au groupe -fin de l'instant pub-). Un très bon set, duquel on sort avec une banane immense, très vite disparu avec le gel de l'extérieur.

On repart dans la neige. Après deux-trois glissades on arrive devant la tuture avec les yeux remplis d'étoiles et la tête de refrains entêtants... ouais, bon, d'accord, j'avais surtout les oreilles qui sifflaient, snif. Très bonne soirée en tout cas, merci encore à l'orga pour des concerts comme ça.

La vidéo du lundi



C'est pas vraiment le fait de jouer partout qui est impressionnant, c'est surtout qu'il joue à Need For Speed... il est courageux le gars, quand même, faut être motivé.

samedi 19 décembre 2009

Liens du week-end

Album du week-end : Big D & The Kids Table - Gipsy Hill : baaaaaaaaaah euuuuuuuuuuuuh, c'est Big D, et là c'est un album de ska-punk, une référence dans le style, dooooooooonc boooooooooon, ça s'écoute, ouais

Jeu du week-end : masterisation de la spatule : le gel et la neige sur une voiture, ça devient tout de suite une épreuve de Koh-Lanta, surtout quand on a pas de gants comme moi (R.I.P ma main gauche)

Groupe du week-end : Far From Finished : punk-mélo trop choupinou, avec une reprise de toute beautayyyyy des Jackson Five

Image du week-end :


Vidéo du week-end :



Merci Clém pour cette vidéo de Julien pendant son sport matinal

Phrase du week-end : "Ah, poum..." à dire avec l'air super-pas-surpris-du-tout : le ballet des voitures qui se prennent des trottoirs à cause du verglas est passionnant... surtout quand ça se passe à 5km/h...

Site du week-end
: maquillage : niah niah niah (pour reprendre une phrase célèbre)

Clip du week-end : Dagoba - The Things Within

vendredi 18 décembre 2009

Casual Hardcore Gamer & plus si affinités...


-Ah ouais, donc t'as la Wii ? mais ça t'emmerde pas trop de jouer qu'a des Mario ? t'as les Lapins Crétins ?
- Bah tu sais, il y a peu de jeux pour les "gamer", c'est vrai qu'il faut chercher entre les grosses daubes du style Bienvenue Chez Les Ch'tis et autres jeux de ce genre, mais il y a vraiment d'excellents titres !
- Genre Zelda ? t'as les Lapins Crétins ?

- Entre autres... mais t'as aussi Muramasa, et rien que pour ce jeu, ça vaut le coup d'avoir le Wii, vraiment.

- Mura quoi ? Non, mais, t'as les Lapins Crétins ?

- NA !!!

- Bah pourquoi t'as une Wii alors ?


Vanillaware, les développeurs de Muramasa : The Demon Blade, sont assez maso : sortir sur la Wii un jeu ultra hardcore et old-school, sur la console la plus fashion et casual de tous les temps. Le pari était risqué. Et même si Muramasa ne se vendra pas par palettes entières, il reste un jeu d'exception, déjà culte, et une vraie aubaine pour les gamers jouant sur la Wii. Il faut dire que derrière Muramasa se cache le studio coupable d'Odin Sphere sur PS2, le plus beau action-RPG en 2D jamais sorti, qui se trouve être un petit chef d'œuvre.


Je ne vais pas vous refaire le test de ce jeu, qui se trouve être l'un des meilleurs beat'em all jamais sorti. Sachez simplement qu'il est un indispensable de la Wii, d'une finesse artistique et graphique ahurissante (les décors sont magnifiques tout comme les personnages), avec un gameplay à la fois simple et d'une profondeur abyssale, une durée de vie plutôt moyenne si l'on ne finit que l'histoire principale (une dizaine d'heure), énorme quand on veut débloquer tous les sabres du jeu (une centaine, pour une bonne trentaine d'heures), une difficulté d'un autre temps, un univers merveilleux et onirique... une petite perle qui restera malheureusement toujours dans l'ombre.

jeudi 17 décembre 2009

Give me sunshineuuuuuuuuu



La neige, le froid, l'hiver, la nature, Peter...
il a neigé cette année en Normandie... la pluie acide n'aura pas eu raison des flocons, c'est ti pas mignon (ou flippant)...


Casquette à l'envers et verlan spotted


Ne pas tomber dans le panneau, éviter à tout prix le sujet, ne pas en parl... gnnnn... Peter ne tient plus. Impossible pour lui de ne pas regarder, une fois de plus, l'hypocrisie droit dans les yeux. Il sait que tout n'est qu'un coup monté, un coup de com' comme on se plaît à le dire. Personne n'est dupe, Peter veut à tout prix y croire, quitte à une fois de plus être incompris.

Qu'est-ce que c'est que ce faux débat à la con que de parler d'identité ?

Non non, ne pas partir dans une argumentation. C'est vain, et surtout, c'est exactement ce qu'attendent les personnes qui ont misent en place ce monologue, où l'on fait croire qu'il existe UNE identité possible, que telle façon de penser, d'agir, de réagir ou de consommer est digne ou ne l'est pas.

NON ! Encore une fois, détourner l'attention pour mieux le faire à sec, sans vaseline, et laisser Peter souffrir, subir. Ne pas tomber dans ce piège stupide et cupide, qui ne sert seulement qu'a rallier certains indécis, bien content qu'on leur balance des idées qu'ils pourront reprendre sans réfléchir, vu que leur "leader", leur "courant de pensées" les a laissé seuls.

C'est pourquoi, dans l'optique de ne pas aborder le sujet, Peter vous propose aujourd'hui une vidéo vous montrant toute la beauté de la jeunesse actuelle, qui, dans un cri de révolte et dans un mouvement révolutionnaire qui doit faire craquer l'élastique du caleçon 100% coton des biens pensants et des dirigeants de la Poste (note perso : je le veux avant nowel mon colis !! na mais oh), se permettent de mélanger au maximum les drogues et les influences qui leur passent sous le nez/oreilles/poils naissants. Une petite démonstration :



De l'émo-house, avec ce qu'il faut de qualitayyy pour faire passer le dernier album de Anal Cunt pour de la J-Pop pour le journal de Mickey (dans Minnie dans ce cas là). Non mais vraiment, c'est pas incroyable ? Vous ne trouvez pas ça fantastique ? Mais mââârdeuuu, c'est l'avenir ! La révolution culturelle est en marche ! Et quelle rebelle attitude...

Ah, Peter me fait signe... oui ? ah ok, ok, je transmets... donc, conseil de Peter :

Quand vous regardez du tutube au lieu de travailler, c'est le mal, parce que vous ne correspondez plus à l'identité de votre pays, bordayyleuuuu !


donc continuez, vraiment...
il se permet de rajouter : "C'est vraiment de la grosse merde ce groupe ! Je retourne écouter du Vincent Delerm, ça c'est du rock !". Hop, encore un sujet d'esquivé !

Quel talent ce Peter...

mercredi 16 décembre 2009

Bilan 2009 : miousiqueu

(photo : Defeater)

Fin de l'année, le début des bilans, bêtisiers et autres rapports et debriefings. Je ne vais pas y manquer, en jouant à fond la carte de l'originalité en vous proposant mes préférences de l'année en matière de concertos et arpèges joués à la perfection par des rassemblement de personnes avec des instruments de musique dans l'optique général de... bah de foutre un bon gros bordel sonore, et cha ché bien. Petit résumé de l'année 2009 :

Le retour gagnant : en vrac : Defeater, Nine Eleven, War From A Harlots Mouth, Converge, Mass Hysteria, This Is A Standoff, Anti-Flag, Poison The Well, Propagandhi, Strung Out, Strike Anywhere... la liste est incroyablement longue (non non, pas de CMB, ça marche pas avec moi, snif), et, ô joie, très peu de mauvaises surprises (on met de côté A.F.I qui s'enfonce de plus en plus, un GreenDay plutôt moyen, Hatebreed qui perd son côté hardcore...). Une bien bonne année pour les groupes déjà reconnu (comme Rancid) donc, et même NoFX a réussi à sortir un album vraiment correct... tout va bien.

Les bonnes surprises :
Fake Off
: mélange improbable de skatecore à la Belvedere (pour la technicité) avec du modern hardcore à la Verse (pour les mélos), le premier EP des français montre un groupe ultra prometteur.

Set Your Goals : un nouvel album frais et sans prise de tête, pour les fans de pop-punk/rock à la Blink-182, A New Found Glory...

A New Found Glory : un retour n'a fond les ballons avec un nouvel album qui signe un retour aux sources (beaucoup moins pop et plus pop-punk), et surtout le side-project International Superheroes Of Hardcore, génialissime.

P.O. Box : nouvel album non sans défauts, mais incroyablement attachant, et qui prouve le talent du groupe, à écouter d'urgence.

On peut rajouter la plupart des groupes locaux ou les petits groupes découvert dans certains concerts qui méritent vraiment d'être reconnu.

Les splits (très nombreux cette année) : Verse, Have Heart, Sling 69, 86it, The Steal... beaucoup trop de bons groupes ont jeté l'éponge cette année...

Meilleurs lives : Defeater et Comeback Kid, clairement. A Wilhelm Scream pas très loin (au coude à coude avec Have Heart), et la plupart des shows screamo, tous de bonne qualité (voir les live report, ils sont là pour ça ^^).

Meilleurs albums de l'année (pas d'ordre particulier) :
Fake Off - Appalling Options (grosse surprise de l'année)
Poison The Well - The Tropic Rot (retour magnifique d'un groupe hors-normes)
Thrice - Beggars (magistral)
Nine Eleven - City Of Quartz (d'une classe et d'un niveau ahurissant)
This Is A Standoff - Be Disappointed (Belvedere's not dead !)
et encore d'autres...

En boucle cette année :
Have Heart - Songs To Scream At The Sun
Defeater - Travels
Verse - Agression
Streetlight Manifesto - Somewhere In The Between
A Wilhelm Scream - Career Suicide

Attention, il est également sorti beaucoup d'excellents albums de metal et de grindcore (le nouveau Mumakil, monstrueux, tout comme le dernier Napalm Death). Je les écoute aussi, hein, faut pas croire.

Une bien bonne année musicale donc, notamment par l'émergence de la nouvelle scène émo - met le style que tu kiffes ici - branchée : Attack ! Attack ! et son émocrapaud, du émo-r'n'b, du némo rap... ça fait vraiment très peur... vivement 2010 en tout cas !

mardi 15 décembre 2009

And when we fall, we will fall together

I once knew a guy, obsessed with the afterlife
Oh what a terrible day that was, he realized he'd wasted all his time

Time was ticking by, and he'd been left behind

And as the clock tick-tocked his heart did stop and everything he had was fucked
And we know not what we do (Can you hear them call?)
Will we ever make it through?

As they watch us fall from the sky to the ground to the see

Woe is me, woe is me, no one will save you now

We can only look away (away!)

We'll not be victims there'll be no victims of to speak

And only then will we be free

And up will rise the meek


And when we fall we will fall together

No one will catch us so we'll catch ourselves

And where we roam we will roam forever

No one will understand what we meant


The beaten and the bruised, forsaken, the abused

Oh what a glorious day we'll have rising up and claiming all our dues

The day will come as sure as the ever-setting sun

All of those that self-imposed will find themselves so indisposed

And we know not what we do (Can you hear their call?)

Will we ever make it through?

As they watch us fall from the sky to the ground to the sea

Woe is me, woe is me, no one will save you now

We can only look away (away!)

We will not be victims there'll be no victims of to speak

And only then will we be free

And up will rise the meek


Now, with the line drawn in the wet sand

You need to tell us where to stand

Sitting waiting watching rotting everything they warned us of is true

Now tell me what we're all supposed to do

They're coming after all of us with everything they've got

With the fury of a soldier who will answer to his God

So how will we fight? All we have is logic and love on our side


Streetlight Manifesto - We Will Fall Together


lundi 14 décembre 2009

La vidéo du lundi



J'en profite pour faire un coucou à ma maman, qui peut-être me regarde, coucou !!! regarde, je passe sur le ouaib ^.^

dimanche 13 décembre 2009

Mal de tête et malus rhume +10


Si vous avez connu comme moi la grande époque des Minikeums, la fin du Club Dorothée avec les épisodes les plus hardcore de Dragon Ball Z, les biscuits en forme de personnages du jeu Mario et les consoles 16-bits (oui, avant que l'on ne connaisse le collège, la drogue et les cours de SVT), vous avez sûrement en tête plusieurs thèmes musicaux de jeux vidéo.

Outre les plus connu, comme celui de Tetris, de Zelda ou de Sonic, il y en a d'autres dont on se souvient rarement, et qui pourtant nous ont marqué à l'époque (si si, on les sifflotez sous la douche entre deux (enfin, un plutôt) Larusso et Les Forbans). Je pense notamment aux fabuleuses chansons de Starfox (Star Wings chez nous), de Super Castlevania IV (OMG le thème du début), Bare Knuckle (Street Of Rage chez nous) et sa techno avant gardiste... sans le savoir, en jouant bêtement à certains jeux, on ouvrait notre esprit à différents styles musicaux, et on comprenait sans le savoir ce qui distingue un bon jeu d'un jeu d'exception. Bah ouais, imaginez un peu Metal Gear Solid 2 sans son thème principal, ça à tout de suite moins de gueule...

Tous ces souvenirs tirent sur ma fibre nostalgique (et elle commence à bien morfler), et j'ai une envie insatiable de B.O de ces jeux qui m'ont accompagnés durant mon enfance. Petite sélection, hop hop, histoire de faire partager. Et si vous aimez pas, vous pouvez toujours tentez de faire des crêpes avec une pâte à gaufres (waaa les dingues).

Final Fantasy VI et son thème mémorable



F-Zero et le thème du circuit Mute City



Super Ghouls'n Ghosts



Forcément, Megaman...



Et pour finir en beauté, rien de mieux que Darth Vador qui balance la purée (ce n'est pas sale) sur Chocolate Rain :

samedi 12 décembre 2009

Liens du week-end

Album du week-end : Norma Jean - Redeemer : album trop souvent sous-estimé d'un groupe à part dans la scène hardcore (les pistes sont dans le désordre, faudra faire avec). En plus, l'écouter vous rendra plus intelligent, vous portera chance pendant 10 générations, et vous pourrez vous garer sans effort en créneaux.

Jeu du week-end : manger jap : perso j'ai bien mangé au resto' jap, le menu B2 pour être précis, ça vaut vraiment le coup, en plus on le droit à du saké bouillant (?) en digestif HAAARRDCOOORE

Groupe du week-end : Modern Life Is War : en hommage à Johnny, du rock qui te déchire le placenta

Image du week-end :


Vidéo du week-end :



Phrase du week-end : "Non mais faut pas me prendre pour une conne non plus !! [...] Toute façon, une belle merde bien emballée, ça permet de rattraper des points sur une copie ! [...] Qu'est-ce qu'il y a, vous me vannez ?!"
Trop la classe le cours de droit avec une prof qui t'insulte à moitié et s'énerve à la moindre erreur, et te permet de te faire la moral en te demandant de lui parler convenablement... waaaa, ptin, comment je vais faire le gros rebelle en lui répondant, ouais, je vais le faire... un jour... quand j'aurai des c*****

Site du week-end : Nerdz : ça ne plaira pas à tout le monde, c'est volontairement très con et très court, et il faut avoir un minimum d'humour geek pour pleinement apprécier cette série (sur le site, il faut cliquer sur l'onglet Nerdz pour avoir les épisodes). Sinon, y'a Plus Belle La Life ou Inspecteur Barnaby...

Clip du week-end : Finch - What It Is To Burn (je met du némo si je veux d'abord)

vendredi 11 décembre 2009

Napi beurstdé



Je crois que je fais une (légère) overdose de Nerdz en ce moment...
ou alors c'est mon excuse pour mettre ce clip que j'ai en tête depuis trop longtemps, snif... paix à mon âme

(note perso : bonne annif la vieille)

jeudi 10 décembre 2009

Justin(e) - Accident n°7


Une rencontre. Tout commence toujours par une rencontre, une simple rencontre. Avec Justin(e), pourtant, j'ai pris mon temps. Des critiques aguicheuses, un style musical que j'apprécie beaucoup, une bien belle pochette... normalement, mon instinct d'acheteur compulsif d'album m'aurait fait acheter sans attendre le premier album de Justin(e), Du Pareil Au Même. Mais non, il a fallu que j'attende, ayant du mal à me décider... peur peut-être d'être déçu, que cela ne soit pas à la hauteur de mes attentes... il faudra attendre la vraie rencontre, celle avec Till (chanteur/guitariste de Guerilla Poubelle), au détour du merchandising pendant un concert d'un groupe de son label Guerilla Asso. Les deux albums de Justin(e) me font de l'œil. Ils m'ont d'ailleurs tellement chauffé pendant toute la soirée que j'ai fini par craquer et les prendre tous les deux, histoire de bien satisfaire mes besoins primaires.

Retour à la maison, on écoute le premier album, premier choc. Un album béton, bourré d'intelligence et d'efficacité. Vite vite, ma seconde dose avec le second album. Et là, désoler Justin(e), mais ton premier album n'était qu'un vague brouillon, une bouillie sonore face au jubilatoire Accident n°7.

Que dire ? Tu as d'abord trouvé ton identité, fini donc les clichés punk/rock en chant français et la comparaison trop rapide avec Guerilla Poubelle. Tu as ton son, tes qualités qui te sont propres. Et merde, quelles qualités... la voix est toujours aussi unique, beaucoup moins écorchée et bordélique qu'avant, avec un débit toujours supersonique, la basse se permet des libertés par rapport aux riffs efficaces de la guitare, avec une batterie métronome pour harmoniser le tout. Mais ce qui fait ton charme Justin(e), ce n'est pas que ta musique, tu le sais bien, ce sont tes paroles.

D'un niveau unique, tes textes sont incisifs, parfaitement écris, parfois incroyablement fun à cause de l'impossibilité de les comprendre (Hors Sujet en est le parfait exemple, avec un enchaînement de mots sans rapports les uns avec les autres), mais surtout d'une intelligence inédite, tout genre musicaux confondus. En effet, quand on s'y attarde, on trouve des perles, comme Vie De Merde, Festen, De l'indirect et des mots d'ordre... on sent les private joke à pratiquement chaque lignes, et c'est franchement rafraîchissant, d'un très haut niveau. Les métaphores inondent tout, les rimes sont parfaites... du grand art.

Une évolution assez impressionnante avec cet album... passer du statut de groupe prometteur à groupe déjà culte... il fallait le faire... putain, Justin(e), tu m'as ouvert les oreilles (oui, ça se dit), et ça fait foutrement plaisir. Un album parfait de bout en bout, que l'on écoute en boucle sans aucun soucis... quelle frimeuse cette Justin(e).

A écouter : Festen, Hors Sujet, Vie De Merde, Mathématiques, De l'indirect et des mots d'ordre...
Pour les fans de : Guerilla Poubelle, Dolores Riposte, Good Riddance et tout ce qui est punk et intelligent en général...

mercredi 9 décembre 2009

Live Report : 06/12/09 @ Paris


Lieu : Le Pixi
Groupes : Birds In Row; M-Sixteen; Nine Eleven; Warsaw Was Raw

Après un road-trip haletant avec un nombre incalculable de blagues douteuses et de bouchons sur le périph' (avec une bande son faites à base de cris, merci encore Matiouz), on arrive finalement sur place. On engloutit la nourriture comestible locale (baguette + beurre + camembert pour moi, ce qui semblait être du saucisson pour les autres, VEGAN POWAA §§), on check le merchandising (miam, le nouveau Trashington D.C.), et on descend dans la cave qui servira de salle de concert du pauvre. Et ça fait peur... je touche le plafond en levant les bras, c'est sombre, l'insonorisation est inexistante (en gros ça résonne... suuupeeeer), on imagine facilement les soirées gothiques/électros avec le cuir de rigueur qui peuvent avoir lieu (ou pas, hein). On fera avec, pas grave... puisque de toute façon, ce n'est pas vraiment la configuration de la "salle" (remplie avec 50 personnes) qui posera problème, mais le matos... j'y reviens très bientôt, tout de suite d'ailleurs (hop, suspens au niveau 0).

J'avais hâte de voir Birds In Row, le nouveau groupe des anciens Sling 69, maintenant en trio. Les rares extraits écoutés sur l'intraouaib 2.0 indiquaient un modern hardcore plutôt rentre dedans. Autant dire que le groupe ne fait pas dans la demi-mesure : ça joue vite, le son est lourd, et ça gueule. Enfin, ça devrait gueuler, vu que les micros ont décidé de ne pas marcher ce soir (et surtout un son des guitares beaucoup trop fort)... ce qui gâche un peu beaucoup le show, car connaissant la puissance vocale du chanteur, ça devait valoir le coup. Les compos sont efficaces, parfois bien tarées (avec des passages limite screamo), et on est vraiment dégoûté de ne pas entendre le chanteur, pourtant à 2 mètres devant moi... dommage. N'empêche, cela n'enlève rien à la puissance scénique du groupe.

M-Sixteen vient peu de temps après, et c'était un peu la surprise de la soirée, vu qu'ils se sont invités que très récemment sur cette date. Le problème des micros est à moitié réglé (le son sera souvent coupé, à cause d'un câble défectueux), ce qui permet enfin de profiter du show. J'étais déçu de ne pas avoir pu les entendre assez longtemps au Mans à leur date avec Defeater et Comeback Kid, j'en profite donc. Et merde, c'est vraiment excellent. Rien à redire : c'est carré, les voix sont niquels ('fin, de ce que l'on entend, hein), les tubes s'enchaînent (aaaah, Equilibrist et Under Stress...) et l'ambiance est vraiment bonne. Après 30 bonnes minutes, le set se termine, l'occasion de parler un petit peu géopolitique et reproduction des lamantins avec le guitariste (un gars vraiment sympa). Un groupe à voir, encore et toujours !

Nine Eleven enchaîne peu de temps après. Il fait aussi partie de ces groupes que je veux à tout prix voir depuis quelques temps, depuis leur premier (excellent) album. J'avais entendu que du bien de leurs prestations live, surtout depuis l'arrivée du nouveau chanteur. Mais la, pffffiou, j'étais clairement pas préparé. Nine Eleven est juste monstrueux en live. Le chanteur est survolté, semble donner vie à ses cris (malgré ce foutu micro qui marche à moitié), et le son est vraiment énorme, massif, lorgnant autant vers le hardcore typé NYHC que vers le modern hardcore. Leur nouvel album est à l'honneur ce soir (et il fait partie des disques de l'année, clairement), avec des compos d'une puissance folle, qui feraient presque passer celle du précédent album pour des brouillons. Nine Eleven a tout d'un grand groupe de hardcore, et ça, ça fait vraiment plaisir. Une énorme claque.

Warsaw Was Raw vient conclure, ou plutôt nous achever, nous détruire, vu leur style musical (mélange de power-violence/grindcore). Alors cette fois, ils ne sont plus que deux (la chanteuse est apparemment partie), un guitariste chanteur et un batteur fou. Et autant dire que Warsaw Was Raw est un groupe à aller voir en live, tant c'est une expérience. Ca blast dans tous les sens, c'est chaotique, la batterie n'est même plus frappée mais atomisée, le guitariste hurle jusqu'à en perdre sa voix... c'est violent, très violent (les pauses entre chaque morceaux sont surtout là pour soulager le batteur), et même si c'est la troisième fois que je les vois, j'ai vraiment l'impression que le groupe est encore plus violent, plus viscérale, telle une machine incontrôlable. Une grosse claque aussi, mais plus prévisible. Ca ne plaira pas à tout le monde, mais c'est le style qui veut ça.

Bon alors, que mettre en conclusion... salle et conditions vraiment pourries, sandwich au camembert, des oreilles qui sifflent malgré les boules quies, mais des groupes charismatiques et impressionnants (Birds In Row, une très bonne surprise)... ouais, un bon concert. Hop, retour dans la voiture, et c'est reparti pour plus d'une heure de blagues d'un degré indéfinissable... j'aime.

mardi 8 décembre 2009

Même pas honte !

We ain't got no place to go
So let's go to the punk rock show

Darling take me by the hand

We're gonna see a punk rawk band

There's no use in TV shows

Radio or rodeos

I wanna get into the crowd

I wanna hear it played real loud


Ain't got no money to pay

We'll get in anyway doesn't matter I don't care

It fells good so we should share

We're going to the punk rawk show!


MXPX - Punk Rawk Show


lundi 7 décembre 2009

dimanche 6 décembre 2009

Live Report : 04/12/09 @ Paris


Lieu : Batofar
Groupes : Fast Motion; Rentokill; A Wilhelm Scream

Sûrement l'une des dates que j'attendais le plus en cette fin d'année. A Wilhelm Scream, grosse révélation punk/hardcore mélo de ces dernières années, qui se permet d'être aussi l'un des meilleurs groupe live, avec en première partie les très bon Rentokill... forcement, l'affiche donne envie. Après un périple dans le métro parisien en pleine heure de pointe, on arrive avec un peu de retard (19h30 au lieu de 19h), en se disant que de toute façon le show ne commencera que vers 20h, comme d'hab' pour ce style de concert...

Sauf que non, ça se passe au Batofar, péniche qui fait à la fois office de salle de concert pour à peu près tous les groupes de la scène punk internationale, mais aussi de... boîte de nuit pour des soirées éléctro juste après les concerts. Forcement, l'endroit est plutôt beau gosse, avec les toilettes les plus high-tech que j'ai jamais vu, où l'on pisse tous aligné dans une sorte "d'abreuvoir" avec des petits jets d'eau et autres effets de lumières. Petit problème, comme il y a enchaînement concert / soirée mousse, ça commence à l'heure, et ça fini à l'heure... on arrive donc pile poil à la fin du set de Fast Motion. Un peu dég, vu que j'avais pas mal aimé les quelques morceaux écoutés sur leur myspace, et puis le peu que j'ai entendu en arrivant donnait plutôt envie. Tant pis, on se rattrape en achetant leur album, vraiment très bon au passage.

Petite visite de l'endroit et du merchandising, les petits achats fait (miam, le dernier Rentokill et AWS). On regarde un petit peu le public de ce soir. C'est un peu spécial, vu qu'il a l'air d'être majoritairement de gars de 16-17 ans, alors que je m'attendais à des gens plus agés (qui sont en fait resté au fond de la salle)... en plus ils pogotent n'importe comment et ont l'air bien bourré... tant pis, on fera avec. Ah tiens, Jokoko est là ce soir.

19h45 : Rentokill arrive. Un groupe autrichien dont je n'avais entendu que du bien, apparemment excellent en live et qui se permet de sortir des albums de grande classe. Et en effet, c'est vraiment très réussi : voix puissante, des chœurs présents, des chansons très rapides, et un groupe carré qui bouge plutôt bien sur scène... un set beaucoup trop court (30 petites minutes), mais qui m'a mit une sacré claque. Pour tous les fans de Strike Anywhere et de punk/hardcore en général, ça vaut en effet le coup (d'ailleurs, leur dernier LP tourne en boucle chez moi pendant ce live report). A voir absolument, c'est clairement la nouvelle référence européenne dans son style. Le public d'ailleurs ne s'y trompe pas, les autrichiens s'en vont sous des applaudissements nourris.

Il est à peu près 20h30 quand A Wilhelm Scream arrive. La tension monte... et le groupe nous balance direct Jaw 3, People 0 du dernier album (et accessoirement ma chanson préférée), sûrement le titre le plus bourrin du répertoire du groupe. Et c'est la tuerie la plus totale : technique irréprochable, son puissant, chanteur déchainé, guitaristes et bassiste qui ne le sont pas moins (les solos de fou furieux...), batterie réglée au milimètre... A Wilhelm Scream quoi... et ce sera ça pendant près d'une heure, le groupe enchaînant les tubes (The Soft Cell, Carreer Suicide, le duo I Wip My Ass With The Showbiz / 5 to 9...) et les moments de bravoure (The Horse et son double taping, Get Mad You Son Of A Bitch et son refrain à reprendre en cœur...). Le groupe pioche dans tout son répertoire (mention spéciale aux morceaux de Ruiner qui prennent une puissance hallucinante en live), ainsi que dans son tout nouvel EP, et autant dire que les nouveaux morceaux sont vraiment taillés pour le live. La sincérité se lit sur le visage du groupe, qui hésite pas à parler avec le public et à le remercier. Bon, de mon côté, j'aurais tant bien que mal essayé de rester au premier rang sans trop me prendre de gros lourd sur la tronche (les slams arrêtaient pas...). Mais je vais avoir du mal à pester, tant le concert que je viens de voir fut homérique (j'exagère à peine), génial et incroyablement fun. Après un petit rappel, le groupe s'en va finalement, sous de gros applaudissements hautement mérités.

Une claque énorme pour ce qui restera pour moi l'un des meilleurs concerts de l'année. On sort, et on remarque qu'il est... et ouais, 21h30. Putain, si seulement cela avait pu durer plus longtemps... pas grave, j'aurai le temps de gueuler dans le métro parisien, il est fait pour ça après tout.

samedi 5 décembre 2009

Liens du week-end

Album du week-end : Sick Of It All - Scratch The Surface : l'ours blanc, ou ours polaire, est un grand mammifère originaire des régions arctiques. C'est un mammifère semi-aquatique, qui chasse aussi bien sur terre que dans l'eau.

Jeu flash du week-end : Graveyard Shift : piou piou piou

Groupe du week-end : Rentokiller : Chuck Norris peut cultiver des champs magnétiques

Image du week-end :


Vidéo du week-end :



Phrase du week-end : "Gnnn ? meuh non, pas dormir, hmm, atteeeeeeeeends, c'était juste une petite sieste, paaas dormiiiireuuuuuu." fraise tagada = bonbon ultime

Site du week-end : Mozinor : diantre, que la montagne est belle

Clip du week-end : A.F.I - The Days Of The Phoenix (très jolie clip SM)

vendredi 4 décembre 2009

Parce que c'est hype de mettre des lolcats sur son blog



Mais attention, trop de lolcat tue le lolcat, il faut contrebalancer avec... avec... humm... tiens, ça :



Rien que des branleurs ces pandas, quand même... bon ok, c'est trop mignon, et du coup je ne peux m'empêcher de sourire bêtement devant l'ordi... ahlala, c'est beau le ouaib.