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mercredi 1 juin 2011

Support you local scene (and become so fashionnable)



Woodson - 3545 Miles

Ouais, d'accord, ce sont des potes, mais très franchement, se passer d'un EP aussi bien foutu quand on est fan de punk mélo avec des petits relents à la Second Rate, Hot Water Music et toutes ces bonnes références, ce serait se faire du mal. Le groupe rouennais maîtrise bien son sujet maintenant et nous refile de la bonne mélo qui fout la banane. Ca joue vite, simple (mais pas simpliste) et ça va droit au but ("Lost In Transition" et son refrain qui reste en tête toute la journée), pour un album parfait pour l'été. La bonne surprise de la scène locale, ouaip.

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Revival - Demo 2K10

Les parisiens de Revival joue du modern hardcore, style étonnamment encore peu répendue en France. Sans tomber dans les clichés du style, Revival balance un hardcore bien lourd avec quelques petites touches de mélos bien amenés, le tout supporté par une excellente voix qui ne ferait pas honte dans un groupe de screamo qui dégage une véritable émotion. Tout est bien arrangé et le niveau est vraiment très bon pour une "simple" démo, le groupe arrivant à instaurer une ambiance lourde, pesante mais avec une sorte de lueur d'espoir apportée par les mélos des grattes. Allez, maintenant ce serait cool un vrai album car le potentiel a l'air bien énorme. A suivre de très près.

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Spook Shook - Spook Shook

Etonnant. On m'offre cet album sans grandes convictions. J'ai peur et j'imagine le pire de toute la scène punk/boîte à rythme avec un son enregistré direct dans une cave où l'acoustique a été améliorée par la bière sur les murs. J'insère le disque dans la platine. Les premières secondes passent... ah, bah non en fait, c'est super cool Spook Shook. Du bon street/punk bien fast et sans prise de tête, entre Rancid, NoFX et toute la scène punk californienne des 90's. Malgré une prod un peu juste et quelques maladresses (chansons parfois un peu trop longues...), on passe un bon moment et on espère voir ce que ça donne en live.

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Terror - Keepers Of The Faith

Le dernier Terror est énorme. J'en suis le premier surpris.

Kasa - Calm i,ii,iii

Groupe anglais cette fois et on change radicalement de style pour s'orienter dans quelque chose de beaucoup plus punk/hardcore limite fast/core et math/core (oui, ça fait beaucoup). Difficile à décrire, le son de Kasa prend littéralement aux tripes et nous retourne le cerveau avec des compos aussi incisives que pleines de subtilités, rappelant par moments autant Trash Talk que The Chariot. Ca ne laisse pas indifférent et si vous vous laissez prendre par le jeu de ces tarés, vous n'en ressortirez par indemne. A écouter de toute urgence.

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dimanche 5 décembre 2010

Support you local scene (and be happy)



Mass Confusion - Blind Deaf & Dumb

Le monde est vraiment bien fait. Un petit groupe comme Mass Confusion, par exemple, après un premier album sympatoche jouant dans le pop/punk à la MXPX, Fenix-Tx, Mest et autres, a décidé de se remettre un peu en question. Oh, pas complétement, mais juste là où il fallait, affinant son style musical et profitant d'un véritable talent de composition et un chant très réussi qui lui pendaient au nez. Beaucoup plus proche du punk/mélo à la Hot Water Music ou de l'émo/punk période Jimmy Eat World, Mass Confusion fait avec cet EP un sans faute. Gardant le côté fun et rapide du pop/punk, les compositions sont travaillées, entraînantes et beaucoup plus personnelles que celles de leur précédent album. Mass Confusion est parti sur la bonne voie, et j'attends avec impatience leur nouveau CD qui devrait pas mal marqué à mon avis. A écouter de toute urgence. Un de mes coups de cœur de cette année.





The Prestige - A Series Of Catastrophes And Consequences

Dans la rubrique hardcore chaotique et déstructuré à la Norma Jean et The Chariot version française, je demande le premier EP de The Prestige. Le groupe parisien cherche donc à nous atomiser avec une musique ô combien lourde et imprévisible, jouant à mort sur les rythmiques saccadées et un chant crié, venant des tripes. Sans réinventer le style, The Prestige joue juste et propose de jolis moments de bravoure, surtout en live. Ce premier EP est juste un simple avant-goût avant leur premier album, certes, mais le niveau est déjà bien élevé et on est juste plus qu'impatient d'entendre à suite ! et hésitez à parler avec eux, ces gars sont cool comme c'est pas permis...

A noter que cet EP est en libre téléchargement... par contre, j'ai complétement paumé le lien, à vous de chercher comme des grands, na mais oh !





Pink Flamingos - Pink Flamingos

Pink Flamingos, c'est du punk/rock rapide, efficace et sans prise de tête. Ca va vite, les chansons se distinguent les unes des autres, la voix rugueuse qui colle parfaitement au son et des mélodies réussies... que dire de plus ? ça fait du bien des groupes locaux de ce niveau alors mangez-en, allez les voir en concert, achetez leur EP, parlez avec eux... et on attend un album avec impatience, oh que oui.





Nesseria - Nesseria

Pas vraiment un groupe qui débute mais je ne peux m'empêcher de parler de ce monstre qu'est ce groupe et de leur sale gosse turbulent de dernier album. Nesseria n'a aucun autre but que de nous mettre à terre, de nous attaquer avec son screamo/power violence d'une violence et d'une puissance inouïe. C'est très simple, j'ai beau avoir écouté un nombre incalculable de groupes de ce style, Nesseria est très largement au dessus niveau violence. Déjà qu'en live une sorte "d'aura" se dégageait du groupe nous clouant sur place, sur CD je ressent presque ce même sentiment. Imposant... c'est le mot qui me revient le plus souvent... un album à ne pas mettre entre toutes les mains mais qui est plus que réussi.

mercredi 23 juin 2010

Support your local scene (bicoze ayame verri nice)

No Guts No Glory - My Life Won't Be Their Tragedy

Jouant depuis une bonne poignée d'années, les français de No Guts No Glory ont su faire évoluer leur son, toujours dans une direction plus mélodique sans pour autant sacrifier la vitesse et la puissance des compositions. Mélange subtil de hardcore old-school à la Kid Dynamite / Gorilla Biscuits et de punk-hardcore mélodique comme Lifetime / Strike Anywhere, la musique du groupe transpire la sincérité et l'efficacité : batterie rapide sachant ralentir pour les refrains, des mélos de guitare bien trouvées et immédiatement identifiables et surtout cette fameuse voix aussi mélodique qu'avec ce petit côté hargneux, supportée avec classe par des cœurs toujours bien amenés. Un EP un poil trop court mais qui fout une banane monstrueuse et se permet également d'étaler des paroles réfléchies. Une certaine confirmation pour le groupe, vivement un LP pour leur permettre de connaître un succès enfin mérité.

(à noter que l'EP propose également les ancienne démos/EP du groupe et qu'il s'agit d'une édition totale D.I.Y. numérotée, d'ailleurs je possède le n°42... ça ne s'invente pas)





Horrorshow Destruction - Remains Of The Night, Morning Glory

14 pistes, moins de 20 minutes. Rock'n'hardcore rapide et sans concession, le son d'Horrorshow Destruction est très loin d'être original. Et pourtant, on se laisse facilement entraîné dans la folie du groupe du Havre (qui a malheureusement récemment splitté). Les chansons s'enchaînent sans temps mort et l'envie de sautiller partout et crier devant ses enceintes devient impossible à stopper. Ne cherchez pas de subtilités, tout est fait pour que ce soit brutal et sans fioriture (la prod est n'est d'ailleurs pas assez "lourde" mais vu le côté D.I.Y. du groupe, on leur pardonne très rapidement). Crachant à la tronche de The Bronx et autres groupes du style, Horrorshow Destruction, sans atteindre le niveau de ces monstres, parvient tout de même à tirer son épingle du jeu et nous livre au final un dernier album juste excellent. Et c'est ça le principal.




Noein - The Initial Tale

LA grosse sortie métal de la région, attendue depuis quelques temps déjà. On refait rapidement les présentations : métal/hardcore/indus avec une chanteuse passant facilement du cris de goret au chant clair et des instruments en mode roulant compresseur, avec ce petit quelque chose de mélodique qui sauve les chansons de la bouillie. Après avoir adoré le groupe en live et ses prestations qui n'ont pas à rougir face à certains gros groupes du genre, autant dire que j'attendais l'EP avec beaucoup d'impatience. Bon, autant la pochette est absolument infâme, autant le contenu est beaucoup plus intéressant et disons le direct, réussi et maîtrisé de bout en bout. Imaginez Fear Factory avec un chant féminin et des mélodies accrocheuses sans pour autant perdre le côté "machine" de la musique (les passages double pédale / palm-mute sont juste énorme grâce à une prod assez monstrueuse) et vous aurez une petite idée de la claque que nous fout le groupe. 5 titres, 5 claques, point. Un groupe à suivre de près, de très près.




Inside The Tourbus - From Eure To Eternity

Etant donné mon amour complet pour le parodique et l'envie de ne jamais se prendre au sérieux, je ne pouvais qu'adhérer aux frasques d'Inside The Tourbus, faux groupe de hardcore parodiant tous les clichés que cette scène a put donner depuis pas mal d'années. Mélange de hardcore old/school et de passages limite grindcore, Inside The Tourbus est une plaisanterie, ouais, mais une excellente, celle qui te fait kiffer ton boule comme un dingue. Les chansons sont toutes stupides (sans tomber dans un pipi caca vite insupportable) mais la technique est là, avec notamment des solos de guitare ultra stylés et dantesques (en mode AC/DC). C'est du grand n'importe quoi, mais foutrement cohérent (oui oui, hurler "Il me faut 10 centimes pour acheter un sandwich !" paraît tout à fait normal au bout d'un moment). Une petite démo beaucoup trop courte (à peine une dixaine de minutes) mais qui s'écoute assez facilement en boucle. Merci encore les gars, j'en reprendrai deux albums sans aucun soucis.

dimanche 14 mars 2010

Support your local scene (and be a good boy)



Woodson - Woodson (démo)

S'il y a bien un style assez casse gueule, c'est sans aucun doute le pop/punk mélodique, celui où l'on essaye de garder l'énergie du punk tout en livrant de belles mélodies sans jamais tomber dans le niais. Pour un premier essai, Woodson s'en sort haut la main, nous livrant 7 titres entraînants et avec ces petites mélodies très sympathiques, sans prise de tête. Le groupe n'en fait jamais trop, sans pour autant tomber dans la facilité et si l'on regrette un chant un poil en retrait, on ne peut qu'adhérer à ce croisement entre Uncommonmenfrommars et Hot Water Music. Ouép, ils sont bons ces petits rouennais.




Frenesy - Le Temps Des Songes

Frenesy fait partie de ces expériences live qui marquent : un son puissant, une technicité bien présente et des compos qui font mouche à chaque fois. Après quelques changements de line-up, le groupe nous sort finalement son premier EP Le Temps Des Songes, petite bombe de hardcore-metal, dans le plus pur style de Nostromo et autres Kevorkia. Si sur l'ensemble de l'album on s'en prend plein la tronche (notamment grâce à la voix énergique du chanteur qui rappelle beaucoup celle de Kickback), on apprécie les petites prises de risque avec des morceaux plus longs aux changements de rythmes agréables (la petite perle Le Regard Vers Le Ciel). Une petite bombe que cet album, à écouter d'urgence pour tous les fans du genre.




Scold For Wandering - Démo (2007)

Encore un groupe qui provient d'une claque en live, avec un screamo à la fois puissant et mélodique, avec des montées en puissance absolument dantesques. Encore une déception que de savoir que ce groupe s'est séparé (cependant, un nouveau groupe avec les anciens membres existe, il s'agit de Alceste)... on essaye de se consoler avec la démo de 2007 du groupe, petite bombe de screamo qui n'a pas à rougir face aux grands noms de ce style. Le chant français crié, hurlé, presque jusqu'à la douleur, est poignant et les mélodies sont tout simplement superbes. Le groupe ne réinvente rien mais joue de la meilleure des façons et nous met une bonne claque avec une musique qui nous touche directement. Pour tous les fans de Venosa, Aussitôt Mort, Amanda Woodward... à noter la superbe pochette de l'album, toute cartonnée et aux superbes dessins.

mercredi 27 janvier 2010

Support your local scene (and get a free cookie)


Aaaaah, les petits concerts dans les bars... tout un folklore, un déchaînement permanent d'évènements et de petites choses qui font un gros tout bien délirant et prompt à fournir au petit fan de musique en manque de sa dose d'excitation et d'adrénaline pour se nourrir grassement les oreilles et agrandir sa connaissance sur les groupes de post/grindcore d'Amerique du Sud (moi en l'occurrence). Les concerts, outre allez voir des messieurs et dames sauter partout sur une scène devant un public qui soit les imite en pogotant et slammant à tout va, soit est aussi stoïque que devant un débat sur le "Oui ou non pour un papier toilette jaune plutôt que blanc", c'est aussi allez voir le petit vendeur de CD itinérant proposant une sélection dont lui seul à le secret. On rajoute à cela les albums des groupes qui passent dans la soirée, et je peux rapidement sortir d'un concert les mains pleines de T-Shirt et CD. Et comme certains groupes méritent vraiment d'être connu, quoi de mieux que de faire des petites chroniques de leurs productions ? Je dis bien petite car si je devais faire une vraie chronique pour chacun des albums que j'ai acheté et adoré, je devrai créer un autre blog (idée à creuser...). Allez, let's goooooooooooooooooooooooooo.

Strange Days - Sisyphe (j'ai pas retrouvé leur pochette sur le ouaib, patapé patapé svp)

On commence avec une bonne surprise, l'album de Strange Days. Evoluant entre le screamo et le hardcore plus général, ce premier essai se révèle être un très bon album, maîtrisé du début à la fin. Les compositions sont plutôt sobres et soignées, le groupe évitant de trop en faire et en profite pour installer une ambiance plutôt sombre pendant tout le long de l'album, notamment grâce à la prédominance de rythmique plutôt lourdes et lentes. L'alternance chant français / anglais entre les chansons surprend un peu (j'ai ma préférence avec le chant français) mais c'est vraiment histoire de pinailler. Pas de temps morts, des paroles plutôt bien travaillées, une bonne production mettant bien en valeur la puissance des passages purement screamo... ouais, pour un premier essai, c'est réussi. Et quand je me dis que le groupe peut encore s'améliorer...



Mogadiscio - Mogadiscio

On reste dans le même registre avec ce qui sera apparemment l'unique effort d'un groupe pourtant bien sympa en live, vu qu'ils ont splitté assez récemment. C'est vraiment dommage, car leur démo est un pur concentré de screamo de qualité, direct et sincère. Les chansons sont courtes, intenses, et l'émotion palpable à chaque secondes. Le chant crié est efficace, la rythmique est tout en changement perpétuel, les mélos sont vraiment accrocheuses... vraiment dommage qu'un groupe de ce talent ne soit déjà plus... à noter l'effort pour le packaging avec une pochette en sérigraphie unique pour chaque exemplaires.



Hellburnsaway - Worse Than The Truth

Hellburnsaway, c'est avant tout une claque en live : une énergie énorme, un son massif et puissant pour un hardcore old school empruntant à la scène NYHC des années 80 - 90. Le premier EP du groupe est enfin dispo, et c'est donc 20 minutes de hardcore pur jus qui nous attend. La prod est puissante, les compositions ne font pas dans la dentelle, et sans révolutionner le genre, le groupe nous livre un EP efficace et qui donne qu'une seule envie : les revoir encore sur scène. Ca fait vraiment du bien d'entendre du hardcore de ce style, tant les groupes de hardcore/metal tough guy se démultiplient encore plus que les bébés lapins. Un album pour tous les fans de Agnostic Front, Cro-Mags, Sick Of It All... à noter le petit hommage à Have Heart avec l'intro de la dernière piste que je vous laisse découvrir.