Album du week-end : Birds In Row - Personal War : ouais, on l'attendait de pied ferme et il ne déçoit pas ce nouvel album, même qu'il est putain de bon
Jeu du week-end : Squishy The Suicidal Pig : petit puzzle-game que l'on peut résumer par le mot "efficace". Pas un grand jeu, juste un petit passe temps qui vous occupera comme il faut, surtout que son prix est vraiment tout petit.
Morceau du week-end : Cancer Bats - Golden Tanks
Jeu rétro du week-end : Ghost Trick : ouais, bon, ok, c'est pas vraiment un jeu rétro, mais il faut toujours parler de Ghost Trick, et se rappeler de ce qui est l'un des meilleurs jeux de la DS. C'est inventif, super bien écrit, même un mec comme moi qui n'aime pas les jeux d'énigme a complétement accroché et ces graphismes... ce design... génial. Ca doit se trouver pour pas trop cher, foncez.
Etant totalement à la pointe de la technologie, je fais encore et toujours depuis plus de 20 ans maintenant (putain je suis vieux...) des petites playlists pour balancer du bon gros son partout où mes grandes jambes m'emmènent. Et il n'y pas si longtemps, je les faisais encore comme un grand sur des cassettes, en faisant attention à mettre le moins de silence entre les chansons et tout. Maintenant je suis en plein de l'an 2000 et je fais ça sur CD audio, et ouais. Les jeunes ne peuvent pas comprendre : faire des playlists, c'est trop du ballon.
Donc comme j'aime bien partager tout plein de choses, et en attendant que j'arrive enfin en 2011 et que j'utilise un service pour partager des playlists, je vous en balance une comme ça, hop, ça me fait plaisir, c'est celle qui tourne dans ma tuture en ce moment, en espérant que vous découvrirez des choses. Ah, oui, c'est tout à fait normal que les chansons s'enchaînent bizarrement par moments, c'est voulu, pas de panique.
Looks like I'm paired with you again
Goodbye conference, so long belonging, hit the road
I'm celebrating, simply elated
By your real opinions hiding in disguise
There's no point in faking,
It's on the table
I'll try not to care anymore
You misunderstand,
I realize sometimes how difficult I am
My only goal was retribution
Will you join me in a toast
With these dirty razor blades
Watch these crimson droplets wash mistakes away
Celebrate it,
Wether you like it
With a dinner date of distrust and regret
I'll ask you freely
If you really love me
Go and pull the trigger
I promise not to care anymore
I don't want attention just the light to fade
No intervention my decisions made
Don't pretend you care anymore
Alboum du week-end : Crippled Fox - The Final Thrash : snif, dernier album de Crippled Fox, snif snif, leur thrash/fast-core/power-violence/putain des morceaux qui dépassent pas la minute trop bien va me manquer
Jeu du week-end : Downwell : petit bijou de mélange action/rogue-like ultra minimaliste au niveau du graphisme, au gameplay simple et direct, et qui cache ce qu'il faut de profondeur pour qu'on y revienne très souvent. 3 euros qui méritent d'être dépensés, ouaip.
Image du week-end :
Morceau du week-end : Bane - Wrong Planet
Jeu rétro du week-end : Beat The Beat : Rhythm Paradise : ou comment tout le monde est passé à côté de l'un des meilleurs jeux de rythme de tous les temps, qui doit probablement se trouver pour que dal dans les bacs de jeux d'occasions, donc vous êtes gentils vous foncez dessus si vous le voyez, hop
I'm sick of following their rules that they set for me
Sick of following their rules they won't let me breathe
Sick of following their rules cause they're not for me
Not for me
I'm sick of following their rules
It's the last thing I'll ever do
Fighting everyday they want me just to be the same
I won't end up in this cage
I'll never live my life that way
Kickin' back they won't lock me in this cage
Kickin' back because I'm...
Sick of following their rules that they set for me
Sick of following their rules they won't let me breathe
Sick of following their rules cause they're not for me
Not for me
I'm sick of following their rules
Fighting their rules, sick of following
Fighting their rules, sick of following.
Alors, vraiment, je ne trouve rien à ajouter tellement cette vidéo me met sur le cul, tellement elle est surréaliste et envoie du gros pâté végétal. Surpuissant.
Alboum du week-end : Wank For Peace - Fail Forward : gros coup de cœur pour ce qui sera malheureusement le dernier album du groupe, blindé d'émotions et ce qu'il faut de morceaux à reprendre en chœur.
Jeu du week-end : Big Pharma : jeu de gestion avec une grosse composante puzzle, qui fait bien travailler les neurones et se révèle très vite ultra addictif, bien que compliqué à prendre en main. Excellent jeu.
Image du week-end :
Morceau du week-end : Toh Kay - Somewhere In The Between
Jeu rétro du week-end : Shadow Of Rome (PS2) : sorte de Onimusha à l'époque de l'empire romain, bien arcade avec de l'infiltration, du combat contre des méchants, du combat en arène avec des pièges et des n'animaux, de la course de char... ultra gore, assez improbable de par son côté bien japonais et surtout bien cool
Vidéo du week-end :
Clip du week-end : General Lee - Fuel Injected Suicide Machine
Titre : PAYDAY 2 Genre : FPS de réparateur de perceuses à la chaîne en co-op Testé sur : PC, existe aussi sur PS3 et PS4, bobox 360 et ouane Config. conseillée : un bon ordi d'il y a 3 ans, des n'amis
Il y a bientôt 4 ans sortait de pratiquement nulle part (même si pas mal mis en avant par Sony) un petit FPS en co-op qui proposait à quatre joueurs de participer à des casses, Payday : The Heist. De la banque, de la bijouterie, des sacs remplis de farine et de billets de Monopoly... bref, un univers qui changeait un peu des zombies omniprésents déjà à l'époque. Il y avait pas mal de petits défauts et un manque de contenu un peu flagrant sur le long terme, mais le prix de moins de 20 euros et le fun qu'il procurait en jouant entre potes en faisait un bon petit jeu, parfait pour les week-ends, qui a même eu son petit succès. Si bien que deux ans après, le studio Overkill se met au travail et propose une suite qui fait plus office de "véritable jeu", comme si le premier épisode n'avait servi que de brouillon. Et je pense qu'il est clairement temps d'en parler comme il faut, histoire que vous vous jetiez dessus si ce n'est pas encore fait.
En théorie, résumer PAYDAY 2 est plutôt simple : vous êtes 4 braqueurs, on vous lâche dans un niveau et à vous de réussir un objectif donné (le plus souvent "voler truc cher qui rapporte des sousous). Si au début vous êtes en civil et pouvez vous balader pour reconnaître les lieux, vous allez devoir à un moment enfiler votre masque et commencer à tirer partout. Forcément les forces de l'ordre rappliquent et ça devient très vite la guerre, avec arrivée des forces spéciales, ennemis spéciaux (un soldat avec une énorme armure et un énorme shotgun, un cosplay de Splinter Cell, un qui joue de son tazer...) et tout. Imaginez Left 4 Dead pour le côté vague d'ennemis et vous comprendrez pourquoi les joueurs ont tout intérêt de coopérer, surtout que tout le butin et l'expérience se répartissent de manière équitables selon les joueurs, même si vous avez voulu vous la péter grave avec vos 720 unscope wub wub, nope, pas de ça ici, on n'est pas en compétition, on aide son copain. On vous demandera de placer des perceuses, pirater différents appareils, placer des perceuses, voler tout plein de choses, placer des perceuses, faire de la meth', placer des perceuses... le tout en faisant attention de ne pas shooter de civils au passage, ça fait perdre de l'argent et du temps pour faire respawn quand vous êtes trop souvent tombé ou que personne n'est venu vous aider quand vous étiez à terre, les méchants. Et quand l'objectif est accompli vous pouvez fuir la zone, et hop, on compte les billets et on s'achète du nouveau matos et on gagne de l'expérience. Voilà de façon (très) résumé, car il faut aussi parler du fait que les objectifs et ennemis sont placés aléatoirement à chaque début de mission, que certaines missions peuvent être faites en furtif... bref, ça peut faire peur au début, mais promis en jeu on comprend assez vite.
Surtout que le jeu vaut le coup qu'on y passe du temps. Déjà de par la progression en niveau : chaque niveau apporte ses points de compétences à dépenser dans différents arbres, chacun correspondant à un style de jeu (bourrin, furtif, meneur d'équipe, assist...) et changeant beaucoup la façon de jouer. Si vous commencez avec un équipement tout pourri, l'argent gagné et ces fameuses compétences vont vous permettre d'avoir un arsenal complétement foufou passé plusieurs dizaines d'heures (équipement que l'on peut pratiquement totalement customiser et améliorer), en ajoutant également des accessoires bien pratiques (kits de soins, munitions, tourelles...) et surtout, SURTOUT, des masques. Mais genre pleiiiiiiiin de masques. Que l'on peut décorer. Que l'on peut peindre. C'est tout con mais très vite l'envie de tous les avoir prend le dessus et on s'étonne à passer des heures de plus à jouer pour débloquer toujours plus de motifs pour les masques. Le contenu à débloquer est dingue, touffu au possible, même si malheureusement une bonne partie ne se débloque qu'avec des vrais sousous, DLC oblige. Grrrr.
Mais passer beaucoup de temps n'est pas vraiment un soucis tant PAYDAY 2 est agréable à jouer. Même si graphiquement il commence un peu à accuser le coup (malgré des updates graphiques constantes qui font le taf), le travail sur les sons et l'ambiance est très bon, donnant l'impression d'être en plein milieu des fusillades, et de bien ressentir la pression durant les (rares) moments de calme, quand vous pensiez être tranquille et que vous entendez au loin un ennemi spécial arriver vous péter la gueule. La bande-son est excellente, remplie à ras bords de morceaux électro qui tabassent bien et qui s'adaptent à la situation. Le feeling est bon, les commandes répondent bien et malgré toutes les interactions possibles on s'y retrouve plutôt bien. Par contre, il faut admettre que le service de lobby est... original. Vous "surfez" sur une interface pour choisir vos missions, qui apparaissent de façon aléatoire. Vous vouliez faire une mission en particulier ? attendez qu'elle soit sur l'écran, sinon vous patientez (ou payez avec l'argent du jeu, ce qui n'est pas un soucis passé un certain nombre d'heures mais bien chiant au début). C'est pas ultra ergonomique et je ne serai pas surpris que certains joueurs aient fui après ce premier contact peu engageant. La solution ? jouer entre potes. Et là, autant vous le dire tout de suite, le jeu prend une toute autre ampleur.
On s'organise par chat audio, on s'engueule parce que Robert a fait du bruit en tapant contre un mur et alerté tous les gardes sur 10km (oui, l'I.A. est parfois un peu chelou), on fait les cons durant les moments de calme, on répare les perceuses (autant vous prévenir que c'est l'action que vous allez le plus faire durant vos centaines d'heures de jeu, sans déconner les perceuses de ce jeu sont en carton), on craft les masques les plus moches possibles... le contenu du jeu est tel que vous pouvez facile passer des centaines d'heures sans vous ennuyez, à reroll votre perso' et débloquer toujours plus d'armes et compétences. Très souvent le jeu est mis à jour, et même si c'est sous forme de DLC vendus à un prix souvent abusé, le plus important, les missions, sont ajoutées gratuitement (attention : vous pouvez rejoindre une partie mais vous ne pouvez pas en créer une si vous n'avez pas le DLC de la mission, c'est un peu compliqué mais en gros dites vous que vous pouvez jouer avec vos amis qui ont le DLC et pas vous). Tellement mis à jour que je n'ose même pas compter le nombre de masques, d'armes ou même de missions qui ont été ajoutés... du très bon suivie, malgré cette politique du DLC vraiment abusée...
Si vous avez 3 potes avec qui vous avez prévu de jouer plusieurs dizaines d'heures, foncez sur PAYDAY 2. Le jeu s'accorde autant à de courtes sessions de jeu (certaines missions se plient en moins de 5 minutes) qu'aux longues (on arrive facile à l'heure) et le fun est bien présent. Du bien bon FPS en co-op proposant plus de fond qu'il n'y paraît au début, quitte à faire un peu peur aux néophytes, et surtout qui proposent beaucoup, beaucoup de contenu, y compris à haut niveau. Chopez le durant des soldes de préférence, pour les DLC c'est à vous de voir mais je ne vous en voudrai pas de ne pas les prendre vu à quel point le prix final peut très vite devenir dangereusement élevé... mais mis à part ça, c'est du très bon.
Always mending broken hearts Making others miserable not knowing who she's hurting Father said : "This day will be, one for everyone to see" Is it true you'll follow suit and have you learned a thing ?
It's just a selfish way to go, it's safe to say she'll never know
For every person there's a whole life story waiting to be told When she is happy it's OK,
But then these people start to fade Then we'll just watch her self-destruct as she gets old
She put up defensive shields,
To walk through all of life's minefields All defined by make-up and a car behind she's hiding "Father do you have to go, left me questions I dont know" Any answers or even close the life time lie was true
She's gonna move on with her life,
And take it one heart at a time And watch the little girl inside her wait behind as she goes on But with this black heart she decides,
Who she'll take in and shove aside Until the day she sees that everyone is gone
Getting used to people leaving,
Thinking true love is deceiving Soon she'll know how lonely it can be
Now was it really worth the pain ?
A couple pills make her feel sane While she lives out the story written for the part she is to play With so much shame for her to hide,
There's no more dignity, no pride Then there will only be dark in her light of day
And she will only see a reflection,
Of her father's rejection Nothing will change until she breaks this life,
Alboum du week-end : General Lee - Knives Out, Everybody ! : le retour ultra fracassant et fou de General Lee, une des plus grosses claques live de ces dernières années et un groupe plus puissant et violent que jamais, pour un nouvel album énorme, dans tous les sens du terme
Jeu du week-end : Little Inferno : parce qu'il est passé beaucoup trop inaperçu, plus une expérience que véritablement un jeu, mais dont le message est plutôt clair et plus fin qu'il n'y paraît. A essayer.
Image du week-end :
Morceau du week-end : Ceremony - Pressure's On
Jeu rétro du week-end : Parappa The Rapper 2 : bawé, il y a eu un second épisode sur PS2, vous pouvez rattraper votre retard et foncer dessus
Probablement l'un des meilleurs choix d'extraits vidéos pour une review. Des barres. N'hésitez pas en plus de la vidéo en dessous à aller regarder les autres vidéo du gars, ça vaut le coup, promis.
Ceux qui jouent à Payday 2 comprendront (et ils ont bon goût, tant ce jeu reste encore au top plus de deux ans après avec son contenu énorme, malgré une politique du DLC assez critiquable).
We were invicible
We were invicible, we were alive
The start of fucking nothing
How many times have I played memories in my head ?
And told them around ?
Past good times are hard to chase away,
And not to worship
I cannot refrain,
From setlling a frame of reference for what's on it's way.
Wanna be back to where I started ?
Wanna be back to where I stayed ?
We don't know what we're gonna be
Wanna be back to where I started ?
Wanna be back to where I lost my way ?
We don't know what we're gonna be
Let's fight for, let's fight for today
No use in chasing yesterday
We'll fight for, we'll fight for a new day
No comparing anything
We were invicible, we were alive
The start of fucking nothing
I won't be back to where I started
I won't be back to where I stayed
I won't be back to where I started
I won't be back to when I lost my way
I know there is more I could be
I won't be back to when I was blank before life got on my way
And I will get along ok with every highlights chasing months of dryspell
I know there is more I could be !
Let's fight for, let's fight for today
No use in chasing yesterday
We'll fight for, we'll fight for a new day
No comparing anything
We were invicible, we were alive
The start of fucking nothing
Alboum du week-end : Blacklisted - When People Grow, People Go : gros retour en force d'un groupe trop sous-estimé et qui a été pas mal senti à l'époque le retour d'un son plus "hard", "grunge" dans le hardcore
Jeu du week-end : Payday 2 : j'essaye d'en reparler dans un article tout bien comme il faut, mais sachez juste en attendant que le jeu n'a jamais été aussi bien et qu'il est toujours pas mal joué. En tout cas ça fait deux ans que j'y joue et je ne suis toujours pas blasé, ce qui est putain de rare.
Image du week-end :
Morceau du week-end : Propagandhi - Dear Coach's Corner
Jeu rétro du week-end : Valkyrie Profile : culte, culte, culte. Chopez le sur votre PSP (ou ailleurs, vous faites comme vous voulez), jouez-y. Merci.
Titre : Witcher 3 : Wild Hunt Testé sur : PC, existe aussi sur PS4 et Xbox One Genre : tuerie en monde ouvert, avec un peu de RPG Config. conseillée : gros PC de bourrin
(note : les images proviennent du site du jeu, elles sont quand même pas mal retouchées, mais promis le jeu est quand même très très beau. Pas autant mais bien quand même.)
Il était dit qu'un jour il serait là. Devant mes yeux. Que j'aurai beau tenter de l'ignorer et faire semblant de ne pas m'y intéresser, lui, savait très bien que j'allais craquer. Que j'avais déjà succombé par deux fois à ses appels. Oh, la première fois était plaisante, il y a déjà près d'une dizaine d'années, mais sans plus, malgré des traits de caractères qui sortaient de l'ordinaire, ce qui fait toujours plaisir. Et puis il y a eu une seconde fois... j'avoue, à cette époque, j'avais failli plonger assez durablement. Tout plein de défauts, certes, mais tellement de qualités... et puis il est là. Witcher 3. Ouaip. Le fameux. Le grand. Considéré par beaucoup comme l'un des meilleurs jeux sorti ces dernières années. Et vous voulez que je vous dise ? plutôt que de vous donner toutes les qualités et des arguments pour vous pousser à vous jeter dessus, je vais me contenter d'un seul : Witcher 3 a réussi à me passionner et à me donner envie d'y jouer et d'y rejouer sans m'arrêter alors que je suis probablement la personne la plus blasée au monde. Croyez-moi, un jeu capable de ça est très, très, très rare.
Mais est-il vraiment nécessaire de présenter ce monstre qui s'est déjà vendu à un nombre indécent de copies dans le monde, qui a conquis pratiquement tout le monde ayant pu y jouer et qui est déjà culte ? non, ce n'est pas nécessaire. Néanmoins, il faut clarifier quelque chose dès le début : j'ai beau chercher pendant des heures, Witcher 3 n'est pas un RPG. Ou plutôt, il n'est pas l'idée que je me fais d'un RPG. Voilà, c'est le seul véritable reproche que je lui ferai car ce jeu bute. Sans déconner, il s'agit probablement de l'une des plus grosses claques que j'ai pu me prendre depuis très longtemps et un coup de pied au cul à l'industrie du jeu qui avait pas mal besoin d'être remotivée.
"Mais c'est quoi donc Ouitcheur ?" diront ceux qui ont encore la chance de le découvrir. Pour résumer (je vais forcément survoler tout l'univers, donc pataper si j'oublie des choses, hein, désolé) il s'agit d'une saga de livres se passant dans un univers médiéval alternatif, où une dimension remplie de monstres et d'êtres surnaturels a fait chocapic avec la dimension des humains, les faisant fusionner. C'est le bordel, vous vous en doutez, et c'est dans ce contexte que se forment les Witcher, des êtres humains modifiés par des produits chimiques, formés pour défoncer du monstre à la chaîne. Mais attention, pas gratos ou pour la gloire, oulo nope, plutôt sous la forme de mercenaires à engager. Manque de bol, s'ils sont super utiles pour éradiquer des monstres de plusieurs mètres de la cave de tata Jojo contre quelques pièces, ils sont pas mal détestés de par leur statut de "non-humains". Ah oui, c'est vrai que j'ai oublié de le mentionner mais le monde de Witcher est sombre, crade, perpétuellement en guerre. Cet univers donc nous est raconté dans pas mal de bouquins (perso' j'en ai lu aucun, il n'y avait pas d'images à colorier donc j'ai abandonné très vite), livres qui suivent les aventures d'un personnage en particulier, Geralt de Riv, personnage ô combien charismatique et complexe.
Pour la série de jeux, sachez que son histoire de situe bien dans cet univers, sans pour autant adapter un livre en particulier, permettant aux développeurs (les polonais de CD Project RED qui sont un peu devenus les rois du monde depuis peu) pas mal de libertés.
Ca c'est pour le contexte de base. Pour l'histoire de cet épisode, on va contrôler Geralt à la recherche de sa fille adoptive, perpétuellement en fuite pour échapper à un méchant ordre de magiciens over puissants qui veulent profiter de ses pouvoirs cachés (car elle en a, et ils sont plutôt bourrins). Je schématise volontairement une fois encore, pataper. Voilà la base, et on va s'arrêter là car le scénario du jeu est plus que touffu.
D'ailleurs, c'est même l'intégralité du jeu qui est touffu. Déjà le monde du jeu (divisé en plusieurs grandes map, avec en gros le découpage classique "une map montagne", "une autre plus forêt", "une autre une énorme ville", vous voyez l'idée) est gigantesque. Pour vous donner une idée il explose celui de Skyrim et de GTA V en taille. Le nombre de quêtes ? plusieurs dizaines pour la quête principal, plus d'une centaine avec les secondaires (encore plus en ajoutant des quêtes pour la recherche de trésors et autres objets bonus). Autant d'armes et armures à récupérer/acheter/crafter. La même pour les potions. Idem pour le nombre de villes/villages/lieux à découvrir. Et il y bien entendu aussi tout plein d'activités comme de la course de chevaux, de la bagarre, du jeu de cartes (qui pourrait à lui tout seul faire un jeu à part entière)... non, sérieusement, c'est affolant, et mis à part la série des Elder Scrolls, j'ai bien du mal à trouver des jeux avec un contenu aussi massif (ou les MMO mais on ne joue pas dans la même cour non plus).
Mais la grande force de Witcher 3 est de réussir à rendre tout ce contenu attractif et intéressant à découvrir. Comment ? l'écriture, bordel. Parler de ce jeu sans évoquer son écriture serait passer à côté de son plus gros point fort. Là encore c'est touffu et je n'ose imaginer le nombre de pages que doit faire le script des quêtes. C'est bien simple : CHAQUE quête possède son petit scénario, son histoire, ses personnages uniques. Même si au final on en revient à du basique de la quête secondaire (on nous signale un évènement, on va chercher la bébète, on la défonce, gg nextmap), l'écriture nous fait oublier ça et nous embarque parfois dans un enchaînement de plusieurs quêtes sans que l'on ne s'en rende compte (pire, on kiffe grave). Exemple : on découvre un meurtre, bim, on découvre qu'en fait c'est un tueur en série (hop une nouvelle quête), qu'en fait c'est aussi lié à une recherche d'un trésor (hop, une nouvelle quête encore), etc... et tout cela est tellement bien fait que parfois on oublie que ça fait plus de deux heures qu'on est en pleine quête secondaire... alors imaginez ce que ça donne pour les quêtes principales... du grand art. Attendez vous à pas mal de moments d'anthologie que je vais pas vous spoiler (ou alors juste vous parler de ce coiffeur bourré qui m'a coiffé n'importe comment, des barres).
En lui-même, Witcher 3 est un jeu d'aventure en monde ouvert. Pour le coup, ce terme de "monde ouvert" trouve pleinement sa place, tant on peut se permettre de se balader pratiquement partout très tôt dans l'aventure. On prend son cheval, son petit bateau si l'on est sur les flots, et hop, on passe des heures à découvrir les moindres recoins. Car il y en a des choses à découvrir : des quêtes, bien sur, mais aussi de l'équipement caché, des recettes pour fabriquer des potions (et SURTOUT tout plein d'animaux à découvrir, parce que les coins-coins c'est la vie)... en fait, on joue littéralement Geralt, dans le sens où l'on joue un Witcher : on va de villages en villages à la recherche de contrats, on se fait cracher dessus, on se saoule la gueule au bar, on craft son équipement et on crée les potions qu'il faut pour défoncer un dragon... et c'est juste ultra bien foutu. Encore une fois on salue le travail des artistes pour avoir créer un environnement aussi réaliste que passionnant à parcourir, blindé de petits détails et d'endroits intéressants. Le journal de quête se rempli constamment et l'on prend plaisir à aller d'un endroit à un autre pour toujours avoir une récompense ou découvrir cet univers cohérent. Même si les combats sont toujours aussi brouillons (il y a beau avoir un système de parade on passe plus son temps à faire des roulades ridicules pour esquiver), ils ont une patate et un dynamisme qui fait qu'on ne s'en lasse pas. Il y a toujours ce délire de potions et d'huiles à fabriquer et utiliser avant un grand combat pour accroitre au maximum ses chances (tout en cherchant les bonnes informations dans l'encyclopédie intégrée au jeu), cette magie que l'on peut changer à la volée... bref, que du solide, que du bon.
Il y a tellement à dire, que ce soit ses graphismes incroyables (prévoyez quand même un PC de malade) au service d'une ambiance de dingue (la première fois dans une forêt la nuit avec un orage vous marquera), une bande-son géniale, une durée de vie plus que conséquente... et pourtant le jeu est loin d'être parfait : la maniabilité du cheval est chaotique, l'inventaire est ignoble à utiliser (même si depuis les patchs ça s'est beaucoup amélioré), les combats sont toujours aussi brouillons et bourrins, le jeu est beaucoup trop simples si vous avez bien fait les quêtes secondaires pour avoir un niveau et un équipement de malade... et pourtant j'y ai pris un pied monstrueux. En se rapprochant plus d'un Red Dead Redemption (si si) que vraiment d'un RPG (même s'il y a bien de la montée en niveau et des compétences à répartir), CD Project RED a choisi la bonne voie et se permet de balancer ce qui est aujourd'hui la meilleure expérience en monde ouvert que l'on puisse trouver (avec GTA V, 'faut pas déconner non plus). Et pour la première fois j'attends avec impatience les DLC, histoire d'y replonger encore un bon moment (j'ai déjà plus de 100h et j'ai dû à peine faire la moitié). Jeu de l'année, easy.
Alboum du week-end : Backtrack - Lost In Life : groove putain de trop bien, pas une révolution ou quoi mais juste du putain de bon son qui te fait sauter partout
Jeu du week-end : One Finger Death Punch : le jeu de la vie, un jour promis j'y reviendra plus longuement, en attendant vous pouvez tout à fait sans attendre un seul instant (hop hop, fonce jeune fougueux) vous le prendre, vous en avez pour pas mal d'heures de jeu
Image du week-end :
Morceau du week-end : Cancer Bats - Golden Tanks
Jeu rétro du week-end : Dragon Quest VI : ça doit se trouver pour pas trop cher sur DS en version française, donc aucune excuse pour ne pas y jouer. Probablement l'un des meilleurs J-RPG.
Je pourrai vous sortir des lignes et des lignes d'explications, toutes plus mdr de lol les unes que les autres. Balancer de l'anecdote, ouais, carrément.
Mais en fait, non. Juste, pardon petit blog de t'avoir mis de côté.
Autant faire court et tout simplement indiquer que le blog va tout doucement revenir à la vie. Et que pour le coup j'ai tout plein de choses à raconter. Yipi. Des bisous à vous. Pensez à bien manger, c'est important de bien se nourrir, surtout quand c'est à base de toast. C'est bon les toasts.
En attendant je vous laisse de quoi vous occuper, c'est cadeau, ça me fait plaisir.