Note : vous vous doutez bien qu'avec un groupe comme Converge, il est bien difficile de savoir si les paroles criées (vociférées, beuglées, vous choisissez ce que vous voulez) par Jacob Bannon sont les bonnes ou pas. De plus, les livrets des albums sont toujours très flous vis à vis du texte des chansons... donc on va croire le gentil monsieur qui a fait la vidéo et on lui fait des gros bisous. Sinon il y a ça. Cadeau.
In vein and valor Be what they fear Their days are over Our nights are here
With hate and heartache I'll strike you down With rage and rapture I crush your crown
No more gods No more graves No more love No more hate
Hell hammer comes down Onto their blade Our world of widows Needs to be saved
It's now or never Victim or victory Rebel or regret Who you are and who you claim to be
In vein and valor Be what they fear Their days are over Our nights are here
With hate and heartache I'll strike you down With rage and rapture I crush your crown
No more gods No more graves No more love No more hate
In my world of enemies I walk alone In my world of enemies I walk alone In my world of enemies I walk alone
In vein and valor Be what they fear Their days are over Our nights are here
With hate and heartache I'll strike you down With rage and rapture I crush your crown
Hell hammer comes down Onto their blade Our world of widows Needs to be saved
It's now or never Victim or victory Rebel or regret Who you are and who you claim to be
Oh dit donc, à peine les soldes de Steam et les soldes tout court s'arrêtent que vla' ti' pas qu'il y a un tout frais et tout nouveau tout beau tout différent :
Sauf que cette fois, pas de jeux !
Ne vous enfuyez pas, il y a quand même de quoi faire avec une sélection d'album d'artistes en rapport les jeux, et ma foi elle est fort sympathique cette offre. Je vous laisse la vidéo, ça expliquera mieux que moi :
Donc on a le droit à de bien beaux albums, avec notamment Christopher Tin qui a composé les superbes chansons de Civ IV (et gagner des Grammy Awards au passage, excusez du peu), Jonathan Coulton le papa des chansons de Portal (donc un dieu vivant), les chansons de la série de RPG tactique semi TPS Valkyria Chronicles (foncez dessus si vous n'avez pas déjà)... et des remix de OK Go si vous mettez plus que la somme moyenne donnée par les internautes. OK Go ? mais si, le groupe plus connu pour ses clips que pour sa musique, voyons.
(hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Jonathan !!!!!!!!!!!!)
Comme d'hab' c'est DRM Free, proposé en MP3 ou FLAC pour les mélomanes, vous donnez ce que vous voulez comme somme et vous aidez les artistes et des associations caritatives pour les n'enfants. Bonne musique + bonne action = putain de bon karma et réincarnation en Patrick Duffy. Et ça c'est beau. Donc foncez, foncez et foncez.
(hop, de la pub gratos pour Genital Jiggling, c'est cadeau)
Alboum triple love du week-end : Vitamin X - Full Scale Assault : allez on tape dans le culte et l'efficace, de quoi se faire plaisir et piou piou piou dans son corps
Jeu j'ai encore perdu 2 heures à faire de la merde du week-end : Papas Freezeria : la série des Papa a ce petit truc d'addictif que je ne saurai expliquer et qui me bloque littéralement à l'écran; y a pas de raison que vous aussi vous ne subissiez, na mais
Groupe c'est la violence mec du week-end : Graf Orlock : oh, un groupe qui mélange du sludge avec du metal et du hardcore, miam
A la base j'avais beaucoup de mal avec Karate Boy (tout l'historique ici). Même si on y retrouve mes chouchous de Davy et M. Poulpe et que le style de la parodie me plaît énormément, j'avais beaucoup de mal à accrocher sur le long terme. Ah bah c'est sûr qu'au début on se bidonne bien comme dirait l'autre : faire une série en prenant exemple sur les pires films de série Z avec ce qu'il faut de faux raccords, micro qui apparaît à l'écran, cascade avec bonhommes en mousse et image qui saute, je ne peux que accrocher à la base et me marrer comme un con, tout seul. Oui, mais pas longtemps car le format a très vite ses limites et si je rigole et rigolerai toujours au mot "caca" prononcé par Karate Boy, le reste m'a assez vite saoulé. C'est le genre de série à regarder par petits bouts, sinon ça tourne en rond très vite. Mais si vous voulez vous faire votre propre opinion de la chose, je vous recommande de tout visionner si ce n'est pas déjà fait. Pour les plus tarés il y a même un DVD de sorti regroupant la saison 1 (oui, car il y a une saison 2) mais les auteurs eux-mêmes crient au scandale et à la blague un peu cher... ce qui est tout le contraire de cette BD.
Conçue elle aussi comme un hommage, cette fois les deux gus s'attaquent à la BD bas de gamme des années 70-80 (voir même avant) en proposant un recueil d'un magazine fictif : Karate Boy Magazine. Tout y passe : l'édito tout pourri et faux-cul du rédac' chef, différentes rubriques avec des jeux alacon, des photos des acteurs de "ta série préférée", et surtout la BD en plusieurs épisode de Karate Boy. Autant dire qu'ils se sont lâché : encre qui bave, couleurs qui dépassent des traits, texte mal agencé, dialogues pourris et intrigue à peine plus évoluée que la série TV... c'est juste énorme, on a l'impression de lire un de nos vieux Picsou Magazine tout baveux et, c'est là le principal, c'est drôle. Surtout de voir la BD dessinée par M. Poulpe qui déchire grave et relègue les énigmes de Mickey Magazine au rang de rébus pour grande section maternelle.
J'ai vraiment envie de beaucoup parler de l'ouvrage en lui-même pour vous le conseiller mais ce serait complétement gâché la surprise. TOUT est collector et réussi. Je suis sur le cul de trouver un ouvrage original, aussi bordélique qu'incroyablement soigné, alors que les deux auraient pu choisir la facilité et se contenter d'une histoire vite fait. Mais non, ils ont fait les choses en grand, les choses en bien. A savourer le plus vite possible.
Non mais sérieux, c'est quoi ce travail là ? sérieusement ? des années d'attente pour ça ? toi id qui m'a fait rêver sur mon vieux Mac avec la version Shareware de Doom, qui m'a proposé mes premiers viols à base de lance-roquettes en plein vol sur Quake 3 (version Dreamcast en plus, c'est dire si je suis indulgent) et mes premières grosses frayeurs sur Doom 3 le casque vissé sur les oreilles dans le noir à 2h du mat, comment peux tu me faire ça ? comment peux tu te louper à ce point ? non parce qu'avec RAGE, tu vois, tu t'es pas mal décrédibilisé envers tes premiers fans : les joueurs PC.
Alors RAGE, c'est quoi pour ceux qui ont loupé ? et bien, c'est le dernier jeu des papas des séries Wolfenstein 3D, Doom, Quake. En gros, les papas du FPS, id software. En plus de proposer des moteurs graphiques qui démoulent leur race (même si Epic s'est très bien rattrapé depuis), les jeux id c'est surtout la promesse de FPS de bourrin, avec tout le savoir faire de concepteurs qui savent très bien ce qu'ils font. Et niveau FPS, RAGE, il déboîte. Mais vraiment. Ca fait plaisir de retrouver des armes avec un tel feeling (le retour du BFG quoi !), un level design bien foutu et des décors sublimes. Pour ça on retrouve la pâte de id, pas de soucis. Mais...
POURQUOI ?????
Pourquoi un monde ouvert ? pourquoi des quêtes annexes ? pourquoi des courses pouraves et des allers-retours inutiles dans un monde pas si grand que ça ?
Si tu voulais essayer autre chose id, tu t'es trompé. Je fais le vieux aigri peut-être mais je t'avoue ne pas avoir ressenti une quelconque folie durant les courses, ni durant mes voyages. Ouais, un peu de fun, normal, mais tout ces bugs de collisions et cette conduite inintéressante... c'est du temps perdu sur la partie FPS bourdayl ! surtout que cette dernière, même si elle est excellente au demeurant, présente une absence de challenge assez déstabilisante (même en difficulté élevée, c'est dire). Vie en auto-regen, des munitions qu'on peut acheter pour des brindilles, une I.A. pas glop pas glop... rah, dommage, les combats sont pourtant intenses pendant les boss ! mais c'est trop rare...
En voulant impressionner la galerie avec un nouveau moteur graphique, les développeurs ont oublié un léger détail. C'est assez dur à décrire mais je vais expliquer : la particularité du id Tech 5 est de pouvoir charger d'immenses (mais vraiment) textures. Au lieu d'avoir une texture qui se répète à l'infini, paf, vous avez une texture unique qui recouvre le monde. L'avantage ? le monde semble réellement unique, façonné à la main pour un résultat qui bluffe pas mal. Inconvénient ? il faut "charger" la texture en streaming pour éviter de mettre à genoux l'appareil qui fait tourner le jeu. Résultat : les textures s'affichent parfois avec "du retard", faisant qu'une texture bien dégueue devienne d'un coup super belle. Vous allez me dire que c'est pas nouveau. Mais dans RAGE c'est assez bizarre : les textures de fond sont magnifiques alors que celles vue de près, si elles ne sont pas chargées, sont vraiment atroces. Mais vraiment : on a l'impression de revenir des années en arrière quand on regarde certains objets de près. Et surtout, le chargement des textures se fait presque en permanence : regardez un objet et essayer de vous retourner à 180°. Hop, la texture se charge pendant votre déplacement éclair, ce qui donne un léger effet assez moche.
Alors oui, je suis le premier à dire que ce n'est pas les graphismes qui font le jeu mais quand même : on parle de RAGE, le jeu porte-étendard d'un nouveau moteur graphique qui doit défoncer la concurrence. Manque de pot, c'est pas le cas. Mais si ce n'était que ça le vrai problème de RAGE...
Car le vrai problème, c'est que RAGE a été conçu à la fois pour console et pour PC. Tant que les développeurs n'auront pas compris qu'il s'agit de deux publics différents, on aura le droit à des jeux qui ont le cul entre deux chaises. Pas trop dur pour ne pas brusquer ceux qui ont un pad plutôt qu'une souris, ne demande pas trop de ressources pour pouvoir tourner correctement sur console. Et pour le coup id a réussi son pari car le jeu tourne à 60 FPS sur console et aussi très bien sur un PC pas forcément machine de guerre, jolie performance pour un jeu assez magnifique. Mais ça c'est pour les consoles... sur PC avec nos machines de la NASA on peut demander plus... genre des textures HD dont on n'a pas à attendre plusieurs secondes pour les voir nettes... et bah non. Rien de tout ça. On ne peut pas régler le FOV ni les réglages vidéo en détail, un comble quand on sait qu'on parle d'un jeu id... dès le menu de départ le jeu me nargue en me proposant d'appuyer sur "Entrée"... et il m'achève en ne proposant pas de boss de fin et un niveau final qui sent vraiment avoir été fait à l'arrache...
(quand je vous dis que les collisions sont en mousse)
Ce serait mentir de dire que je n'ai pas aimé RAGE. Il y a quand même cet aspect FPS qui est au dessus de la moyenne, un travail artistique magnifique qui donne vie à un monde unique, une durée de vie très correcte (une quinzaine d'heures environ en fonçant et en faisant les quêtes secondaires, on peut facilement atteindre la vingtaine en prenant son temps et en cherchant à tout débloquer) et un moteur graphique qui ne demande qu'à être véritablement adapté pour les ordis et qui fait quand même son effet (les décors sont à tomber). Mais ces véhicules, cette histoire finalement vite oubliée et au final ridicule, un mode multijoueur ne proposant que des courses et du co-op (même pas de FPS deathmatch de la part des papas de Quake 3... euh, comment dire...)... RAGE est un bon jeu, mais juste un bon jeu, pas plus. Reste que pour les joueurs consoles ça devient un indispensable. Je retourne me consoler (oh oh) sur Brutal Doom pour le coup.
Dans un passé pas si lointain, le cinéma, c'était 'achement bien. Oh, non, ne voyez pas ici de discours de jeune-vieux aigri avec ses "C'était mieux avant !" ou autres "Ah, maintenant je dois payer plein pot la place de ciné ? ça y est je suis vieux ?". Non, je parle de pure nostalgie que seuls ceux de ma génération vont comprendre. Vous savez, ces magasins de location de VHS, où l'on pouvait trouver tous les films avant leur sortie dans le commerce ? où se côtoie autant la plus improbable des séries Z à côté de l'intégrale de Jackie Chan et d'un nombre incalculable de copies coréennes ou chinoises de Disney ? ah, cette belle époque... rembobinez la VHS, se taper toutes les pubs avant le film pour voir où l'on va claquer ses 10F la prochaine fois et utiliser en mode Tipiak la technique du double magnétoscope pour copier le film quand ça voulait bien avec une qualité encore plus ignoble que les premières vidéos de Youtube... ah, le bon temps... rendez-moi tout ces films, rendez-moi mes Hot Shots !
La parodie est un genre de film qui bizarrement a disparu de nos écrans foule achedé pour sombrer dans l'oubli ou la médiocrité avec que des blagues sur le caca, le sexe, le sexe avec du caca, des seins, des seins avec du caca... alors que crotte, zut, la parodie c'était super ! il suffit de voir les œuvres de monsieur Mel Brooks (Sacré Robin des Bois, La Folle Histoire de l'Espace, Frankenstein Junior...) ou de David Zucker (la série des Y a t-il un flic..., BASEketball et surtout le Y a t-il un pilote dans l'avion, culte de chez culte) pour cerner toute la puissance du concept et comment un film peut déboîter sa mère sous LSD quand c'est réussi. Parce que bon, c'est aussi un style bien casse gueule et c'est pas parce que vous arrivez à faire rire vos cousins à moitié bourré pendant le repas du dimanche chez votre tata Gigi entre deux poires que vous allez faire rire une salle entière... on parle de choses sérieuses là, voyons, on parle de parodies de Top Gun, de Rambo, Kickboxing... toute la fin des années 80 quoi ! et sans le fluo (et ça c'est très fort) !
Mais toi petit internaute qui est jeune, qui n'a pas connu les Hot Shots, tu n'oses pas me demander "Mais c'est quoi donc ? comme Scary Movie ?" et là je te file un revers à air comprimé dans les gencives, petit con. Hot Shots, c'est Hot Shots. De la comédie comme on n'en fait plus, des vannes absurdes que même ton esprit n'imaginerait pas après une bouteille de Vodka/Gin/Cacolac. Des acteurs à fond dans leur délire (Charlie Sheen, le fameux mi-homme/mi-cocaïne, les plus beaux yeux du cinéma avec Valeria Golino, le regretté et génial Lloyd Bridges, l'autre taré de Cary Elwes...) mais toujours bien encadré par un Jim Abrahams derrière la caméra en chef d'orchestre sous acide. Il y a de tout : un président fou furieux avec une belle case en moins, Topper Harley le héros tout beau tout magnifique mais très con, Sadam Hussen, de la carte d'adieu en papier recyclé, du sayxe rodéo... en fait, je me dis que j'ai beau essayer d'écrire ou de décrire un minimum les délires, c'est tout simplement impossible.
Voyez plutôt : le gars vit dans un tipi ? bah tiens, on lui fout une sonnette et plein de cadenas en fond sonore pour finalement le voir soulever un simple bout de tissu. Un combat aérien ? facile : on ajoute un frein pour que l'avion s'arrête direct ou alors un mode free flight pour faire tourbillonner l'avion et faire péter les maquettes à 10$. Une scène romantique ? on parodie La Belle et le Clochard, sinon c'est trop simple. On veut se moquer de Rambo 3 ? autant prendre l'acteur qui a fait le véritable Colonel. Une séquence de tir sur des bateaux ? les ennemis tombent en faisant des plongeons artistiques pendant que le méchant soldat irakien qui parle dans sa langue natale se fait sous-titrer n'importe comment... et là j'ai effleuré un dixième des deux films. Oh purée, ça fait flipper...
Je te vois encore petite cassette VHS, avec la photo découpée du magazine télé sur la jaquette pour que je puisse te reconnaître du premier coup d’œil. De toute façon vu que je te regardais des dizaines de fois chaque années je savais parfaitement où tu étais donc bon... mais tu resteras pour toujours dans mon heart baby, si si. Surtout quand je m'enfilais les deux épisodes pour une soirée de ouf (début à 18h pour se coucher avant 21h, 'faut pas déconner avec maman quand on a 8 ans). J'ai vieilli mais toi non, tu restes toujours indémodable, inoxydable, indémodable quoiqu'il arrive. Purée série Hot Shots, je t'aime. Tu as égaillé mon enfance, mon adolescence et maintenant ma vie d'adulte. Et même si mon âge mental commence à sacrément vouloir te foutre des coups de pieds au cul, je continue à surkiffer. Donc nous deux c'est pour la vie grande folle.
I'm tired of hearing the headlines repeated
And accepted without question
Events get twisted and lies get printed
Read all about it, deceit for the masses
Read between the lines, cast your own perspective
Read between the lines, stray from the collective
So will you blindly follow what everyone else thinks ?
Or will you take a step back, Wait just a second before you react and question the facts
We allow ourselves to be led by publications And politicians with there own agendas
Well I'm asking you now to think for yourself
I'm asking you now to think for yourself
I've made many wrong decisions But at least I made them, no one else
And I can say with certainty that I've retained my clarity And I can say with certainty my mind is mine
My mind is mine
Je ne peux que vous conseiller de regarder la chaîne de ce type. Non mais sérieux, je ne comprends pas un traître mot de ce qu'il raconte mais putain, bordel, fait chier putain merde quoi (oui, je suis bien vulgaire, pardon moman), il repousse les limites du nawak. Et je regarde toutes ses vidéos comme un drogué, en ne comprenant rien. C'est beau. C'est puissant.
En ce moment c'est un peu la dèche niveau temps libre donc je me fais un mini brainstorming en tentant de mettre tout mon potentiel créatif en ébullition pour créer des articles qui feront plaisir à lire et à entendre, ceux que vous pourrez citer dans vos soirées Bopi/Topilouff dans les meilleures boums de votre patelin. Donc ça bosse, ça bosse promis. En plus j'en ai de la connerie à raconter, ça c'est pas terminé...
Alboum destructeur de santé mentale du week-end : The Rodeo Idiot Engine - Fools Will Crush The Crown : en fait, j'ai beau chercher, j'ai pas trouvé plus foufou et brutal à vous présenter pour ce week-end, donc on reste dans l'efficace, hop
Jeu hommage private joke du week-end : Roar Rampage : si Rampage se jouait à la souris...
Groupe tout vénère et vénéré du week-end : Tightrope : tu kiffs grave ton boule le punk/hardcore qui file à toute vitesse ? tu aime quand ça gueule et quand ça break à la Kid Dynamite ? bah fonce
Image retourne le ouaib du week-end :
Vidéo encore un coup des chinois du FBI du week-end :
Site tout beau tout propre du week-end : Nolife Gaming : la communauté Nolife Gaming. Bon perso' j'ai pas encore joué avec eux mais ils ont des serveurs, des gens pour jouer dessus et m'ont l'air ma foi fort sympathiques.
Clip dédicace si si du week-end : Faintest Idea - Youth
Et encore je vous ai épargné les photos de Justin avec les dauphins, Justin avec le sourire parfait qui donne des orgasmes aux dentistes, Justin et sa guitare dans un CŒUR GEANT (ET OUAIS MEC), la choucroute de Justin qui lui vole la vedette tout au long des 90 vignettes... j'aime ma vie.
Oulo. Le mois de Juillet (qui n'en porte que le nom vu le temps) file à toute vitesse et j'essaye de profiter un maximum de cette bonne excuse pour ne pas sortir de chez moi. En plus il y a les soldes Steam, des petits concerts et évènements sympa, de l'attendu qui vient plus tôt que prévu... donc on récapitule un peu et on fout tout en vrac :
- leFreaks Show : imaginez une bande d'artistes suisses un peu taré (juste ce qu'il faut) qui s'installent dans votre ville, en plantant tentes, stands, rideaux, scène et tout le bordel pour vous proposer une sorte de festival le temps deux jours, avec concerts et spectacles sur deux jours. De passage à Longuerue (à côté de Rouen), j'ai pu profiter que d'une journée malheureusement mais c'était 'achement cool et bien foutu (mention spéciale aux pizzas végétarienne à prix libre), avec des décors qui rendent bien et une ambiance bon enfant. Les concerts sont assurés par des groupes locaux ou presque (par exemple il y a eu les copains de Grand Guru ou Genital Jiggling mais aussi Slim Wild Boar, le projet acoustique du chanteur de The Decline !) et le spectacle par les artistes, avec du feu, des messieurs qui tombent dans l'eau... bref, c'est drôle, c'est gratuit et si ça passe tout près de chez toi, tu fonce sale jeune. Toutes les dates sur leur site, hop.
- Shootmania, le FPS vu par les créateurs de Trackmania, Nadeo, est en précommande pour 16 boules au lieu de 20 et ça vous donne accès à la béta qui a déjà débuté. Et purée, c'est de la bonne came, bien addictive et qui fait revenir le FPS à l'âge où seul le skill compte. Ca fait un bien fou et si vous avez un minimum de goût, ruez vous dessus. Et attendez vous à perdre pas mal de vos automatismes aussi... mais pour le bien.
- j'ai réussi à choper RC Stunt Copter sur PS One et c'est fabuleux. Sérieux, le monde doit savoir que la meilleure simulation d'hélicoptère radio-commandé est vieille de 13 ans. Et purée, la voix en française vaut tout ce que vous voulez :
- Troma, la société d'édition de films gore et débile à souhait a récemment mit sur tutube une grosse partie de son catalogue. Il y a (entre autre) les Toxic Avengerdonc foncez, c'est gratuit et légal.
Désolé, je suis un peu occupé ces temps-ci donc le blog va tourner au ralenti. Mais je ne vous laisse pas non plus tout seul en vous balançant un 'cré bon live. C'est cadeau, ça fait plaisir :
Jeu n'ovni du fioutur du week-end : My Big Friend : sait on jamais, entre deux nouvelles soldes Steam ça peut occuper (c'est très joli en tout cas)
Groupe on n'en fait plus assez du week-end : Two Day Rule : skaponk/popponk comme on n'en fait plus assez
Image crossover ultime du week-end :
Vidéo tuto qu'il te faut du week-end :
Site overdatop entertainment maximum du week-end : Crazy Arcade Flyers : toute la beauté des années 80-90 dans un tout beau tumblr, la vie est belle ma bonne dame
Clip nomdidiou ça déboîte du week-end : Gallows - Last June
Le week-end dernier, en personnes de bon goût que vous êtes, je suis sûr que vous avez regardé les streams de l'EVO 2012. Comment ça personne ? rooooh, pourtant ça déboîte sa maman l'EVO : l'un des plus grands (si ce n'est le) tournoi de VS fighting, avec cash prise, équipes internationales et niveau de tatane ultra élevé. Pèle mêle on retrouve du Street Fighter 2X/IV, Virtua Fighter 5, Marvel VS Capcom 3... et le run de la folie sur I Wanna Be The Guy Gaiden par le patron du tournoi himself, Floe. Vous ne connaissez pas I Wanne Be The Guy ? c'est un freeware indé qui fait passer Tortues Ninja ou Dragon's Lair sur NES pour des jeux éducatifs. D'ailleurs, une vidéo résume assez bien le bouzin en question, avec en prime un speedrun assez fou :
Alors c'est quoi I Wanne Be The Guy Gaiden ? la suite créée spécialement par le développeur pour l'EVO 2012 et pour Floe en particulier, qui avait déjà souffert pendant des nuits entières en tentant de terminer le premier épisode tout en se filmant histoire de montrer sa douleur et le taux d'insultes à la seconde qu'un homme peut atteindre (un exemple par ici). Surprise pour Floe : il découvre le jeu en même temps que nous et franchement on a mal pour lui. Surtout quand le dév' s'incruste dans la partie pour pimenter encore plus l'affaire (avec une référence à Dark Souls qui fait plaisir). D'ailleurs, le jeu en lui-même est bourré à craquer de référence à l'époque 8-bits et surtout sur Bionic Commando pour cet épisode. Mais je vous laisse la surprise en vous laissant l'intégralité de l'évènement, exécuté et filmé entre deux tournois alors que tout le monde cherche le sommeil. Pour les plus courageux ça dure plus de 3h (si si) mais vous pouvez vous contenter de la première partie qui résume assez bien le niveau de folie de cette run :
La légende raconte que Floe, après cette éreintante expérience, est partie en mangeant sur son passage des joueurs de StreetXTekken, histoire qu'ils servent à quelque chose.
Oh, et si vous voulez un bien beau résumé sur l'EVO, l'article de référence en français est ici.
Cadeau.
Une envie de jouer à I Wanne Be The Guy ? c'est ici mais ne venez pas pleurer, vous êtes prévenu.
En l'espace d'une vingtaine d'heures de jeu, j'ai :
- sauté d'un avion en plein vol pour en attaquer un autre en passant par la cabine du pilote en shootant tout le monde avec classe
- fait un personnage atrocement moche qui plaît aux nanas et qui s'exprime avec une voix de zombie incompréhensible
- détruit des quartiers entiers avec un tank 8-bits qui tire des pixels
- sauvé un pote enfermé dans un manoir SM vêtu en monsieur esclave en s'enfuyant sur des charrettes tractées par d'autres messieurs esclaves, donnant vie à la plus épique des courses-poursuite de tous les temps
- attaqué des passants avec un godemichet violet d'environ 1m50
- conduit une pelote de laine géante écrasant tout sur son passage
- mobilisé une armée entière pour avoir fait joujou avec un lanceur de tir d'artillerie
- sauvé la ville d'une invasion alien
- costumé mon perso avec les pires tatouages et des habits de soubrette
- vécu un moment épique avec "Holding Out For A Hero" en fond sonore...
et encore une tétrachié d'évènements improbables.
Saints Row : The Third est mal codé : le moteur physique semble la plupart du temps absent, les textures se barrent souvent en sucette, la ville est vide et l'I.A. inexistante (mais il tourne facile à 100fps sur un bon PC). Saints Row : The Third est trop simple : même en difficile le jeu est une balade de santé avec toutes les upgrades que l'on peut s'offrir et qui rendent notre perso' en Robocop. Saints Row : The Third est court : une quinzaine d'heures pour la campagne solo, le double pour les quêtes secondaires et DLC et la ville n'est pas immense.
Mais Saints Row : The Third est bandant, jouissif, surpuissant. Du GTA sous acide, 100% arcade et fier de l'être, d'être un bon gros débile mental qui joue avec son caca et qui aime mettre des blagues toutes pouraves un peu partout. Ca se joue même en coopération et c'est encore plus bordélique. Vous DEVEZ jouer à ce jeu.
Je comprends tout à fait que l'on peut avoir beaucoup de mal avec Davy Mourier. C'est vrai, il fait souvent des blagues d'un goût assez douteux, il est petit, il a une collection indécente de consoles de jeux portables (raaaaaaah une PC Engine GT), travaille à Nolife... ouais, il peut aussi paraître foncièrement énervant. Mais perso' depuis les quelques années où je suis son travail, j'accroche énormément et il suffit de voir les fruits de son travail avec Mr Poulpe (Le Golden Show en est le meilleur exemple) pour se rendre compte du talent du gars. Mieux encore : il se trouve que monsieur sait très bien faire de la BD.
J'avais beaucoup aimé Il était une fois... et Papa, Maman... (d'ailleurs je l'avais chroniqué), BD aussi sincère et intimiste que très originale dans son apparence, autant dire que j'attendais sa nouvelle œuvre avec pas mal d'impatience. Manque de pot, à la base, quand j'apprends qu'il va adapter sa série épisodique de son blog Badstrip "41€", je prends peur. Une mini-série, à raison d'une petite histoire de 3 cases maxi, qui racontent un personnage se rendant chez son psy, avec toutes les question métaphysiques et pipi-caca-cul que ça peut engendrer. On reconnaît facilement dans le personnage l'auteur lui-même, se décrivant comme quelqu'un se posant énormément de question sur sa vie et le pourquoi du comment de tout et n'importe quoi (surtout quand il y a des poils). C'est sympatoche, pas forcément drôle (c'est fait parfois bien réfléchir) mais ça se déguste par petites tranches, comme sur un blog de temps en temps. Voir ça sur une BD pendant un quarantaines de pages... et bah encore une fois j'avais tort.
41€ pour une poignée de psychotropes est un ovni. Déjà l'objet en lui-même se présente sous la forme d'un cahier à spirale format A5 que l'on a tous eu durant notre période de l'école primaire/collège. Intriguant. Les pages en elles-mêmes sont composées de collages, de gribouillis, de fausses déchirures, tâches d'encre... on a vraiment l'impression d'avoir entre les mains un cahier gribouillé où l'on s'est amusé à coller tout plein de choses, du carton de la boîte de médicaments aux photos de classes... c'est du très bon boulot et ça fait son petit effet, rendant déjà par son apparence le bouquin unique.
Mais ça cause de quoi donc ? outre les planches de la saga 41€ (qui représentent la moitié du bouquin), on a le droit à une sorte d'autobiographie mélancolique de Davy, qui racontent son enfance et sa fameuse histoire d'amour qui l'a rendu dépressif. Tantôt on sourit, tantôt on se sent toucher par ce qui est dit. On réfléchit, on se questionne... merde Davy, comme avec ton ancienne BD, tu me surprends. C'est souvent sombre, certaines pages ne contiennent que des longs textes à peine illustrés qui peuvent faire cliché par leur côté un peu "clown triste" mais non, c'est vraiment beau et bien écrit. On se laisse transporter par cette introspection de ta personnalité, on se sent presque voyeur tant tu te livres mais on le fait avec un véritable plaisir.
Un an plus tard Davy récidive avec 50 francs pour tout, une sorte de séquelle qui n'en est pas vraiment une mais qui reprend toutes les qualités de son grand frère, ajoutant une noirceur encore plus forte et inattendue. Les thèmes abordés sont toujours les mêmes : pourquoi devons nous grandir, pourquoi ne voulons nous pas oublier notre passé et refuser de vivre... avec toujours entre deux les blagues qu'il faut pour nous rappeler qu'on est quand même là pour passer un bon moment nostalgique. Et ça marche toujours aussi bien, surtout que celui-là je me le suis enfilé d'une traite.
Peut-être parce que je me sens directement touché par les thèmes abordés, peut-être parce que moi aussi je me pose beaucoup trop de questions, peut-être parce que j'aime tout simplement ce que tu fais Davy que j'adore ces deux BD. Mais au delà du mode groupie de base il faut admettre un talent réel d'écriture et de dessin, chose que parfois l'on a tendance à oublier entre tes milliers de blagues sur les pubis et le coït anal. Vous pouvez foncer acheter ces deux ouvrages, c'est de la bonne.
Tight pant and wallet chains
Hooded sweats and Adidas drive me insane
Dread-locked crusties are hot and can´t be beat
Just double up the condom and
Stay away from their feat
I love hardcore boys, I love boys hardcore
Bi-hawks and studs are really hot
Emo kids whine but I´ll give em a shot
Tight pants skinheads with bodies that stack
This whole damn scene makes my eyes roll back
I love hardcore boys, I love boys hardcore
I love hardcore boys it´s too good to be true
One on one or the whole damn crew
It´s exciting so let´s give it a whirl
I love hardcore boys cuz they make my toes curl
Romulin looking justin clones got style
But sport wearing edgers are whom we´d like to pile
After being with a peace punk in black
We´re definite that you´re never turning back
I love hardcore boys, I love boys hardcore
Limp Wrist - I Love Hardcore Boys / I Love Boys Hardcore
Et là, tu te dis que cette année l'E3 fut vraiment à chier quand tu n'as plus l'occasion d'avoir ce genre de vidéo. Donc faites tourner la coco les gars, JE VEUX DE L'EPIC, PAS DU PUTAIN DE QTE A LA CON QUOI !!!
- l'émission Strip Tease sur France 3 a fait un comeback fracassant et ça fait un grand bien à la télé, d'ailleurs je vais la rallumer pour le coup pour profiter toujours plus de ce qui est probablement la meilleure émission de docu' franco-belge jamais faites
- la Wonderswan fut la dernière invention du popa du Game Boy, Gunpei Yokoi (aussi inventeur de trouzemilliards d'objets qui ont sauvé Nintendo plus d'une fois) et avait comme particularité d'être vendu par Bandai et de pouvoir être utilisée autant à l'horizontale qu'à la verticale. De plus, il existe un fameux jeu Gunpey en hommage à son inventeur décédé peu de temps avant la commercialisation de la console (ce jeu est ressorti depuis sur DS et PSP).
- selon des gens qui font joujou avec des chiffres et qui se branlent dessus les ventes de tablettes tactiles devraient dépasser les ordis portables d'ici 4 ans, ce qui me ferait légèrement enrager de ne plus pouvoir me mettre mes bons vieux émulateurs ni ne plus pouvoir taper sur un clavier physique
- le môssieur à la tête de la série Gears Of War a été très mécontent que son jeu n'obtiennent une moyenne de notes "que" de 8/10, ce qu'il trouve inadmissible. Pendant ce temps, les employés de Obsidian se font mettre violent dans le fondement parce que leur jeu a obtenu une moyenne inférieure à 85/100 sur Metacritic, moyenne à dépasser pour espérer toucher des royalties. Chienne de vie, toussa.
- c'est Christophe Colomb qui a donné le nom de "cochon d'inde" à ces petits rongeurs qui vous réveillent la nuit en faisant de la roue
- des petites bites que les dictateurs : Aimé Césaire a été député de 1945 à 1993, le tout démocratiquement. Vlan.
- après Dive Kick et son système de combat à deux boutons, il existe un autre projet tout foufou de jeu de combat : My Little Pony Fighting Is Magic. Si si, vous avez bien lu, c'est une adaptation en VS Fighting de la dernière adaptation en dessin animé de l'univers le plus niais jamais imaginé (au coude à coude avec Les Bisounours).
- pour la dernière fois : les Rolling Stones sont anglais. ANGLAIS. Merci.
- Daigo, célèbre joueur japonais et champion sur à peu près tout ce qui touche à Street Fighter, a écrit un bouquin rempli de bullshit sur comment faire pour devenir un superplayer
- dans le film La Passion Du Christ de Gibson, il n'y a aucune mention habituelle du style "cette histoire est fictive nia nia nia pure coïncidence si des gens ressemblent nia nia nia" au début ou à la fin
Alboum la bagarre du week-end : Ghostlimb - Confluence : merci à toi jeune trasheu pour cette découverte, big bisous
Jeu surfant sur le ouaib du week-end : Zombie At The Gates : le nom est trompeur mais le jeu est cool, de quoi patienter pendant le chargement d'une partie de GT5 (si quelqu'un y joue, sait on jamais)
Groupe indie popopopo du week-end : Buyer's Remorse : indie/punk/hardcore rentre dedans et qui fait bouger ton boule
Image SI SI LE OUAIB 2.0 du week-end :
Vidéo petit chat qui retombe du week-end :
Site de l'amour de la dark music du week-end : foetusfoetus : je vous conseille aussi de suivre l'auteur sur Twitter, un gars qu'il est bien
Clip j'ai du mal avec la voix mais c'est cool du week-end : Longshot - Monolith
Je pleure à chaudes larmes. Je ne m'en remets toujours pas et j'ai beau ériger un autel à la gloire de la barbe de tonton Dustin, je ne veux pas me faire d'illusion : Thrice se mets en hiatus pour une durée indéterminée. Malheur. Tristesse. Pas content le Vincent. En plus d'être un groupe dont je surkiffe le petit boule, Thrice est un doux monstre, le type de groupe qui est aussi discret qu'incroyablement influant et faisant voyager son auditeur. Groupe tellement discret qu'injustement méconnu de notre côté de l'atlantique... allez, je vais tenter de leur rendre hommage, en espérant une reformation dans peu de temps genre, maintenant, là.
Tout commence en 1998 aux USA quand quatre gars se rencontrent à l'école et se découvrent une passion commune pour faire de la musique. Un groupe se forme : Thrice. Fait assez rare : le line-up de départ composé de Dustin Kensrue (chant/guitare), Teppei Teranishi (guitare/clavier/chœurs) et les frères Eddie et Riley Breckenridge (respectivement basse/chœurs et batterie) reste inchangé. Jouant tout d'abord un punk/hardcore teinté d'une bonne touche de mélo', leur première démo sort en 1999, First Impressions. Très punk/rock dans le son, Thrice accouche d'une première démo absolument pas représentative de leur futur musical mais qui à le mérite de faire parler d'eux pour sortir comme il faut leur premier véritable album.
Identity Crisis (2000)
Premier album extrêmement encourageant, Thrice distille ici un punk/hardcore rapide teinté de quelques touches emo-core, notamment grâce à un chant hargneux qui sait se faire mélodique quand il faut pour supporter des compositions déjà travaillées. Si la plupart des chansons se veulent purement hardcore, on trouve déjà cette petite touche en plus qui fera de Thrice un groupe à part, ce petit "plus" qui fait toute la différence. Des débuts plus que prometteur, préparent encore plus la claque que va nous infliger le groupe plus tard...
S'il ne fallait retenir qu'une chanson : Phoenix Ignition : morceau culte au possible, avec son intro' chant claire balayé par l'arrivée des guitares et de la voix saturée.
The Illusion Of Safety (2002)
Le choc. Personne ne s'attendait à ça. En distillant encore plus d'emo-core dans leur musique, les américains nous proposent un album plus sombre, plus déstructuré mais gardant cette force d'allier puissance et mélodie. Les guitares s'affolent, la voix du Dustin est plus maîtrisée et la section rythmique s'accélère pour nous balancer des bijoux du style qui vont en marquer plus d'un. Une petite bombe que personne n'avait vu venir et qui a permis au groupe de littéralement exploser (oh oh).
S'il ne fallait retenir qu'une chanson : The Red Death : probablement le morceau le plus hardcore jamais composé par le groupe, hargneux, technique, mélodique... jouissif.
The Artists In The Ambulance (2003)
Thrice possède enfin une aura suffisante pour que son prochain album soit suffisamment attendu au tournant. Nouvel album et nouveau bijou. Grâce à une production léchée (le son est énorme), le son de Thrice n'a jamais été aussi abrasif et violent (on se rapproche du metalcore, c'est dire), mettant sans le vouloir le groupe dans la case des groupes à mèches d'emo-core "MTV" dont la mode explose aux USA, avec des clips diffusés en boucle sur les plus grosses chaînes, ce qui donnera au groupe une exposition aussi éphémère qu'énorme. La mélodie s'installe néanmoins de plus en plus dans les compositions et le groupe en profite pour sortir des tubes efficaces au possible ("Stare At The Sun", "The Artists In The Ambulance", "All That's Left"...) aux côtés de morceaux gardant cette urgence propre au hardcore ("The Abolition Of Man", "Cold Cash And Colder Hearts"...) avec un Dustin au chant enfin affirmé et devenant pour le coup l'un des meilleurs de la scène, avec cette capacité de passer d'un chant violent au possible à un chant clair parfait d'une qualité quasi unique dans le style. L'album de la consécration comme on dit quand on se la pète.
S'il ne fallait retenir qu'une chanson : ce choix peut paraître surprenant mais je pense à The Abolition Of Man : peut-être la chanson représentant le mieux l'album et son contraste violence/mélodie
Vheissu (2005)
Chef d’œuvre. Album de la décennie. Référence instantanée du genre. Culte. On pourrait penser que je m'emballe mais Vheissu est au dessus de tellement de choses. Tout ceux qui ont écouté et apprécié cet album vous le diront : il y a un avant et un après Vheissu. Résultat fabuleux d'un travail de composition qui ne l'est pas moins, Thrice mélange sa musique avec ses multiples influences, autant musicales qu'artistiques ou religieuses, pour un tout magnifiquement cohérent et orgasmique. Oui, il m'est impossible d'être objectif, je suis amoureux de cet album donc je vous prout. D'ailleurs j'en avais fait une chronique aux débuts de mon blog, donc je vous conseille de la lire et d'écouter en boucle cette œuvre qui fait rentrer le groupe dans l'histoire.
S'il ne fallait retenir qu'une chanson : impossible mais For Miles : tellement surréaliste et foutant des frissons à chaque écoute que je ne m'en lasserai jamais.
The Alchemy Index (2007-2008)
Difficile de rebondir après un album que l'on sait indépassable, indétrônable. Pourtant Thrice va encore surprendre tout le monde en s'attaquant à un projet ultra casse gueule : adapter les quatre éléments l'eau, le feu, l'air et la terre en musique en quatre EP, un pour chaque élément, le tout formant The Alchemy Index. On s'attend forcément au pire mais ce sera heureusement une réussite totale. Véritable condensé de toute l'évolution du groupe, ces quatre EP forment un tout hallucinant de cohérence, chacun parvenant à accomplir sa tâche. Le feu est représenté par des morceaux lourds, aux guitares saturées et au chant crié tout en puissance, l'eau par un album électro' ambiant que ne renierai pas Radiohead période Kid A, l'air par des chansons au son plus "aérien", plus mélodiques et la terre par un album acoustique, avec beaucoup d'influences folk. Tout se marie parfaitement et le groupe nous met encore une nouvelle claque en prouvant sa perpétuelle évolution et sa capacité à être unique.
S'il ne fallait retenir qu'une chanson : Come All You Weary : simple et classe, le premier contact avec l'album Earth nous fait encore tomber sous le charme du groupe
Beggars (2009)
Comment rebondir avec avoir composé un album monstre (Vheissu) et plusieurs EP à la qualité incroyable (The Alchemy Index) ? simple : jouer dans la sobriété. Avec Beggars, Thrice coupe les ponts avec ses influences hardcore et se rapproche de plus en plus du rock, celui qui vient des tripes. Ici, pas d'arrangements sophistiqués avec de l'électronique ou plein d'instruments pour accompagner la voix, ni de guitares aux riffs effrénés ou une batterie destructrice. Simplement le groupe et son talent. Fini les cris et les grosses guitares, Thrice joue un rock venant du cœur et ça lui réussi très bien. Tellement que Beggars est un chef d’œuvre absolu de l'histoire du rock tout court et probablement mon album favori.
S'il ne fallait retenir qu'une chanson : Beggars : indiscutablement la meilleure chanson jamais composée par le groupe.
Major/Minor (2011)
Dernier album en date, ce dernier continue sur les traces laissées par Beggars et représente en quelque sorte un condensé de tout ce qu'à fait le groupe, le tout restant beaucoup moins agressif que les débuts. Pour donner une idée, Major/Minor pourrait être la suite spirituelle de l'album Air. Les cris ne sont pas revenus mais les guitares et les effets oui, même si l'on reste dans quelque chose de très neutre et toujours touchant, prenant toujours aux tripes mais cette fois de façon plus douce. Si l'effet de surprise des albums précédent a disparu, la qualité est toujours présente et on se laisse emporté par la magie du groupe.
S'il ne fallait retenir qu'une chanson : Words In The Water : magique, sensible et touchante
Entre tout ça, le groupe a également sorti une compilation de B-Sides If We Could Only See Us Tonight contenant un DVD retraçant la carrière du groupe jusqu'à l'album The Artists In The Ambulance et un live double CD/DVD indispensable se situant jusqu'à The Alchemy Index. A noter qu'une partie du prix des albums du groupe est reversé à des œuvres caritatives pour les enfants en difficulté, ce qui fait toujours plaisir.
(Thrice passion bûcheron)
Véritable groupe à part, Thrice a marqué de son empreinte la scène alternative en proposant une musique en constante évolution et s'améliorant sans cesse, le tout dans une discrétion et une modestie qui désarçonne toujours. Donc faites vous plaisir et achetez-vous la disco' du groupe, vous ne le regretterez pas et votre vie pourrait en être totalement changée. Oh que oui.
Vous kifferez Thrice si vous êtes fan de : Deftones, Cave-In, The Get Up Kids, Jimmy Eat World, La Dispute, Hot Water Music...
(hop, une demie-molle, c'est cadeau)
Quelques petites choses en plus :
- on parle souvent de Dustin Kensrue, grâce sa voix hors du commun et ses projets folk en solo d'une grande qualité, mais il ne faut pas oublier le reste du groupe avec un Teppei Teranishi véritable musicien virtuose (et magnifique voix également) et une section rythmique exemplaire et unique de par les deux frères Breckenridge, donnant véritablement corps à la musique du groupe
- il existe une quantité énorme de live ou cession acoustiques des chansons de Thrice, le groupe adorant cet exercice. Ca tombe bien, les chansons passent parfaitement en acoustique et c'est un véritable plaisir que d'entendre ces versions qui parfois détrônent l'original ("Staring At The Sun" à pleurer)
- la légende raconte que le batteur a appris à jouer exprès pour le groupe (oui, ça fait très trivia à la Rock Sound mais bon, je fais ce que je veux)
- la religion est très présente dans le processus d'écriture et dans les paroles, même si le groupe ne se revendique pas comme "religieux"
- très souvent, les paroles sont écrites en utilisant le pronom "We" ("on") plutôt que "I" ("je", on sait jamais, il peut y avoir des LV1 russe qui me lisent), donnant une place prépondérante à "l'homme" plutôt qu'à la "personne"