Lieu : Le 106
Groupes :
Persistence Tour :
Casey Jones;
Cruel Hand;
Evergreen Terrace;
Unearth;
Blood For Blood;
D.R.I.;
Sick Of It AllUne putain de leçon de live à l'américaine, voilà ce que fut cette soirée avec une affiche de dingue, presque inimaginable pour une ville comme Rouen. Le mini festival
Le 106 a bien grandi et possède dorénavant une vraie salle qui accueille des concerts toute l'année. Salle bien sympa d'ailleurs, malgré le grand nombre de places assises, laissant moins de place dans la fosse. Pas grave, l'acoustique est cool, c'est le principal.
Tout commence avec
Casey Jone, le side project de membres de
Evergreen Terrace entre autre. Hardcore old-school straight edge avec un poil de second degré, bien catchy et fun comme il faut. Ca se prend pas la tête, ça s'enchaîne comme sur les CD et l'esprit positif est bien présent. Un set court mais intense, qui sera malheureusement l'un des derniers pour le groupe qui s'arrêtera après cette tournée. Dommage, dans une salle plus petite ça doit avoir son petit effet.
Cruel Hand enchaîne juste après. Beaucoup plus hardcore style NYHC et lourd,
Cruel Hand se distingue pourtant par un groove assez classe dans les chansons. Même si l'on reste terriblement statique, le groupe est ultra actif avec un chanteur sautant en permanence, plutôt bien suivi par les guitaristes. C'est moins mon style mais c'est efficace, net et sans bavure. A l'américaine quoi.
C'est au tour d'
Evergreen Terrace d'entrer en scène, le premier groupe vraiment connu du public de ce soir. Perso, je serai venu rien que pour eux, vu à quel point leurs albums tournent en boucle chez moi. Et le set ne va pas me décevoir du tout, y compris pour le public. Metalcore avec ce qu'il faut de mélodie mais surtout de grooooooos passages bien hardcore (les mosh-part sont monstrueuses), le groupe dégage une puissance de dingue. Tous les gros tubes du combo passent (
Wolfbiker, New Friend Request...) et ça se termine en apothéose avec
Chaney Can't Quite Riff Like Helmet's Page Hamilton, LE tube du groupe par excellence où une bonne partie du public se bouge enfin pour gueuler dans le micro du chanteur. Première claque de la soirée. A l'américaine, toujours.
Ah,
Unearth. Les maîtres incontestés du metalcore orienté métal vont nous servir un PUTAIN DE SET DE FOU FURIEUX !!!1 aussi brutal que fun. Oui oui, le groupe déconne comme pas possible sur scène (avec guitariste se foutant à poil dès le départ, lancé de bières depuis le balcon, rattrapage de crachats...) tout en enchaînant les moments de bravoure. Le niveau technique est ultra impressionnant, les riffs de mammouths s'enchaînent et on prend un pied monstre à headbanger avec un son pareil. L'ambiance monte clairement d'un cran dans la salle, les gens se bougent enfin et les 30 minutes passent beaucoup trop rapidement. Final assez épique avec guitariste partant dans le public et jouant sur un monsieur assez surpris pour le coup. Enorme claque, à l'américaine.
Blood For Blood. Tout fan de hardcore old-school d'un seul coup tend l'oreille dès que résonne ce nom. Il faut dire qu'avec
Sick Of It All ce soir, on a le droit à une autre légende du hardcore. Ca commence bien avec distribution de bières au public et gros son, un peu comme si
Gorilla Biscuits avait mangé
Agnostic Front (ou l'inverse, au choix). Je ne connais pas assez le groupe (oui, c'est honteux) pour parler des chansons, mais à mon avis, vu les sing-along de chaque instants, le groupe a sorti ses hymnes. Ca saute partout sur scène ainsi que dans la salle, le son est encore une fois parfait et on reprend une claque pour le passage. A l'américaine, bawé. Putain de groupe quand même... vite, il me faut leurs CD.
Les vétérans de
D.R.I. sont là ce soir et c'est un véritable évènement. Précurseurs dans le crossover métal/punk comme
Suicidal Tendencies (en plus punk), le groupe se la joue vraiment old-school en débutant son set sans prévenir, comme ça. Et ça va jouer comme ça pendant 30 minutes sans temps morts ni pauses pendant les chansons. Alors, oui,
D.R.I., c'est mythique, c'est clair. Sans eux, pas de
Gama Bomb ni autres
Municipal Waste. Certes. C'est carré, rapide, ça bouge bien et tout. Mais le style est peut-être assez mal adapté au son de la soirée qui nous a plutôt habitué pour l'instant à du gros hardcore de qualitayyy. Donc pas étonnant que d'un seul coup le public soit statique et un peu dubitatif. Pas grave, je prend un pied monstre à les écouter, parce qu'il faut pas déconner, ça reste un groupe de très haut niveau. Claque, américaine, toussa toussa...
Et enfin, pour terminer en beauté la soirée, quoi de mieux que
Sick Of It All ? que dire sur un live de
SOIA qui n'a pas encore été dit ? que c'était carré au possible, ultra dansant ? que chaque chanson est un hymne en soit ? on a déjà tout dit. Pour moi, ce fut mon dépucelage de
SOIA et j'ai plus que surkiffer grave mon boule. D'ailleurs, tout commence dans la folie avec un
Death Or Jail aussi énorme que sur CD, avec en bonus les membres des autres groupes se baladant en courant partout en slibard ou même à poil. Ca surprend pas mal, mais ça fout direct l'ambiance. Après, vous connaissez la suite, chanteur à la voix unique, guitariste karatéka et sourire permanent aux coins du visage,
Built To Last, Uprising Nation, Dominated, Step Down, Scratch The Surface... bref, la totale. On peut dire que j'aurais attendu pour les voir, mais ça en valait la peine. Putain de bon groupe... CLAQUE A L'AMERICAINE, MEC !!!1
Le
Persistence Tour à Rouen à la place de Paris... et ouais, c'est peut-être ça finalement la classe à l'américaine... en tout cas, super soirée avec une super ambiance et des goupes au top de leur forme, chacun méritant sa place. Putain de bonne soirée !