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jeudi 18 septembre 2014

Dans une galaxie orchestrale lointaine...

J'ai grandi avec des OST de jeux vidéo. Littéralement. J'ai encore en tête les musiques de pratiquement tous les jeux auxquels j'ai pu poser mes gros doigts depuis mes 3 ans, ce qui fait beaucoup. Néanmoins il a fallu attendre beaucoup d'années pour que je m'intéresse plus longuement à tous ces artistes derrières autant de thèmes mémorables. Je dois donc te faire des gros bisous à vous, Yumiko Kanki & Naoto Ishida pour les musiques de F-ZERO (putain trop bien et oh sa maman trop du ballon), à tonton Yuzo Koshiro pour les Streets Of Rage (bim et paf), Motoi Sakuraba pour Valkyrie Profile, Uematsu Nobuo pour son œuvre qu'elle est très bien, Danny Baranowsky qui te balance perles sur perles, coucou aussi à vous Yasuaki Fujita et Harumi Fujita pour Megaman 3... comme d'habitude avec ce type de liste on en oublie un paquet bien énorme, ce qui me permet de vous relancer une fois de plus vers le meilleur podcast de la création pour écouter de l'OST qu'elle est géniale : Les Démons du MIDI. Voilà, vous écoutez tous leurs épisodes en boucle, merci pour eux, au moins vous êtes certains d'écouter de la qualitay.

Mais, rien à faire. J'ai tout récemment découvert quelle était l'OST qui me rend le plus dingue. Celle qui à chaque écoute me donne furieusement envie de relancer le jeu et m'acheter une installation sonore qui ferait bouger mon HLM à chaque coup de basse. Et j'ai beau me taper la dose de chiptune, une seule OST m'a vraiment donné envie de l'écouter partout, tout le temps. Aucune originalité mais j'assume totalement : il s'agit de...

Super Mario Galaxy

Et surtout celle du 2.

Ouais, aucune surprise. Il faut dire en même temps que tonton Kenji Kondo a tellement marqué mon esprit jeuno avec pratiquement toutes les OST des grands jeux made in Nintendo que l'écouter s'éclater avec Mahito Yokota, un orchestre symphonique et pas mal d'électro ne peut que donner quelque chose d'incroyable. Un peu comme le jeu en lui-même (si, si, vous verrez, d'ici quelques années on se rappellera avec des larmes aux yeux des Super Mario Galaxy), la musique donne une impression de grandeur et de fun assez phénoménales, du genre à vous donner un sourire ultra niais qui ne se décroche jamais de votre visage. C'est joyeux, foufou et entraînant. Vous pouvez me sortir les meilleures OST avec tout plein de chiptune, de compositions au poil de cul, du minimaliste qui fait son effet... rien n'arrive pour moi à la cheville de Super Mario Galaxy. Donc vous êtes gentils, on s'écoute quelques morceaux, parce que bon, c'est juste trop bien (raaaah, ce thème d'ouverture) :


jeudi 16 mai 2013

"It's official, you've gone"



Chaque année forcément j'attends cette date comme un gros guedin et je me rends compte que je n'ai toujours pas fait d'article sur cette chanson culte de Lagwagon : May 16th. Tirée de leur 5e album, "Let's Talk About Feelings" (en 1998, et oui déjà...), c'est probablement la chanson la plus connue du groupe pour la simple et bonne raison qu'elle se retrouve sur la B.O. du jeu Tony Hawk Pro Skater 2, que les plus jeunes d'entre vous ne connaissent pas et ne peuvent donc pas comprendre l'importance qu'a eu ce jeu et sa musique sur toute une génération de teenagers. D'ailleurs, c'est vraiment grâce à ce jeu que j'ai véritablement connu Lagwagon, alors que je n'avais que l'album Hoss gravé sur un CD offert par un pote avec le "Life On A Plate" de Millencolin. Je me rappelle avoir à l'époque essayé d'enregistrer le son de la TV pour choper cette musique qui m'obsédait, avec ce chant que je trouvais original et cette musique à la mélodie simple mais entêtante... May 16th ou comment une chanson que l'on ressort chaque année devient culte, tout comme le groupe qui la joue...

vendredi 26 avril 2013

Moudre du son sur le dos des cons

Les années 70. Le disco, les patins à roulette, les paillettes et Amanda Lear qui a, soi-disant, eu une carrière dans la chanson et que Madonna lui a tout copié la poufiasse. Mais c'est aussi une grande période pour la musique alternative, celle où naît le punk, le hardcore, le hip-hop et tout les dérivés de ces styles. Celui dont je vais parler aujourd'hui est celui qu'on appelle le cinglé, le taré de service : le grindcore. J'ai déjà évoqué ce style dans mon petit guide du zicos tout paumé et je vais donc faire très bref quant à son historique. Le grindcore naît au début des années 80 avec l'envie de sortir une musique encore plus radicale que le hardcore et le crust. On pense tout de suite à Napalm Death, Brutal Truth, Terrorizer… le grindcore se caractérise par une musique directe, avec chant guttural ou purement metal, batterie supersonique (le fameux "blast beat" ou "caisse claire mitraillette" pour les intimes) et albums aussi courts que blindés de chansons (on atteint souvent les 15 minutes pour 20 morceaux en moyenne). De la scène hardcore et crust le grindcore garde un engagement fort, autant dans les paroles que dans l'apparence avec un côté D.I.Y. très fort. En bref : musique ultra violente pour des paroles qui ne le sont pas moins, avec un côté "tu aimes ou tu détestes" omniprésent, faisant du grindcore un style ne se prêtant pas à toutes les oreilles.

(le grindcore, c'est avant tout un mode de vie)

Mais pourquoi diantre est-ce que je parle de ça donc ? aurai-je un message à faire passer ? oui, un message. Vous expliquer pourquoi le grindcore ça troue le cul. Et pour répondre, je vais détailler ce petit exposé en plusieurs grands points que seront autant de petits poings levés au ciel face à l'adversité, au contrôle des masses et contre Indochine, Chaka Ponk, Superbus et autres groupes dont je me pose toujours la question : pourquoi ?

LE GRINDCORE CA TROUE LE CUL PARCE QUE :

1) c'est putain d'extrême : toi qui écoute du metalcore, les vieux CD de Machine Head, Sepultura et du death à longueur de journée, toi qui pense avoir écouté la violence extrême, réjouie toi car tu as encore plusieurs paliers de violence à découvrir. Des premiers groupes du style qui ont pas mal vieilli (la cause à une production D.I.Y. probablement dans des caves avec des micros en mousse) mais qui possède ce petit quelque chose aux groupes plus récents qui profitent d'un son et d'une technique monstrueuse (coucou Mumakil ou Wormrot), tu as de quoi te faire plaisir et headbanger à n'en plus finir sur des riffs balancés à la vitesse de la lumière et un chant dégueulasse mais ô combien efficace. De plus les pochettes sont souvent crâdes au possible (Cattle Decapitation mon ami), ça fait peur aux parents, c'est toujours ça de pris. Et que dire des concerts, aussi courts que direct dans ta tronche… c'est extrême mais que c'est bon

2) c'est plus technique que cela en a l'air : oui, je cause à toi, celui qui n'a écouté que deux ou trois chansons de grindcore et qui a lâché l'affaire parce que tu trouvais ça brouillon et sans intérêt. Je peux te comprendre, le premier contact avec ce style est plutôt… brutal, digne d'un passage à La Fistinière sans passer par la case petit déjeuner, direct par le plat de résistance. Donc oui, ça paraît joué et gueulé n'importe comment, avec une recherche musicale qui semble proche du néant. Mais comme dans tout style, il y a les bons et les mauvais groupes. L'intérêt d'un style comme le grindcore est que tu peux très vite remarqué quels sont les bons des mauvais groupes, ceux qui arrivent à te procurer une musique violente avec quelques nuances et ceux qui ne font que du bruit, bon à jeter à la poubelle. Si l'on s'attarde sur des groupes de talent, on est parfois bluffé par la technicité et l'énergie déployée, les gars n'hésitant pas à tout donner même si ce n'est que pour 23 secondes de chanson. Bien sûr, on atteint très vite les limites du style (on aura beau faire du blast toujours plus rapide, ça restera du blast) mais il y a ce côté sans concessions qui fait le "charme" du grindcore. Et puis si on atteint les limites, il reste toujours une solution…



3) parce que ça fait patata : TA TA TA TA TA TA TA GROUI GROUIIIIIIII GROUIIIIIIIIIIIIIIII "3 riffs de gratte joué en moins de 5 secondes"

4) les dérivés du grindcore qui déchirent sa race : death-metal (et oui…), brutal-death, gore-grindcore, grindcore progressif (si si)… le style a énormément évolué avec le temps et on trouve vraiment de tout et (surtout) du n'importe quoi. Si le death et le brutal-death-grind (oui, on peut vraiment créer des étiquettes alacon) sont, pour faire simple, du metal gonflé à la violence où des chansons plus longues n'hésitent pas à incorporer des passages de blast (l'inverse est possible, avec du grindcore qui met un peu de mosh-part ou de death-metal, c'est un bordel pas possible), le gore-grind (qui se caractérise par des vocaux volontairement ultra gutturaux à base de "groui groui") ou le porn et grindcore humoristique sont quelques choses d'assez surpuissant : des paroles débiles, des compos à l'arrache et tout plein de sons provenant de films ou dessins-animés dans le seul but de concevoir l'album le plus stupide possible (Gronibar si tu me lis), tout ça respire le pet et l'irrévérencieux, ce qui parfois fait un bien fou. Bon, à petite dose quand même, hein… n'empêche, on oublie toujours des groupes monstrueux comme GTI qui ont osé faire du grindcore-tuning avec une alternance house/grindcore encore inégalée. Et je ne parle pas quand on y ajoute du jazz (un groupe allemand culte dont j'ai oublié le nom en est le spécialiste) ou quand le jazz tout court se met au grindcore (Naked City)… tout est possible, le grindcore est tellement modulable que l'on peut en faire ce qu'on veut.


5) des groupes cultes et respectés dans tous les styles : Napalm Death est souvent considéré comme l'un des groupes fondateurs du style. Il est aussi le plus respecté et pas seulement par la scène metal : nombreux sont les groupes de hardcore (comme Sick Of It All ou Converge) qui reconnaissent ce groupe comme étant une référence en terme d'engagement, autant musicalement qu'au niveau des paroles et de l'attitude. Il ne faut pas oublier que la scène alternative et tous ses styles se sont créés au même moment… il n'est donc pas étonnant de voir nombre de groupes de grindcore arborer une attitude plus hardcore que metal. Et que dire de groupes comme Nasum ou Brutal Truth, voir Terrorizer ou Misery Index qui sont reconnus comme des références pour des groupes de death…

6) parce que Nasum. Tout simplement.

(elle, c'est la chanteuse d'Agoraphobic Nosebleed. Et elle a juste une PUTAIN DE VOIX DE TAREE !!!)


Allez au delà des clichés, voilà l'essentiel. Et si l'envie vous prend de tenter quelque chose d'extrême, je vous conseille les albums suivants :

- Mumakil - Behold The Failure (2009) : du costaud avec le second albums des tarés de Mumakil (composé d'anciens de Nostromo, Deceit et Knut) aux compos abrasives et rentre dedans. Le parfait exemple d'album du style ultra efficace.

- Blockheads - Shapes Of Misery (2006) : là on va direct en haut du panier avec le groupe français le plus influent et le plus respecté de la scène pour un album devenu culte, engagé, viscéral et d'une puissance folle

- Napalm Death et Nasum - la discographie : si pour Napalm Death le style a pas mal évolué au fil du temps pour se rapprocher beaucoup plus du death (tout en étant étonnamment encore plus violent qu'avant, ce qui est une grosse performance), cela reste un groupe culte pour lequel aucun album n'est a jeté. Pour Nasum on a la même continuité et là on touche au sublime, à la perfection dans le style. Et non je n'exagère pas.

- Wormrot - Dirge : grindcore en direct de Singapour pour ce qui se fait de mieux dans le style récemment. En se rapproche plus du power-violence mais c'est pas grave, ça reste d'une puissance hallucinante.

Et il y a encore BEAUCOUP de groupes  que je n'ai même pas cité : Agoraphobic Nosebleed (la folie à son paroxysme), Murder Construct, Pig Destroyer, Kill The Client… beaucoup, beaucoup à écouter et à savourer. Si vous en avez le courage bien entendu.


vendredi 29 mars 2013

Je fais une rechute

Ouais, ouais, d'accord. Ca doit être la troumillième fois que je mets du Joey Cape/Lagwagon sur le blog, mais comme c'est le mien, je fais que ce que je veux (d'abord) et j'y peux rien si en ce moment je m'enfile tout ses albums en boucle (true rebelz). Donc on écoute, oui, ça chante faux, mais merde, c'est juste parfait.





vendredi 11 mai 2012

La déclinaison du déclin


J'aime bien quand un groupe que je surkiffe ma race rend hommage un groupe que je surboule le kiff.

J'aime bien quand un album ne fait qu'une seule piste, prouvant que le travail de composition est un exercice difficile y compris dans le milieu du punk.

J'aime quand ça crie et quand on peut passer cette musique pour faire le rebelz auprès de sa mamie.

J'aime Le Déclin de Mon Autre Groupe et comme je sais que je suis incapable d'en faire une vraie chronique et que c'est exactement la même chose avec The Decline de NoFX, autant vous laisser écouter, encore et encore, surkiffer et vous rouler par terre chez vous de joie et vous rappeler que le dernier EP de Mon Autre Groupe "Tumeur" les fait définitivement pencher vers le hardcore à la F-Minus avec un chant féminin de haut niveau.

J'aime quand un article est simple à écrire, j'ai plus de temps pour glander sur Starcraft II écouter le tout nouveau tout frais "Tales Of Innocence And Experience" de The Great Divide (promis j'en reparle très vite).


dimanche 8 janvier 2012

Fêtons dignement la fin du monde annoncée par la sainte mère média





Les Vulgaires Machins restent l'un des meilleurs groupes de punk/rock chant français et ils viennent tout juste de sortir un 7 inch acoustique dipo' sur le Jardin Des Fous pour un prix dérisoire, surtout que le vinyle inclut 8 autres morceaux acoustiques à télécharger qui sont juste excellent. Ah, et leur précédent album Requiem Pour Les Sourds est un indispensable, probablement l'album que j'ai le plus écouté en 2011.

vendredi 25 novembre 2011

A tout seigneur tout honneur



Les plus belles histoires ont toujours une fin bien douloureuse... on en reparle très bientôt...

jeudi 3 novembre 2011

WOUIIII WOUIII WHOOOOOOM


Malgré mon incroyable talent pour décrire un son par écrit ("toutoutoutoutoutou", là je fais l'hélico, classe na ?), on va ici parler de dubstep. Ouais, on va parler d'électro, avouez que ça surprend si vous êtes un assidu de ce blog. Non pas que je déteste ce style musical, c'est juste que j'ai beaucoup de mal à trouver "LE" son qui va me faire autant vibrer qu'un bon gros pot-pourri de Nasum/Napalm Death/Stray From The Path/Less Than Jake qui assure mon quota musique éclectique à base de guitare électriques et batterie de forain. Manque de chance, dans l'électro, la guitare, c'est plutôt rare et on préfère balancer la grosse gouache avec de la basse qui rebondit bien violemment et des aigus qui piquent pour une musique tout en boucle. Je ne crache pas dessus, chacun ses goûts, mais c'est juste que j'ai beaucoup de mal avec ce côté "boucle sans fin" qui semble s'éterniser sur certaines chansons.

Bien entendu, j'aime beaucoup Prodigy, Massive Attack, The Chemical Brothers... parce qu'ils ont ce qu'il faut de côté "rock" ou "pop" pour me plaire (et Aphex Twin pour son côté barge qui me convient parfaitement). Mais j'ai quand même du mal... et puis vient depuis quelques temps le dub FUCKING step, bro. Une sorte de mélange entre le son électro old et new school, et je dis ça juste pour faire croire que je m'y connais. En pratique, le dubstep, c'est du GROS son qui rebondit sur ta tronche, fait des "TOUI TOUIIII" et des "BOM BOM" pour imager la classe. Car oui, le dub-step est classe et efficace. Autant je n'écouterai pas tout le temps un album d'électro, autant le dub-step me semble être une alternative très intéressante, surtout pour la mise en scène d'images. Il suffit de voir à quel point les bandes-annonces de jeux se font violer depuis quelques semaines par ce style musical (et hop, encore un lien vers Barredevie, décidément indispensable). Et il faut avouer que ça marche grave.

Bon, ça reste un style que j'écouterai de loin, comme toi le hip-hop, ne le prend pas mal mais je suis un peu trop foufou pour ton style tout en poésie. N'empêche, ça envoie grave le pâté au soja et j'ai hâte de voir ce que ça peut rendre avec un brin de hardcore... et na, je ne parlerai pas d'Attack Attack, faut pas déconner non plus, ça fait trop de mal à mon petit cœur... à écouter donc, même si je suppose que vous êtes tous déjà à fond dedans et que j'ai encore des années de retard... d'ailleurs Tekken 6 est très sympa, je sais pas si vous connaissez.

jeudi 25 août 2011

Promis, bientôt la reprise



Chose à faire avant de mourir : écouter Jane Doe. Ainsi que l'album éponyme de Converge au passage.

mercredi 3 août 2011

L'acoustique fait le reste



Oui, je suis d'accord, le chanteur fait peur.





Après l'échec artistique de leur dernier album, le chanteur de Rise Against s'épanouit dans la mendicité. Chienne de vie.

dimanche 17 juillet 2011

Et je vous rajoute une baffe dans la gueule, c'est cadeau, ça me fait plaisir !


Ca va vous ? moi, vraiment super ! je vois du noir partout, du sang plein les yeux et rien que l'idée d'un démembrement me rend tout chose. En bref : je kiff veugra le screamo/post-hardcore bien lourdos, bien crade et bien dépressif. Que voulez-vous, j'aime les émotions fortes (j'adore les auto-tamponneuses à la foire, surtout que ce trublion de Jean Claude fait des marches arrières pour le lul) et ce type de musique prend aux tripes, cherche à nous liquéfier et à nous recracher comme un vulgaire mollard sans saveur.

Ô joie, depuis quelque temps déjà, un excellent label français met à disposition en streaming sur Bandcamp de très bons albums du genre. Throatruiner Records possède un excellent catalogue pour faire péter l'apocalypse dans votre appartement (Birds In Row, Nesseria, Pariso...). Et en plus, c'est en libre téléchargement : si vous voulez soutenir ces groupes, commandez leurs CD/Vinyl et allez les voir en concert pour pogoter comme des foufous. Faites vous plaisir donc !

mercredi 22 juin 2011

Pérou superior !



Chaque année on se persuade d'y aller, d'oublier le fiasco de l'an passé, puis aussi de l'année d'avant qui était déjà un non-évènement par rapport à l'an dernier où c'était déjà pas top... la fête de la musique, vous l'aurez deviné, c'est vraiment devenu ZE soirée qui redonne ses lettres de noblesse au mot "Fête". La boom de fin d'année, les serviettes qui tournent, tata Monique bourrée qui drague votre pote qui vous a gentiment accompagné à votre réunion familiale car vous lui aviez promis qu'il pourrait serrer votre cousine qui vient tout juste de se faire retirer son appareil dentaire... ouais, la fête de la musique, ça part d'une bonne idée mais ça pue le gros pétard mouillé depuis quelques temps. Tiens, d'ailleurs, l'année dernière fut vraiment excellente : passé 22h on a le droit à divers ateliers, comme l'attaque à coups de bouteilles de Vodka/couteau de 2cm, marche sur débris de bouteilles, esquiver les vomis qui arrivent par volées... de quoi animer votre soirée beaucoup trop calme car vous étiez resté trop peinard sur la terrasse d'un bar.



Mais je m'égare un peu, car la musique reste l'élément principal, la condition sine qua non à l'existence de cette murge géante où on kiffe la vibes des beats et des flows. Il n'y a pas si longtemps c'était 'achement bien. Il faut dire aussi qu'on avait pas mal de chance à Rouen d'avoir une scène punk/hardcore bien délire (Extreme Cherokee et Youssouf Today entre autres) qui promettaient des concerts avec bonne ambiance et bon son. Et il y avait aussi les groupes de métal, certains bien extrêmes qui défonçaient tout sur leur passage et permettait de se foutre de la gueule des émos/goths bien moches locaux. Mais tout ça c'était avant... maintenant, la fête de la musique, c'est un mix entre la fête de la bière et un mix géant tout court. En gros on a le droit au mix de Patrick le DJ à chaque coin de rue qui donne l'impression de se retrouver dans la première piste de dance floor à chauffer d'une quelconque boîte de night de campagne. On y ajoute la machine à fumée, des gens qui lèvent les bras et des lunettes de soleil en pleine nuit et vous avez tous les clichés à portée de main. Et ouais, maintenant, la fête de la musique est sponso par Fun Radio et te mix directement devant tes yeux que seulement dans ta radio...


Fini les groupes locaux ? oui et non. Disons que vous avez toujours des groupes de rock qui font des reprises pouraves d'une originalité débordante (U2, Nirvana, AC/DC... waaaaahouuuu), du jazz beaucoup trop propre pour se moquer, un peu de dub avec des basses qui te font décoller ta maison... mais pour les groupes de punk (mis à part la scène Oi! encore bien active) ou de métal, pas la peine de venir, y'a plus rien à voir. D'ailleurs, il n'y a même plus grand chose à voir non plus, avec un artiste tous les 300 mètres... bref, que dal, rien. On s'emmerde et on se dit qu'heureusement que les potos sont là pour se marrer sinon l'envie de suicide artistique en partant se mouver sur du Lady Gaga arrive bien trop vite pour oublier très vite cette soirée de merdeuuuu. Seule vraie découverte qui déchire tout ce que l'on peut imaginer : de la techno/dance péruvienne. Rien que le nom vend du rêve, alors imaginez en musique... collector. Donc petit Popa Nowel, soit gentil et ramène moi une vraie fête de la musique l'année prochaine, avec des groupes de tous les styles et pas seulement un pauvre gars devant son PC portable qui joue ses MP3. Merci mon con.

vendredi 3 juin 2011

vendredi 20 mai 2011

Ta mère elle va jumper


Petite sélection de ma playlist du moment que l'on peut écouter à l'ombre d'un balcon donnant vu sur la route où le jeune Kevin de 15 ans test son scooter-booster avec suppression du pot d’échappement "parce que ça fait plus de bruit lol" et wheeling à gogo pour impressionné la pouf locale qui vient tout juste de s'acheter son premier bijou Guess... oui, la vie en HLM est palpitante. Je m'égare encore et encore, vite vite, la sélection de musique du moment :

La Dispute : probablement l'une des meilleures choses qui a pu arriver au modern/hardcore et à la musique indé en général, du génie musical en barre



Dead To Me : ok, je triche un peu car c'est encore une expérience live toute récente, mais purée, quel groupe ! et quelle chanson !



Limp Wrist : fast/queer-core, what else ? se foutre des préjugés est toujours un véritable plaisir



Benighted : du groui groui, certes, mais du bon qui fout la patate



Fox Island : électro/geek/grind qui troue le cul





Millencolin : on finit avec un classique tout en douceur, idéal pour se la péter dans les soirées guitare sur le sable en été (sauf si vous êtes normand comme moi, là pas de bol, désolé)

jeudi 14 avril 2011

Avant et après la thune





Et comme dirait le nom d'un de leur album : "Answer That and Stay Fashionable"

Mouarf.

mercredi 2 mars 2011

The shape of punk that never came (ou pas)


En ce moment, mes oreilles se font plaisir avec :

Strike Anywhere - Iron Front : album injustement passé inaperçu, sorti sur le label hype du moment Bridge Nine, qui est probablement ce que les ricains ont fait de mieux depuis leur premier album (même si les autres étaient loin d'être mauvais). C'est speed, toujours aussi bien foutu niveau mélo et un engagement et une sincérité palpable. A consommer sans modération.

Kill The Client - Cleptocracy : du blast, une voix typiquement grind, des guitares crachant comme c'est pas permis et de la violence pure, sans fioritures. C'est bourrin et éprouvant au possible, miam miam.

Donkey Punch - Virgin : chaotique/crust/hardcore pas original mais efficace. Exactement ce qu'on lui demande.

First Blood - Silence Is Betrayal : je n'adhère pas d'habitude au hardcore trop typé tough-guy. Là, c'est tellement bien branlé que je pardonne et que j'en profite pour slammer sur ma chère et tendre dès qu'un morceau passe dans les enceintes

Caravels - Self-Titled 7inch
: entre le modern-hardcore et le post/hardcore/emo, des mélos de grattes qui te font planer tout en gardant cette rage hardcore, bien cachée mais toujours présente, prête à surgir

The Twisted Minds - Airchitects : Propagandhi version française peut-être, mais ce serait tellement réducteur de les décrire tel quel. C'est juste le meilleur groupe dans son style en Europe. Point.

Touche Amore - ... to the beat of a dead horse : la scène modern-hardcore n'en finit plus d'évoluer et de nous rendre toujours plus heureux. Touche Amore, à suivre de très près.

mercredi 29 décembre 2010

Cage à miel cuvée 2010


En gros cette année : un très bon Sick Of It All, Killing The Dream qui surprend, No Guts No Glory qui mérite d'être vraiment reconnu, Uncommonmenfrommars qui continue son bonhomme de chemin, les nombreuses tuerie modern-hardcore en général, Touche Amore sans modérations, Thrice toujours au dessus de tout, Envy qui impose, Bad Religion qui nous prend à contre pied, Antillectual qui confirme tout le bien qu'on pensait d'eux, War From A Harlots Mouth monumental... y'a de quoi faire...

A tourné en boucle cette année : Nine Eleven - City Of Quartz ; Defeater - Lost Ground ; Les Vulgaires Machins - Requiem Pour Les Sourds ; Good Riddance (la disco)...

Mon album de l'année : Nine Eleven - City Of Quartz : gros gros gros coup de cœur pour un album hors normes qui est déjà culte

Lives de l'année : difficile de choisir, entre Defeater, Nine Eleven et Fake Off, Sick Of It All, le mini live qui déchire tout de Ritual... rien à jeter cette année, surtout au niveau local (miam Retro Motion, Maladroit, Flying Donuts...)

Difficile cette année de faire un vrai récapitulatif au niveau musical, tant on s'en est pris plein la tronche. Le nombre de groupes ayant un potentiel certain est tellement énorme qu'il faudrait plus qu'un article pour tous les citer, et encore, il en sort des nouveaux chaque jours... il ne reste plus qu'à continuer à suivre la vague du modern-hardcore qui est plus que rafraîchissante et le retour du trash-punk et autres rock'in hardcore de qualité. Bref, ça fait bien plaisir...

vendredi 3 décembre 2010

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii



C'est quand même surpuissant d'avoir la classe tout en chantant dans des toilettes.

vendredi 26 novembre 2010

Mother Superior (oooooh que oui)

Je suis un gros fan de Good Riddance, ça, je pense qu'on va finir par le comprendre. D'ailleurs, il n'y aucune raison si vous êtes fan de punk/hardcore à tendance engagé et mélodique de ne pas posséder l'album live de ce groupe, tant il s'agit d'un chef d'œuvre absolu. Et comme une personne, qui se reconnaîtra (coucou), me remet encore et encore des chansons de ce groupe en tête, autant me créer ma page rien qu'à moi que je pourrai consulter chaque jour pour mon plus grand plaisir. Hop hop, un petit mini best-of de ce groupe trop souvent sous-estimé :

Darkest Days



Yesterday's Headlines



Heresy, Hypocrisy And Revenge



One For The Braves