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jeudi 24 janvier 2013

Image doesn't mean a thing

Adorateur de la nuisance sonore devant l'éternel (j'ai toujours rêvé de sortir cette phrase un jour), vous pouvez lire le temps de certains articles mon amour pour la distorsion et la bagarre dans la musique. J'avais déjà abordé le sujet, mais parfois il est possible que j'utilise un jargon un poil de cul barbare et qu'il est possible que certains soient largué. Je peux vous comprendre, je me sens pareil devant devant le résumé d'un match de League Of Legends (le jargon utilisé est incroyablement compliqué pour rien). Comme je suis trop nounours je m'en vais vous faire un petit glossaire des familles pour quelques notions utiles, histoire de briller durant vos slams sur le groupe de deathcore local.

- mosh-part : passage particulier dans une chanson où la rythmique est volontairement lourde et propice au "moshing", propre à la musique hardcore en général (surtout le hardcore bien lourdos en fait)

- moshing : le pogo mais en solo, où l'on s'amuse à faire des gros moulinets de bras, faire des katas en bougeant n'importe comment et en ayant l'air d'un gros dur en tentant un triple balayage du pied droit sur son camarade de concert

- mid-tempo : quand la rythmique au contraire est plus calme, plus posée. On parle souvent de ça dans les groupes de punk-rock ou autres musiques rapides quand une chanson se veut moins frénétique, plus mélodique.

- two-step : déhanchement typique de la "danse hardcore" où avec un astucieux système de balancier avec ses bras on ramène un pied devant l'autre donnant l'illusion que l'on bouge avec style sur place. Quand c'est maîtrisé tu touches le jackpot auprès des meufs. Ou pas.

- down-tempo : style de musique où le tempo est volontairement très lent pour alourdir au maximum les chansons. C'est le cas de pratiquement tous les groupes de doom

- post-hardcore/rock et autres machins progressifs : quand on est incapable de donner un style à un groupe on lui colle l'étiquette "post". Ca marche plutôt bien et on fait semblant de croire que l'on sait de quoi on parle quand on dit que tel groupe fait du "hardcore post-rock progressif". D'ailleurs j'utilise souvent ça pour les concerts avec des groupes chelou

- tough-guy : littéralement "gars dur", terme utilisé pour désigner les gaillards qui font les gros bras et les gros méchants pendant les concerts DE HARDCORE MEC. Va souvent de paire avec "moshing".

- blast : rythme ultra frénétique de batterie qui consiste à se branler comme un taré sur la caisse claire avec la baguette pour sortir un bruit ultra violent et ultra caractéristique du grindcore. Perso' je suis fan donc je le marque juste pour faire bien.

- guttural : quand le chanteur fait groui groui dans le micro

- break : un peu comme une mosh-part, quand un changement brutal se fait dans une chanson, genre une guitare ou une batterie seule, pour "casser" la structure mélodique et qui annonce le plus souvent un passage bien pour la bagarre

Pour l'instant je ne vois que ces termes qui peuvent donner lieu à une petite explication. Si jamais il vous manque encore quelques explications n'hésitez pas à laisser un petit commentaire. Non, sérieusement, soyez cool et balancez en, pour l'instant je ne reçois que du spam, c'est un peu déprimant, snif snif.

mercredi 11 mai 2011

Pâques est ton ami



Les développeurs dans l'informatique sont une race assez kikoolol : autant ils codent des choses que le commun des mortels mettra des années avant de comprendre et font peur aux enfants, autant ils sont des bon gros fanfarons qui comme, votre pote Gégé de la compta, font des vannes de ouf. Et attention, je ne parle de la petite blague "Tu sais pourquoi la reine des abeilles est triste ? parce qu'elle a le bourdon !!! hihihihihi". Na na, eux, ils vont beaucoup plus loin (pfiouuu, au moins le 115e du niveau des blagues de Toto) et foutent carrément leur éloge à l'école Patrick Sebastien dans le code du jeu pour bien le caché et que les utilisateurs devront découvrir par eux-mêmes.

On appelle ça le Easter Egg (l'oeuf de pâques en n'anglish des iouéssé). Joli nom, n'est-ce pas ? n'hésitez pas à lui faire la bise, il ne mord pas.

Si l'on veut faire un historique de l'Easter Egg, on est mal barré. On imagine que c'est à partir des années 50 - 60 avec Tennis For Two et Space War comme "premiers" jeux vidéo, ainsi que les débuts de la programmation dans les universités américaines (M.I.T. represent gros). Ces universitaires sont quand même des gros malades qui codaient sur des ordis que même votre jeu électronique Bob l'Eponge explose au niveau de la puissance, s'amusant à se refiler le code du jeu pour que chacun apporte sa pierre à l'édifice. Que ce soit pour un programme ou un jeu vidéo, on imagine assez rapidement que certains ont de suite voulut faire des vannes à leur potos à lunettes ("olol Bobby look le gros phallus que j'ai mis sur l'écran 5'' ! mouahaha !"). On peut donc supposer que les Easter Egg sont imaginés dès cette époque (mais là je ne fais que spéculer, ce qui n'est pas sale je le rappelle).

(le marine de Doom dans Duke Nukem 3D)

Mais tout ça on s'en fout un peu beaucoup. Car si l'Easter Egg est une petite blague glissée volontairement par un/des développeurs, elles ont toute un niveau d'awesomeness différent, allant du bide à la Pierre Ménès (autant au niveau physique qu'au niveau des blagues, double combo) au coup de génie. Tenez, par exemple :
- Excel qui propose un jeu de course/un FPS, selon les versions, bien caché : ça permet de jouer au taf tout en étant un bel exploit technique
- dans Men Of War (STR sur PC), si vous rentrez dans une maison spécifique, des allemands jouent de la musique... HAHAHAHAHAHAHAHAHA

(TOASTYYYYYYYYY !!!)

Impossible pour autant de lister tous les Easter Egg (surtout que certaines personnes bien chelou les regroupent avec les cheats et glitchs) mais on peut facilement faire une petite liste des plus surpuissants :

- sur Google et pratiquement tout ce qui touche à Linux/GNU : vous aurez forcément quelque part une blague en rapport avec le nombre 42, ce qui est la méga classe internationale

- GTA : San Andreas : probablement grâce à ce jeu que le grand public découvre l'Easter Egg avec un jeu "porno" (de l'érotique bien pixelisé, rien de méchant), le fameux "Hot Coffee" inscrit dans le code mais impossible à utiliser sans tripatouiller ce dernier.

- Doom I et II : entre une carte d'un niveau qui affiche une croix Nazi, un boss final qui représente le level designer, le personnage de Commander Keen pendu dans une salle secrète... les développeurs d'ID jouent la provoque, mais sont des purs génies en avouant avant tout leur amour aux joueurs avec tout ces secrets à découvrir

- les jeux Valve en général proposent un nombre incalculable de petits mots laissés par les développeurs un peu partout dans les décors

- Mortal Kombat et son fameux "TOASTY !"

Et mon petit chouchou : le jeu est tout pourri, certes, mais l'Easter Egg est tellement bien trouvé que j'adopte direct : le mode "Hot Coffee" de Lair



Maintenant, vous savez ce qu'il vous reste à faire et faire péter le nombre d'heures de jeu pour pécho tous les Easter Egg de vos jeux préférés. Ou reprendre une activité normale, bande de petits joueurs.



(oui oui, c'est de la bonne musique d'ambiance)

mercredi 6 avril 2011

Mer il et fou cte type olol


Le ballet est une forme de ski acrobatique. Tout comme au patinage artistique, l'athlète chaussé de ses plus belles moufles et de battons argentés couleur jaune de damas enchaîne des figures en rythme sur un thème musical. Des juges sont là pour voir si le gars a trop un style de oufzor ou s'il peut retourner faire le foufou dans le ski de bosse (ces cons se prennent toutes les bosses au lieu de passer à côté, non mais je te jure...). Pourquoi j'en parle ? mais parce que c'est un truc de dingue !



Mais barge quoi ! le type enchaîne des figures de gros malade en toute simplicité, limite en buvant une tasse de thé en même temps. Moi qui pensait que le plus taré était Herman Maier, celui qui fait des chutes où il reste en l'air pendant facile 20 secondes (d'ailleurs on se demande comment il fait pour être toujours en vie), je suis bien obligé d'admettre qu'un skieur de ballet est un pur big balls. Pas autant que le gars du skeleton, mais c'est déjà beaucoup.

vendredi 1 avril 2011

Captain Igloo ultra combo


La tradition du Poisson d'Avril en France trouve ses origines dès le XVIe siècle. En ce jour, il est demandé aux jeunes enfants de faire des plaisanteries, des farces et... ah, ouais, pardon, on s'en fout complétement. Et je ne vous apprend rien quand je vous dis qu'aujourd'hui est ce jour où votre tonton/collègue/être humain qui est le déconneur de service va tout donner, essayant un nombre incalculables de tours. De toute façon, vous avez tous déjà expérimenté (ou plutôt subit) les tours les plus useless du monde :

- le coussin péteur
- les poches remplies de billes
- le poisson alacon dans le dos
- tabasser un roux (tant qu'à faire)
- placer des lames de rasoir dans la tasse de café (c'est rigolo mais ça peut faire bobo, demande la permission à tes parents avant petit internaute)
- manger bio

Bref, la totale éclate, celle où ce fameux moment magique apparaît, quand vous vous apercevez que votre farce réussie et qu'une chanson de Patrick Sebastien se joue dans votre tête. Bon après, les dommages collatéraux sont forts probables (du simple avertissement au poutrage de gueule dans les règles). Ainsi, je vous déconseille fortement de déconner (m'voyez) en ce jour du poisson. Déjà que ces derniers prennent cher en ce moment au Japon...

Et surtout, le pire, je peux balancer ça d'avance :



Ceci en rapport à toutes les vannes foireuses que l'on va avoir aux infos, sur certains sites ouaib, qui vont nous faire croire des trucs trau mortdelol (ololol le tempon hygiénique bluetooth, la Tour Eiffel déplacée à Montargis...). Donc aujourd'hui, non, pas de canular, juste une bonne petite vidéo toute simple. Na parce qu'on déconne pas sur ce blog, vous comprenez...

mercredi 2 février 2011

Trau cheaté looooool


Les bons gros hardcore gamer aiment les challenges. Surtout ceux qui ont vécu l'âge d'or des 8 et 16 bits. Des gars prêt à refaire un même jeu des centaines de fois comme ça, juste pour le plaisir ou le challenge. Il faut dire aussi qu'à l'époque on n'avait pas autant de choix et vu les prix sans vaseline pratiqués à l'époque (450F la cartouche Super Nes), quand on avait un jeu, on s'efforçait de le terminer bien jusqu'au bout, jusqu'à connaître le moindre de ses secrets (c'était le bon temps ma tite dame). Et après on se fait des épreuves alacon, comme finir le jeu le plus vite, sans se faire toucher, le plus haut score... bref, on fait le l337 trau roxxor $killé. Certains joueurs en ont même fait leur spécialité et on les appelle des Superplayers (ouais, ça déchire sa maman). Ils font des superplay donc, parfois complétement hallucinant (l'émission Superplay sur Nolife, à voir impérativement) qui nous rappelle que, oui, nous somme que des gros naab quand un gars arrive à terminer Super Mario Bros en moins de 5 minutes.

Grâce aux émulateurs et à quelques outils de programmation, on peut détecter les "bugs" dans certains jeux et en profiter pour "programmer" une partie parfaite, du genre finir Mario 64 sans aucune étoile (si si) en abusant comme c'est pas permis des bugs. On appelle ça le Tool Assisted Speedrun et ça n'a pas d'autre but que de faire des vidéos WTF qui font passer n'importe quel superplayer pour un débutant sur Charlotte aux fraises. Une chaîne FR sur Dailymotion permet d'ailleurs de bien se rincer l'œil, avec les émissions 88 Miles à l'heure (bien connue pour ceux qui fréquentent Press Start Button vu que les vidéos y sont également dispos). Bref, c'est du n'importe quoi, on se marre bien et on passe un bon moment. Entre deux parties de Vanquish bien entendu.



mercredi 12 janvier 2011

So modern



En tant que gros boulimique de musique de sauvage et autres joyeusetés faisant saigner les oreilles, je vis une époque formidable. Pensez donc, j'ai vu naître et je suis l'évolution d'un style musical. On le surnomme par un nom trop awesome : le modern hardcore. Et il y a un paquet de choses à dire là dessus... tellement que je vais essayer pour une fois de bien construire mes phrases et tenter de suivre une certaine chronologie. Oui, un vrai article, quoi.



Refused, et plus rien n'est comme avant

Alors, mes petits internautes, tout commence dans les années 90, vers la fin de cette décennie pour être précis. Les styles de musique alternatifs évoluent sans cesse : le punk/mélo toujours de plus en plus technique, le hardcore/métal commence à faire parler de lui, le mélange des genres est de plus en plus présent... en gros, ça bouge. Et pendant que le ska/punk passe en boucle sur les télés et radio américaines, des petits gars commencent à se dire que le hardcore, dans tout ça, reste un peu trop statique. C'est qu'il est toujours possible de rendre le son plus lourd, plus puissant, surtout avec les nouveaux moyens de productions qui permettent de donner à n'importe quel groupe un son de bulldozer. Mais rien qui fasse exploser une braguette niveau créativité. Et pourtant... au même moment, des petits gars composent, mélangent leurs influences et commencent à jouer un son plutôt "nouveau".



Impossible de dire qui a dégainé en premier, mais si l'on doit parler de précurseurs, impossible de ne pas citer Shai Hulud et Refused. Les premiers, vers la fin des 90's, ont apporté un côté mélodique au hardcore, limite screamo, tout en gardant la hargne première du style, chose plutôt inédite à l'époque. Des mélodies de guitare s'incorporent dans des compositions déstructurées, violentes, mais remplies d'émotions. Les bases d'un nouveau hardcore sont posées. Mais l'impact de Refused est beaucoup plus important. Avec son album The New Shape Of Punk To Come (qui porte décidément bien son nom) en 1998, Refused chamboule tout et propose pour la première fois un hardcore punk incorporant des influences inédites : du jazz, de la folk, du métal, de l'électro, de la pop... toutes ces influences ne sont pas balancées sans raison et apportent un vrai plus, quelque chose de vraiment unique et nouveau. Incompris à sa sortie, cet album a enfin son statut d'œuvre culte qu'il mérite amplement, tant l'idée de mélanger les influences est au centre du modern hardcore.




Car oui, dès les années 2000, on parlera de modern hardcore. Cette notion de mélange des styles commence à s'intégrer et, sans aller aussi loin que Refused, de nombreux groupes tentent de faire évoluer leur hardcore punk en quelque chose de plus "intérieur", plus mélodique, plus viscéral. Ainsi, des groupes comme Bane, Modern Life Is War, Converge (dans un style beaucoup plus extrême), The Dillinger Escape Plan (pour les premiers albums), Poison The Well (peut-être le plus hors-normes) tentent d'incorporer au maximum des influences beaucoup plus émo-core ou métal à leurs compositions. Il en ressort des chansons gardant l'esprit d'urgence et de violence du hardcore tout en apportant une certaine fraîcheur, un côté émotionnel, surtout au niveau de la voix et des mélos de guitare.



Tout s'emballe dès le milieu des années 2000 avec un nombre incroyable de groupes apportant beaucoup au style : Comeback Kid, Champion, Allegiance, Another Breath, Killing The Dream, Blacklisted, Have Heart, Verse... tous ces groupes partagent ce son si unique (et pourtant différent entre chaque groupe), mélange entre violence et émotion, tout en restant dans une logique purement hardcore (donc différente du screamo, beaucoup plus axée sur l'émotion pure et la violence extrême). Comme à l'époque du punk/mélo avec Epitaph et Fat Wreck, le modern hardcore va exploser grâce au soutien de nombreux labels, les plus connus et influents étant sans aucun doute Bridge Nine et Deathwish.



En une décennie, le style va littéralement exploser et presque s'émanciper. De plus en plus l'étiquette hardcore devient obsolète tant certains groupes brisent les dernières barrières entre les genres. Et ce n'est pas l'arrivée de Defeater en 2008 qui me dira le contraire... impossible maintenant de lister tous les groupes se disant "modern hardcore" tant même cette étiquette devient elle-même à son tour très réductrice...



Modern hardcore... style si jeune mais déjà bien complet, véritable carrefour de multiples influences et styles musicaux, où le math-core s'invite au rock'n'hardcore, voir même à la folk... les possibilités semblent infinies et les groupes toujours plus inventifs... et en plus, quand on sait que la qualité est très souvent au rendez-vous, on ne peut que s'extasier et pousser des cris de pucelle quand on se dit que le style va encore se métamorphoser avec les années... miam.



Une liste de groupes vraiment, mais alors pas du tout, exhaustive :
Shai Hulud, Refused, Defeater, Comeback Kid, Bane, Champion, Verse, Have Heart, Lasting Traces, Carry The Torch, Nine Eleven, Together, Another Breath, Another Year, Ceremony, Carpathian, Endzweck, Ruiner, Touche Amore, La Dispute...

A écouter sans modération...

vendredi 27 août 2010

On se matte une cassette ?


Petit glossaire pour tous les petits fous d'électronique et de gros tubes cathodiques qui n'arrivent pas à faire la différence entre tous les termes qui envahissent les rayons charcuteries des supermarchés depuis quelques années maintenant :

- la HD : Haute Définition. L'image qui apparaît à l'écran est diffusée dans une meilleure résolution, ce qui permet d'augmenter de manière significative le nombre de détails à l'écran. En gros : l'image est composée de pixels. Avec une plus grande résolution, on peut en afficher beaucoup plus et rendre l'image beaucoup plus nette et précise. Plus la définition déchire sa race, plus l'image défonce de l'iguane. Simple.

- HDMI : simple connecteur placé sur les écrans ou autres appareils, il s'agit d'un nouveau type de connectique visant à remplacer l'immortelle prise péritel. L'intérêt d'un branchement en HDMI est que l'image et le son passent par un seul câble au lieu des 6 prises habituellement demandées pour visionner en HD. Attention : compatible HDMI ne veut pas pour autant dire que votre appareil est HD, cela veut simplement dire qu'il possède une sortie de ce type. Vous pouvez très bien avoir un décodeur TNT de la mort qui tue violemment avec sortie HDMI mais qui ne vous servira à rien si vous ne possédez pas une télé HD.

- le FULL HD : tout simplement la résolution la plus élevée de la HD. On l'appelle 1080p de son doux nom et sa résolution est de 1920 x 1200 (dans le cas d'un écran large). A noter que cela ne dépend pas forcément de la taille de l'écran : il existe des écrans de bourrins de 110 cm de diagonales qui ne sont pas Full HD et qui proposent de la "simple" HD (une image alors bien moche pour un grand écran), alors qu'un écran de 66 cm affiche sans soucis de la Full HD. Faites bien attention avant de débourser votre pécule donc.

- TNT HD : tout simplement la TNT en HD, rien de plus, rien de moins. Vous pourrez donc voir Joséphine Ange Gardien avec un niveau de détail hallucinant qui vous permettra de zoomer sur les narines de Joséphine. Si vous faites ça, appelez le SAMU, sérieusement.

- HD Ready : n'existe pratiquement plus, il s'agit juste d'une norme que l'on pouvait apposer sur les premiers écrans HD pour indiquer qu'ils peuvent diffuser de la vidéo en HD.

Maintenant quelques règles à respecter :

- toujours vérifier si l'écran est Full HD, surtout si vous cherchez du grand format
- avoir un écran avec le maximum de sorties possibles, surtout des HDMI
- voir si votre équipement possède des sorties HD, sinon vous l'aurez un peu dans le cul Lulu
- voir à l'avance si vous possédez un équipement qui vaut le coup de se mettre à la HD. Parce que bon, si c'est pour brancher votre magnétoscope ou même un simple lecteur DVD, ça vaut pas le coup de débourser super cher, vu que l'image qui sort de ces appareils n'est pas en HD. En gros, vous aurez une image élargie bien moche
- si vous voulez vous mettre à la HD sur ordinateur, vérifiez que vous possédez un PC assez puissant pour décoder des flux HD, sinon ça revient à la même performance que mettre un moteur de 2 CV dans une Ferrari
- sur ordinateur, on est déjà passez au dessus de la Full HD, je dis juste ça pour faire le kéké
- les chaînes de la TNT ne sont pas forcément en HD
- Bambi, c'est rien qu'un pleurnichard

En espérant avoir été un peu utile, veuillez m'excuser, je m'en vais pêcher la truite à ma fenêtre vu le temps ultra pourri de la Normandie au moment où j'écris ces lignes.

dimanche 4 juillet 2010

Le RPG à l'arrache


Le RPG (Role Playing Game / Jeu de rôle) est devenu en l'espace de quelques années un genre omniprésent au rayon boucherie du supermarché local. Si pendant les années 1980 - 1990 le genre était plutôt confidentiel (tout du moins sur console, car sur ordi c'était déjà la fête du slip) dans nos contrées sentant bon le fromage et la mauvaise foi, c'est clairement avec l'arrivée du jeu Final Fantasy VII sur PS ouane que le genre va toucher le grand public et déclarer l'invasion des jeux de ce type sur les consoles du vieux continent. Notez que pour l'instant on ne va s'intéresser qu'aux consoles, donc ne hurlez pas, ne crachez pas sur votre écran si vous ne voyez aucun jeu tournant sur nos fameux monstres de puissance, c'est voulu.

(Front Mission : du tactical-RPG avec des gros mechas pour un jeu tout en finesse... oui, c'est super paradoxal)

Maintenant, on ne compte plus le nombre de RPG, ni les différents styles : simple RPG au tour par tour (Dragon Quest), combats dynamiques en temps réel (Star Ocean, la série des Tales Of...), avec des decks de carte (Baten Kaitos), des animaux (Pokémon), en mode tactique (Ogre Battle, Fire Amblem, Advance Wars), l'action-RPG (Zelda, Secret Of Mana...) un mélange de port-nawak (série Persona), tout ces modes de combats à la fois (Resonance Of Fate)... autant dire qu'au niveau du gameplay, il y a du choix. Notez cependant une chose, je n'ai mentionné que des RPG dit "Japonais", car ils proviennent du... Japon, oui, c'est ça, hmmm, vi vi. Plus sérieusement, cela désigne les RPG venant le plus souvent d'Asie et reprenant les "bases" instaurées par des grands noms comme Dragon Quest et Final Fantasy (qui ont tout pompé à Ultima, mais ça, c'est une autre histoire). Ca paraît con mais le RPG Jap' est un style à part entière et bien différent du RPG dit "Occidental", style que l'on retrouvera principalement sur PC. Quelles différences ? oula, tellement...

(Neverwinter Nights 2 : un des rares jeu de rôle aussi bon en solo qu'en multi (surtout le premier épisode)

On va faire trèèèèèèèèèès schématique et trèèèèèèèèès cliché :

- le RPG japonais repose principalement sur une histoire linéaire où les personnages sont déjà "imposés" au joueur (il ne les crée pas, on lui donne un pack de perso à faire joujou avec). Le plus souvent, l'histoire est prétexte à une alternance combat / visite d'une ville pour acheter du matos et taper la discut avec les clodos locaux / combat contre un boss et tout ça durant une bonne quarantaine d'heures en moyenne. Très souvent, le jeu se charge pour le joueur de faire évoluer les stats des personnages quand ils montent de niveau, empêchant ainsi de réellement contrôler l'aspect "jeu de rôle". Pour bien résumer : le RPG japonais raconte une histoire (souvent cliché, il faut l'admettre) prédéfini avec la certitude de nombreux combats.

- le RPG occidental ne joue pas dans la même catégorie : s'inspirant principalement sur des règles de jeu de rôle papier (Donjons & Dragons en tête), les combats sont le plus souvent au tour par tour avec un système de jet de dés simulé par l'ordinateur. De plus, l'histoire se veut très "toile d'araignée", très dense et proposant de multiples façons de la vivre et souvent de façon non linéaire, il est en effet pas rare de laisser le joueur errer dans un monde immense. On ajoute à tout ça des fiches de personnages à bien remplir soit-même comme un grand et un ton généralement plus adulte et vous obtenez un RPG qui se veut plus proche des Jeux de Rôle papier.

(Valkyrie Profile : chef d'œuvre parmi les chef d'œuvres avec un scénario mélancolique et gorgé ras la gueule d'émotions)

On note donc clairement deux univers : l'un proposant du grand spectacle et une histoire à suivre comme un film ou un bouquin et l'autre proposant de réellement vivre une épopée que l'on va soit-même "créer". Les puristes seront forcément plus attirés par cette deuxième catégorie, les RPG occidentaux, mais tout dépend en fin de compte des goûts de chacun. Personnellement, je porte toujours Final Fantasy VI et VII en haut de mon top et pourtant je me suis éclaté comme un dingue sur Baldur's Gate, Fallout 1 et 2 ou encore Neverwinter Nights... tout dépend de ce que l'on recherche, tout simplement et il y en a pour tous les goûts, cessons donc de se demander quel genre est meilleur que l'autre, crotte !
(oui, c'était le moment Bisounours de l'article, celui où on fait tous l'amour dans du caramel sous du Claude François)


(Planescape Torment : un mythe du jeu de rôle au scénario fabuleux et à l'univers aussi glauque que sublime)

Petite liste de RPG "occidentaux" : la série Fallout, Arcanum, Fable, série Baldur's Gate, les Elder Scrolls, Planescape Torment, les Neverwinter Nights, les MMORPG, la série Gothic... notez que parmi tout cela se cache les meilleurs jeux jamais sorti, et encore, j'en ai oublié plein...
Vous savez ce qu'il vous reste à faire maintenant (un conseil : pas Fallout 3, sinon c'est caca).

mercredi 28 avril 2010

Tatanes DANS TA GUEULE !!!


Les consoles niou généréchionne sont envahies par un style de jeu bien particulier : les beat'em all. C'est simple, entre Devil May Cry 4, Bayonetta, Ninja Gaiden, Dante's Inferno ou encore God Of War 3, le joueur est littéralement submergé. Mais cela fait finalement des décennies que le beat'em all s'est installé dans l'univers des jeux vidéo, et il faut revenir très loin dans l'histoire des jeux pour voir les premiers jeux de ce style.


(Kung Fu Master : un gameplay ultra basique et comme simple objectif le score, oui, on est bien dans les années 80)

Hop, années 80, on dépasse à peine la préhistoire des jeux vidéo. Et c'est en 1984 que sort une petite révolution sur Apple II, le jeu Karateka, le bébé du futur papa de Prince Of Persia, Jordan Mechner. Karateka est ce que l'on va appelé un Beat'em Up : le joueur ne déplace son personnage que vers la gauche ou la droite et s'en va foutre des coups de poings et de lattes dans la tronche de tous bonshommes qui osent croiser son chemin (avec ses skill de karateka en mode JCVD ultra vénère). Outre le fait que le jeu proposait des animations encore jamais vues à l'époque, ce sont surtout les bases du beat'em up qui sont posées (un seul plan, tuer tout le monde pour faire péter le high score). Il faudra juste attendre l'explosion de l'arcade pour voir enfin les beat'em up dévaliser les pauvres joueur voulant s'adonner à une partie et pleurer du sang face à la difficulté de certains jeux.


(Karateka, ou comment résumer en une image l'année de mes 5 ans)

Ainsi, durant les années 80, on voit l'explosion de beat'em up avec notamment Kung-Fu Master, Ninja Gaiden, My Hero... les consoles sont infectés par cette fièvre (oh oh, jeu de mot), même si la plupart du temps les jeux ne seront que des adaptations de hits arcade.
C'est en 1987 que sort en occident Double Dragon. Ce jeu est en quelque sorte une évolution du beat'em up, en proposant cette fois la possibilité au joueur de se déplacer sur plusieurs plans (comprenez en "profondeur", vers le haut ou le bas de l'écran) permettant ainsi de varier les situations et d'offrir de vraies stratégies de combats vu que le nombre d'adversaires à dévaster à coups de barres à mine en a profiter pour exploser. Double Dragon est en fait une adaptation d'un jeu japonais (je vous épargne son nom) où les graphismes et l'histoire ont été modifiés pour être adapté au public occidental (avec un look très Mad Max aussi ridicule que tripant, très 80's en fait). On parle ainsi enfin de beat'em all, juste par la possibilité de donner plus de liberté au joueur et plus d'interactions avec le décor.


(Double Dragon 2 : "PIF! PAF! BLAM! VLAN!" tout ça à deux joueurs, purée, on savait s'amuser à l'époque)

LE jeu qui va vraiment poser les bases du beat'em all est le mythique Final Fight (1989). C'est simple, tout y est : l'enchaînement ennemis de base / boss de mi niveau / boss, les objets bonus à ramasser, les multiples combos, les différents personnages à choisir avec chacun leurs propres caractéristiques, de véritables patterns à mémoriser... bref, du lourd et qui sert encore d'exemple pour les jeux récents. Depuis Final Fight, le beat'em all va exploser et rendre instantanément ridicule tous les beat'em up qui deviennent pour le coup beaucoup trop dirigistes et redondants.


(Final Fight : c'est le père des beat'em all, on lui dit donc tous merci)

Si l'arcade représente toujours l'endroit favoris pour jouer aux beat'em all (à l'époque, le fossé technique entre arcade et consoles de salon est plus que flagrant, c'est un peu comme comparé un Game Boy à une PS3), les consoles ne seront pas en reste. Et entre deux adaptations, on notera l'énorme série Bare Knuckles / Street Of Rage sur Megadrive/Genesis qui a réussi à s'imposer comme une référence (surtout le deuxième épisode).


(Alien Vs Predator en arcade, ou probablement l'un des plus beaux beat'em all en 2D et un des meilleurs tout court)

Très vite, avec l'arrivée des consoles 3D comme la Playstation ou la Saturn en 1995 (non, je ne parlerai pas de la Jaguar, on est sérieux ici), l'idée de transposer le gameplay dans un univers en 3D s'impose. Et autant dire que les débuts sont vraiment et incroyablement merdissimaux, honteux, donnant envie de vomir (mis à part de très très très rares exceptions, bien évidemment). Bref, le milieu des années 90 est assez creux. Il faudra attendre les années 2000 pour assister au revival du beat'em all avec Devil May Cry en 2001. Après, tout s'enchaîne : un hommage absolu au beat'em up avec Viewtiful Joe (2003) et le choc God of War en 2005. Pour ma part, je retiendrai comme dernière évolution les excellents God Hand (PS2, 2007) et MadWorld (Wii, 2009) avec ce système de cumul des combos vraiment ingénieux.


(MadWorld, un véritable ovni absolument jouissif)

S'il est assez difficile de faire plus basique qu'un beat'em all (owi, allons tabasser toutes les racailles de la rue poisseuse !), c'est clairement un style qui aura toujours su profiter des améliorations techniques pour proposer des jeux toujours plus impressionnant, plus technique et surtout plus fun et gore (miam, un petit Splatterhouse). Une petite liste de jeux à jouer si vous voulez vous la péter entre deux réunions avec votre pote Dédé :

- Alien Vs Predator (la version arcade par Capcom, pas la bouse sur Super Nes)
- Double Dragon
- Street Of Rage 2
- Golden Axe
- Ninja Gaiden (l'épisode Xbox)
- Devil May Cry
- et encore plein plein plein d'autres...

Note : ce dossier est vraiment très très très très maigre, hésitez pas à aller sur le site Gropixels pour en apprendre beaucoup plus sur ce type de jeu. Ah oui, et surtout, les enfants, ce que vous voyez dans ces jeux, c'est ultra violent et dangereux. Vous pouvez le refaire chez vous, allez, un peu de sport les kids.

Petite comparaison : au dessus un beat'em all mythique (Bare Knuckles II / Street Of Rage 2) et en dessous un beat'em up (mythique aussi) Kung-Fu Master. A vous de trouver lequel a très mal vieilli (très difficile).



mercredi 31 mars 2010

Et avec ceci, un pot de vaseline ?


DRM : Digital Rights Management.

Ce petit acronyme fait parler de lui depuis maintenant presque une dizaine d'années et ne cesse de faire chier son petit monde. Comme d'habitude pour ce qui touche les solutions anti-vol, les DRM sont légitimes : vouloir protéger une œuvre de la copie peut sembler normal. Toutefois, quand cela se fait au détriment de l'acheteur honnête, c'est très ballot et très con.Les DRM sont des dispositifs empêchant le piratage et cela à certains niveaux, tout dépendant de la forme et de la puissance casse-couille du DRM : du simple blocage de la copie, on atteint le pompon avec l'obligation de rester connecter à Internet pour profiter d'un jeu, même quand celui-ci est un jeu purement solo. Ces DRM s'appliquent à pratiquement toute forme de support (y compris dématérialisé) et à pratiquement tous les domaines (musique, informatique, films...).

On peut remonter assez loin dans le temps pour rencontrer les premières protections anti-copie, notamment pour les ordinateurs dans les années 80 avec les protections sur les disquettes.

(obligation d'être connecté à Internet pour jouer à un jeu off-line... tout va bien, oui)

Sans le savoir, vous bouffez du DRM pratiquement à chaque achat pour l'informatique : le moindre nouveau jeu va vous demander une activation obligatoire par Internet du numéro de série, de laisser le DVD du jeu dans le lecteur pour vérification à chaque lancement, installer un logiciel empêchant d'installer une version pirate... en bref, tout un gros bordel inutile et cela autant pour les honnêtes acheteurs que pour les petits pirates :
- le joueur honnête va se retrouver avec 5000000 actions à effectuer pour simplement jouer à son jeu, comme l'inscription obligatoire sur un site ou l'installation d'un (ou plusieurs) logiciel tiers
- le petit joueur pas honnête va choper une version alternative du jeu, sans les protections, qui sera le plus souvent plus simple d'installation

Vous l'aurez donc compris, les DRM apportent plus de soucis qu'autre chose, mais seulement aux personnes qu'ils sont censés "récompenser" de leur honnêteté, c'est à dire les acheteurs. Mais non, les éditeurs de jeu en veulent toujours plus (et sont persuadés de gagner leur combat face aux pirates), des DRM encore plus restrictifs (impossibilité d'installer un jeu plus de 5 fois, on croit rêver) et qui finalement repoussent l'acheteur et favorisent le piratage... tout l'inverse en gros. Et le meilleur dans tout ça est que avant l'achat d'un jeu vous n'êtes pratiquement pas informé de la présence de ces petits logiciels s'installant sans votre décision dans un coin obscur de votre disque dur... bref, ça craint du boudin.

Certains éditeurs semblent avoir retenu la leçon et délaissent les DRM (EA par exemple) alors que d'autres persistent de manière presque humoristique (Ubi Soft et sa "solution miracle" qui foire plus qu'autre chose...). Certaines alternatives existent, comme les "simples" protections de Valve avec Steam, ou même l'absence de DRM tout simplement (certains jeux sans protections se vendent mieux que ceux blinder de DRM, comme quoi...), mais bon... wait & see comme on dit... même si ça me fait toujours bien chier de devoir limite me laisser enc**** pour prouver que j'ai bien acheté un jeu (ouaip, je suis tout énervé, ouhlala).


Bonus : petite sélection d'epic-fail du DRM :
- Ubi Soft obligent depuis ses derniers jeux sur PC (Assassin's Creed 2 et Silent Hunter 5) la connexion obligatoire et continue à Internet pour pouvoir jouer à des jeux en solo... manque de pot, les serveurs servant à l'authentification des joueurs ont saturé le jour de lancement des jeux, empêchant les joueurs de jouer
- Apple et ses DRM (que la société a depuis abandonné) qui empêchent de transférer des MP3 acheté sur Itunes d'aller sur un autre lecteur qu'un Ipod
- même chose pour les jeux DSi Ware (jeux en téléchargement) qui ne sont pas compatibles entre DSi et DSi XL, vous devrez donc les racheter à cause des protections
- impossibilité de lancer certains jeux si vous avez installé un logiciel (légal) d'émulateur de lecteur CD / DVD, ce qui vous amène à cracker un jeu que vous avez légalement acheté
- Spore et ses installations limitées a fait très fort et a sûrement participé au flop du jeu
- la fameuse protection sur certains CD audio qui vous obligent à écouter votre CD dans votre voiture vu que votre PC ou votre chaîne ne peut le lire

dimanche 22 novembre 2009

Petit guide du zikeu tout paumé Vol 4


Suite et fin du mini dossier. Si la meilleure façon pour découvrir des styles musicaux reste encore de les écouter, il existe aussi de très nombreux livres de qualité sur l'histoire de la musique rock, avec des tonnes de références et des points de vue très intéressant sur les sociétés du passé et leurs mentalités. Et pour conclure ce dossier, pas du tout exhaustif, on va parler des styles suivants :

L'emo-core : contraction de emotional hardcore, ce terme englobe malheureusement un nombre incalculable de groupes qui, le plus souvent, s'éloignent des bases de ce style. Né de la mouvance hardcore, il s'agit de l'évolution mélodique de ce style, en proposant des chansons plus longues, moins radicales et exprimant beaucoup plus les émotions. Apparu vers la fin des années 80, ce style à pris une ampleur inattendu il y a quelques années, avec une avalanche de groupes qui se disent "émo", le plus souvent à cause de leur style vestimentaire (la fameuse mèche) ou de leur côté émotionnel très (trop) présent. Difficile de vraiment parler d'emo-core dans ces cas précis, d'où la confusion.
Pour écouter du "vrai" émo-core, on citera forcément Fugazi, groupe ô combien fondamental de ces dernières années et qui pose les bases de ce style, qui va évoluer de différentes manières... et pour le reste, Thursday, Thrice, Poison The Well...



Le screamo : évolution de l'emo-core, le screamo est le paroxysme d'un style tentant au maximum de faire ressentir les émotions. Le screamo va très loin, avec des chansons souvent longues, des cris qui sont limites de douleur de la part du chanteur, des mélodies très recherchées, avec des montés en puissance hallucinantes. Un style qui enferme clairement l'auditeur dans un monde, sans qu'il ne puisse s'en échapper.
Envy, Amanda Woodward, Draft, Venosa, Tanen, Belle Epoque, Complete... les noms ne manquent pas, la qualité non plus (ouais, bon, d'accord, j'ai mit deux groupes locaux, mais ils sont très bons, donc ils le méritent), et beaucoup de groupes français sont précurseurs de ce style.



Le power violence : vision extrême du screamo, il s'agit pour moi du style le plus difficile d'accès, tant la violence y est omniprésente, jusqu'à faire de l'écoute d'un album une épreuve. L'émotion transpire, dégouline de chaque notes, et la violence, exacerbée, est présente pour faire ressentir au mieux les émotions.
Orchid, Cotidie Mori, Lumpen... à écouter, et s'accrocher



Punk mélodique : si l'idée de se servir de la vitesse du punk et du hardcore pour donner de la "puissance" à des mélodie n'est pas nouvelle, il faudra quand même attendre la fin des années 80 pour vraiment parler de punk/hardcore mélodique. La vitesse est présente, et le punk se veut beaucoup plus fun, non sans mettre de côté les engagements et les idées.
Ce sont les mythique Bad Religion qui ont imposé ce style, donnant naissance à un nombre hallucinant de groupes comme NoFX, Pennywise, Lagwagon, No Use For A Name, A.F.I (à ses débuts)... et le style ne cesse d'évoluer, proposant des groupes de plus en plus de haut niveau technique, comme Crime In Stereo, A Wilhelm Scream, Belvedere... on parle aussi de skate-core, terme popularisé par Suicidal Tendencies, en référence à ce style de chansons qui servaient de bande sonore pour les vidéos de skate.



Voilà, ce petit dossier est enfin terminé. Il reste bien entendu un nombre encore énorme de styles (le doom, l'indus, le post-rock, le punk progressif...), mais tout n'est qu'étiquette, et il est pratiquement impossible de donner un style pour tous les groupes, surtout quand ces derniers mélangent des styles entre eux... je vous laisse en musique, comme d'habitude, avec une chanson que j'ai dans la tête depuis beaucoup trop longtemps :

dimanche 15 novembre 2009

Petit guide du zikeu tout paumé Vol 3


TADAAAAAAAAA !!!!
Hop, la suite du petit lexique sur les différents style musicaux abordés dans ce bloug arrive de suite. Ca sort de l'usine, c'est chauuuuuuuuud. Si vous avez manqué un ou plusieurs épisodes, tout se trouve ici (ou là). Dans ce volume 3, on va parler des styles qui ont émergé, sont nés grâce à d'autres. Mais c'est tellement touffu qu'il faudra encore un volume 4, sinon on est parti pour un article faisant à lui seul l'équivalent de la longueur de la... euh non, je préfère ne pas le dire.

Note : encore et toujours, TOUT est super simplifié, et non je ne parlerai pas du zouk-hardcore, ou alors pas tout de suite

Le grindcore : poussant le hardcore dans ses derniers retranchements, le grindcore est l'un des styles les plus extrêmes, de par la violence omniprésente dégagée. Ca joue très très vite, ça bourrine le plus possible, le chant est volontairement très simpliste et fait de cris presque inaudibles, et les chansons dépassent rarement la minute. Comme ce style est né dans la mouvance punk et hardcore, il garde une démarche DIY (Do It Yourself) très underground, et surtout un message engagé très fort (quand on arrive à comprendre les paroles, hein).
Le vrai groupe fondateur est Terrorizer, suivi de près par Napalm Death. Et si on veut taper dans les classiques, il faut écouter Nasum, Mumakil (la nouvelle référence), Agoraphobic Nosebleed...



Le death-metal : dérivé du grindcore (et oui), il s'agit du metal qui vient péter l'incruste dans le grindcore, qui trouve bien sympa que l'on puisse jouer super vite et gueuler comme des gorets. Il en ressort des chansons beaucoup plus longues (on dépasse la minute, c'est déjà énorme), des solos et une musique plus technique, un poil moins extrême. Le côté engagé s'est aussi un peu fait la mal au passage, préférant les cheveux longs et la bière (I loveee clichés).
Ce style donnera naissance aussi au trash-metal (le death en "moins bourrin" pour faire trèèèèès simple), popularisé par Sepultura, Pantera, Slayer, Metallica...
Pour le death, on parlera de Napalm Death (si si, les mêmes que pour le grind), Cannibal Corpse, Suffocation...



Et pour le trash-metal :



Le fast-core : quand le hardcore se veut radical sans tomber dans des travers metal, il évolue (comme les Pokémon) en fast-core. Ca joue très vite, c'est encore plus radical que le grind niveau riff et chant, tout en gardant la base hardcore. On notera aussi un côté fun pour la plupart des groupes de ce style.
Vous pouvez écouter Youssouf Today, Asshole Parade, Killin'It, Trashington D.C, et beaucoup d'autres...



Le crust : c'est un peu le pendant punk du grindcore. C'est toujours une musique sans fioritures, mais avec cette fois un engagement très influencé par les pensées anarchiques et le milieu des squats. Le message est souvent très radical, violent, pour coller au mieux à la musique. Après, faire la différence entre du grind et du crust... c'est surtout une question d'habitude en fait.
Et les nominés sont : Discharge (même si cela reste très punkrock), Extreme Noise Terror, I Shot Cyrus...



Le ska-core : genre très intéressant, il s'agit de prendre les bases du ska-punk et d'en retirer tout le côté fun et délirant, pour y faire entrer de la noirceur ou de l'ironie. Dit comme ça, ça peut surprendre, mais cela marche incroyablement bien : imaginez une chanson ska toute mignonne qui vous parle des génocides, de la corruption, des crimes... on parlera même de crack-rock en référence au groupe Choking Victim, fondateur de ce style de musique très atypique. On dira aussi que le ska-core représente une base hardcore à laquelle on rajoute les rythmiques du ska.
Pour les groupes, il y a Chocking Victim (et sa "suite" Leftöver Crack), Antimaniax, Union Jack, The Suicide Machines (ça dépend des albums), No Cash...


"Voilà. Le volume 3 est terminé. Youpie, c'est la fête. A bientôt les petits amis pour un nouvel épisode, avec toujours plus de mots barbares, pour de la musique qui ne l'est pas moins ! Hihihi !"

Je sens que je vais faire péter l'audimat de mon blog avec des slogans pareils, digne de figurer dans un épisode de M.A.S.K ou de Cat's Eyes. Sinon, le volume 4 arrive bientôt, promis.

dimanche 8 novembre 2009

Petit guide du zikeu tout paumé Vol 2


Dans nos précédentes aventures, nous avons étudié les principaux genre musicaux à connaître si vous voulez briller pendant une soirée mondaine dans le premier bar PMU venu. C'est maintenant que tout le petit bordel si magique des étiquettes musicales apparaît : les sous-genre. Et aujourd'hui, c'est parti pour le mix des genres principaux (oh oui, en route pour l'aventure, oh oui, que c'est cool).

Note : tout est extrêmement simplifié, je sais, mais c'est complétement voulu. Si vous voulez plus d'infos, il y a des très bon sites qui traitent de chacun de ces groupes et genres. Et c'est foutrement intéressant, si si.

Hardcore NYHC : signifiant New York Hardcore, on devinera assez vite l'origine de ce style. Né fin 70-début 80 en même temps que le "hip-hop des rues", ce style rend le hardcore plus lourd, plus violent, en y incorporant des sons venant directement du metal, et en y apportant parfois un chant plus "rappé". Le rythme est ralenti pour alourdir d'autant plus la musique. Les principaux groupes sont Agnostic Front, Body Count, Sick Of It All, Madball, Bio Hazard...



Punk/Hardcore : pas vraiment un style à part entière, mais plutôt là pour faire la distinction entre le NYHC (plus metal) et un hardcore plus brut (le punk/hardcore). On y incorpore aussi la "nouvelle vague" punk, qui s'inspire énormément de la scène hardcore, on apportant un son plus rapide mais tout en restant sur une base punk (des chansons plus longues et plus de mélodies). Dans la nouvelle vague, on parlera de Kid Dynamite, H2O, Good Clean Fun, Rise Against (à ses débuts)...



Le Hardcore/metal : encore plus bourrin et dans ta gueule que le NYHC, le hardcore metal conjugue le côté virulent du hardcore en y apportant le gros son caractéristique du metal, et tout ses clichés au passage. La musique se veut très violente, avec un son ultra massif, et le hardcore sort des petites salles underground pour aller toucher un plus large public. Cette fois, on parlera de Hatebreed, Rise And Fall, Dead Reprise, et un tas d'autres clones...



Le metalcore : genre assez récent qui apparaît pendant les années 90, le metalcore est un peu un sous-genre du hardcore/metal : cette fois, c'est le metal qui emprunte au hardcore. De chansons totalement metal (son lourd, solos, rythmiques techniques), on y ajoute des éléments hardcore, comme une vitesse accrues, un batterie plus "basique", et parfois de la mélodies. C'est vraiment une étiquette assez dur à coller à un groupe, mais étonnamment, quand on a l'habitude, il devient très facile de distinguer hardcore/metal de metalcore (ouais, je sais, c'est énorme). Killswitch Engage, Parkway Drive, Bridge To Solace, Bullet For My Valentine seront vos amis.



Le ska/punk : apparaît sous plusieurs façons : soit il s'agit d'une musique punk qui emprunte les rythmiques ska (le fameux contre temps et ce son aigu), soit c'est du ska avec des guitares saturées, soit le mélange des deux. A la vogue durant les années 80, et surtout pendant les années 90 (mais aux USA, pas en Europe), ce style apporte une fraîcheur dingue au punk, et permet au ska de servir de véritable base musicale pour quantité de dérivés. S'il ne fallait en garder que quelques uns, on parlera de Less Than Jake, Operation Ivy (et donc Rancid), Link 80, P.O. Box, The Mighty Mighty Bosstones et plein plein d'autres...



Le Pop/punk et Pop/punkrock : pas vraiment un mélange de genres, mais plutôt une étiquette pour désigner quand le punk se veut plus "fun", avec des mélodies clairement présentes et des chansons beaucoup moins radicales. Le pop-punkrock désigne le même style, mais cette fois pour les groupes depuis les années 90 qui joue une musique plus pour jeune rebelle à capuche, et qui lorgne énormément vers la pop (Blink-182, Sum41, Mest, tout ça...). Pour le pop/punk, on parlera de The Descendents, Adolescents...




Voilà, on a à peut près fait le tour du sujet, même si je me rend compte qu'il reste encore un nombre assez hallucinant de styles... mais bon, d'ici la suite, vous avez le temps de vous cultivez en découvrant de nouveaux groupes. Ou vous pouvez chasser le sanglier, manger votre tête et autres activités apaisantes et bonne pour la santé.