dimanche 31 juillet 2011
samedi 30 juillet 2011
Liens du week-end
Alboum culte mais inconnu du week-end : 86 Mentality - Goin' Nowhere Fast : youth-crew 80's hardcore punk de qualitay, juste avant de repartir sur E.Y.E
Jeu avant de relancer E.Y.E du week-end : SkyFyre : un shoot'em'up à dos de dragon, mais on s'en fout vu qu'on a du goût et qu'on joue à E.Y.E
Groupe phare à paupière (omagaud, je l'ai vraiment écrit ?) du week-end : Capitol 1212 : de la musique pour foutre l'ambiance, oui monsieur
Imageu pas de E.Y.E promis juré du week-end :

Vidéo wesh wesh du week-end :
Site ouaib complétement au hasard du week-end : E.Y.E : le FPS/RPG tant attendu est sorti et il est juste énorme (si si)
Clip à écarteurs du week-end : Within The Ruins - Controller
Jeu avant de relancer E.Y.E du week-end : SkyFyre : un shoot'em'up à dos de dragon, mais on s'en fout vu qu'on a du goût et qu'on joue à E.Y.E
Groupe phare à paupière (omagaud, je l'ai vraiment écrit ?) du week-end : Capitol 1212 : de la musique pour foutre l'ambiance, oui monsieur
Imageu pas de E.Y.E promis juré du week-end :

Vidéo wesh wesh du week-end :
Site ouaib complétement au hasard du week-end : E.Y.E : le FPS/RPG tant attendu est sorti et il est juste énorme (si si)
Clip à écarteurs du week-end : Within The Ruins - Controller
vendredi 29 juillet 2011
Andréas & Nicolas - Super Chansons (2010)

J'ai découvert très (trop) tard la magie des Wriggles. Des chansons aux accords tout bêtes, des paroles qui servent un humour vraiment excellent et une mise en scène en spectacle qui donne des allures de show comique-musical pas dégueux et franchement réussi. Et puis les Wriggles se sont séparés et les chansons à textes tristes ou poétiques ont fait leur apparition, enlevant le côté purement fun que j'adorais. Je pleurais dans mon sweet à capuche toutes les larmes de mon gros corps sous la douche, comme si je souffrais d'un manque, comme un junkie sans sa dose. Et puis, on regarde quelques vidéos en rapport à Ultra Vomit et on se rend compte que le chanteur/guitariste, Nicolas, fait un petit projet avec un de ses potes, Andréas. J'écoute leurs chansons sur des ours, je matte leurs vidéos où ils massacrent une peluche de poussin géant... purée, ces gars sont des génies et très vite, je suis le projet de très près. Parce que merde, Andréas & Nicolas, c'est juste surpuissant.
Ca tombe bien, les deux gus ont eu assez d'argent pour sortir leur premier album en vente dans toutes les bonnes boulangeries, sobrement appelé Super Chansons. Rien que ça. Une pochette en hommage à la génération NES, un jeu flash inclus qui est une copie de Paperboy sauf que l'on dirige un singe facteur... tout va bien, rien qu'à l'extérieur, le quota connerie est déjà bien respecté. On met le CD dans la platine... on sait à peu près à quoi on s'attend mais pas à un truc aussi tripant. C'est aussi simple que con mais foutrement jouissif. Un accord de guitare un poil trop travaillé, une boîte à rythme qui balance une pauvre rythmique, deux chants trop clairs pour être sérieux et des paroles... des paroles... imaginez simplement les meilleurs blagues du monde, le tout mis en chanson. On aime ou on déteste mais impossible de rester impassible.
Quand ce n'est pas parodique ("Je déteste le sexe" ou "Ours & Compagnie"), purement débile ("Je suis narcoleptique", "Wa Ouh Wa Wa Ouh") ou juste énorme ("Montrez-moi vos miches madame", "Elle change la K7 dans la tête du chat"), les Super Chansons font mouche. A chaque fois. On se laisse prendre au jeu et on régresse mentalement. On rigole comme un con, on s'éclate. Attention toutefois, le terme Super Chansons n'est pas usurpé, car mine de rien, l'effort de composition est là. Car ouais, dire des conneries dans un micro, c'est pas forcément compliqué. Bien le faire, c'est autre chose et ces deux nantais sont juste trop bons.
Je parlais des Wriggles. Imaginez simplement le petit frère de ces derniers, le côté bébête et concon en plus et des spectacles qui sont... uniques. Super Chansons d'Andréas & Nicolas est l'album parfait pour toi sale jeune si tu veux apprendre quelques gros mots et au passage quelques accords de gratte pour impressionner les meufs de ton quartier. Ce qui n'est pas rien, tu l'avoueras. A acheter au plus vite et à écouter en boucle, jusqu'à te faire gerber des arcs-en-ciel.
L'album en écoute
Un live qui déchire veugra
Une chanson inédite qui déchire l'anus artificiel de ton grand popa
jeudi 28 juillet 2011
Joue utile sale jeune

Oyé oyé amis gamers ! le mauvais temps de ce fabuleux été qui tente de se cacher en automne nous pousse à rester chez nous et profiter de notre connexion haut débit pour regarder et downcharger un max de choses trau laul. C'est le moment parfait pour user son porte monnaie dans quelques jeux interactifs pour la bonne cause :
le Humble Indie Bundle numéro 3 vient d'arriver !
Toujours le même principe : on met la somme que l'on veut pour acheter un pack comprenant 5 jeux de développeurs indépendants. L'intégralité de la somme que vous désirez lâché comme un ouf va directement aux développeurs et à des associations pour aider les enfants malades. Vous pouvez même choisir dans quels proportions votre argent, si c'est pas magnifique. Pour ce pack, que du bon :
- Crayon Physics Deluxe : résoudre des petites énigmes en dessinant soi-même la solution, par exemple en créant une petite boule qui va rouler sur une rampe pour finalement tomber dans un trou, le tout grâce à un moteur physique plutôt bien foutu. Bref, un petit jeu parfait pour la pause du midi
- Cogs : ensemble de petites énigmes qui mettent en scène des engrenages et autres engins qui rendront fou un maniaque des horlogeries, Cogs est mignon comme tout et fait travailler nos méninges comme c'est pas permis. Et le pire est qu'on en redemande...
- VVVVVV : plate-forme 2D déjà culte, ce titre aux graphismes inférieurs à ceux d'un jeu NES est un petit bijou d'inventivité et de passages qui demandent une précision au pixel près, le tout supporté par un univers loufoque mais paradoxalement prenant. Un must à avoir.
- Hammerfight : on fait joujou avec des sortes de machines volantes armés de scies circulaires accroché au bas des appareils. Très vite, on se retrouve à faire des gros moulinets de bras pour faire jouer la physique et tout exploser sur son passage. Bonus : le mode co-op qui nécessite deux souris, à tester si vous avez une table de 5m minimum de long.
- And Yet It Moves : petit jeu de plate-forme/énigme au graphisme unique, ce jeu possède comme seul gros défaut d'être trop court. Pour le reste, c'est du gameplay que l'on ne peut que voir dans un jeu indépendant.
Je rappelle que tout ce pack est garanti sans DRM et est compatible PC/Mac/Linux. Faites vous plaisir, c'est de la bonne came. Bon jeu à tous !
mercredi 27 juillet 2011
Live Report : 25/07/11 @ Paris

Lieu : Batofar
Groupes : Mike Revolta (FR) ; Marie Kimberley (FR) ; Death Is Not Glamorous (NOR) ; Touché Amoré (USA) ; La Dispute (USA)
Grâce à la magie du réseau routier de Paris et le nombre incroyable de routes en travaux, on arrive un peu en retard devant un Batofar plein à craquer où une foule de gens attendent à l'extérieur. Il faut dire qu'il fait bien chaud à l'intérieur et même si les gobelets de bières commencent à s'entasser, rien n'y fait, la malédiction des concerts sous 30°C s'abat encore une fois sur cette bien belle affiche qui rassemble mine de rien deux groupes qui tendent à devenir cultes : Touché Amoré et La Dispute. Alors on s'en fout un peu de la chaleur, on pousse gentiment les gens qui bloque le passage et on assiste à la fin du set de Marie Kimberley (enfin je pense, on arrive tellement à la bourre que je ne sais même pas qui joue). De l'émo avec chant clair un peu too much pour moi avec un final en apothéose avec voix guttural et mosh-part... mouais, bien space... dommage d'avoir loupé le tout premier groupe aussi, mais bon, les bouchons à Paris, tout ça...
Honte à moi, je ne connaissais pas du tout Death Is Not Glamorous avant ce soir. Hardcore punk bien fast avec la touche de mélodie qui fait plaisir, un peu comme du Kid Dynamite en moins hardcore mais en aussi fun. Le chanteur se sent trop vite à l'étroit sur la scène et saute directement dans le public pour tenter de nous faire bouger. Ca joue vite, c'est sans prise de tête et on passe un super bon moment, surtout en regardant le bassiste avec sa superbe moustache (je suis jaloux). On notera quelques petits passages à la Champion franchement cools pour finir de me convaincre que ce groupe est juste excellent. Un set net et sans bavures, pour le fun. Ca fait plaisir.
La salle est bien pleine et tout le monde essaye de se rapprocher pour assister à la première date française de Touché Amoré. Il faut dire que le groupe suscite pas mal d'intérêt depuis quelques temps, surtout grâce à leur dernier album fraîchement sorti et qui est juste excellent. Modern hardcore énergique qui emprunte un peu au screamo pour nous balancer des montées en puissance surpuissante, Touché Amoré est déjà grand sur album. En live, c'est un monstre. Mais dans le bon sens du terme. Sonnant beaucoup plus hardcore en live, les américains donnent tout et les sing along s'enchaînent avec un public acquis dès les premiers riffs. Mention spéciale au batteur, ultra impressionnant et qui doit sûrement changer de batterie après chaque show vu comment il maltraite ses pauvres fûts, et également au chanteur qui a la voix de Servietsky quand il parle en clair. C'est violent, rentre dedans à mort avec toujours ces mélos qui restent dans le crâne et un groupe carré au maximum. Véritable ouragan, le groupe dévaste tout et nous achève avec un "Honest Sleep" d'anthologie. Une énorme claque en live.
Ce qui est cool avec La Dispute, c'est qu'on peut balancer toutes les vannes les plus pouraves du monde sans se gêner : "Ils se sont disputés mais l'important est qu'ils se soient réconciliés !" ou "On se dispute pour les t-shirts ?". Oui, je n'ai pas honte, surtout que La Dispute, c'est juste l'une des meilleures choses qui soit arrivé au modern hardcore et à la musique alternative en général ces dernières années. Une musique aux influences diverses (du hip-hop au screamo en passant bien évidemment par le hardcore et la folk), quelque part entre At The Drive-In et Defeater. Le groupe monte tranquillement sur scène et commence son set. Le groupe installe une ambiance plus posée, plus "rock" et surprend par sa maîtrise. Le dernier album est à l'honneur et on retrouve avec joie ce son si unique. Mais... mais... je ne sais pas, il y a un truc qui cloche. Ce n'est pas le groupe : ils sont excellents et leur son est vraiment unique, nous balançant des breaks improbables et qui pourtant font mouche. Peut-être le chanteur : sa voix qui semble prête à exploser sur album est ici moins criarde, même s'il garde un débit et un flow hallucinant. Mais non, je ne sais pas. La Dispute est un excellent groupe, mais bizarrement, je n'ai pas ressenti la même "puissance" que sur CD. Attention toutefois, j'ai adoré ce live et il suffit de me rappeler le rappel du groupe avec "Said The King To The River" pour avoir quelques frissons. Mais rien de plus. J'ai adoré quand le chanteur est venu chanter pendant le set de Touché Amoré sur la chanson du split que les deux groupes partagent (et le chanteur de Touché fera de même pendant le set de La Dispute), s'imposant comme c'est pas permis, mais je n'ai pas ressenti cette même hargne avec son propre groupe. Mais bon, je fais mon chieur car La Dispute est vraiment un groupe unique et qui mérite plusieurs écoutes, y compris en live. Le prochain show sera le bon.
On fait ses petits achats, on repart les mains bien pleines (miam, un fanzine suédois ultra fat, oh, la disco de Death Is No Glamorous) et on profite de l'air bien frais de l'extérieur. Une petite pensée pour le gars qui a dû se tuer en faisant un stage dive direct vers le sol (et qui a failli tous nous couler) et un gros bisou à Matiouz, parce que c'est lui et puis c'est tout.
mardi 26 juillet 2011
The past is a liar, the future a whore
Oh, we could blame it on our hands
They lifted the drink to our mouths so we drank it
Or we could blame it on our bodies
They say, we like the way we feel when we get touched
You've got your fingers snared in my veins
I think it's time you pulled them out
And I don't care about the flesh it'll tear
It isn't flesh that I'm worried about
We held a match to keep our sight on the path
But the flame gave up and we lost it
And I've knelt for the last three years
Trying to find it back with the blackened matchstick
Today I'm not afraid of failure
The past is a flower, the future, the snow
I wasn't ever close to perfect
But I never let you go
You let your doubt lead you like a river on and on
And you will never get back to save what you had
Hear me promise I will bury your problems in me
So sleep soundly
I held your heart in my fingers
Now it's gone and you will never admit
That you bid the wind blow the flames out
And buried the coals in the sea
You tricked me
You came back and you brought floods
Wearing a necklace made of hearts that you'd dragged through the mud
And I guess I wasn't quite sure what to say to you
But then I saw mine, almost reached out to grab it
Said, darling, you're the only one on earth I want to have it
But now I'm not so sure that was true
After the hell you put it through
But there was no sharp pain this time
Just the ghost of your presence compressing my chest like a vine
An unshakable absence
Like most of my insides crawled out of my mouth and went west
But that's fine
We cast our hearts in plaster
We imagined our bodies were fashioned of stone
But they chipped at the brick and mortar
We found out that we're only layers of skin hiding bones
And our bones are like chains, old and rusted in the rain
They're going to snap when the weight shifts
You moved like a fire through the forest
Your hands were as red as the skin on your lips
You'd been flirting with distance, princess
I tasted its spit in your kiss
Oh mistress, know
Today I will bury the flames of your failure
The past is a liar
The future, a whore
I'll lay your bones into the earth and you will haunt my head no more
Oh, we could blame it on our hands
But it was our mouths that opened up to swallow
And our heads that commanded us drink
But as I buried your flames in the dirt
I watched the smoke pull your ghost from the grave
And I fear they'll only lay in wait
Until we are face to face again
Just when I said, I'm moving, I'm moving on
I felt them come to life again and again
There are fires
That tear through valleys and make dust from grass
There are fires
There are wires
Bound in blue light, they pull us to the past
There are wires
We are tired
We should have known from the start that this wouldn't last
We are tired
La Dispute - Burn Your Flames
They lifted the drink to our mouths so we drank it
Or we could blame it on our bodies
They say, we like the way we feel when we get touched
You've got your fingers snared in my veins
I think it's time you pulled them out
And I don't care about the flesh it'll tear
It isn't flesh that I'm worried about
We held a match to keep our sight on the path
But the flame gave up and we lost it
And I've knelt for the last three years
Trying to find it back with the blackened matchstick
Today I'm not afraid of failure
The past is a flower, the future, the snow
I wasn't ever close to perfect
But I never let you go
You let your doubt lead you like a river on and on
And you will never get back to save what you had
Hear me promise I will bury your problems in me
So sleep soundly
I held your heart in my fingers
Now it's gone and you will never admit
That you bid the wind blow the flames out
And buried the coals in the sea
You tricked me
You came back and you brought floods
Wearing a necklace made of hearts that you'd dragged through the mud
And I guess I wasn't quite sure what to say to you
But then I saw mine, almost reached out to grab it
Said, darling, you're the only one on earth I want to have it
But now I'm not so sure that was true
After the hell you put it through
But there was no sharp pain this time
Just the ghost of your presence compressing my chest like a vine
An unshakable absence
Like most of my insides crawled out of my mouth and went west
But that's fine
We cast our hearts in plaster
We imagined our bodies were fashioned of stone
But they chipped at the brick and mortar
We found out that we're only layers of skin hiding bones
And our bones are like chains, old and rusted in the rain
They're going to snap when the weight shifts
You moved like a fire through the forest
Your hands were as red as the skin on your lips
You'd been flirting with distance, princess
I tasted its spit in your kiss
Oh mistress, know
Today I will bury the flames of your failure
The past is a liar
The future, a whore
I'll lay your bones into the earth and you will haunt my head no more
Oh, we could blame it on our hands
But it was our mouths that opened up to swallow
And our heads that commanded us drink
But as I buried your flames in the dirt
I watched the smoke pull your ghost from the grave
And I fear they'll only lay in wait
Until we are face to face again
Just when I said, I'm moving, I'm moving on
I felt them come to life again and again
There are fires
That tear through valleys and make dust from grass
There are fires
There are wires
Bound in blue light, they pull us to the past
There are wires
We are tired
We should have known from the start that this wouldn't last
We are tired
La Dispute - Burn Your Flames
lundi 25 juillet 2011
dimanche 24 juillet 2011
samedi 23 juillet 2011
Liens du week-end
Alboum ultra violence omagaud du week-end : Split Clinging To The Trees Of A Forest Fire/Nesseria : deux des groupes les plus violents et massifs de ces années nous font la joie de détruire nos tympans, les doigts dans le pif
Jeu powered par marketinge du week-end : du casual bien classe : une petite pub et hop, vous pouvez jouer à de biens bon jeux pour patienter le temps que la cafetière finisse de vous fournir de quoi tenir encore deux bonne heures pour niquer ces sales Espagnoles sur Civ V
Groupe qui en veut du week-end : Welkin Dusk : trouuuu black metal/crust/screamo qui envoie grave de la gouache
Image fouk me du week-end :

Vidéo flashé mais pas flash-mob du week-end :
Site wouaib qui défonce veugra du week-end : Mon humour fascinant : du bon blog mon bon monsieur
Clip à mater entre deux parties de Disgea du week-end : Reproach - Ratrace
Jeu powered par marketinge du week-end : du casual bien classe : une petite pub et hop, vous pouvez jouer à de biens bon jeux pour patienter le temps que la cafetière finisse de vous fournir de quoi tenir encore deux bonne heures pour niquer ces sales Espagnoles sur Civ V
Groupe qui en veut du week-end : Welkin Dusk : trouuuu black metal/crust/screamo qui envoie grave de la gouache
Image fouk me du week-end :

Vidéo flashé mais pas flash-mob du week-end :
Site wouaib qui défonce veugra du week-end : Mon humour fascinant : du bon blog mon bon monsieur
Clip à mater entre deux parties de Disgea du week-end : Reproach - Ratrace
vendredi 22 juillet 2011
jeudi 21 juillet 2011
Dog Pound (2010)

Trois mineurs, âgés de 15, 16 et 17 ans. Chacun ont commis un crime différent : trafic de stup', vol avec violence et agression d'un policier. Chacun a se personnalité mais les trois sont définitivement violents et perdus, tout en gardant une part d'innocence qui ne demande qu'à ne pas disparaître et ressaisir ces trois jeunos envoyés dans une prison pour mineurs aux USA. Prison de la dernière chance qui va décider si ils peuvent réintégrer la société ou partir dans un "véritable" centre pénitencier. Ou alors tout simplement les détruire et les forcer à se comporter comme des bêtes sauvages, que ce soit en tant que victime qu'en tant que bourreau.
Le décor de la prison est presque minimaliste : la cantine, le dortoir et la lingerie. Pas d'endroit sale, crade et délabré. C'est presque trop propre mais c'est voulu pour laisser toute l'attention au principal : les personnages et leurs interactions. Tel un huis clos, on suit la vie de ces trois jeunes qui sera chacun accueilli à sa façon par les brutes de service. L'un s'effacera complétement, un autre se fera complétement dominé et un autre voudra dominer les autres... chacun suit son instinct et tente tout simplement de survivre, autant mentalement que physiquement.
Le gros point fort du film est de ne pas prendre parti : on reste des spectateurs et il n'y a pas de moral stupide à la fin. On se fait son avis par rapport à ce que l'on nous montre et à aucun moment une voix-off ne viendra nous "guider" sur ce qu'il faut penser de telle ou telle chose. La violence visuelle est là mais rien n'est amené gratuitement ou est exagéré, tout est montré de façon brut. Il faut aussi saluer la performance des acteurs, proprement hallucinante et qui donne un aspect réaliste véritablement effrayant à Dog Pound.
On parle souvent de film "coup de poing", expression certes explicite mais qui peut être mise à toutes les sauces. Le film Dog Pound explose littéralement cette expression. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas ressenti une tension devant un film, une tension qui nous force à nous accrocher, à presque subir la violence de cette œuvre. On n'en ressort pas indemne et nous rassure tant qu'à l'idée qu'un cinéma intelligent et profondément adulte non donneur de leçons peut exister.
mercredi 20 juillet 2011
Disco party over ze top of ze Le Havre
Une petite vidéo de l'un des derniers concerts de Thrashington D.C. à Le Havre, celui dont j'ai fait un live report. Si vous voyez beaucoup de corps nus, c'est normal, il ne faut pas avoir peur. D'ailleurs, on me voit en train de pogoter comme un malade (ou pas, hein), j'en profite donc pour faire un coucou à ma moman. Un putain de bon souvenir gravé à jamais dans la mémoire qui est dans ma tête.
Note : vous avez le droit à un nombre incroyable de Vincent dans cette même vidéo, si si, je vous assure.
Par le cube en 2D

Ca y est. Vous avez passé des mois de jeu sur Minecraft à créer un réseau ferroviaire parfait avec des rails en or pour relier votre jacuzzi situé au plafond de votre loft à 50 chambres installé juste à côté de la statue de phallus géante et du toboggan qui donne direct vers les enfers. Bref, vous avez joué comme un dingue et il vous est difficile de lâcher le clavier.
Rassurez-vous, ça ne va pas s'arranger : maintenant il y a Terraria.
Petit jeu indépendant développé par quelques gars au fort comportement fougueux sûrement amené par une jeunesse qui s’épanouit (bah ouais, on sait jamais), Terraria se veut une alternative à Minecraft dans un univers en 2D. Dit comme ça, ça fait très peur. Pourtant, Terraria est tout sauf une vulgaire copie du gros succès de ces dernières années, oh que non. Mixant à la fois un gameplay de plate-forme action avec un aspect action-RPG et des graphismes semblant venir d'une Super Nes, le jeu intrigue dès les premières secondes. On crée son perso et un monde aléatoire prend forme. Très vite, un PNJ vous informe qu'il faut couper du bois pour crafter différents items (une porte, une table de travail...). Ca vous rappelle quelque chose ? c'est normal, c'est du Minecraft tout craché. Et c'est le dernier point commun entre les deux jeux, car Terraria propose au joueur de découvrir le monde qui l'entoure, looter de quoi se transformer en Robocop en butant un peu tout ce qui bouge et découvrir des donjons et autres joyeusetés.

Pour découvrir tout ça, il y a pas trouze milliards de solutions : il faut creuser. Creuser. Et toujours creuser. On se fait ses petits tunnels de façon très simple, on urbanise très vite une ville souterraine et c'est la fête du slip en découvrant des nouveaux monstres à dézinguer. Attention : le jeu est VRAIMENT difficile et on meurt super facilement au départ. Raison de plus pour se créer un inventaire de fou furieux et s'armer en conséquence des boss (car oui il y en a) qui vont vous faire rager comme rarement, mais avec plaisir. Plaisir également que de se retrouver à sauter partout tout en explosant tout sur son passage, grâce à un gameplay action vraiment bien foutu, malgré une maniabilité un peu perturbante au début (on s'y fait très vite, heureusement).

Je n'ai pas encore testé le mode multijoueur mais apparemment il y a du PVP et de la Co-op, avec un système de serveur dédié à télécharger directement chez les développeurs. En tout cas, ça promet beaucoup et contrairement à Minecraft, le jeu est déjà bien complet en solo et on peut facilement perdre un temps infini à creuser, creuser, creuser... c'est dispo' à 10€ sur Steam (Windows uniquement) et c'est un achat très vite rentabilisé vu le potentiel addictif de ce monstre chronophage. Si vous avez quelques mois de libre, faites vous plaisir.
mardi 19 juillet 2011
This is sincere... this is true !
Rest assured...
This is sincere.
This is true.
Let this be my writ of misanthropy
To a thankless world of men
Who have perfected nothing.
Save the art of accusation.
Woe is he that feels compelled to pen.
Even one word of hatred.
I know the hate within passion
With which I love is a travesty.
Let this writ acknowledge these facts.
How I miss the warmth of red blood...
The color of pitch is cold and hard,
And its merciless to the tenderhearted.
How I miss the strength of red blood...
It's susceptibility to burn jet,
And the might to withstand a brutal scorching.
How I have learned to wield this scorched, jet blood
To the gross advantage...
This blood must not go to waste.
All is not yet lost.
Take these words of blood ill-tempered.
Take these words and cut deep.
Lacerate the soiled flesh.
Impact the brittle bone.
And we all will bleed together.
May this blood pave the way to solution..
We have all been so wrong
Conditioned to accept and approve of substandard
Communication and behavior.
Reason is clouding,
Hearts are hardening,
And the result is murder.
This age is grave bound,
Likewise it's aging successors.
Aging, all the while, descending
Developing an even more insatiable thirst for chaos.
Life among hyenas and asps under vultures
That pick at the corpses of the fallen.
And man will continue to suffer unto itself
Until some stand to rally the fray by firm example.
Chaos must succumb to order
Lest these days be numbered.
I cannot contribute to disarray.
I simply cannot relate.
Let this be my act of defiance.
Let this be my refusal to fit in.
Let this be my writ of anthropy...
Shai Hulud - Scornful Of The Motives And Virtue Of Others
This is sincere.
This is true.
Let this be my writ of misanthropy
To a thankless world of men
Who have perfected nothing.
Save the art of accusation.
Woe is he that feels compelled to pen.
Even one word of hatred.
I know the hate within passion
With which I love is a travesty.
Let this writ acknowledge these facts.
How I miss the warmth of red blood...
The color of pitch is cold and hard,
And its merciless to the tenderhearted.
How I miss the strength of red blood...
It's susceptibility to burn jet,
And the might to withstand a brutal scorching.
How I have learned to wield this scorched, jet blood
To the gross advantage...
This blood must not go to waste.
All is not yet lost.
Take these words of blood ill-tempered.
Take these words and cut deep.
Lacerate the soiled flesh.
Impact the brittle bone.
And we all will bleed together.
May this blood pave the way to solution..
We have all been so wrong
Conditioned to accept and approve of substandard
Communication and behavior.
Reason is clouding,
Hearts are hardening,
And the result is murder.
This age is grave bound,
Likewise it's aging successors.
Aging, all the while, descending
Developing an even more insatiable thirst for chaos.
Life among hyenas and asps under vultures
That pick at the corpses of the fallen.
And man will continue to suffer unto itself
Until some stand to rally the fray by firm example.
Chaos must succumb to order
Lest these days be numbered.
I cannot contribute to disarray.
I simply cannot relate.
Let this be my act of defiance.
Let this be my refusal to fit in.
Let this be my writ of anthropy...
Shai Hulud - Scornful Of The Motives And Virtue Of Others
lundi 18 juillet 2011
La vidéo du Lundi
Il vieilli bien ce GTA IV mine de rien, surtout qu'on peut facilement le trouver à moins de 20€ avec ses deux extensions sur PC, avec les mods à installer qui vont bien.
dimanche 17 juillet 2011
Et je vous rajoute une baffe dans la gueule, c'est cadeau, ça me fait plaisir !

Ca va vous ? moi, vraiment super ! je vois du noir partout, du sang plein les yeux et rien que l'idée d'un démembrement me rend tout chose. En bref : je kiff veugra le screamo/post-hardcore bien lourdos, bien crade et bien dépressif. Que voulez-vous, j'aime les émotions fortes (j'adore les auto-tamponneuses à la foire, surtout que ce trublion de Jean Claude fait des marches arrières pour le lul) et ce type de musique prend aux tripes, cherche à nous liquéfier et à nous recracher comme un vulgaire mollard sans saveur.
Ô joie, depuis quelque temps déjà, un excellent label français met à disposition en streaming sur Bandcamp de très bons albums du genre. Throatruiner Records possède un excellent catalogue pour faire péter l'apocalypse dans votre appartement (Birds In Row, Nesseria, Pariso...). Et en plus, c'est en libre téléchargement : si vous voulez soutenir ces groupes, commandez leurs CD/Vinyl et allez les voir en concert pour pogoter comme des foufous. Faites vous plaisir donc !
samedi 16 juillet 2011
Liens du week-end
Album émotionnellement émotif du week-end : A Lot Like Birds - Plan B : atmosphérique/post-hardcore/post-rock/screamo vraiment à part et qui prend violemment aux tripes
Jeu qui fait bouger des images sur ton écran du week-end : Speedrunner : ça me rappelle beaucoup le jeu Zool, un jeu tout pourri mais que tout le monde s'efforce de voir en bien bizarrement, moi le premier...
Groupe trop conceptuel pour toi du week-end : Hayley G Hoover : cet homme élève la flûte à bec au rang d'art majeur et nous transporte dans un univers inconnu où nos repères sont troublés et faussés... c'est de la bonne
Image de groupie du ouaib du week-end :

Vidéo de gameu du week-end :
Site qui rend impuissant du week-end : idée de ouf : après les fuites du Bac, la conspiration continue sur ce "site de jeux vidéo" (oui, on en doute tous)
Clip pas touché du week-end : Touché Amoré - Home Away From Here
Jeu qui fait bouger des images sur ton écran du week-end : Speedrunner : ça me rappelle beaucoup le jeu Zool, un jeu tout pourri mais que tout le monde s'efforce de voir en bien bizarrement, moi le premier...
Groupe trop conceptuel pour toi du week-end : Hayley G Hoover : cet homme élève la flûte à bec au rang d'art majeur et nous transporte dans un univers inconnu où nos repères sont troublés et faussés... c'est de la bonne
Image de groupie du ouaib du week-end :

Vidéo de gameu du week-end :
Site qui rend impuissant du week-end : idée de ouf : après les fuites du Bac, la conspiration continue sur ce "site de jeux vidéo" (oui, on en doute tous)
Clip pas touché du week-end : Touché Amoré - Home Away From Here
vendredi 15 juillet 2011
Combi nano, état neuf, peu servie
Ayant complétement omis de faire des screenshots, vous aurez le droit à des images d'illustrations. Mais promis, le jeu est aussi beau, sur PC tout du moins.Il était quand même super beau gosse Crysis premier du nom : des niveaux immenses et non linéaires, la nano-combinaison qui permettaient bien des folies et surtout des graphismes qui mettaient à l’amende les fameuses consoles "next-gen" qui commençaient à peine à inonder le marché. En bon joueur PC on se foutait de la gueule des consoleux qui pleuraient leurs mamans de ne pas avoir de jeu aussi beau et ouvert sur leur machine foul achedé. Bon, on se moquait, mais d'un autre côté il fallait un PC limite de la NASA pour pouvoir faire tourner le bousin à fond les ballons... mais pas grave, ça en valait la peine car même après 4 ans, Crysis reste une référence pour les graphismes (avec ARMA 2). Vu le succès (certes modeste) du jeu, pas étonnant que les allemands de Crytek préparaient une suite. Mieux : un nouveau moteur graphique est développé pour ce jeu. On bave comme des gros porcs à l'annonce et on s'attend à prendre une monstrueuse claque graphique. Sauf que non, le Cry Engine 3 n'est qu'une mise à jour du Cry Engine 2 qui a servi sur Crysis pour le rendre moins gourmand et adaptable sur consoles... et oui, le marché des consoles a fait une nouvelle victime...

Les premières images et vidéos du jeu commencent à apparaître sur le ouaib. On y voit un New-York dévasté où des Marines se battent contre des aliens. Exit donc la jungle du premier épisode et ses décors paradisiaque où l'on passait parfois plus de temps à se balader qu'à faire les missions. Snif snif, encore une fois j'ai bien peur que le business ait tué un potentiel jeu hardcore pour le plaisir des Kevin sur console. Et ce n'est pas les annonces des développeurs qui vont nous rassurer : entre l'annonces de DLC payants, d'un multi simplifié (avec des maps minuscules comparé au fantastique multi de Crysis) et d'une simplification de l'utilisation de la nano-combinaison, on se dit que c'est mort, que l'on aura le droit à un jeu très beau mais sans tous les petits détails qui en fait un grand jeu. Et comme j'ai déjà été bien déçu par Bulletstorm avec ses fausses promesses de jeu haaaaaaaaardcooooooooore, je suis passé à côté de Crysis 2, en l'ignorant bien méchamment et en insultant sa maman.

Et les soldes sont arrivées, avec un Crysis 2 peu cher en neuf... coup de bol, au moment de l'achat, le patch Direct X 11 est sorti et permet enfin de faire péter les graphismes à fond et rendre le jeu plus beau sur PC que sur console (chose logique à la base mais qui existe de moins en moins). Premier choc après le lancement du jeu : PUTAIN QUE C'EST BEAU ! que ce soit les décors, les effets spéciaux, les textures (en haute déf' grâce au bon gros pack sorti avec le patch) tout est magnifique et prouve que Crysis 2 est bien ce qui se fait de plus beau en matière de FPS. Le New-York dévasté est superbe et presque crédible grâce à un environnement rempli ras la gueule de détails. Si l'on prend soin de virer cette saloperie (bah dit donc, je suis bien vulgaire aujourd'hui) de flou de mouvement, on peut profiter de niveaux qui enterrent tout simplement toute la concurrence. Mais bon, niveau graphismes, on s'y attendait pour un Crysis. Là, ce qui nous intéresse, c'est le gameplay. Alors, copie toute bête d'un Call Of Honor 15 : Extra War Of Ze Death ? suspens...

Bah non (oui, suspens de dingue, je sais). Si les niveaux sont forcément linéaires (on n'est pas dans un GTA non plus), les affrontements ne se font jamais "comme dans un couloir" mais plutôt sous forme d’arènes. Un exemple ? un boulevard rempli de soldats, avec leurs véhicules et des installations de défenses. A vous plusieurs possibilités : passer en mode furtif et prendre à revers les ennemis, attaquer de front en chourant une de leurs tourelles, un mix des deux, sauter de passerelles en passerelles comme un ninja pour attaquer en fourbe, se servir de son sniper et faire le gros campeur... chaque situation peut être résolue d'une manière différente et ça, ça fait vraiment plaisir et stop tout de suite l'impression de rail shooting que peut laisser un COD. Bon, par contre, si vous étiez fan des séquences à bord de véhicules, vous pouvez oublier : elles sont ici anecdotiques et les rares véhicules que vous conduirez vous serviront surtout à écraser quelques pauvres Marines ou aliens. Rien de bien folichons quoi... concernant les gunfights, ils sont pêchus mais malheureusement, l'IA des ennemis laisse vraiment à désirer : autant ils vous voient à 200m et vous font des headshots à la chaîne, autant ils se rassemblent bêtement et sont peu mobiles, vous forçant la mains à les atomiser à coups de grenades ou de balles bien placées. Bref, même en difficile, le challenge n'est pas vraiment présent et très vite on apprend à exploiter les faiblesses des ennemis. Mais attention, tout n'est pas raté : les ennemis sont souvent en grand nombre et très vite on se retrouve à esquiver un feu nourri nous obligeant à adapter notre tactique à la situation. Bon point ça.

Concernant votre combinaison, elle a en effet bien changé. Il n'existe maintenant plus qu'un mode furtif, un mode armure et une nanovision pour tout voir autour de vous... et oui, fini le mode puissance où l'on pouvait tout exploser à coup de tatane ou le mode vitesse pour mettre la misère à Bolt. Maintenant, l'utilisation d'un mode d'armure consomme automatiquement de l'énergie (un petit sprint, lancer le mode armure...) et la barre se vide très vite, obligeant le joueur à ne pas utiliser la fameuse technique du "Je me camoufle pendant tout le jeu olol trop un ouf !" qui faisait des miracles dans le premier Crysis. Combinaison simplifiée, certes, mais beaucoup plus "crédible" et vraiment utile en combat (on switche facilement du furtif à armure) rendant les combats beaucoup plus punchy).

Je vous épargne le scénario, certes pas inintéressant, mais qui fait presque comme si le premier épisode n'avait pas existé. Sachez juste que ça part un peu dans tous les sens et que vous allez juste devoir sauver le monde... classique. La musique et les bruitages sont très réussis et la VF n'est pas dégueue, ça fait toujours plaisir, tout comme la durée de vie qui propose une bonne dizaine d'heures de jeu, avec une rejouabilité possible pour tenter différentes approches. Concernant le multijoueurs, nous sommes face à du deathmatch (en équipe ou non) plutôt rapide et nerveux grâce à des déplacements rapides et des armes qui font bien mal, mais rien de bien incroyable non plus. Sympathique mais sans plus, de quoi occuper un peu avant de retourner sur Team Fortress 2 en gros.

Crysis 2 au final n'est pas un mauvais jeu. Au contraire, il s'agit d'une bonne surprise et possède assez d'identité pour se détacher du reste des FPS, qui se ressemblent beaucoup trop les uns des autres. Que ce soit grâce à ses niveaux en arènes, au punch des gunfights (malgré une IA en mousse) et toujours ce gros problème de rythme qu'ont les allemands avec leurs jeux (sans déconner, dès qu'arrive les aliens, le jeu devient chiant, tout comme Far Cry et Crysis... étonnant). Mais on ne peut s'empêcher d'être déçu car on connaît le potentiel des gars derrière ce jeu et l'on sait à quel point ils sont capables de grandes choses et impossible de ne pas se dire qu'ils ont été bloqué par le développement en simultané sur consoles... un bon jeu au final, ouaip, mais qui aurait pu être grand, très grand.
Note : pitié, messieurs les développeurs, arrêter de foutre des FOV ridicules à vos FPS... sérieux, c'est presque injouable et cela fait de vous des fils de la plage, ce qui est pas super super vous l'admettrez.
jeudi 14 juillet 2011
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Maintenant, je sais que :
- en Russie, un voleur s'attaquant à un salon de coiffure a été maîtrisé par la gérante qui est ceinture noire de Karaté. Début du calvaire pour le pauvre type qui se retrouve enfermé dans la cave de la dame pour servir d'objet sexuel. Pulp Fiction avec de la Vodka, quoi.
- Electronic Arts lance avec Origin une plate-forme de téléchargement tout comme Steam. Les paris sont ouverts pour savoir combien de mois ça va survivre face au rouleau compresseur de Valve.
- On poursuit avec EA qui a racheté l'éditeur de petits jeux casual PopCap (Plants VS Zombie, Zuma, Bejeweled...) pour environ 750 millions de dollars, soit environ 43,28 euros. Le fan de base de Facebook ne retient pas sa joie et fait péter des moutons virtuels à tout ses contacts pour fêter l'évènement.
- la version japonaise de Bionic Commando (l'épisode NES/Famicom) présente comme synopsis le retour d'Hitler (d'ailleurs le titre du jeu au pays des tentacules est Top Secret : La Résurrection d'Hitler) et des nazis, avec tout ce qu'il faut comme symboles avec plein de croix et tout. Bien évidemment, dans les version occidentales, tout rapport avec le nazisme a disparu.
- en prenant comme date la fin de l'année 2007, on peut remplir une piscine olympique de déchets à haute radioactivité depuis les début de l'industrie nucléaire française
- apparemment, une nouvelle saison de Secret Story est en route depuis quelques jours... peut-être, hein, je ne suis pas sur, j'ai la chance d'être entouré de gens de goût qui ne connaissent pas comme moi les joies d'un programme sans intérêt où des gens ne savent pas parler français avec des secrets qu'ils n'ont pas et... ah bah merde, voilà que je parle d'eux
- on sait tous jouer de la flûte à bec grâce au collège mais je ne vois toujours pas en quoi cela m'aide dans ma vie professionnelle... par contre pour draguer y'a que ça de vrai, donc petit Kevin, bosse à mort ton solfège, c'est pour ton bien
- Urotsukidoji est l'un des premiers manga/anime Hentai qui met en scène des monstres à plusieurs phallus, des viols et tout le bordel du genre (même s'il est plus une histoire d'horreur avec des scènes de sexe qu'un porno quelconque). Etonnamment, quand il est sorti en cassettes en France, il était juste "Réservé aux adultes" et pouvait parfois se trouver au rayons dessins-animés pour enfants.
- le pays ayant la plus grande frontière avec la France est le Brésil. Bah ouais, avec la Guyane... comment ça c'est tiré par les cheveux ? vous êtes médisants...
mercredi 13 juillet 2011
Le Labyrinthe de Pan (2006)

Attention GROS SPOIL ALERT !!! ça va balancer grave sur l'intrigue donc si vous n'avez pas encore vu le film vous pouvez regarder un autre article ou une quelconque vidéo de chien qui mange un nonos au ralenti avec de la techno russe en fond.
Guillermo del Toro a réussi un exploit peu commun : briller sur deux plans à la fois, le fantastique et le réaliste. Arriver à marier ces deux univers antagonistes, l'un refusant les particularités de l'autre en le rejetant d'une violente claque dans les yeux pour pas qu'il le regarde, l'observe et soit au final effrayé par tant de différences que cela en devient écœurant pour lui, c'est grand. Et magique pour le spectateur. Surtout quand le chef d'orchestre derrière tout ça se permet de brouiller les pistes et bouleverser nos repères. Enfin, certains de nos repères pour être précis...
L'histoire se passe à la fin de la seconde guerre en Espagne, en plein pendant la dictature fasciste de Franco. Les soldats d'un régiment de soldats franquistes accueillent la femme du capitaine, accompagnée de sa jeune fille qui dévore les livres de contes. Tandis que le quotidien de la caserne bat son plein avec torture des rebelles et exécutions sommaires, la jeune fille Ofelia découvre tout près d'ici un labyrinthe en pierre. Alors qu'elle le visite, elle est interpelée par Pan, le gardien de ce labyrinthe, qui lui apprend qu'elle est l'incarnation mortelle de la princesse d'un monde magique... loin d'être craintive, la jeune fille accepte son destin et décide de se plier à des épreuves pour pouvoir retrouver sa place dans ce monde...
Forcément, les épreuves qui lui sont imposées sont dangereuses, mortelles. L'univers fantastique dépeint par le film est superbe, sans fioritures inutiles et possède un aspect organique (le terrible "monstre" sans véritable visage avec ses yeux dans ses mains, le tout dans un décor de cuisine somptueux) magnifique. Cet univers n'est pas effrayant, il se veut presque rassurant, et ce ne sont que les personnages qui l'habite qui provoquent réellement la peur. Mais ce n'est qu'un leurre... très vite, on comprend la vraie personnalité du film, son message et quel est le véritable monstre. Film fantastique ? ce qu'est qu'une "couverture". La véritable horreur, terreur est à trouver dans le réaliste.
La violence la plus brut, la plus primaire. Tandis qu'Ofelia combat contre ses démons, le capitaine semble vivre dans son propre enfer qu'il a lui-même créé. Semblant impassible, ne laissant transparaître aucune émotion si ce n'est de la haine, il apparaît comme un monstre. Ironie du sort, il est ce qu'il y a de plus humain, que ce soit de par sa chair ou de par ses actes. Et s'il est ce qu'il y a de plus répugnant et détestable, on n'en oublie pas qu'il n'est qu'un pantin fasse à son maître, la véritable entité maléfique que le film veut désigner : le fascisme. L'Espagne n'a que trop souffert de cette dictature et s'est installé tel un mal gangrénant les hommes, comme ceux que la jeune Ofelia tente de combattre pour retrouver sa véritable place. Mais comme la fin du film le montre, la véritable victime de toutes ces horreurs est l'innocence, à jamais détruite.
On se questionne sur les évènements : sont ils imaginés par la jeune fille pour échapper à l'horreur (même si elle reste présente, comme une sale plaie à tout infectée) du monde qui l'entoure ou est-ce de la pure magie, avec ce dénouement que l'on ne peut que souhaiter à Ofelia ? impossible de connaître la vérité, mais une chose est sûre : le véritable monstre a montré son visage et reste toujours présent parmi nous.
A propos du film : la direction artistique est fabuleuse, la mise en scène parfaites, évitant d'en faire trop et les acteurs sont incroyables de justesse (Sergi López est effrayant comme rarement). Oscillant sans cesse entre le film fantastique proche de l'horreur et le film de guerre, Le Labyrinthe de Pan est unique, bourré de symboliques et complexe, sans tomber dans le gonflant et l'auto-masturbation purement intellectuelle. Culte.
mardi 12 juillet 2011
You want a reason ? Stop believing
Why didn't you kill yourself today ?
What cross, what coupon, what cathode ray
Put the joie de vivre in your diseased heart ?
How Anne Hathaway,
How Peg Bundy
Thou art.
Hey Sugar :
Prove to me that the air you breathe
Wasn't better served by the leaves of a tree.
You're but a breeder,
Tax break receiver
With menopause sweats
A TV tray and a mosh pit son
Who wastes the marrow of his bones
Jumping into these drums.
Please tell him :
Don't stand so (no)
Don't stand so (close)
Don't stand so close to me.
See, I know your children
Because I've been your children
And us children, hopeful children
Ain't worth the stretch marks baby.
'Cause we may sing these songs of protest,
Cast our ballots, too
Forgo meat and
Ride our bikes and
Get our band's stupid tattoo
But it means nothing,
Nothing,
When we get eaten by the sun.
Que sera
For, whatever there is will soon be all gone.
So what's wrong
With a song
That asks wherefore and why have you lived this long ?
A purpose ?
You want a reason ?
Stop believing.
Or stop needing the answers.
There are no answers
Except the sun.
While you sit on your couch
And wait up for your boy
We're polluting his mind with this...
Dangers - Stay At Home Mom
What cross, what coupon, what cathode ray
Put the joie de vivre in your diseased heart ?
How Anne Hathaway,
How Peg Bundy
Thou art.
Hey Sugar :
Prove to me that the air you breathe
Wasn't better served by the leaves of a tree.
You're but a breeder,
Tax break receiver
With menopause sweats
A TV tray and a mosh pit son
Who wastes the marrow of his bones
Jumping into these drums.
Please tell him :
Don't stand so (no)
Don't stand so (close)
Don't stand so close to me.
See, I know your children
Because I've been your children
And us children, hopeful children
Ain't worth the stretch marks baby.
'Cause we may sing these songs of protest,
Cast our ballots, too
Forgo meat and
Ride our bikes and
Get our band's stupid tattoo
But it means nothing,
Nothing,
When we get eaten by the sun.
Que sera
For, whatever there is will soon be all gone.
So what's wrong
With a song
That asks wherefore and why have you lived this long ?
A purpose ?
You want a reason ?
Stop believing.
Or stop needing the answers.
There are no answers
Except the sun.
While you sit on your couch
And wait up for your boy
We're polluting his mind with this...
Dangers - Stay At Home Mom
lundi 11 juillet 2011
La vidéo du Lundi
Je dois vraiment retrouver le sommeil pour éviter de rester hypnotiser par ce genre de vidéos. Les japonais sont vraiment supérieurs, c'est une certitude.
dimanche 10 juillet 2011
New day, new life...
Vous connaissez sûrement déjà tous cette superbe chanson :
J'ai été sur le cul d'apprendre qu'il s'agissait d'une reprise :
But wait, encore plus sur le cul quand j'ai appris quel était l'original :
Un peu comme Sweet Dreams, Felling Good est ce type de chanson à être l'objet de reprise non pas par rapport à l'original mais par rapport à sa reprise par un artiste connu, Muse en l'occurrence. Et oui...
samedi 9 juillet 2011
Liens du week-end
Alboum culte tout gratos du week-end : Nine Eleven - City Of Quartz : on va encore dire que je fais mon fan de base mais City Of Quartz est un album à part, bourré de qualités et au dessus de tellement d'autres productions...
Jeu tout QTE du week-end : Anbot 2 : concept tout con et dynamique pour un jeu flash auquel on ne reviendra pas, mais qui fait son boulot en nous occupant le temps de la pause chocolat chaud
Groupe qui donne bonheur à tes noreilles du week-end : Like A Texas Murder : crossOVER 9000 T'ENTENDS ?!!1
Imageu totaly freak of ze deaf du week-end :

Vidéo sans chatons (snif) du week-end :
Site ouaib tout en finesse du week-end : Stylobite : des zboub partout partout dessinées au stylo, c'est de l'art, c'est simplement bôôôô
Clip DE DINGUE MEC, A COUP DE PELLE !!! du week-end : Off With Their Heads - Clear The Air
Jeu tout QTE du week-end : Anbot 2 : concept tout con et dynamique pour un jeu flash auquel on ne reviendra pas, mais qui fait son boulot en nous occupant le temps de la pause chocolat chaud
Groupe qui donne bonheur à tes noreilles du week-end : Like A Texas Murder : crossOVER 9000 T'ENTENDS ?!!1
Imageu totaly freak of ze deaf du week-end :

Vidéo sans chatons (snif) du week-end :
Site ouaib tout en finesse du week-end : Stylobite : des zboub partout partout dessinées au stylo, c'est de l'art, c'est simplement bôôôô
Clip DE DINGUE MEC, A COUP DE PELLE !!! du week-end : Off With Their Heads - Clear The Air
vendredi 8 juillet 2011
Green Day - American Idiot (2004)

On plante le décor : USA, notre époque. Un jeune adulte refuse l'autorité et l'idée de devenir un "American Idiot" de plus, modelé par les médias et ceux qui le gouvernent, qui veulent véhiculer les idées de ce qu'il doit penser et faire. Le combat d'un jeune paumé, ne se reconnaissant que dans la décadence et cherchant à tout prix à s'évader de sa triste vie. Il croisera sur son chemin une fille dont il tombera amoureux. Mais est-elle réellement là pour le sauver ou va t-elle encore plus l'enfoncer ? suivez l'histoire de celui qui se surnomme le "Jesus Of Suburbia" pour le savoir...
D'accord, d'accord. Vu comme ça, on s'attend au pire et ce n'est franchement pas sexy comme synopsis pour un concept album. Mais impossible de ne pas voir derrière ce qui semble une mise en scène musicale d'une crise d'ado une véritable critique fondée et argumentée de la société américaine et de la présidence Bush. Ce qui surprend le plus en fin de compte est que ce soit Green Day qui soit derrière cet album, les trois sales gosses nous ayant plutôt habitué à des chansons pipi-caca ou sur les filles d'un soir. L'album de l'âge adulte ? pas vraiment, mais clairement un chef d’œuvre tout court.
American Idiot est à la fois un retour aux sources et une évolution pour le groupe. Retour aux sources par le principe des chansons rapides et à deux accords, évolution pour le concept même de l'album et les risques pris pour la composition. Dès le départ avec American Idiot, on est heureux de retrouver le Green Day époque Nimrod : un accord tout bête, un refrain ultra efficace et cette voix inimitable, le tout avec des paroles engagées. Direct l'une des meilleures chansons écrite par le groupe. Le tout est vite expédié pour enchaîner avec le point d'orgue de l'album : Jesus Of Suburbia. Une chanson de 9 minutes, découpées en plusieurs actes qui se suivent naturellement. Exercice on ne peut plus casse gueule mais que le groupe passe les doigts dans le pif, tout ça grâce à un song writing sans fautes : des riffs simples, entraînants mais qui ne font jamais chuter le rythme. Bluffant.
L'évolution la plus flagrante au niveau de la composition est celle des balades, grosse nouveauté que nous propose le groupe. Tempo plus lent, chant plus posé et LA mélodie qui fait mouche, on retrouve toujours la pâte Green Day avec cet aspect faussement simpliste. Du pur pop/punk auquel on a ajouté un peu de pop, mais pas trop. Et au cas où on aurait peur de les perdre, le trio sait nous rappeler qu'ils savent aussi nous balancer des pures bombes purement punk, comme ce St. Jimmy à 100 à l'heure ou She's A Rebel qui semble tout droit venir d'une face B de Dookie. Deuxième temps fort de l'album : Homecoming qui reprend la structure de Jesus Of Suburbia avec enchaînement de plusieurs chansons. Ca marche toujours aussi bien et on se laisse vite entraîner, toujours grâce à ce song writing tellement simple mais diaboliquement accrocheur.
La vraie grosse performance de Green Day avec ce American Idiot est d'avoir su créer un album aussi complet avec leur musique pourtant très "basique". Ils font toujours du pop/punk et on imaginait mal ce style se marier avec l'idée d'un opéra rock/concept album. Et pourtant ça marche. La simplicité des compositions fait mouche et permet d'encore mieux distinguer et mettre en avant les passages plus travaillés, comme les ballades absolument sublimes. Cohérent du début à la fin, American Idiot est bien à placer au panthéon des albums de pop/punk, n'en déplaise au puristes.
Pour les fans de : The Offspring ; Descendents ; le catalogue Epitaph printemps-été 1994
A écouter : sans préjugés
jeudi 7 juillet 2011
Dans le fion Ledermann
Il est de ces évènements qui font que l'on sait que l'on devient un homme, un adulte. Grand pouvoir, grandes responsabilités, carte bleue et achat sans sa moman de ses slips... ce genre de détails qui font que l'on est enfin un grand garçon. Avoir son propre cahier Panini sur les chevaux en fait partie... je suis un homme, enfin !
Live Report : 06/07/11 @ Caen

Lieu : Bar Laplace
Groupes : Birds In Row (FR) ; Goodtime Boys (UK) ; Dangers (USA)
Ville de Caen... première fois que j'y vais dans le cadre d'un concert et c'est plutôt étonnant d'avoir attendu autant de temps vu la qualité de la scène hardcore/screamo locale. Un jour promis je ferai mon pèlerinage en voyant la crème des groupes de cette ville. Mais pour le moment, on va surtout profiter de l'occasion pour voir Dangers qui commence à bien se faire connaître dans le milieu. La soirée prend place dans un tout petit bar/brasserie, avec groupes jouant juste à côté des billards et baby-foot. Autant dire que niveau proximité, c'est le top et que ça fait bien plaisir. C'est un peu l'apocalypse dans ton PMU local en gros.
Birds In Row arrive en premier. ENFIN je peux les voir dans de bonnes conditions et profiter de leur set ! beaucoup plus accentué screamo qu'avant, le groupe alterne facilement phases d'ambiance bien lourde avec des phases beaucoup plus directe, le tout en installant une ambiance assez sombre qui impose et qui nous enveloppe. La gueulante du chanteur est toujours aussi excellente et efficace, avec ce côté mélange hardcore/screamo qui rend le groupe inclassable, unique. Le groupe prend aux tripes et alterne dans un bon rythme les compos bien lourde avec des compos purement hardcore, comme pour mieux nous assommer. Une bonne trentaine de minutes pour un set sans fautes et qui prouve tout le bien que l'on peut penser d'eux et espérer les revoir très bientôt.
C'est au tour de Goodtime Boys d'enchaîner. Depuis quelque temps, la scène modern hardcore anglaise nous surprend avec des groupes brouillant les pistes et mélangeant toutes leurs influences pour une musique à part, difficile à caser. Tout comme leurs compatriotes Kasa ou The Long Haul, Goodtime Boys joue un hardcore chaotique, déstructuré et très rentre dedans. Ca joue vite, c'est technique et le chanteur se déchaîne littéralement sur scène. Les gus sont super carrés, c'est net et précis mais c'est presque trop bordélique pour moi. Attention, ce n'est pas confus, mais juste déstructuré à mort dans certains passages qui nous prennent vraiment par surprise. Ca reste excellent mais c'est typiquement le genre de groupe dont je regrette de ne pas connaître les chansons à l'avance pour vraiment en profiter. Fin d'un set un poil trop court mais dont on sort bien remué. Et encore, ce n'est rien avant l'ouragan Dangers.
Dangers s'installe tranquillement et son chanteur nous cause un peu avant de jouer. Ca parle respect de l'autre, des remerciements, un hommage à l'un de leur ami, le tout de façon très sincère. Et dès que la musique part, c'est la folie : s'il parlait avec une voix toute calme, le chanteur gueule à s'en exploser la gorge dès le départ et vit intensément ses chansons comme si sa vie en dépendait. Ca blast, ça joue très vite et c'est ultra viscéral, avec des compos à la limite du fast/core. Entre deux explosions de notre crâne, le chanteur profite pour nous parler un petit peu et expliquer les paroles des chansons. Moment de calme avant la tempête en quelque sorte. C'est vraiment hallucinant de le voir nous parler tout calmement pour ensuite l'observer sauter partout et totalement se déchaîner (c'est assez drôle d'ailleurs d'avoir du le porter pendant un stage dive pour finir en position d'un 69 debout, ce qui est grave la classe vous noterez). On prend une sévère claque dans la tronche niveau violence et il faudra attendre la fin du rappel pour retrouver ses esprits. Mine de rien, Dangers est un monstre sur scène et bien une référence dans son style... hallucinant de violence...
Je l'ai voulu ma claque dans ma gueule, je l'ai eu, et comme un gros maso, j'ai bien aimé et j'en redemande direct. Une bien bonne soirée qu'avec des bons groupes, ça fait toujours plaisir et comme d'habitude on remercie l'asso' d'avoir organisé tout ça. Et oui, il faudra bien y retourner à Caen pour voir des grosses soirées screamo... j'en fais déjà des rêves indécents, miam.
mercredi 6 juillet 2011
The Witcher 2 aka le RPG m'a tué

Bien trop souvent, quand on nous présente la période du Moyen-Âge, on parle de chevaliers, de rois ou encore de pauvre pitis paysans moustachus se faisant fouetter par leur patron local pour donner à bouffer à cette grosse reine pas belle qui squatte le château de la city. On parle également de violence, de maladies trau dégueulasses qui déciment des populations et de la guerre. De la bonne grosse guerre, avec des épées bien énormes, des flèches par trouzemilliards et des champs de batailles avec assez de bidoche pour nourrir l'herbe pendant des décennies. Une époque sale, violente. Pas étonnant que l'héroïc-fantasy se soit inspiré de cette période pour y introduire (ce n'est pas sale) ses elfes, orcs, Jeanne Moreau et autres monstres laids qui font peur aux n'enfants et plaisir aux ados qui s'adonnent à des activités étranges sur certains Meuporg évoquant cet univers ("olol t'as vu les nichons de l'elfe ? asv biotch ?"). Mais, étonnamment, on n'a jamais réellement montré le côté crade de cette époque de l'histoire de l'Homme, cet aspect qui répugne, interpelle et nous fait dire que, purée, on n'est pas si mal avec notre présent tout pourri.
(vous pouvez vous spécialiser dans l'épée, l'alchimie ou la magie grâce à ce superbe arbre de compétence très joli que vous pourrez même imprimer sur votre frigo pour le présenter à vos parents, fier que vous êtes)Car autant dire que le Moyen-Âge ça envoie du bouzin niveau dégueulasse et barbarie, renvoyant l'homme moyen à l'état d'animal le plus primitif possible. Viols, sexe explicite, racisme, des combats encore plus violents que ce que vous pouvez imaginer, pas de Granola... non, vraiment, une sale époque. Et très peu d’œuvres montrent ce côté vraiment extrême, réaliste et sale, en un mot : adulte. Coup de bol, les polonais de CDProjekt nous ont fait rêver en 2007 avec The Witcher, action-RPG prenant place dans l'univers des livres d'un auteur lui aussi amateur de Vodka, Andrzej Sapkowski. Un univers médiéval donc, avec sa part de fantasy avec des elfes, nains, de la magie, du cuir... mais qui détonne par son aspect vraiment réaliste et adulte. A vous les joies de voyager dans ce fameux monde médiéval dégueulasse et crade et très immersif qui pousse le joueur dans ses retranchements quand il doit prendre des décisions sur l'instant présent (difficile de rester passif devant le lynchage d'un nain ayant osé payé une pute humaine). Mais comme vous avez tous bon goût, vous connaissez déjà ce jeu et vous savez à quel point il défonce des X-Wings par escadrons entiers.

The Witcher 2 est sorti depuis bientôt deux mois et j'ai enfin pu le terminer. Et que dire, que dire... jeu de rôle de l'année ? probablement, je vois mal un autre jeu lui arriver à la cheville (mis à part le nouveau Elder Scroll mais on ne joue pas dans la même cour là). Que ce soit au niveau des graphismes, du scénario, de l'univers ou de l'aventure vécue, The Witcher 2 enterre les doigts dans le pif toute la concurrence. Mais ça, vous l'aviez sûrement déjà deviné, vu le buzz autour du jeu. Essayons quand même de voir pourquoi The Witcher 2 est à ce point aussi énorme.

Le scénario est la suite directe du premier épisode (avec possibilité de reprendre ses anciennes sauvegardes pour influer sur le déroulement de l'histoire) et vous met toujours dans la peau du tout beau tout propre Geralt De Riv, un Witcher, c'est à dire un humain ayant subi des modifications génétiques pour devenir plus fort dans tous les domaines (je dis bien dans "tous les domaines", hein) et servir le plus offrant. Un mercenaire en plus classe quoi. Vous êtes lâché dans ce fameux univers non manichéen où, premier gros pépin, vous êtes accusé du meurtre d'un roi. C'est très salaud et c'est donc à vous d'essayer de prouver votre innocence en partant à la recherche du véritable meurtrier. S'en suit une quête bien longue (environ une trentaine d'heure en allant vite) où se mêle politique, régicides, magie occulte et des bordels. Car ouais, comme dans le premier, vous pourrez toujours aller vous faire plaisir dans le bordel local, mais ça, c'est une autre histoire... je vous laisse le plaisir de la découverte de l'histoire, qui a comme principal atout d'être non linéaire : selon vos choix, les évènements changeront. C'est plutôt bien foutu, car pour avoir fait le jeu en même temps qu'un pote, on s'est rendu compte que l'on avait pas du tout vécu la même histoire... un potentiel de rejouabilité bienvenue et loin d'être ennuyant. Pourquoi ? parce que The Witcher 2 est passionnant.

Comme tout les grands jeux, The Witcher 2 nous emprisonne et il est bien difficile de lui échapper une fois qu'on a lancé une partie. Le rythme soutenu, l'enchaînement de scènes d'anthologies, des situations qui se renouvèlent sans cesse, l'envie de toujours en découvrir plus sur l'univers... tout est fait pour que l'on ne décroche pas de l'écran. Visuellement, le jeu est la tuerie annoncée. Les décors sont superbes, chaque personnage est unique, l'architecture des différentes villes est superbe et les effets spéciaux flattent la rétine. C'est simple, il s'agit de la nouvelle référence en terme de graphisme (prévoyez un PC bien costaud pour le faire tourner au maximum). Tout ce travail graphique titanesque au service d'un level design parfaitement maîtrisé pour encore plus immerger le joueur. La bande-son est magnifique et les doublages sont très corrects (surtout en VO), tout va donc pour le mieux.

Au niveau de la technique et de la forme, CDProjekt a fait un sans faute. Heureusement, ils ont fait de même pour le fond. Action-RPG oblige, vous déplacez votre personnage au clavier et cliquez sur la souris pour balancer les attaques. Oubliez le système de combat du premier épisode, ici on vous demande de parer, d'esquiver et d'alterner coups rapides/forts, bombes et sorts magiques. Boire des potions avant un combat est toujours fortement recommandé, tout comme améliorer ses armes et armures. Beaucoup plus nerveux qu'avant, le système de combat souffre malheureusement d'un problème de ciblage des ennemis pas du tout au point. On s'y fait, certes, mais après un bout de temps non négligeable. Les combats contre les boss sont passionnants, quoique bien hardcore si vous avez décidé de jouer en difficile. Tiens, parlons-en de la difficulté : n'ayez pas peur si vous en chiez comme un malade au tout début du jeu, c'est normal. Le prologue est très mal équilibré et ne représente pas du tout le potentiel réel du jeu. Et si vous recherchez du challenge, le mode difficile est déjà bien ardu et vous obligera a bien réfléchir et être tactique dans vos combats. Je ne parle même pas du mode de difficulté maximum, un véritable cauchemar... en tout cas, chacun y trouvera son compte, ce qui est le principal.
The Witcher 2 est un très grand jeu, un très grand RPG. Prenant, haletant, magnifique et offrant aux joueurs un univers réellement adulte. Il serait criminel de passer à côté. Pour le coup, n'hésitez pas à l'acheter sur le site des dév', vous aurez le droit à des tonnes de bonus et à une version sans DRM alacon. Et, c'est à signaler, la version de base vendue en magasin est en fait une édition deluxe vendue au prix d'une édition normale et remplie de goodies en tout genre. Faites vous plaisir, c'est de plus en plus rare des jeux de ce niveau de nos jours et qui ne prennent pas le joueur pour un abruti...
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