dimanche 31 mars 2013

Live Report : 30/03/13 @ Rouen

Lieu : Emporium Galorium
Groupes : The Hectic Dull Sound (FR) ; Inside The Tourbus (FR) ; Morojgovany's Dynasty (FR) ; Bute (FR)

Magie de l'Internet et du journalisme amateur total, vous aurez ce soir le droit non pas à UN live report mais bien DEUX live report mes petits loups. Grâce à mon envoyé spécial d'ordre familial de nom de code "moman que j'aime très fort", vous aurez droit à des retours exclusifs sur le concert "SLC : Salut Les Copains !" au Zenith de Rouen au même moment que sont fils s'en va écouter de la musique qui fait couler du sang des n'oreilles. Donc la rédaction entière (ma petite personne et ses gros doigts) met tout en place pour que vous puissiez vivre comme si vous y étiez ces deux évènements majeurs de la musique.

C'est un peu en retard que j'arrive pour le set de The Hectic Dull Sound, surtout que j'y vais un peu en traînant les pieds vu que d'après ce que j'ai pu lire c'est du "post-rock instrumental", le style que j'ai déjà vu trouzemilliards de fois et qui commence de plus en plus à me saouler. Mais j'avais putain de tort, étant donné que je me retrouve face à un groupe qui s'est rappelé que le post-rock pouvait être entraînant et rythmé tout en posant des ambiances planantes comme il faut. C'est donc tout en remuant la tête que l'on se sent emporté par des compos qui marcheraient parfaitement dans un groupe de screamo de haut niveau (je parle même de comparaison avec Envy, c'est dire la qualité), ce qui me met quand même pas mal sur le cul. Seul bémol purement personnel : pas de chant alors que cela s'y prête parfaitement. Et je pense sincèrement que si le groupe arrive à trouver le bon chanteur, il pourrait faire très mal... grosse surprise qui me rappelle qu'il y a toujours à découvrir, même dans des styles que je pensais perdus.

Contrairement à ce que je croyais, SLC n'est pas une soirée style "Age tendre et Tête de bois" où tout plein d'artistes qui ont connu le succès le temps d'un 78 tour viennent chanter leur unique tube devant un public chauffé à bloc attendant avec impatience le passage de Jean Luc Lahaye et de son pantalon moulant (sexy bitch). Na na na. SLC : Salut Les Copains ! est une comédie musicale narrant l'histoire de jeunes rebelz à l'époque des années 60 et du début des Yé-Yé. Note de mon envoyé sur place : c'était super.

Que dire de plus que ce que je n'ai pas déjà dit sur Inside The Tourbus ? pas grand chose, si ce n'est mon amour éternel pour ces tarés du hardcore à tendance débile mais techniquement de haut niveau. Et pourtant, ce soir, chamboulement et bouleversement majeur : ce n'est pas le même chanteur. Quewa ? l'âme entière du groupe s'en est allé ? meuuuh na, juste le temps de deux concerts le groupe à son "chanteur intérimaire" qui a la lourde tâche de remplacer l'homme mystérieux et aux paroles et spoken words d'autres dimensions de d'habitude. L'intérimaire s'en sort haut la main avec un style de chant pas forcément très différent, très grave (un petit côté Oi! assez marrant pour le coup) et la recette reste la même : ça blast et ça joue à toute vitesse, ça enchaîne les refrains stupides mais efficaces et les pogos et slam s'enchaînent en même temps que les sing-along. Ca reste toujours ultra bandant en live et vraiment fun tout en étant complet techniquement (les solos de gros bâtard sont toujours là), je reste une groupie et vous ordonne d'écouter leur album et d'aller les voir en live. Na mais.


On suit donc l'histoire de ces jeunes gens qui chantent dans une ambiance totalement comédie musicale (comprenez "c'est niant à mort") des classiques de cette époque, avec chorégraphie et tout le truc. Note de mon envoyé : "c'est super".

Morojgovany's Dynsaty (j'ai eu absolument AUCUN soucis pour écrire ce nom sans fautes) arrive ensuite avec son gros math-core/hardcore-chaotique, genre structures complexes et gros bordel ambiant avec un chant purement hardcore qui donne une bonne dose de violence supplémentaire à tout ça. Le style oblige que quand on ne connait pas les chansons on a un peu l'impression de subir leurs compos plus qu'autre chose (même si c'est foutrement bon) et d'assister à un gros bordel en live bien technique (les parties de grattes et de batteries sont plutôt balaises), dans la grande tradition math-core des familles. Un set assez court pour peu de chansons mais une putain d'énergie et un groupe que j'aimerai beaucoup revoir après avoir écouté en boucle leur album (qui d'ailleurs propose une piste qui s'appelle "Spaaaaaaaaaaace !" hommage ultime au meilleur jeu du monde donc meilleur groupe du monde, CQFD). Mention spéciale à la chanson country après le set, bien tripante.

Tiens, ça se révolte et on sent que Mai 68 arrive, les chorégraphies deviennent plus "agressives" et les tubes s'enchaînent, rappelant une époque où malheureusement le hardcore n'existait pas encore histoire de bouger un peu le cul à tout le monde. Note de mon envoyé : "c'était super".

En final on a le droit au groupe WTF du mois : Bute. Duo guitare/chant au mégaphone de crust/power-violence ultra barré qui joue avec une boîte à rythme. 'Fin, boîte à rythme... le lecteur MP3 branché direct sur un ampli en fait et les deux gars qui enchaînent les chansons à toute vitesse. Ca ne ressemble pas forcément à grand chose, ça gueule et ça fait beaucoup de bruit et le chanteur s'éclate à courir partout avec son mégaphone histoire de foutre un beau bordel. C'est très cool à voir, à petite dose cependant, mais comme ce soir je suis un peu en mode grosse fatigue je passe mon tour et ne voit que la moitié du set. Mais si le groupe était passé en plein milieu de la soirée je pense que j'aurai écouté ça sans soucis. Une curiosité à voir pour les fans... en tout cas ça défouraille bien.

Je suis méchant mais apparemment c'était très réussi comme spectacle, avec de la chanson non-stop et que des tubes des chanteurs préférés de vos parents ou grands-parents (il y en a qui me lisent qui sont super jeunes, vous n'imaginez pas). Donc si vous voulez offrir un joli cadeau et ne pas vous retrouver à mater les photos de votre maman avec le visage refait de chanteurs ou chanteuses que vous pensiez déjà décédé. Note de mon envoyé : "c'était super, très bon spectacle, j'espère que tu me note pas là sur ton ordi." Merci à toi, gros bisous.

On brave le froid absolument dingue de fin Mars pour papoter un peu avec les potes et on se rentre gentiment, les albums des groupes de la soirée sous le bras (hé, c'est à prix libre, on peut se faire plaisir quand même). Bonne soirée, bonne ambiance et des groupes plutôt bon... ouais, très sympa, j'en reprendrai une dizaine d'autres avec plaisir, merci.

samedi 30 mars 2013

Liens du week-end

Alboum split de l'amour du ponk/rock du week-end : Teenage Wasteland - Daily Mind Distortion : à noter que ce split contient parmi les meilleurs compos des deux groupes, donc aucune excuse pour ne pas foncer dessus

Jeu de foufou du week-end : 24 killers : un Qui est-ce fichtre de diantre ? avec des monstres en anglais

Groupe ultra connu du coup du week-end : Killswitch Engage : bon là je mets leur dernier album parce qu'il s'agit d'un retour au source et que c'est l'un des rares groupes de metalcore que j'écoute, donc on remue la tête comme il faut merci

Image spaaaaaaaaaaaaaaaaace du week-end :

Vidéo de l'amour du week-end :



Site de l'amour de la musique de fêlé du week-end : Osu! : on rigole mais il reste le meilleur jeu rythmique sur PC et il est totalement gratuit et rempli plein la gueule de chansons créées par des fans cosplayés qui sont gentils mais qui font très peur quand même

Clip qu'il est bon ce morceau du week-end : Justin(e) - Kronstadt

vendredi 29 mars 2013

Je fais une rechute

Ouais, ouais, d'accord. Ca doit être la troumillième fois que je mets du Joey Cape/Lagwagon sur le blog, mais comme c'est le mien, je fais que ce que je veux (d'abord) et j'y peux rien si en ce moment je m'enfile tout ses albums en boucle (true rebelz). Donc on écoute, oui, ça chante faux, mais merde, c'est juste parfait.





jeudi 28 mars 2013

Petit, pas grand, plein d'énergie et vision faussée


Il y a plusieurs mois, j'ai vécu l'un de mes plus grosses désillusion. Un truc tout con mais qui remet en cause un pan entier de mes souvenirs de dans ma tête. Il y a un peu plus d'un an maintenant j'ai enfin emménagé dans mon petit (voir très coquet) chez moi. Fait amusant : j'habite désormais juste à côté de mon ancienne école primaire. Il s'agit donc de mon nouveau lieu pour aller voter. Election présidentielles de 2012, l'occasion de retourner dans les lieux de mon enfance. Tout plein de souvenirs qui jaillissent : la grande cour de récréation, l'immense préau, le terrain de foot en sable avec le petit coin "sable" tout court entouré de buissons où l'on s'éclatait à courir malgré les épines et ronces, le terrain de basket à l'autre bout de la cour… bref, les meilleurs moments de ma petite enfance. J'arrive sur les lieux et survient le dur retour à la réalité. L'immense cour de récréation ? même pas 100m de long, tout comme le préau. Idem pour le terrain de foot ou les buissons. Tout est ridiculement petit et rigoureusement identique à quand j'y étais il y a maintenant plus de 15 ans. Chienne de souvenirs. D'ailleurs, cet évènement m'a fait penser qu'avec des n'yeux de n'enfants, on voit clairement les choses différemment et on s'imagine tout pleins de choses débiles. Ou alors c'est que moi et je passe un peu pour un gros con du coup… des exemples ? oh bah que oui je vais en donner !

- quand j'étais petit je croyais que les gens qui bossent au péage de l'autoroute habitent dans leur petite cabine (notez que cela peut aussi s'appliquer à la personne chargée des pompes à essence, gardien de parking…)

- quand j'étais pas grand je croyais que l'argent que l'on donnait à la caissière au supermarché était l'argent qu'elle gagnait à la fin de la journée

- quand Dorothée passait à la TV je pensais qu'elle était jeune

- je pensais que mes profs' vivaient dans l'école

- j'étais persuadé que Tintin Au Tibet sur Super Nes était un bon jeu, même si je n'arrivais jamais à terminer le niveau au Tibet avec la carcasse d'avion (traumatisme d'une génération)

- "Alarma" de 666 était la chanson la plus violente possible et "I'm Blue" de Eiffel 65 la meilleure chanson over da world

- j'étais le gosse le plus riche du monde avec ma tirelire remplie de billets de Monopoly… et non, 50 centimes ne valent pas 50 Francs

- j'étais persuadé qu'il n'existait pas de Street Fighter 1

- quand j'étais haut comme trois pommes OGM je pensais que les traces de fumée d'avions dans le ciel étaient des OVNI

- je pensais que le futur était dans les Laser-Disc (pour les plus jeunes, c'était l'ancêtre des DVD en format Frisbee), tout comme je bavais devant le jeu de tennis sur CD-I qui tournait chez Darty (car oui à l'époque tu pouvais jouer et acheter tes consoles et jeux chez Darty)… ah que j'étais con quand même…

- et à l'époque je pensais que jamais on ne ferait mieux que Starwing en jeu 3D... et oui, le temps passe si vite...


mercredi 27 mars 2013

Raaaah lovely du pixel (part 1)

Petit intermède entre les articles avec quelques screenshots encore tout chaud du fabuleux Bioshock Infinite. Je n'en suis qu'à trois petites heures de jeu au moment où j'écris mais je suis totalement sous le charme. En attendant une petite review dans les jours qui viennent je ne peux que vous conseiller de foncer comme de gros tarés dessus.








mardi 26 mars 2013

I make the sounds that you can't understand

"To hear something new is hard
And painful for the ear.
We hear the music
Of forigners badly."

I make the sounds that you can't understand
Thus spake me.
My fingers, my voice slide into every orifice.
My fingers, my voice.
This is my critique !
This is my subversion !
This is my revolution !
I make the sounds that you can't understand.

You (I) spake me
You (I) own these words.
This is friendship.
That's what friends are for
I am Nieztche !
Thus spake me
I am Nieztche
1886 was a very good year
And you know this to be true.
Thus spake me.


Orchid - I Am Nietzche

lundi 25 mars 2013

La vidéod du Lundi



Vi, d'accord, tout le monde l'a déjà vu, mais ça n'empêche pas que ce soit bien coolos comme il faut.

samedi 23 mars 2013

Liens du week-end

Alboum où ça gueule très bien du week-end : Empire - Shedding Skin : n'hardcore sombre et viscéral, modern aussi si tu veux à tout prix y coller l'étiquette jeune fou

Jeu tout chelou et arty du week-end : Within : on va n'à gauche, n'à droite, on n'ouvre des portes, le tout sous une atmosphère assez... bizarre

Groupe tout coolos du week-end : Different People : ponk mélo/rock'n roll tout cool, tout sympa, à écouter pour les fans

Image photooooooooooo du week-end :


Vidéo de l'amour du nettoyage du week-end :



Site si quelqu'un peut m'expliquer du week-end : I Love You Like A Fat Lady Loves Apple : alors là, pfiouuuuuuuuuuuuu, chelou

Clip enfin le retour bourdayl du week-end : Kvelertak - Manelyst


vendredi 22 mars 2013

Napalm Death - Smear Campaign (2006)

Napalm Death... difficile de faire plus mythique dans le monde du grindcore. Depuis plus de 30 ans, ce monstre britannique peut se vanter d'avoir eu une influence plus que majeur autant dans la scène hardcore que purement metal et continue encore à tout défoncer sur son passage. Malgré le fait que le line-up actuel ne contient plus aucun membre d'origine (et je peux vous assurer que c'est un bordel sans nom que de se retrouver dans l'arbre généalogique du groupe) et que leur son s'est progressivement dirigé vers le death-metal (tout en restant bien grindcore, pas de panique), rien à faire. Napalm Death est un mythe vivant, un groupe au dessus de tellement d'autres. Mais alors pourquoi chroniquer Smear Campaign, leur 13e album, plutôt que d'autres qui ont tellement eu d'impact à leur époque ? pourquoi ne pas parler de Scum ? From Enslavement To Obliteration ? Utopia Banished ? parce que Smear Campaign est l'album avec lequel j'ai réellement découvert le groupe (oui, je sais, très en retard, mais que voulez vous, j'étais lycéen et insouciant), j'ai donc un rapport plutôt affectif avec lui (même s'il mord violemment) et qu'il reste encore aujourd'hui l'un des meilleurs jamais fait par le groupe depuis son passage en mode "death-grind metal". Oui, ce sont des étiquettes à la con, merci de ne pas y prêter plus d'attention que ça.

De toute façon, Napalm Death est une machine, une arme contre tout ce qu'elle combat. Autant musicalement avec ces passages de blast insensés, des riffs de metal qui t'arrachent la tronche dès la première écoute (et cette basse...) et ce combo voix grave purement grindcore du chanteur/cris aigus purement death-metal qui n'a plus à prouver son efficacité depuis le temps, qu'au niveau des paroles, toujours engagées, pleine de haine face aux injustices et tares de notre société pourrie (tout y passe, du capitalisme aux guerres, rien n'échappe au groupe). Pire (ou mieux) : j'ai l'impression que plus le temps passe et plus le groupe se veut extrême et carnassier. Ne vous étonnez donc pas à subir littéralement l'entrée en matière "Sink Fast, Let Go" de Smear Campaign, parfaite illustration de ce que sera tout l'album : de la violence, de l'efficacité et ce truc en plus que Napalm Death peut se targuer d'avoir. Tu veux du riff bien dégueu avec du blast de temps en temps ? hop, "Puritanical Punishment Beating" est là, avec l'éponyme "Smear Campaign" tout en ambiance glauque. Du blast à l'ancienne ? "In Defense" ou "Rabid Wolves (For Christ)". L'association parfaite des deux ? "Call That An Option ?", "Shattered Existence"... bref, toutes les 17 pistes (plus une intro') sont des tueries en puissance, impossible de trouver quelque chose à redire.

Mais l'aspect qui fait de Napalm Death un groupe toujours aussi respecté est son attachement à la scène hardcore. Car le groupe n'oublie jamais ses racines : tout dans l'approche de leur musique, si ce n'est bien entendu leur côté death-metal actuel, est une conséquence d'avoir grandi (et fait grandir) la scène punk et hardcore, encore naissantes aux début du groupe. Ca paraît difficile à croire ? alors lisez les paroles, allez voir le groupe en live, écoutez ce que le chanteur a à nous dire, devinez pourquoi le groupe se veut ultra sobre sur scène en évitant tout effets scéniques inutiles... et vous comprendrez pourquoi Napalm Death est aussi mythique. Smear Campaign est presque une excuse pour moi pour parler d'eux mais c'est une putain d'excuse, pas n'importe laquelle, celle que tu es fière de sortir et de décortiquer comme il se doit après des écoutes en boucle toujours plus nombreuses. Smear Campaign est un excellent album, un très bon Napalm Death qui a tout à fait sa place dans leur très grosse discographie.

A écouter : oh bah oui, hein, tant qu'à faire, na mais je vous jure hein...
Pour les fans de : Nasum, Terrorizer, Dying Fetus, Brutal Truth, Rotten Sound...





jeudi 21 mars 2013

Hotline dégueulasse

Il est là, en face de moi. Ma lame dégoulinante du sang de ses sbires, dont les rares millimètres de surface encore propre reflète son regard de gros enfoiré. Tous des enfoirés de toute façon, aucun remords… juste cette voix qui m'a parlé au téléphone qui me demande de tuer. Pas de questions, j'enfile un masque d'animal et je m'exécute. J'exécute. Tous des enfoirés… qui ont tué ou maltraités des innocents, dans cette situation où tout se barre en sucette. Oh non, je ne suis pas un de ces connards de vengeurs masqués… ou alors je l'ignore…

Hotline Miami. Boum. Coup de pied direct dans les burnes de la "scène indie" comme on l'appelle dans les milieux branchés à deux balles. Même si je suis le premier à trouver que cette "scène" se branle parfois un peu trop sur elle-même avec un statut "indépendant" qui parfois arrange bien pour pondre des "jeux" qui se veulent intellectuels et touche-pipi, il faut admettre qu'elle permet à ceux qui le veulent de sortir des bijoux de gameplay au ton immoral, à la limite du supportable et définitivement mature. Vous savez, ce genre de jeux qu'un éditeur ne sort qu'une fois dans sa vie, sorte de crise d'adolescent se laissant aller à donner carte blanche à un développeur pour sortir leur titre le plus gore/amoral/hardcore de leur carrière (aka Madworld, l'un des meilleurs jeux jamais fait). Sauf que là, comme je l'ai dit, on parle d'indépendants, des vrais. Un studio avec deux gars (deux timbrés au passage) dedans dont les seuls intervenants extérieurs ont oeuvré pour la musique. Deux gars qui savent qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent, libérés de toute contraintes. Deux gars bourrés de talent définitivement tant Hotline Miami se prête bien au statut de jeu déjà culte.


Une histoire anxiogène. L'histoire d'un type qui se réveille dans sa baraque et retrouve nez à nez avec des gens, chacun ayant un masque d'animal sur le visage assis en cercle. On lui débite un flot de textes mystérieux. Tout est bizarre… il se réveille une nouvelle fois. Ce n'était qu'un cauchemar. Le téléphone sonne, on lui donne une adresse, une cible à tuer. On bute tous les gardes qui se mettent au travers de notre chemin et on va enfin tuer ce salopard. Après ça le personnage retire son masque vomit et à la limite de tomber dans les pommes… ce n'est que le début d'une histoire complètement barrée, où la folie se mêle au réel sans qu'on ne sache vraiment ce qui se passe en fin de compte, donnant cette impression de s'être enfilé une dose excessive de LSD à notre insu.


Tout se joue en vue de dessus, dans une 2D bien pixélisée. On contrôle notre personnage avec le combo clavier/souris. Clic gauche pour l'attaque, clic droit pour prendre/jeter une arme, barre d'espace pour choper un gars ou un objet. La souris permet de viser et d'orienter le regard du personnage (imaginez tous les jeux en vue de dessus du même style comme Alien Breed, Shadowground…) . Simple, rapide, efficace. Problème : si notre personnage est rapide et agile, c'est également le cas de nos adversaires. En plus, en jeu bien old-school qu'il est, pas de barre vie : un coup, paf, on est mort. Mais la mort n'est pas vraiment un soucis vu que les niveaux sont courts (à chaque fois on se trouve dans un bâtiment) et que l'on respawn au début de façon immédiate. On a ainsi le sentiment de faire du die & retry à la Super Meat Boy, donnant un côté presque épileptique aux parties et un punch hallucinant. Chaque niveau s'arpente ainsi comme un mini-puzzle faisant autant appel aux réflexes et au skill pur qu'à l'audace, à la prise de risque des premiers essais jusqu'à découvrir la faille dans la ronde des gardes et quels endroits se faufiler pour éviter les rafales de mitrailleuse ou de fusils à pompes mortelles. Et on s'étonne des combos qu'on enchaîne : on fait tomber un garde, on le termine au sol, on prend son arme, on la jette sur un garde qui arrive un peu plus loin, on chope sa mitrailleuse et on bute 2 autres gardes avant qu'ils ne comprennent ce qu'il se passe. Le compteur de score prend d'ailleurs en compte tout cela et permet l'enchaînement de combos histoire de faire péter le high-score. Vous voulez voir tout ça en image ? oki, c'est parti !



Ah, oui, c'est speed, hardcore et tout et ça peut paraître un peu confus quand on en connaît pas. Et oui, oh que oui, même si vous aviez déjà pu le voir sur les images illustrant l'articles, on est dans l'ultra violence. Du sang de partout, des organes qui volent et salissent le sol, des membres qui explosent… chaque coups est représenté graphiquement et on a super mal pour ceux qui se les prennent. C'est délicieusement immoral et graphique : on assomme un gars d'un coup de poing, on le chope au sol pour le terminer à coup de batte de base-ball pour voir son crâne éclater, on décapite à tout va avec un sabre ou une machette, les viscères sortent après un bon gros tir de fusil à pompe… c'est clairement pour un public très averti et le côté pixelisé renforce cette violence qui aurait perdu de son "charme" en 3D. Et puis rien que la thématique générale du jeu est subversif, alors bon… c'est pas comme si l'on était pas prévenu dès le menu principal, totalement psyché.


Avec ses graphismes de bon goût (quoique parfois ça fait très cheap, surtout pour les décors, mais tout est fait pour que ce soit lisible), son côté speed et hardcore assumé, un système de scoring qui pousse à tester tout plein d'approches, notamment grâce à un masque d'animal à choisir en début de partie chacun ayant ses propres particularités (départ avec un flingue, ne se fait pas attaquer par les chiens…) ou des versions "puzzle" des niveaux (au nombre de 19 en tout, même si certains ne le sont pas vraiment… je vous laisse le découvrir), Hotline Miami a tout du trip sous acide pour adulte parfait. Même s'il est ultra court (3-4h pour finir l'histoire) et propose un challenge plutôt relevé par moment (pro tip : n'hésitez pas à abuser de la touche Shift pour regarder "au loin" et armez vous de patience, il est normal de galérer à certains moments), sa violence étrangement fascinante, son côté sans concessions et sa B.O. absolument énorme, il fait partie des bonnes surprises de 2012, avec cette impression de se retrouver dans les moments d'ultra-violence du film Drive (surtout grâce à la musique il faut l'avouer). Après, ne venez pas me demander une explication sur le scénario, j'en serai bien incapable de vous en donner une. A vous de vous faire votre propre opinion. Spoil : ça surdéchire.

mercredi 20 mars 2013

Street Fighter II : The Animated Movie (1994)

Non mais laissez-moi vous expliquer… tout est une question de contexte. En ce moment je suis en pleine période VS fighting et je m'enfile un nombre indécents de jeux de combats. Et parmi eux se trouve le fameux Hyper Street Fighter II sur PS2. Outre des qualités qui lui sont propres (mis à part un titre toujours plus ridicule), le jeu a le mérite de proposer en bonus le film d'animation Street Fighter II : The Animated Movie. Quand je l'avais acheté il y a plusieurs années déjà, j'avais poussé un petit "Cool." venant du plus profond de mon petit coeur avant de complètement m'en foutre et juste jouer au jeu et tapoter comme un taré sur mon stick arcade. Ca, comme je le disais, c'était il y a quelques temps.

(KAMEHAAAAAME... ah merde, oups, pardon)

Retour en 2013. Le film d'animation Street Fighter II : The Animated Movie ressort en Blu-Ray. Je lis quelques articles le concernant et tout cela me donne clairement envie d'enfin me le mater. Alors que je cherche à tout prix un magnétoscope pour visionner la VHS du film chopée à 20 centimes dans une brocante il y a plusieurs années (best day ever), je ressors un peu par hasard le Hyper Street Alpha Ultra Prime Fighter II évoqué plus haut car je suis en pleine période quart de cercles et bandana sur le front. Et c'est là que l'histoire de contexte est importante : alors qu'une version Blu-Ray quasi parfaite (de ce que j'ai pu entendre) est tout juste sortie, je m'en vais me regarder le film en version américaine (la seule version dispo' avec le jeu) avec un doublage atroce, une bande-son rappelant les travers des années 90 (avec même du Korn en guise de musique de fin), de la censure, l'image bonne mais sans plus, le son ultra mal mixé et bas… et trouver ça énorme. C'est qu'il s'agit d'un petit bijou que ce Street Fighter II : The Animated Movie, que j'appellerai désormais Tatane de rue pour faire plus simple.

(probablement LA scène du film, outre la douche bande de coquinous, la chorégraphie du combat est juste excellente)

Fait assez lol : Tatane de rue dispose d'un scénario qui tient à peu près la route. Non parce que l'univers du jeu de Capcom, autant il dispose d'un background fourni (même si à l'époque du film il est encore bien maigre), autant le scénario, on s'en bat complètement les steaks végétariens. Là on nous fait le coup de cyborgs envoyés par M. Bison qui… ah oui, c'est vrai, note importante pour la suite de l'article : je vais garder les noms donnés par le film. Car si vous êtes étranger à la série, vous ne pouvez pas imaginer à quel point c'est un bordel sans nom que le changement des noms des personnages selon les pays (M. Bison est en fait Vega qui lui est en fait Balrog qui lui est M. Bison…). Donc, je disais, M. Bison, le dictateur, qui apparemment est à la tête d'un grand groupe terroriste, envoie des cyborgs un peu partout dans le monde pour analyser les meilleurs combattants et ainsi récolter assez de données pour créer le soldat ultime. Un des cyborg va tomber sur Ryu, grand maître du karaté qui fait péter tous les compteurs. Ainsi commence la traque de Ryu par l'équipe des méchants (Sagat, Vega, Balrog et M. Bison) tandis qu'une équipe de gentils se forme avec Chun-Li et Guile qui vont récolter ensemble des informations et donner ainsi une excuse pour croiser pratiquement tout le casting de Super Street Fighter II.

(analyse d'un combat par l'un des vils cyborg de tonton M. Bison, aka Vega pour les mangeurs de sushis)

Car, et c'est là la grande force de ce film, on va avoir droit à du fan service de qualité. Les joueurs veulent un début épique ? hop, on leur met Ryu contre Sagat combattant la nuit sous la lumière ponctuelle d'un orage. Et vas-y que Fei-Long apparaît, tout comme un combat entre Zangief et Blanka, Honda contre Dalsim, T-Hawk VS Ken… parfois ça arrive comme ça sans véritable explications, parfois ça tombe dans une certaine logique… et là où normalement je crie à la connerie, bizarrement, j'accroche. Car chacun de ces combats fait avancer, ne serait-ce même que d'un poil de nez, l'histoire. Bon certes, elle n'est pas folichonne comme je l'ai écrit, mais ça se laisse suivre. Et puis ce qui nous intéresse vraiment, c'est de voir la bagarre, nomdidiou ! et là on est servi. C'est qu'il a aussi un gros atout ce film : sa réalisation de haute volée. Mais vraiment : character design plus agressif que dans le jeu, des séquences de combats dynamiques au possible, un côté mature assumé et donnant un aspect violent plutôt inattendu… tout est fait pour accrocher le spectateur. Car niveau scènes d'anthologie, le film fait fort : le combat du début, Chun-Li contre Vega (alors OUI, d'accord, la scène de douche qui est juste avant aussi, mais il faut savoir que dans ma version cette scène est inexistante car censurée, chienne de vie et tout) avec une patate folle, Ryu et Fei-Long avec une avalanche de coups spéciaux, M. Bison contre plusieurs à la fois… et forcément, le coeur du fan s'emballe.

("C'est souvent dans la gueule !")

Même si Tatane de rue peut sembler au final qu'un gros délire pour faire uniquement plaisir au fan (d'ailleurs c'est le cas, on ne va pas se mentir), il ne faut pas le rabaisser à ça. La qualité générale du film, son respect de l'univers et son côté fan service assumé en font un super défouloir qui n'a pas trop mal vieilli. Surtout si vous le voyez comme moi avec le doublage absolument catastrophique de la version américaine et sa bande sonore atroce, provoquant des fous rires incontrôlables. Je ne peux que vous conseiller ce qui reste encore aujourd'hui la meilleure adaptation d'un jeu vidéo sur grand écran. Bon d'accord la concurrence n'est pas très rude mais il faut le souligner.

Toi aussi jeune internaute profite du doublage tout pourri que je me suis coltiné et rigolons un bon coup :

mardi 19 mars 2013

I see the freedom at the end of the road

There's a rebellion on ice
And you'll pay the price
As your freedom fades away.
Dishonesty is high,
So won't you even try
To stand up for your rights and say.
 

We don't want your laws.
So take 'em back right now.
They're bullshit anyhow.
It's time we had our say.
The injustice cannot stay.
They stabbed us in the back.
 

And you can feel it bleeding if your heart's beating now.

So let us hear your voice.
They said we have a choice.
But I don't believe
They really meant it so.
We're gonna call their bluff
'Cause we have had enough.
Take the power back.
The foundation's gonna crack.

I see the freedom at the end of the road.
I've heard so many lies and I've taken the blows.
Give it to me. Take it from me. Nobody knows.
Sick of being used and I'm gonna explode.
Total destruction all over the place.
There is so much hate it's a fuckin' disgrace.
Everyone is blind; can't see through the lies.
But they aren't even looking at the wolves in disguise.

So will you hear the call
Or let the judgements fall.
This is it so wake up let's go
And track the liars down
And then remove their crowns
And lash 'em with the binds they hold.

So let's hear your voice
Or we won't have a choice.
Haven't we had enough today?
Rebellion's on ice
But we'll pay the price.
Don't let our freedoms fade away.


Pennywise - Let Us Hear Your Voice



dimanche 17 mars 2013

Live Report : 15/03/13 @ Rouen

Lieu : Emporium Galorium
Groupes : This Is Pure Violence (FR) ; Genital Jiggling (FR) ; Papier Tigre (FR)

Une semaine après, retour à l'Empo' pour une autre soirée concert, cette fois sous le signe de l'éclecte.. éclekti... plusieurs genres musicaux cohabitant ensemble dans le but ultime, fort, puissant et universel : nous faire écouter du bon son. En voilà une bonne idée tiens. Donc on ramène son corps tout juste nourri et tonifié par le froid, on fait les bisous à tous les potos et pototes, on est content que le concert commence un peu en retard vu qu'on est en retard et on se place tous devant le premier groupe. D'ailleurs on est pas mal à avoir cette idée vu que la salle est déjà pleine.

Alors là je me sens un peu beaucoup trompé sur la marchandise : This Is Pure Violence est un groupe d'indie/emo-rock/pop, bref un truc où je ne suis même pas sur qu'il y ait une disto' ni une double pédale. Passé ce choc émotionnel (environ 3,42 secondes) je me mets à écouter cette douce musique, avec pas mal de relents émo je trouve (dans le bon sens du terme, hein, pas les gars avec des mèches de 10m et du cuir). Les chansons sont plutôt courtes, ça joue tranquillement et on se laisse planer. Bon ça, c'est la réaction des gens qui accrochent, parce que moi je suis parti au bout de quelques chansons, c'est pas vraiment ce que j'écoute. Mais franchement, le groupe se défend, même si la voix mérite d'être plus présente et travaillé. On sent le groupe sans prétentions, avec encore quelques défauts mais ça devrait s'arranger. Je leur souhaite le meilleur en tout cas, car un groupe de ce style ça fait toujours plaisir dans la scène locale.

Vu le nombre de live report et d'articles que j'ai fait sur Genital Jiggling, je peux enfin entamer le début de ma collection d'écrit, dans le droite lignée (et limite plagiat total, je suis un ouf) des livres Martine. Après Genital Jiggling découvre la belgique, le changement de cordes impossible dans le noir digne d'une épreuve de Koh-Lanta, la bouée pneu de la mort en concert, voilà que Genital Jiggling découvre le soucis technique ultra chiant. Et oui, au début du set, pas de basse. On ne sait pas d'où vient le problème, le groupe commence quand même son set mais c'est vrai que ça fait bizarre. Alors que les gouttes de sueur d'énervement/chaleur perlent sur le front de Ben le bassiste de l'extrême capable de jouer en sweet sous 40° de chaleur, le miracle arrive et on lui prête une basse. Tout rentre dans l'ordre et après 3 compos uniquement à la gratte, nos combattants du fast-core peuvent partir à l'assaut du public. D'ailleurs ce soir on est gentil on va encore bouger dans tous les sens, enchaînant les pogos, mini-circle et slam. Ce soir c'est un peu la fête des nouvelles compos et elles font bien mal (oh putain oh putain "Superhero", déjà culte), l'ambiance est là, tout le monde s'éclate et même si le groupe oublie parfois d'être carré on s'en fout, on s'amuse et on passe un putain de bon moment. Après deux rappels (donc environ 1m10 de musique), on est tous foufous, on est en sueur et on fait des gros bisous au groupe.

Et donc vient la grosse tête d'affiche Papier Tigre. Bon, j'avoue, je ne connaissais pas. Quand c'est comme ça je vais voir mon Wikipedia local de la musique (coucou Vincent) et le monsieur me dit que c'est math-rock. Cool cool, ça peut être sympa. En effet, c'est assez spécial, avec une batterie que l'on sent imprévisible, tout comme les grattes et le chant, avec enchaînement passages/calmes et montées purement rock où tout s'emballe mais pas trop. Ca me fait penser à du Alaska Pipeline tiens. Sauf que là c'est beaucoup plus chelou, plus expérimental. Par contre, ça fait plaisir, la salle ne s'est pas vidée de la soirée, tellement pleine que je n'ai vu le groupe que de loin. Bon après, je ne suis pas resté longtemps non plus, c'est le style de musique que j'ai un peu de mal à écouter en live. Après, ça reste ultra carré et réussi dans le style donc je pense que les fans ne m'ont pas attendu pour aller y jeter un œil et une oreille. En tout cas ça a bien plu aux gens sur place.

Se clôture donc cette bonne petite soirée, avec toujours des gros bisous à l'orga' pour programmer des soirées comme ça et un gros big up au public d'être venu aussi nombreux, ça fait toujours plaisir.

samedi 16 mars 2013

Liens du week-end

Alboum tout à l'ancienne du week-end : Mind Crash - Mind Crash : ponk/hardcore rapide à l'ancienne, tout ce qu'il faut pour passer un moment aussi court que bon, miam

Jeu de soccer du week-end : Simple Soccer Championship : simple jeu du ballon au pied championnat, comme son nom l'indique, et pis c'est tout

Groupe au nom déjà culte : Heisenbeards : du très très bon pour un groupe à suivre de près, ne serait-ce que pour son nom et sa volonté d'afficher Breaking Bad un peu partout, chose que tout le monde devrait faire

Image hiiiiiiiii c'est Codyyyyyyy du week-end :

Vidéo je la mets histoire d'encore plus nous saouler du week-end :



Site ça part d'un bon sentiment mais finalement bof bof du week-end : Metal Fail : baaaah on s'attend à de l'épique et tout puis finalement... des photos de concert quoi... à voir par curiosité

Clip retour des papys du week-end : Suicidal Tendencies - Cyco STyle :


jeudi 14 mars 2013

Absolument classe mais un peu fainéant

Testé sur : PC (existe sur consoles)
Config Recommandée : PC plutôt costaud, du sang-froid et un minimum d'envie de jouer uniquement furtif, on n'est pas dans Gears Of War bourdayl !

Ouais, ok, j'ai eu tort. Hitman : Absolution n'a pas cédé aux appels des joueurs consoles et à la facilité. J'ai merdé, jugé trop rapidement le produit avant de l'avoir complètement consommé, usé et retourné (ce n'est pas sale). Après, malheureusement, je ne peux pas dire que j'ai été complètement séduit. Alors que je m'attendais à gueuler toutes les 5 minutes sur une simplification du gameplay finalement inexistante, je me rends compte que c'est la structure même du jeu qui me chagrine, moi, gros fan de la franchise. Donc hop, hop, un petit résumé du pourquoi Hitman : Absolution c'est très bien mais pas foufou non plus.

(un jeu où il faut TUER, TUER, TUER !!!1)

Grosse folie de la part des développeurs : proposer un scénario. Oui oui, un vrai, pas simplement une vague toile de fond dont on se foutait complètement dans les autres épisodes. D'ailleurs ce n'était pas vraiment un mal vu que ce qui nous intéressait c'était les missions en elle-même et non la raison pour laquelle on nous emmène aux quatre coins de la Terre zigouiller en mode tueur à gage. Ici, on apprend que 47 doit tuer Diana, son unique contact avec l'agence (si vous ne connaissez pas la série, déjà honte à vous, sachez qu'il s'agit d'une grosse structure qui crée, littéralement, des tueurs avec des clones histoire de créer le tueur parfait). Il accepte le contrat, s'exécute et se retrouve à embarquer la fille de sa cible, qui se trouve être un enfant du programme de création du tueur parfait, donc tout le monde, dont l'agence, va se mettre à sa poursuite et… bah finalement, ça se laisse suivre. Bon bah plus, hein, car les personnages caricaturaux s'enchaînent et on aurait très bien s'en passer. La véritable présence de ce scénario est là pour justifier un gros changement dans le déroulement des missions : les lieux uniques.

(même si le level-design est souvent décevant, les décors ont grave les classes et fourmillent de détails les rendant très vite attachant)

Comprenez par là que 47 arrête de faire péter les points Miles avec une mission/un pays et que tout va se passer aux USA pour cet épisode. Et, surtout, plusieurs missions s'enchaînent sur un même endroit (une usine, un hôtel, un musée…). Nous avons donc l'équation suivante : une mission = un endroit découpé en plusieurs parties. Et c'est là le principal reproche que j'ai à faire à ce nouveau Hitman. En découpant ses missions, on ne se balade finalement que dans des espaces plus réduits avec un objectif principal à chaque fois. Fini donc (à quelques exceptions près) les grands niveaux aux objectifs multiples, ceux qui faisaient le bonheur du deuxième épisode et de Blood Money. On enchaîne de petites portions, on remplie un objectif et active ainsi un check-point pour la suite. Par contre, pas de changement aux niveaux des possibilités : un niveau peut être fait de tout plein de manières et il existe quantité de passages alternatifs, objets et autres pièges, costumes à trouver, découvrir et utiliser. Et là pour le coup cet épisode fait très fort tant certaines missions peuvent se réaliser de plein de manières… mais pas toutes…

(alors comme d'hab' on ca-cache les co-corps dans des boî-boîtes)

Car pour faire avancer l'histoire il y a aussi des missions plus "linéaire", où la mise en scène est spectaculaire : celle où 47 s'enfuie alors qu'il est attaqué par un hélicoptère faisant tout voler en éclat dans le bâtiment où il se trouve, ça fait son effet. Sauf que dans ces moments là, on se contente d'aller d'un abris à un autre tout en suivant le script… qu'on se rassure, cela ne représente que 2-3 petits instants du jeu, pas de quoi hurler comme j'aurai pu le penser au meurtre (olol) de la franchise. Mais ce qui me chagrine le plus en fait c'est la qualité des missions. Autant certaines sont vraiment géniales (celle de Chinatown, liquider un gang de jeunes blousons noirs…) avec toutes les possibilités offertes, autant d'autres se résument à faire caca derrières des murs en regardant les rondes des gardes et passer durant les quelques secondes où ils sont absents. Ouais, pas très passionnant…

(le fameux système d'instinct que les gens de bon goût utiliseront rarement, tout en ayant viré les aides alacon)

Donc plutôt que de cracher sur "l'instinct" de 47 (qui lui permet de se camoufler un court instant en se curant le nez,  de voir le tracé des rondes des gardes, tirer sur plusieurs cibles à la fois comme dans le dernier Splinter Cell et autres trucs un peu concon si on retire le fait de se camoufler temporairement) comme je m'y attendais, j'ai été plus déçu par la qualité des niveaux en eux-mêmes. Par contre jamais 47 n'a été aussi maniable : on arrive derrière un garde pour choisir de le neutraliser (sans le tuer) ou carrément lui casser le cou juste grâce à une touche et non plus en rampant bêtement comme dans les anciens épisodes, il peut s'accrocher aux rebords, se mettre à un abris et passer à un autre d'une seule touche, enchaîner les combats au corps à corps (à coups de QTE ce qui craint grave sa race par contre)… tout est beaucoup plus fluide qu'avant et on sent qu'un gros effort a été fait à ce sujet. Tout comme les graphismes d'ailleurs, vraiment magnifiques sur PC (même si tout "brille", oui c'est chelou, pensez à décocher ça dans les options) et avec toujours ces foules qui imposent le respect.

 (les foules sont toujours ultra bluffantes, même si ça reste un gadget plus qu'autre chose)

Alors si je fais le bilan, on obtient un bien bon jeu. De beau graphismes, un personnage qui a enfin retiré le balai de son fondement, des niveaux avec toujours plein de possibilités de les arpenter, une durée de vie très honorable (une douzaine d'heures en difficile sans les aides)… mais ça reste malheureusement un Hitman très moyen. Le level-design est parfois peu inspiré, le scénario très quelconque au final, l'impossibilité de choisir son arsenal avant une mission (le scénario explique cette absence mais ça fait chier quand même), l'I.A. des ennemis toujours aussi "spéciale" et omnisciente par moment, une difficulté parfois exagérée par moment, système de score trop présent et plutôt arbitraire… mais ça reste quand même au dessus du lot de pas mal de jeux du même genre. Hitman est il un vendu ? non, définitivement non. Les ajouts de gameplay rendent le jeu plus fluide et plus accessible mais seulement pour ceux qui le veulent, étant donné que l'on peut virer ou se passer de toutes les aides. C'est juste que les développeurs ont voulu essayer de nouvelles choses dans la structure même du jeu, avec des réussites mais aussi des erreurs. Donc j'attends avec une certaine impatience le prochain épisode qui si il gomme tous les défauts du Absolution pourrait être vraiment grandiose. Et enfin me faire sortir du deuxième épisode. Peut-être...


mercredi 13 mars 2013

Powered by Wikipedia Part 40

Maintenant, je sais que :

- le jeu vidéo Berzerk (aucun rapport avec le manga) sorti en 1980 en arcade fut plus connu pour les polémiques qu'il a engendré que pour son gameplay (plutôt bien foutu pour l'époque). En effet deux joueurs sont morts de mort subite après y avoir joué de façon intensive. Des petites bites   : des coréens sont déjà mort après des parties de plusieurs jours d'affilés, eux.

- d'ailleurs ça me rappelle l'histoire de cette femme qui a accouché dans les toilettes du cyber café où elle jouait, tout en y laissant le nouveau né dedans et en rejoignant son ordinateur après l'air de rien, parce qu'il lui niquait sa moyenne de farming de PO et il faut pas déconner avec ça. Non mais.

- le film Titanic est rempli d'anachronismes et de fautes alacon, ce qui est plutôt lol vous l'avouerez pour un film se voulant ultra référencé

- la chanson mythique Linoleum de NoFX a été reprise un nombre incalculable de fois. Jusque là, rien de foufou, si ce n'est que ce sont autant des groupes punk que de hardcore/pop/emo/death-metal/ska qui l'ont ajouté à leur répertoire. La grande classe quand même.

- 400 000€ d'aides publiques débloquées pour organiser un concert payant de David Guetta. Tout va bien.

- la première furie dans un jeu de combat est apparue dans Art Of Fighting sur Neo Geo. Par contre n'essayez pas de rejouer à ce jeu il a beaucoup trop vieilli, vraiment, ce qui est tout le contraire des King Of Fighters (oui, ceci est un message insistant pour vous faire jouer à ces merveilles du VS fighting)

- en moyenne on regarde 150 fois son portable durant une journée

- un homme a réussi à rester sous l'eau pendant 30 minutes en apnée statique. Le truc ? soit c'est Aquaman et on se fout de notre gueule, soit le gars utilise une technique spéciale avant sa performance qui consiste à s'envoyer une bonbonne d'oxygène pur histoire de bien remplir ses poumons. Je vous laisse deviner quelle est la bonne réponse

- la version physique de Okami HD sur PS3 uniquement sortie au Japon (le jeu n'est sorti qu'en téléchargement dans le reste du monde) possède la langue française

- non, trouzemilliards de fois non, le klaxon ne fait pas disparaître les voitures dans un embouteillage

- Bob Hoskins, très célèbre acteur à la filmographie très complète mais que je ne résumerai que par Super Mario Bros parce que je suis un connard, a décidé de prendre sa retraite. Oui, on s'en fout.

- le fait qu'il y ait un ver au fond d'une bouteille de Tequila est là pour prouver que l'alcool provient bien d'un cactus et non pour faire TRAU HARDCORE GROS

- si je ne me trompe pas, l'équivalent français au mot "uploader" est "téléverser". On touche le fond là

- les femmes pètent plus que les hommes. M'enfin ça reste une légende vu qu'on sait que ces princesses ne pètent jamais (quota journée de la femme, check).


mardi 12 mars 2013

It's you and me you old son of a bitch

I lost my faith in God somewhere back round '89
When my old man came home 

Piss drunk smelling like a whore
And I saw my mother cry.
Yeah that's the day that God died. 

That's the day I realized it's all on me.
And I escaped in the music
Years passed and mama said :

 "Boy, that's not how a man should be."
After 20 years, we walked away 

But that night still comes to me.
When I'm standing in the mirror face to face
With God and the Devil and my Father and Myself.

We're all one but I don't believe in any of us.
And I say, 

"It's just you and me now. 
It's you and me.
It's you and me you old son of a bitch. 

It's you and me."
Cause my father's gonna die alone with the TV on
And I don't wanna die alone with the TV on.
There's still no God.


Another Breath - God Complex




lundi 11 mars 2013

La vidéo du Lundi



Cette vidéo rentre direct dans mon top 42 des vidéos à la con qui restent en tête toute la journée. Des saloperies que j'adore en fait.

dimanche 10 mars 2013

Live Report : 08/03/13 @ Rouen

(veuillez malheureusement rayer Asidefromaday de l'affiche, snif snif)

Lieu : Emporium Galorium
Groupes : Retro' Motions (FR) ; The Birds End (FR) ; Nine Eleven (FR)

Joie de l’insouciante adolescence : j'étais persuadé que tous les groupes que j'écoutais en boucle dans mon walkman puis dans mon lecteur CD portable (qui a déformé un nombre incalculable de poches de jeans). L'époque du lycée arrive doucement et je vais à mes premiers concert, content comme un gosse qui découvre sa première branlette. Ca commence avec autant des groupes locaux disparus depuis (ah, Greenwald, NFD...) qu'avec AqME (on ne rigole pas). Et malgré ça et le temps qui avance, les concerts qui s'accumulent, je suis toujours persuadé que je ne verrais jamais les groupes que j'écoute maintenant sur un lecteur MP3 outrageusement petit. Vient la première fois que je vois Nine Eleven alors que j'écoutais ce groupe en boucle à l'époque du lycée... et ça m'avait troué le cul. Maintenant, j'ai déjà vu je ne sais combien de concerts, de groupe que je pensais ne jamais voir que limite ça en devient ridicule de compter combien de fois j'ai vu certains groupes. Tiens, pour Nine Eleven ça doit être genre la 7e fois que je les vois...

Et Retro' Motions ce n'est que la deuxième fois. Et dans le style de groupe que je veux voir le plus possible il est très haut dans le classement. J'avais pris une méchante claque il y a plusieurs années et depuis aucune nouvelles... j'avais souvenir d'un truc 'achement bien, entre le hardcore chaotique et le rockin' hardcore, mais bien brutal. Surprise, ce soir j'apprends que le line-up a pas mal changé depuis et que maintenant c'est toujours aussi bon mais en encore plus brutal. Gros gros son hardcore chaotique, des relents de Converge même, c'est dire, et quelques rares passages typiquement "hardcore", sorte de mosh-part qui arrivent au bon moment, pas balancées n'importe quand. Il y a même ce petit sentiment de rock bien dégueu mais beaucoup moins présent qu'avent, tant pis j'aimais bien. Et puis je me dis qu'il est finalement assez inutile de vouloir décrire avec plein de mot. Plutôt un seul : VIOLENT. Mais le violent que j'aime bien, qui ne tombe pas dans l'auto-parodie et qui fait le taf. Donc gros coup de cœur de nouveau et en espérant que je pourrai les revoir très vite.

Comme d'habitude pour The Birds End je n'ai fait que voir le set de loin. Et comme d'habitude je vais me répéter en disant que c'est un excellent groupe dans le style post-rock instrumental, avec des compos qui ont grave la classe (ces montées en puissance sont quand même fabuleuses) et toujours ce groupe qui joue derrière de grandes toiles de papier où une artiste dessine dessus pendant qu'ils jouent, illustrant parfaitement bien la musique planante et tout en ambiance. C'est du très bon, fait par des gens qui le sont tout autant mais ce n'est absolument pas mon style, d'où le fait que je regarde toujours ça de loin. Mais c'est quand même surpuissant, donc si vous êtes fan, foncez.

Vient enfin mon moment groupie avec Nine Eleven, donc avec un peu moins d'objectivité, vous êtes prévenu. Je rigole mais c'est toujours un plaisir que de voir le groupe en live, surtout depuis que Le Rêve de Cassandre est bien digéré par tout le monde depuis le temps. Ce soir petit espoir d'entendre enfin le chanteur avec le groupe qui baisse enfin un peu son son (réglé sur "putain de fort" à la base), pour au final entendre assez difficilement le chant... mais bon, pour une fois que je peux enfin l'entendre je ne vais faire le rabat-joie. Et puis vient les premières songs et la machine se lance. C'est puissant, bien exécuté et le chanteur commence à gueuler tout en courant un peu partout. Difficile maintenant de réellement donner une étiquette au son de Nine Eleven mais on va le mettre dans la catégorie "gros son qui tabasse". Les "The Pacific Solution", "Let's Cross The Archeron" (tuerie totale en live), les trois chansons du début du Rêve de Cassandre jouées dans le désordre s'enchaînent et on se prend claque sur claque, même si malheureusement le chant est vraiment peu audible. Bref, même si parfois j'aurai bien envie de réentendre "Sen" ou "This Is The Story Of Our Lives", aucun remords vu à quel point le dernier album est vraiment taillé pour le live et propulse le groupe à un rang encore supérieur (vi vi, je le pense sincèrement). Tiens, on a le droit à deux nouvelles compos pour un EP qui devrait sortir en fin d'année. Là j'avoue j'ai presque eu une demi-molle vu la qualité des compos. Après plus de 30 minutes d'un set musclé et un final excellent avec la déjà mythique "Maison Dieu", Nine Eleven confirme encore sa maîtrise, malgré le fait qu'à partir d'un moment j'ai du me mettre à éviter des coups de pieds/poings qui commençaient à envahir la salle, chose dont j'ai toujours un peu de mal... mais bon, toujours la grosse claque de la part de Nine Eleven, merci les gars, j'en reprendrai d'autres toujours avec plaisir.

Une bonne soirée, même si apparemment il y a eu quelques embrouilles à certains moments dans la salle (perso' je ne les ai pas vu, trop occupé que j'étais à remuer ma petite tête). Mais rien de bien méchant et toujours un gros merci à l'orga' pour des concerts comme ça.

samedi 9 mars 2013

Liens du week-end

Alboum de la bagarre de la violence puissante du week-end : Ruined Families - Blank Language : grosse grosse tuerie dans le style, à écoute d'urgence parce que c'est vraiment trop bien sa maman

Jeu tout du rêve éveillé du week-end : Mega Man 8-bit Deathmatch : vi vi, c'est un bien un FPS en 8-bits où l'on joue les personnages de l'univers de Megaman. Oui, c'est ultra bandant.

Groupe qu'il est bien et bon du week-end : Comadre : oh que oui qu'il est bien ce groupe, oh que oui

Image trau fake tavu du week-end :

Vidéo de la puissance de Mulan du week-end :



Site de l'amour du bundle du week-end : Indie Gala : du bundle en pay what you want, ça fait toujours plaisir

Clip avec un batteur panda du week-end : Napoleon - Liars And Sellers


jeudi 7 mars 2013

UFO TORTOISE



C'est à prix libre pendant quelques jours ici et tout le reste de l'année pour que dal la. J'aurai l'occasion de vous parler en long et en large de la surpuissance absolu de l'épisode sur xbox360 car il faut que la France sache à quel point la folie peut se cacher n'importe où. En attendant, avouez qu'il est difficile de ne pas bander devant ces attaques massives d'insectes et robots alien. ET ON A DES. PUTAINS. DE. JETPACK !! merci.

mercredi 6 mars 2013

Succombe à la tentation du tirage de bloc (oh oui)

Si je suis l'idée de la plupart des éditeurs/développeurs, faire un jeu vidéo qui se dit mature revient à faire dans la subtilité la plus extrême : du boobs, du cul, des insultes et du gore. D'ailleurs je devrais plutôt marquer BOOBS BOOBS BOOBS avec du gros dubstep bien gras en fond et TOUT PLEIN D'EXPLOSIONS histoire de rester dans le ton. Car mis à part quelques exceptions (les séries Max Payne, Fallout, Killer 7 pour ne citer que les plus connus…), il est bien difficile d'échapper à ces clichés qui semblent fait plus pour un ado' qui découvre les joies des tuyaux et du porn gratos qu'à un véritable adulte. Surtout que si l'on parle réellement de sexe. Là, les clichés explosent littéralement et on tombe direct dans la connerie  : Custer's Revenge, la série des Sex Villa (surtout depuis sa compatibilité avec Kinnect... ne me regardez pas comme ça, je n'ai fait que voir une vidéo du concept... non mais vraiment, croyez moi, c'était purement pour m'informer... maman, les gens ils me regardent bizarrement T.T), BMX XXX... dur dur de vraiment parler de sexe dans le jeu vidéo. Et pourtant, certains y arrivent. Et le font avec un brio qui mérite d'être salué et applaudi avec les deux mains, des femmes à trois têtes et Jean Bouboule et son orchestre fanfare aux 18 cuivres. Oui, je suis comme ça, je sais récompenser comme il se doit.

(le Stray Sheep, l'endroit où les choses se passent t'as vu...)

Vincent (pas moi, le personnage principal) est un jeune trentenaire tout à fait banal. Sa copine, Katherine, est une jolie femme, pleine d'ambitions et qui réussit dans son travail. Le problème est qu'elle en a de plus en plus marre que son copain ne souhaite pas s'engager ni réellement avancer dans la vie, préférant aller boire des coups le soir avec ses potes au Stray Sheep tout en faisant des heures sup' non payées dans un taf différent tous les mois. Un soir comme les autres au bar, Vincent fait la rencontre de Catherine, une blonde physiquement intelligente qui le drague. Bourré, il commet la faute et se retrouve avec elle le lendemain matin dans son lit. C'est à partir de ce moment que le jeu commence, ainsi qu'une longue descente aux enfers... tout simplement jubilatoire.

(les séquences animées sont très réussies et de haute qualité, un plus indéniable, vui vui)

Pourtant, rien ne prédestinait mon amour pour Catherine. Alors certes, c'est réalisé par la team Persona (responsable des... Persona, oui, ou l'une des meilleurs saga du J-RPG), donc forcément je l'ai suivi du coin de l'oeil quand il a été annoncé... et puis le jeu se veut plutôt énigmatique, avec des premiers artwork qui sont plutôt racoleurs avec ce qu'il faut de jeune fille en dentelle et de boobs presque apparent. Et puis les informations sont révélées au compte goûte... on nous dit que ça va causer sexualité, que ce sera bien adulte comme il faut... mouais, ça puait un peu le jeu de drague vaguement RPG, le genre de jeu qui sort par camion entier tous les mois au Japon. Le temps passe, le jeu se fait moins secret. Coup de tonnerre  : ce ne sera pas du tout un jeu de drague. Ni un RPG. Ce sera un puzzle-game, entre-coupé de séquences de parlotes avec les potos au bar. Bim. Car ce que je n'ai pas encore raconté c'est que chaque nuits Vincent fait des cauchemars bizarres  : il est en caleçon avec des cornes de mouton sur la tête dans un endroit bizarre, sorte d'immense théâtre/salle de torture selon les nuits où il est entouré de moutons qui parlent. Après avoir causé avec eux il se trouve propulsé devant des murs de blocs qu'il va devoir bouger pour se frayer un chemin tout en haut de ce mur. Et il va devoir faire ça vite car le sol se dérobe sous ses pieds. Vous le voyez venir le côté puzzle-game  ? des blocs à pousser, tirer, éviter s'ils sont piégés et avec des règles bien précises à respecter. Là, normalement, je m'enfuis. Je suis nul à ce genre de jeu. Mais Catherine est heureusement tellement malin(e) que je suis resté scotché à l'écran pendant des heures.

(l'endroit dans vos cauchemars où tout le monde se rassemble avant d'aller monter du mur de blocs, où chacun a un truc à dire et où vous apprendrez pleiiiiiiiiiiin de choses)

Si le soir au bar vous pourrez vous enquillez des verres d'alcools divers (avec en prime des anecdotes sur la boisson en question à chaque verre terminé), parler avec les gens du bar, lire et répondre à des textos, la nuit pendant les cauchemars c'est un tout autre gameplay qui apparaît. Comme je le disais vous allez devoir pousser, tirer des blocs, tenter de créer des escaliers, utiliser des techniques assez folle sans vous en rendre compte... le maniement de Vincent au départ demande un poil d'apprentissage (surtout pour se déplacer sur les bords) mais une fois que l'on a pigé le truc, ça devient une drogue et on a presque envie de faire pareil avec nos affaires chez nous. Car, comme Portal 2, on se sent puissant à chaque niveau passé, le skill étant aussi important que la réflexion. Et je peux vous assurer que je suis une vraie quiche d'habitude aux puzzle... alors que là j'ai pris un pied fou. Impossible de noter toutes les possibilités possibles par ce gameplay aussi simple que diabolique... il n'est pas étonnant qu'il y est un système de scoring et des niveaux plus difficiles à débloquer, ainsi qu'un mode multi compétitif absolument génial quand il est exécuté par des joueurs de haut niveau.

(ça paraît ultra bordélique, au début ça l'est, mais très vite on se surprend à tout comprendre et tout anticiper)

Alors le gameplay ça c'est bon... l'histoire alors. Le gros du morceau en fin de compte, celui qui justifie tout. Pourquoi d'un seul coup Vincent fait ce type de cauchemar  ? pourquoi plein d'hommes meurent de façon inexpliquée depuis plusieurs jours, retrouvés mort dans leur lit  ? qui est cette Catherine qui apparaît sans prévenir dans la vie de Vincent et qui vient foutre un bordel monstre  ? tout ça peut paraître très confus et finalement peu original... alors qu'en fait le jeu traite avec une intelligence et une subtilité rare le passage à l'âge adulte et aux prises de décisions chez l'homme. Ca ne paraît pas subtil au premier abord  ? c'est normal, c'est voulu. Le jeu se joue de nous avec tout ces thèmes aguicheur, dont le sexe, alors qu'ils ne servent que de façade à un message beaucoup plus travaillé qu'il n'y paraît. D'ailleurs durant les cauchemars vous devraient répondre à des questions plutôt personnelles... et vous surprendre à réfléchir à votre réponse... je n'en dis pas plus, ce serait gâcher la surprise.

(l'une des fameuses questions que l'on vous posera... là comme c'est en japonais ça m'arrange pour éviter les spoils, sauf si vous savez le lire bien entendu mais là vous faites un peu chier quand même)

Tout comme le reste en fait. Je ne veux pas en dire plus, vous laisser découvrir par vous même. Ne soyez pas effrayé comme moi je l'ai été par le côté puzzle du jeu  : une fois en action ça coule tout seul et les apartés avec les discussions par SMS ou derrière un verre sont un vrai régal et on sent que les développeurs viennent de la scène RPG, vu le talent d'écriture. Niveau graphisme c'est du tout bon et le chara-design a le mérite de ne pas être trop cliché, ne me donnant pas envie de claquer chaque personnages au bout de 6 minutes de jeu. Et les musiques... durant le mode cauchemar vous aurez le droit à des musiques orchestrales de morceaux classiques donnant une patate dingue à l'ensemble et la possibilité de débloquer des musiques des Shin Megami Tensei pour les écouter dans le bar. Miam. Catherine est donc un excellent jeu, qui va en rebuter pas mal de part son côté OVNI évident mais qui ravira ceux qui feront l'effort d'y rentrer totalement. S'il suffit d'environ une dizaine d'heure pour terminer l'histoire (n'hésitez pas à prendre le mode Easy sans honte, le jeu est déjà bien compliqué), vous pourrez toujours tenter de refaire l'histoire en prenant d'autres décisions ou bien terminer les niveaux bonus pour faire péter le Leaderboard. Dans tous les cas cette chaudasse de Catherine mérite qu'on lui accorde un peu d'importance car elle n'est pas que physiquement intelligente  : elle est fantastique.




mardi 5 mars 2013

Llama llama duck

Here's a llama
There's a llama
And another little llama
Fuzzy Llama
Funny Llama
Llama Llama duck

Llama llama
Cheesecake llama
Tablet, brick, potato, llama
Llama llama mushroom llama
Llama llama duck

I was once a tree house
I lived in a cake
But i never saw the way
The orange slayed the rake
I was only three years dead
But it told a tale
And now listen little child
To the safety rail

Did you ever see a llama
Kiss a llama
On the llama
Llama's llama
Tastes of llama
Llama llama duck

Half a llama
Twice a llama
Not a llama
Farmer llama
Llama in a car
Alarm a llama
Llama duck

Is that how its told now
Is it oh so old
Is it made of lemon juice
Doorknob, ankle, cold
Now my song is getting thin
I've run out of luck
Time for me to retire now
And become a duck


The Llama Song